Baisser la pression avant les Fêtes: DIRE NON

7 jours de réflexion anti stress pour vivre les 8 derniers jours de l’année dans le joie et la sérénité.

JOUR 1

DETERMINER CE QUI A REELLEMENT DE L’IMPORTANCE ET DIRE NON A TOUT LE RESTE

Décembre arrive souvent comme l’apothéose du niveau de stress. Plusieurs choses peuvent expliquer ce phénomène.

  • Nous vivons une époque de sur occupation, une vie hyper exigeante en terme de performances et de compétences: au travail, dans la vie sociale, dans la vie familiale. Il nous semble qu’il faut être bon et encore meilleur partout, tout le temps, dans toutes les circonstances, efficace, sans pli.
  • Si ces exigences existent dans le monde du travail, elles sont bien plus de l’ordre de la croyance personnelle dans la vie privée et familiale. Certes les pressions sont grandes, les critiques vite arrivées, vite faites aussi, quant à la valeur du “quotient bon parent” que la société nous accorde; cependant la pire pression que nous subissons est celle que nous-nous mettons nous-mêmes.
  • Le calendrier détermine décembre comme la fin de l’Année. Ainsi nous sommes conditionnés à considérer ce mois comme la fin de quelque chose. Décembre devient dès lors le dernier de 12 mois d’hyper activité, de course contre nous mêmes, de course à la performance, à la gestion de tous les aspects de notre vie. Etant le dernier, ce mois de décembre apparaît souvent comme « celui de trop ».
  • De fait Décembre devient le mois des bilans, des clôtures, des dossiers à régler avant le 31 etc. Si cela peut prendre sens dans le domaine de la vie professionnelle pour des raisons d’organisation, il n’y a aucune raison tangible qu’il en soit de même dans la vie privée. Et pourtant beaucoup vivent décembre comme le mois du bilan personnel de l’année, le mois où l’on regarde en arrière de quoi ces 12 mois ont été faits et parfois en désespoir de cause on se dit: « vivement que cette année se termine« . comme si, par magie, le temps d’une nuit, tout allait être différent avec le nouveau calendrier. On pourrait tout aussi bien considérer décembre comme un mois parmi 12 dans une continuité du temps qui passe.
  • La saison d’hivers, pour ceux qui vivent dans les pays du Nord, agit sur le rythme biologique et émotionnel, principalement à cause de la diminution des heures de lumière naturelle, ainsi que des températures en baisse. L’énergie vitale est plus basse, la vitamine B se fait plus rare, les émotions ont tendance à être plus dans le négatif, l’humeur moins stable.
  • Et les Fêtes viennent s’insérer dans ce tableau, comme un démultiplicateur de stress, de fatigue et d’émotions à fleurs de peau. Cette influence (pas forcément négative) énorme sur les émotions des uns des autres, s’explique par la particularité de ces Fêtes liées traditionnellement à la famille, puis totalement dominées par la sur consommation.

L’aspect « traditions en famille » des Fêtes de fin d’Année plonge et submerge parfois les foyers et leurs membres dans des sentiments aussi forts que contradictoires:

cette famille que l’on aime, que l’on déteste, que l’on fuit, que l’on vénère parfois, cette même famille à qui l’on doit tout, à qui l’on ne veut plus rien devoir, cette famille que l’on a ou que l’on a pas, cette famille que l’on voudrait, que l’on souhaiterait n’avoir jamais eu….

cette famille, quelle qu’elle soit,  nous tient par les sentiments durant cette période plus que jamais dans l’Année.

Ce grand amalgame de tout, agit comme un mélange explosif sur les émotions de tous, grands comme petits. Alors que tout appel à l’intimité, à la réunion, à la réunification, à la lenteur, à la chaleur intérieure, Décembre et ses Fêtes est devenu le mois le plus fou de l’année, stressant, angoissant parfois, déprimant pour certains alors qu’en réalité la plupart ne rêvent que de magie, de douceur, d’amour, de recueillement, de spiritualité. Le temps de quelques jours on s’accorde à rêver d’un monde où l’on vivrait paisiblement et en toute sérénité.

Cela paraît-il utopique ou de l’ordre du rêve uniquement ?

Il y a des solutions pour se donner la chance de vivre ces 8 derniers jours de l’Année de façon paisible et d’en retirer les plus belles des énergies possibles.

Tentons chacun de ces 7 jours de se préparer à vitre ces 8 derniers jours de la plus façon possible.

Jour 1 

Déterminer et décider de ce qui est réellement important et dîtes tout simplement NON à tout le reste.

 

Comment ?

  • Prenez un instant, seul(e) ou en couple, lorsque tout est calme; avant de vous coucher est le plus efficace car c’est le moment de la journée où l’être humain est le plus honnête avec lui-même.
  • Installez-vous confortablement (juste assez sans vous endormir de fatigue .. ), fermer les yeux et réfléchissez à ce que vous pouvez réellement supporter de faire d’ici Noël et ce qui est réellement important pour vous de vivre pendant ces Fêtes.
  • Imaginez-vous, projetez-vous, comme vous souhaiteriez réellement fêter ces Fêtes, ce que vous souhaiteriez réellement faire ces 8 derniers jours de l’Année avec votre famille (enfants & conjoints). Ne vous limitez pas, laissez-vous transporter comme si tout était possible.

Une fois que vous êtes au clair levez-vous, et mettez cela par écrit.

Pour que cela porte ses effets, il est important que vous soyez réalistes. Si les projets sont énormes comme décorer toute maison, faire 2 tonnes de gâteaux de Noël et inviter tout le voisinage pour une soupe populaire et qu’il ne reste que 48 heures avant Noël peut-être faudra-il réduire les projets ou les noter pour s’organiser un plus à l’avance l’an prochain. Quoique… c’est faisable !

Plaisanterie mise à part, la majeure partie du temps, lorsque l’on fait cet exercice, on réalise que nos désirs les plus intimes, sont bien plus simples que ce qu’on imagine.

Beaucoup  de choses que l’on pense désirer viennent en fait de notre désir (ou besoin) d’être soit conforme, soit performant, soit loyal, voire les 3 à la fois.

Il faut que je fasse ce qui se fait, au moins aussi bien sinon mieux que mon, ma plus grand(e) rival(e), afin de ne pas décevoir (la famille, la belle-famille, les amis, etc)

Dès le lendemain, organisez une petite réunion de famille, si vos enfants sont assez grands pour participer; faites déjà régner une ambiance de Fêtes: bougies, chocolat chaud, quelque chose que vos enfants apprécient tout particulièrement et annoncez leur le programme. Faîtes leur part autant de ce que vous allez faire, que de l’esprit que vous souhaitez donner à ces Fêtes. Nul besoin de grands et longs discours. Quelques mots, de l’enthousiasme et surtout de l’authenticité.

Bien sûr réservez des surprises!

Dès cet instant décidez de vous en tenir à votre programme et de dire NON à tout le reste.

  • Non je n’irai pas chercher un cadeau pour beau Papa. Quelques gâteaux de Noël emballés dans un dessin du petit feront l’affaire.
  • Non je n’emmène plus les enfants au super marché avant le 26 décembre.
  • Non je n’irai pas à l’apéritif avec les collègues, je suis décidément trop fatigué(e).
  • Non, nous n’irons pas chez ton frère le 27. Ce sera plus sympa d’organiser une sortie de neige avec eux en début d’année.

NON, NON,  et NON.

Bien sûr il n’est pas question ici d’annuler le repas de Noël chez Mamie ou Hanoukkha chez les cousins ou une quelconque célébration déjà planifiée; sauf si c’est justement la chose dont vous rêvez depuis des années et que vous réalisez, en faisant l’exercice que c’est ce que vous souhaitez vraiment pour ces Fêtes-ci.

Ici, il est vraiment question de ce que vous désirez intimement, de ce que vous pouvez supporter de faire.

Il est surtout question de ce que ces 8 derniers jours représentent pour vous, la valeur et la couleur que vous souhaitez leur donner pour vous et vos enfants.

Il est question ici de s’accorder le droit de se recentrer sur ce que nous souhaitons le plus, puis de se donner la chance de le vivre tel quel.

Même si vous avez déjà presque tout organisé, peut-être quand faisant cet exercice vous réaliserez que

  • faire un repas de Noël parfait est d’accepter que ce que vous avez prévu est déjà parfait et que vous pouvez laisser tomber l’angoisse que tout ne soit pas parfait. Ou que
  • la paire de chaussettes que vous avez achetée pour votre frère est amplement suffisante, ou encore que
  • le plus beau cadeau que vous pouvez faire à votre Maman est de planifier une journée entière juste elle et vous.

Rien n’est impossible, rien n’est trop, rien n’est pas assez. Tout est à la juste mesure à partir du moment où cela vient du coeur et en accord avec ce que vous croyez.

Prendre conscience de ce que l’on désire, de ce qui nous anime réellement et se respecter tant dans ses besoins que dans ses limites est un acte de bienveillance envers soi-même et par extension envers ses enfants.

C’est un excellent moyen de baisser le niveau de stress et d’ainsi avoir plus d’énergie pour accueillir les enfants dans leurs besoins, dans leur envie de partager leur énergie avec nous et de recevoir leurs émotions avec patience et empathie.

C’est un excellent moyen d’envisager les Fêtes avec joie et sérénité.

MHM

Vivre les Fêtes sans céder au stress

Vivre les Fêtes sans céder au stress

Les Fêtes de fin d’Année approchent à grands pas.

Beaucoup d’excitation, beaucoup de stress, beaucoup de monde, beaucoup de choses à préparer, beaucoup de choses à terminer, beaucoup de TOUT sauf de sérénité et de calme.

Fatigués, parfois épuisés émotionnellement, certains passent à côté de la joie qu’ils pourraient ressentir et partager avec les membres de leur famille.

J’ai composé ces 5 cartes de Fêtes, 5 comportements qui peuvent aider à vivre ces Fêtes sereinement et dans la joie. Je dis ces Fêtes,  quelque soit le nom que vous leur donniez: Noël, Hanukkah, ou Fêtes de fin d’Année sans aucune connotation religieuse.

Lorsque l’environnement devient très bruyant, ou trop stimulant il est important de savoir comment créer une »protection anti bruit » et ainsi se recentrer sur soi, se situer dans ce brouhaha et dire: au milieu de tout cela, moi je suis ici, je pense cela et je désire ceci.

Dans cet état d’esprit, calmé et confiant, il est alors bien plus aisé de faire face à l’excitation et au surplus d’énergie et aux tempêtes émotionnelles des enfants, tout en leur enseignant comment, à leur tour, ne pas céder à l’excès, mais bien plus se concentrer sur ce qui a de la valeur, sur ce qui apporte de la joie et des sentiments profond de sécurité et de bien-être.

En 5 points, illustrés par 5 cartes que vous pouvez imprimer et en faire des recto-verso.

  1. Irradie autour de toi, le sens profond que tu donnes à cette période de Fêtes
  2. Offre des présents qui ravissent ceux à qui tu les faits
  3. Utilise tes jours de congé à passer du temps intense avec les tiens (enfants & conjoint)
  4. Prends soin de ton corps et de ton esprit. Mange à volonté mais sans te rendre malade. Repose ton esprit.
  5. Tout en vivant le moment présent, pense clairement à ce que tu souhaites accomplir ou faire mieux pour l’Année à venir.

LIRE ET IMPRIMER LES CARTES ICI

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

8 raisons pour lesquelles les enfants ne font pas ce qu'on leur demande

8 raisons pour lesquelles les enfants ne font pas ce qu'on leur demande

Pourquoi les enfants ne font pas ce que les parents leur demandent de faire, et surtout pourquoi les parents doivent-ils toujours répéter plusieurs fois.

  1. Ils ne partagent pas nos priorités. Faire le bain, se préparer pour partir, ranger la chambre, tout autant de choses qui deviennent impératives pour nous, n’ont que peu, voire aucune  importance pour eux, surtout s’ils sont en train de faire autre chose. Jouer est leur travail, leur priorité, car c’est comme cela qu’ils apprennent et qu’ils prennent du plaisir, alors que pour nous, adultes cela a perdu presque toute importance. De là, nous comprenons comment le décalage de priorités engendre, la frustration. Soyez assuré que cela les frustre autant de vous entendre répéter que vous de devoir répéter.
  2. Nous les avons entraînés à nous accorder de l’attention que lorsque nous élevons la voix ou menaçons de punir. Aïe ! Vraiment ? Oui vraiment. Les enfants s’adaptent et intègrent  les stratégies de communication que nous instaurons. Si notre stratégie est de répéter, l’enfant apprend que, en ne réagissant pas, il s’accorde du temps pour ce qu’il est train de faire. Ainsi il attend le signal ultime: le moment où vous élevez la voix ou annoncez la conséqeunce. Si nous avons pris l’habitude d’user et d’abuser de la méthode : « je compte jusqu’à 3 », nous avons entraîné l’enfant à attendre que nous ayons fini de compter pour éventuellement répondre. Et je dis intentionnellement éventuellement car, faisant l’expérience que cela ne fonctionne pas comme attendu, bien de parents s’arrêtent de compter à 2 ¾ sans jamais atteindre 3. L’enfant apprend donc qu’il n’y aucune urgence à répondre ou à collaborer.

Solution: Capter leur attention avant de poser sa demande: 

« Hey les Loulous, excusez-moi, j’ai quelque chose à vous dire, vous m’écoutez? Et attendre qu’ils lèvent la tête  

« Leo je viens pour t’avertir que cela va être l’heure du bain. Encore 5 min et on y va. Tu m’as entendu? » Et attendre qu’il acquiesce même s’il faut l’interpeller une seconde fois.

3. Leurs fonctions cérébrales sont encore imparfaites. La partie frontale du cerveau, là où se développe l’habilité à passer d’une chose à l’autre, à faire des choix, en l’occurence entre ce qu’il veut à ce que nous voulons, cette aire du cerveau met du temps à fonctionner spontanément et efficacement. Ainsi l’enfant aura plus tendance à répondre impulsivement en rapport direct avec son désir. Il répondra positivement lorsque son envie de se connecter à vous est plus forte que l’envie de continuer à faire ce qu’il fait. Chaque fois qu’il agit ainsi il entraîne cette faculté à switcher d’une occupation à une autre. Cela l’entraîne à l’auto-discipline. En criant ou menaçant, on bloque le cerveau, on l’empêche d’accéder à sa capacité de faire un choix et bien sûr, on lui enlève l’envie de se connecter. Qui souhaite se connecter à quelqu’un qui crie?

Solution:  trouver un moyen de lui donner l’envie de collaborer plutôt qu’attendre de lui d’obtempérer dès qu’on le lui demande.

« Poussin c’est l’heure du bain. Je sais tu joues encore alors pendant que tu finis moi je vais te préparer une baignoire pleine de mousse toute douce avec tes châteaux d’eau préférés.  Je t’attends là-bas. »

4. Ils ont besoin de plus de soutien pour vivre les moments de transition. Les transitions sont des moments difficiles pour les enfants, qui ne possèdent pas les capacités de passer d’une chose à l’autre très rapidement et surtout pas sans préavis. C’est la raison pour laquelle les transitions sont autant sujettes à crises d’opposition en tout genre: cris, refus, désorganisation, oublis obligeant  de retourner 5 fois dans la maison etc.

Relire: 9 choses  que votre enfant aimerait que vous sachiez quand il dit non

Solution: Accompagner les enfants dans les transitions, en les avertissant, en reconnaissant la frustration que cela engendre puis en les accompagnant à se diriger vers l’activité suivante garantit des transitions plus sereines.

“Je viens pour t’avertir que ça va bientôt être le moment de se préparer pour l’école. Tu peux avertir tes monstres que tu vas devoir partir? Quand le sablier est vide ce sera le moment de te préparer. 

« Je suis sûr que c’est très embêtant de devoir arrêter de jouer, ton train magique peut t’emmener jusqu’à tes chaussures pour t’aider à les mettre? Valable aussi pour les plus grands:

« Je sais que vous êtes en pleine partie mais je dois vous avertir que dans 10 min on va passer à table. Préparez-vous à devoir interrompre votre jeu. »

5. Ils ne se sentent pas entendus ou pas considérés dans leur position. On ne peut pas faire obéir un enfant sans le bousculer: physiquement et/ou psychologiquement ( tirer par le bras, pousser, gestes brusques, menaces, punitions, domination).

Marshall Rosenberg disait : « nous ne pouvons pas obliger les enfants à quoique ce soit; on peut seulement les faire regretter de ne pas l’avoir fait ».

Cela veut dire que “faire obéir” revient à user de méthodes contraignantes.

L’enfant ne réagit pas ou pas tout de suite, par manque de considération ou manque de pouvoir positif.

L’enfant va choisir de coopérer lorsqu’il peut lire dans notre demande ou la façon dont nous la posons, que nous pensons également à son intérêt

ou prenons en considération sa condition. Il en va de même avec nous: nous réagirons différemment si le supérieur demande:  « apportez-moi les derniers rapports au plus vite svpl ». ou s’il dit: « je sais que vous êtes très occupé, alors dès que vous avez un moment je vous serais reconnaissante de bien vouloir m’apporter les derniers rapports. »

Solution: leur faire savoir que nous prenons en compte sa réalité du moment et donner du pouvoir en donnant du choix.

« Leo j’ai bien entendu tu as dis très fort NON PAS DE BAIN. Peut-être que tu n’aimes pas du tout le bain. Et probablement que quand tu seras grand tu prendras plus jamais des bains n’est-ce pas? Mais maintenant tu as besoin d’un bain, comme Maman, comme Papa, on a tous besoin de prendre le bain. Tu préfères prendre le bain ou faire la douche? On y va maintenant ou dans 5 minutes? »

6. Ils se sentent déconnectés, ou sont déconnectés de nous. La connexion est l’élément magique de la relation entre parent et enfant. Lorsque la connexion est rompue, toute collaboration est compromise. Le problème c’est que souvent on interprète la déconnexion comme une intention négative de l’enfant envers nous, une disposition négative de l’enfant vis-à-vis du parent. La déconnexion peut être créée par différentes choses, aussi innocentes que le voyage dans l’imaginaire, que douloureuses comme une mise à l’écart, ou secrètes comme un souci qu’il n’aurait pas partagé  mais qui l’envahit. Un enfant qui joue est dans son monde, a perdu la connexion avec la réalité et donc lorsqu’on l’appelle, il faut un temps de reconnexion.

C’est comme faire un appel téléphonique et attendre que l’autre décroche à l’autre bout. Et parfois le téléphone sonne occupé.

Si on a crié, menacé, ou qu’on a isolé l’enfant un moment la déconnexion s’est passée dans la douleur; si l’enfant est préoccupé par quelque chose d’important pour lui, sa connexion à vous peut-être momentanément très faible. Rester derrière l’enfant à le seriner pour qu’il réagisse, la connexion existe mais est de très mauvaise qualité.

Solution: Il est donc toujours préférable de reconnecter l’enfant d’abord, en attirant son attention avec compréhension avant de poser sa demande.

“Wahou Leo, ton train a l’air magique. Il va où? il prend des passagers comme moi? puis en l’invitant à entrer dans la réalité : « je sais que tu n’a pas fini avec ton train et c’est l’heure du bain. Ton super train pourrait t’y emmener ou le train doit rester ici pendant que tu prends le bain?

Cela rejoint l’aide aux transitions:

entrer dans son monde pour l’aider à en sortir plutôt qu’exiger de lui de sortir de son monde pour rejoindre le nôtre.

D’autant si c’est pour quelque chose d’aussi inintéressant que prendre la bain ou mettre la table.

7. Ils ont perdu foi en nous. Je me souviens cette Maman atterrée par la remarque de son fils de 10 ans:

de toutes les façons tu n’as plus de plaisir à être Maman. Tu fais que crier et espérer qu’on soit pas là ou dans nos chambres, même quand on fait rien de mal.

Ainsi ce jeune garçon ne prêtait plus attention à ce que sa Maman disait sachant que quoiqu’il arrive elle allait crier ou répéter sans cesse les mêmes choses. Sans arriver à ces extrêmes, il arrive parfois que nos préoccupations, notre surcharge de responsabilités et de travail est telle, (parents seuls, divorcés ou peu soutenus) que nous réalisons plus, que nous ne prêtons attention qu’à ce qui n’est pas fait, pas parfait, pas terminé ou à faire au lieu de penser à vivre des moments présents avec nos enfants et les écouter nous parler d’eux et de leur monde. Les enfants comptent sur nous pour les nourrir en affection, en attention et pour les guider.

Quand ils persistent à nous emporter dans leurs luttes de pouvoir c’est parfois un signal d’alarme que notre présence n’est plus ressentie de façon assez intense.

Solution: créer des moments privilégier intenses, sortir avec eux faire une activité plein air, s’organiser pour passer du temps à faire des choses qu’ils aiment. jouer, rigoler. Des gros éclats de rire sont indispensables aux enfants et bienfaisants aux parents.  Planifier ces moments intenses, même s’ils faut le faire sur le planning général affiché sur le frigo en mettant en évidence ces plages spéciale TEMPS INTENSE.

8. Ils sont comme nous!! Ils sont humains. Ils résistent lorsqu’ils se sentent forcés ou contrôlés- L’être humain, être de libre arbitre, déteste se sentir contrôlé et y réagit par la résistance. Plus ils se sentent poussés ou bousculés, plus ils vont se rebeller; alors que les enfants plus dociles vont eux, perdre leurs capacités d’initiatives, leurs capacités à s’affirmer.

Solution: installer un partage des pouvoirs. Faites ressentir à votre enfant que vous êtes de son côté en reconnaissant ses sentiments : « oui je sais c’est frustrant, oui je suis sûr que cela ne t’arrange pas du tout de faire cela maintenant, je suis désolée que cela te mette dans un tel état de colère » puis soutenez dans l’apprentissage de la “contrainte” car des contraintes il y en a dans la vie, en leur donnant du choix:

« tu peux prendre la douche ou la bain, tu peux faire les devoirs avant ou après le souper, tu ranges ta chambre aujourd’hui ou demain? » « Ok pas maintenant de suite. Tu as besoin de  temps? Combien? »

Il est toujours préférable de motiver l’enfant à collaborer, de le guider plutôt que de le contrôler.

L’obéissance est parfois comme la Quête du Graal parental. Qu’est-ce qui nous pousse à nous battre à ce point pour que les enfants fassent ce qu’on leur demande de faire?

La peur le plus souvent. La peur de perdre le contrôle,  la peur de ne pas éduquer de bons enfants, de bons citoyens capables de se soumettre aux règles valables en société, la peur du jugement des autres si nos enfants n’adaptent pas leurs comportements à ce qui est attendu.

Il y a également de façon plus ou moins consciente, notre propre revanche sur notre propre état d’enfants de parents. Et parfois même de dire: j’ai été bousculé et j’en suis pas mort ou j’ai été élevé par des parents contrôlants et j’ai plutôt bien réussi dans la vie » comme autant de « maigres » consolations à de grands moments de frustration et de colère et parfois peut-être même de solitude, en tant qu’enfant contrôlé et dirigé, en tant qu’enfant que peu entendu dans ses propres désirs à vouloir aussi prendre ses propres décisions.

Et si nous avions pu choisir d’apprendre les mêmes choses de façon plus collaborative et plus douce?  Aurions refusé? Aurions nous moins bien réussi?

Il est important de trouver un juste équilibre et trouver une position confiante située  entre la peur d’élever des enfants “endommagés” ou “maltraités” en prônant le libre choix de tout tout le temps pour son bien-être et la peur d’élever des enfants tout puissants en optant pour une éducation contrôlante et contraignante.

Ce juste milieu, c’est guider son enfant sur le chemin de l’auto-discipline, de l’auto détermination, de l’autonomie, en modélisant les comportements attendus, en posant des limites avec justesse et empathie, en respect de son niveau de développement, de sa personnalité et de ses vulnérabilités.

C’est aussi être confiant que, en tant que parent, adultes autonomes, nous avons suffisamment de ressources pour guider ces « petits de nous » sur leur chemin sans avoir peur qu’ils nous dominent, qu’ils souffrent trop ou qu’ils ne réussissent pas.

Cela demande quelques années de patience et d’auto gestion de frustrations parfois intenses, mais soyons encouragés:  la contrepartie de bénéfices est énorme !!

Personne n’a dit que ce serait simple, par contre c’est possible !

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

12 façons de baisser le stress & l'anxiété de séparation liés à l'école

12 façons de baisser le stress & l'anxiété de séparation liés à l'école

Les vacances sont définitivement terminées

C’est bien réel. L’école a repris.

Avec elle les, les horaires, les matinées (parfois dans le stress), les journées au pas de charge, l’accueil de jour, les activités extras scolaires etc.

Si pour nous adultes, ce rythme de vie est normal et « obligé », pour les petits, il représente un réel challenge surtout après la longue période des vacances d’été.

Ainsi, beaucoup de nos petits manifestent des signes d’anxiété traduits de différentes façons: irritabilité, opposition, difficulté à s’endormir, difficultés à se réveiller, humeur maussade, pleurs réguliers, appétit irrégulier, plaintes somatiques (maux de ventre principalement). 

L’anxiété scolaire est malheureusement un mal vécu par de très nombreux enfants; liée principalement aux exigences scolaires, au climat scolaire, à la violence ambiante des espaces scolaires, elle est également liée à tout ce qui entoure l’école et ses routines: les horaires, les changements, le stress des parents, et bien sûr et avant tout, liée à l’expérience de la séparation, surtout chez les tous petits.

Dans cet article nous allons nous centrer sur les tous petits, ceux qui expérimentent pour la première fois ou peut-être pour la seconde année, la rentrée scolaire.

Bien que cela fasse déjà plus de 10 jours que la rentrée a eu lieu, votre petit, petite manifeste tous les jours des moments d’angoisse au moment de partir à l’école, de la difficulté à sortir du lit ou à se préparer ou encore de grosses crises de larmes ou d’opposition après l’école.

Voici quelques pistes pour éliminer le stress et l’angoisse liés à l’école et aider parents et enfants à vivre la routine de l’école avec calme et plaisir.

Situons tout d’abord le contexte: 

L’école maternelle ou l’accueil de jour, représentent la première grande étape de développement social dans la vie d’un enfant: si certains s’y adaptent presque sans effort et sans crainte, pour d’autres cela est beaucoup plus délicat.

Cela dépend de la personnalité de l’enfant, de son développement émotionnel, et aussi de sa place dans une fratrie (être le premier à faire cette expérience n’est pas la même chose qu’être le cadet motivé pas les autres, ou avec une expérience sociale différente).

Cela dépend aussi en grande partie du degré de « co-dépendance » à la présence parentale.

Partir à l’école ou à la crèche signifie se séparer de Maman ou Papa ET se connecter et composer avec d’autres personnes, d’autres adultes et d’autres enfants. 

Accepter la réalité scolaire c’est accepter 

  • de partager l’attention qui leur est accordée, encore bien plus que lors de l’arrivée de l’éventuel petit frère ou petite soeur,
  • de s’adapter à un ensemble de règles, de rythmes ou encore d’activités,
  • de trouver de nouveaux repères spatiaux dans des espaces inconnus qui, rappelons-nous, sont gigantesques pour les petits.

L’ensemble des efforts d’adaptation qu’ils ont à faire d’un coup d’un seul peut parfois totalement en submerger émotionnellement certains. 

Il n’y a pas de recette miracle. L’important est de bien connaître les zones de vulnérabilités de son enfant, et d’agir en conséquence, de prendre toutes les mesures nécessaires pour baisser au maximum le niveau de stress émotionnel et pour ce qu’il en reste, donner les moyens de le gérer petit à petit, par eux-mêmes.

Quoiqu’il en soit il est important de donner du temps, de faire preuve de patience et de favoriser un maximum les apprentissages. 

Surtout, ne rien attendre de son enfant. JAMAIS.

C’est dès que ces attentes se pressent à votre esprit que vous perdez patience ou courage. 

Prendre chaque jour pour ce qu’il est, et croire fermement que, le jour où cela ira mieux, arrivera.

Voyons en 12 points ce qui peut aider à baisser l’anxiété de séparation 

  1. Créer un objet que votre enfant pourra prendre avec à l’école ou à l’accueil de jour.

Cela peut-être un petit bracelet ou un morceau de tissu avec votre parfum, ou n’importe quoi que vous choisissez et que vous savez qu’il, elle pourra avoir sur lui durant la journée sans que cela ne dérange. Personnellement j’aime l’idée que cet objet soit fabriqué à la main plutôt que acheté, cela ajoute de la valeur sentimentale, une valeur d’attention supplémentaire dont votre enfant vous sera très très reconnaissant. J’encourage vivement les Papas à le faire aussi, d’autant si c’est Papa qui emmène à la crèche ou au jardin d’enfant le matin.

2. Créer des tendres rituels de départ.

Je dis des, je pense un et le maintenir. Il est très important de garder à l’esprit que le départ à l’école ou à l’accueil de jour est un moment de transition mais surtout un moment de séparation, ce qui veut dire de déconnection. Les premières années, ces déconnections peuvent être douloureuses et difficiles à gérer pour les enfants (et pour les parents aussi). Le rituel est un excellent moyen pour l’enfant d’aborder jour après jour la séparation. Le rituel ne rend pas la séparation moins douloureuse, il est un support pour l’accepter et la traverser.

  1. Créer un rituel de reconnection si le moment de partir de l’accueil de jour est difficile.

Bien des parents se confrontent à des comportements “inattendus” lorsqu’ils vont chercher leurs petits à la fin de la journée: pleurs, refus d’aller dans le siège auto, crise d’opposition une fois à la maison. C’est que le moment des retrouvailles, est aussi un moment de transition et de « séparation – re-connection » pour l’enfant: se séparer de l’Assistante maternelle, des autres enfants etc..n’est pas toujours aisé pour eux. Le moment de reconnection avec Papa et Maman est également un chamboulement émotionnel qu’ils ont parfois de la peine à gérer. Ce qui nous semble facile et “normal” ne l’est absolument pas pour les tous petits qui ont besoin de plus de temps et de soutien pour gérer et aligner toutes ces émotions qui surgissent en même temps.

Le rituel peut être d’apporter un doudou qui ne va pas à la crèche et qui se réjouit de le retrouver

un moment câlin avant de dire au revoir, patienter 5-10 min avant de partir jusqu’à ce que l’enfant se soit aligné avec l’idée qu’il va partir, apporter son goûter préféré, mettre sa chanson préférée dans la voiture.

L’important est que vous soyez intensément avec lui, elle à ce moment, même si vous êtes serrés avec l’horaire (éviter les embouteillages, chercher un autre enfant, rentrer faire le repas etc)

Le plus vous mettez la priorité sur ces rituels de transitions dès le début de l’année scolaire, le plus rapidement votre petit intégrera et gérera ces moments par lui-même.

Pour ceux qui ont de bons souvenirs tentez de vous rappeler ces moments dont on se souvient toute sa vie: « je me rappelle, après l’école on allait toujours au parc et Papa me poussait sur la balançoire super haut, j’adorais cela. Je vois encore l’endroit« . Les enfants arrivent à se réjouir tous les jours pour la même petite chose, même si pour nous c’est plutôt lassant. Créer des ancrages positifs peut aider la vie durant

4. Etre consistent et constant.

Dès que vous avez trouvé le rituel qui convient à votre enfant, qui le rassure, qui l’aide à dépasser ses angoisses de séparation, répétez les tous les jours, quoiqu’il arrive, même si vous êtes vous-même stressé(e), si vous trouvez que cela prend du temps ou encore si vous pensez que votre enfant devrait se sentir mieux après 15 jours. Votre enfant vous signalera par lui-même s’il ne nécessite plus ce rituel, soit en vous le disant, soit en changeant quelque chose qui vous fait comprendre qu’il, elle se sent suffisamment en confiance pour par exemple: ne plus prendre l’objet d’attache avec elle, ne souhaite plus que Doudou vienne le chercher à l’école avec vous, etc…

5. Dire au revoir. 

Il est tentant parfois de vouloir s’éclipser pensant ainsi lui (ou nous) éviter le difficile moment de se séparer.

Il est largement et toujours préférable de pleurer et d’avoir mal en disant au revoir que de pleurer et d’avoir mal en découvrant que Maman ou Papa sont partis sans rien dire pendant qu’il, elle avait le dos tourné.

Le sentiment d’abandon dans ce cas est profond et peut créer des angoisses de séparation bien plus importantes et parfois ancrées à vie. (si le stress émotionnel est trop intense et crée une empreinte, un ancrage négatif).

6. Demander à votre enfant de vous faire visiter ses lieux même si vous les connaissez.

« Montre moi où tu étais aujourd’hui et ce que tu as fait« . Vous émerveiller de ces espaces et de ses accomplissements. “c’est vraiment un bel endroit ici. J’aime savoir que tu es là car c’est très joli. Qu’est-ce que tu as préféré faire aujourd’hui? Ton bricolage est plein de couleurs! Tu aimes le bleu . »

7. Parler du déroulement de la journée avec l’enseignant(e) ou les assistantes maternelles avec l’enfant.

Parler avec lui, elle et non de lui, d’elle, en s’adressant à l’enfant: “ as-tu passé une bonne journée aujourd’hui? Moi je t’ai trouvé très joyeux, je t’ai vu jouer avec tes camarades et il m’a semblé que tu as pris du plaisir au bricolage. C’est juste?” Ce matin tu as été triste pendant un moment mais ensuite nous avons chanté la chanson et tu étais moins triste. etc

Cela donne à l’enfant le sentiment d’avoir été important et unique malgré le groupe (l’assistante maternelle me voit et m’entend) et lui donne la possibilité de s’exprimer à son tour; il, elle dira dire des choses qui vont peut-être surprendre et en tous les cas aider parents et accompagnants à comprendre leurs besoins et leurs vécus.

8. Donner une petite photo de vous dans leur poche.

« Je ne suis pas dans la classe avec toi parce que la classe c’est pour les enfants, alors je viens dans ta poche et chaque fois que je te manque tu n’as qu’a mettre la main sur ta poche ça te rappelle que je suis là, tout près de toi. Tu peux même regarder la photo et dire: coucou Maman à bientôt. »

9. Jouer à « comme si » j’étais à l’école. Faire des jeux de rôles.

J’ai lu ce petit truc sur un blog d’une enseignante américaine et j’ai trouvé cela vraiment intéressant. Le jeu de rôle permet de se projeter dans une situation et de la jouer comme on voudrait qu’elle soit, ou comme on la vit vraiment. Faire ce jeu avec vos petits peut révéler bien des petits détails qui vous aideront à mieux l’accompagner. Jouer à la classe en le laissant être l’enseignant(e) et vous l’enfant (le vôtre) en vous imaginant comment il, elle se comporte en classe. Faire le même jeu avec l’accueil de jour.

Vous pouvez aussi jouer à « on part à l’école » avec les routines et rituels, pour l’aider à les intégrer. Ces jeux de rôles peuvent être faits à n’importe quel moment, notamment avant la rentrée après une période de vacances, ou lorsque l’enfant change de comportement et manifeste un soudain refus ou plus d’anxiété. Vous pouvez faire les personnages, ou demander aux peluches de faire les élèves et lui l’adulte. L’important est de faire ce jeu quand vous avez vraiment le temps de vous concentrer avec lui et de prendre le temps qu’il faut

10. S’assurer que ses besoins fondamentaux soient remplis.

En sommeil, alimentation, attention, temps de jeux, temps au grand air, temps de câlins et d’intense connection. Les discussions autour du sommeil sont nombreuses et je ne désire pas ouvrir un débat ici. Cependant ma position reste jusqu’ici la même: les enfants ont besoin de repos, de sommeil réparateur qui s’acquiert le mieux dès les premiers signes de fatigue (parfois contradictoires avec le comportement).  Les routines restent le moyen le plus efficace d’habituer un enfant à se coucher à des heures qui lui laissent suffisamment de temps pour se reposer.

11. Organiser votre matin de telle sorte qu’il y ait le moins de stress possible.

Il est souvent difficile de se préparer le matin, car vous êtes tenus par votre propre horaire, peut-être que vous manquez vous même de sommeil ou que votre esprit est déjà plein des soucis et challenges  professionnels que vous allez devoir relever tout au long de la journée. Pour éviter les stress, instaurez des routines aussi pour vous: heure de lever fixe (avant les enfants), préparation des goûters etc, décider des habits à mettre le soir avant, etc. Pensez toujours comme si vous étiez un enfant: joie, sourire, rythme lent, la journée pour lui, elle n’a aucune structure temporelle donc il, elle ne se projette pas, il est dans l’instant présent. Si l’instant présent ressemble à un marathon avec des : dépêche-toi, viens ici, bois ton lait, habille-toi, dépêche-toi, brosse toi les dents, pas comme ça, dépêche-toi, on est en retard, je vais être en retard etc…. le seul désir de votre enfant sera de quitter ce moment présent: il va s’opposer, ralentir, pleurer, traîner, refuser. (Article relatif)

12. Dans les cas vraiment difficiles, impliquer l’enseignante ou l’assistance maternelle.

Parler et voir ensemble, comment aider l’enfant à traverser cette période un peu compliquée pour qu’il se sente compris, entendu dans ses craintes et soutenu dans les efforts consentis. Ces efforts d’adaptations sont parfois comme des montagnes à gravir pour eux.

Ca fait peur, c’est difficile émotionnellement et physiquement cependant c’est plein de belles choses à découvrir et de belles personnes à rencontrer.

Parents et accompagnants (enseignants, assistantes maternelles) peuvent être ensemble des guides très efficaces pour accompagner l’enfant sur ce chemin.

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

L’éducation positive? ça ne marche pas avec mes enfants !

 

L'éducation positive

 

Parfois,  malgré les efforts des parents pour éduquer différemment en optant pour l’éducation positive, en appliquant des méthodes bienveillantes, certains restent démunis devant la résistance de leurs enfants, qui, eux, restent dans des comportements de défiance. d’arrogance, cherchant constamment à être en conflit ou en opposition avec le parent.

Comme les parents de Marion (6 ans) & Eliot (3 ans)  qui, Maman désemparée, Papa en colère déclarent : « l’éducation positive ne fonctionne pas avec nos enfants! »

La Maman: « ma grande se moque littéralement de moi, ça me blesse tellement, car j’ai vraiment décidé de faire le mieux pour elle en appliquant l’empathie et l’éducation non punitive. Mais j’ai l’impression qu’elle me prend pour une marionnette et profite de moi. Je suis complètement abattue. » 

Le Papa: « je veux soutenir ma femme dans ses idées, bien que moi je n’y crois pas trop. Les enfants ont besoin qu’on soit ferme et qu’on leur face comprendre quand ils font faux sinon c’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Ils sont encore petits alors c’est maintenant qu’ils doivent apprendre. Maintenant je vois que cela ne fonctionne pas et ça me fait de la peine de voir ma femme souffrir de cette situation. Je suis pour revenir à des méthodes plus strictes. » 

Les raisons des sentiments d’échec avec l’éducation positive, sont  liées à chaque situation particulière, à chaque enfant, à chaque parent, et le plus souvent à l’histoire de la relation parent-enfant.

Donc bien qu’il soit difficile de donner des raisons générales du « pourquoi parfois l’éducation positive ne semble pas fonctionner« , je vais ici donner quelques pistes possibles, dans lesquelles vous pourriez vous reconnaître si vous êtes dans ce cas de figure.

  1. Le changement n’a pas été expliqué ou annoncé. Si vous étiez un parent qui éduquait durement, ou selon des principes reçus par votre propre éducation ou les croyances collectives (les fameux il faut que: « il faut que les enfants obéissent, il faut leur apprendre, il faut qu’ils apprennent la frustration, il faut qu’il apprenne que tout n’est pas un dû » etc..) et que, pour une raison ou une autre, vous avez décidé de changer votre façon d’aborder votre enfant, il est important que vous l’en avertissiez et que vous lui expliquiez. Le changement de ton éducatif, le changement de type de communication, votre changement d’attitude peut être un énorme moment de déséquilibre pour l’enfant. Il n’est pas dans votre tête, il ne sait pas le chemin qui vous a amené à cette résolution, et surtout il est habitué à un type de relation qu’il considère comme vraie et immuable. Cela prend du temps de recréer un autre type de relation. Alors la première chose à faire est d’expliquer: « écoutez mes chéris, j’ai beaucoup pensé ces derniers temps à nous tous. Je trouve que je crie beaucoup, que parfois je ne suis pas juste avec vous et que ça vous rend triste et en colère. Moi aussi ça me rend triste et en colère. Alors j’ai décidé de faire autrement: de mieux vous écouter, d’essayer de faire pour que vous soyez bien, heureux et pas en colère. Je veux qu’on soit tous heureux ensemble. Je vais avoir besoin que vous m’aidiez car je ne sais pas encore très bien comment faire. Premièrement, je vais plus crier et on va trouver ensemble des trucs pour que plus personnes ne crie ici ok ? «  Ensuite, acceptez d’avance que, les enfants ne vont pas répondre présent dès le premier jour et qu’il vous faudra de la patience et de l’autodiscipline pour rester sur vos nouvelles décisions. Le résistance de Marion dans notre exemple, est sa façon à elle de s’assurer que, ce que sa Maman fait de nouveau, est là pour de bon. Elle s’assure que ces nouveaux standards sont vrais et immuables car l’enfant, encore plus que nous, a besoin de stabilité dans la relation, a besoin de savoir à quoi s’attendre. Dans ce cas répéter à l’enfant: «  ta façon de réagir me fais penser que tu ne crois pas que Maman a décidé de changer. Je te comprends, et je comprends que tu trouves cela un peu bizarre tous ces changements. Je peux t’assurer que c’est vrai, je veux vraiment plus te crier dessus. Même si tu es en colère, je ne vais pas le faire. Mais tu as le droit de me tester un peu. Tu verras on va s’entendre toi et moi car on s’aime très fort, et toi aussi tu as envie qu’on soit heureux ensemble. » Autant de fois qu’il faut, jusqu’à ce que l’enfant ait lâché prise.
  2. Vos attentes sont trop élevées. Outre le temps, vous avez aussi besoin d’adapter les attentes. Les vôtres, celles que vous avez vis-à-vis de vous-mêmes, comme celles que vous avez vis-à-vis de vos enfants. La perfection n’existe pas, et n’est pas souhaitable. L’éducation positive n’est pas une méthode qu’on apprend et qu’on applique mécaniquement avec des résultats immédiats.  C’est un état d’esprit, quelque chose qui fait sens; c’est une façon de penser, et une façon d’approcher et de construire la relation parent-enfant. Cela impacte l’ensemble de la famille puis l’ensemble de vos relations. Si vous avez le sentiment que cela ne marche pas, c’est que peut-être vous avez des attentes trop élevées, et que le fait que votre enfant ne réponde pas exactement comme vous l’attendiez, vous-vous mettez une pression inutile, pensant que vous ne contrôlez pas la situation. Il n’en est rien. Peut-être votre enfant n’est pas là, au niveau où vous l’attendez. Peut-être n’utilisez-vous pas les vrais points forts de votre enfant pour l’amener à collaborer avec vous. Quel que soit son âge, l’humour, la douceur et le jeu sont toujours des bons moyens de les atteindre.

L’important n’est pas d’y arriver tout de suite, l’important est de voir la relation évoluer vers quelque chose qui fasse du bien à tous et qui apporte le bonheur d’être ensemble dans votre foyer.

3.  Vous « prêchez » plus que vous ne délivrez un message. Dans l’idée de faire « juste » ou « de dire les choses qu’il faut » vous en oubliez que avant tout, l’éducation est une question de comportement. Pour les enfants, ce qui importe, le plus est ce que nous faisons bien avant ce que nous disons. Surtout lorsqu’ils sont petits. (jusqu’à l’âge de 6 ans) et que leur développement intellectuel (cerveau) ne leur permet que peu, de faire des liens entre ce que vous dîtes et ce qu’ils font, ou, qu’incomplètement. Oui les enfants comprennent ce que nous leur disons, cependant ils comprennent tout d’abord nos intentions, notre ton, notre attitude extérieure, nos expressions faciales. L’enfant comprendra ce que vous faites et cherchera à copier ce que vous faites bien avant de faire ce que vous dites. Montrer soi-même « comment gérer ses émotions, comment exprimer ses insatisfactions, comment être compréhensif, comment collaborer, comment aider l’autre, comment parler gentiment, parler avec respect, comment patienter, comment faire soi-même » enseignera 90% de ce que vous souhaitez voir chez vos petits. Il reste 10% pour les explications verbales.

4.  Vous êtes permissif (ve). Etre permissif comme être contraignant résulte de la même peur: celle de perdre le contrôle. Le contrôle de la relation. Le parent strict et contraignant a peur que l’enfant n’obéisse pas et ainsi que l’enfant prenne le contrôle sur lui, qu’il domine la relation; le parent permissif a peur que l’enfant le rejette ou s’oppose, donc que l’enfant prenne le contrôle sur les décisions, donc sur la relation. La réalité est tout ailleurs. Personne n’est susceptible de contrôler ou de dominer la relation entre les enfants et les parents. La relation est basée sur la connexion intense. Connexion de coeur et des sentiments. Un enfant connecté, qui sent le coeur de son parent totalement avec lui, fera n’importe quoi pour le satisfaire. Les enfants sont ainsi, leur plus grand bonheur est de faire plaisir à Papa et à Maman.

Le parent est à la fois guide, coach et protecteur. Le guide montre le chemin et les limites, le coach aide à avancer et à évoluer, le protecteur s’assure de la sécurité et du confort de l’environnement.

Les 3 créent des liens solides afin que l’enfant se sentent aimé et libre dans ses mouvements, dans ses expressions et assuré de son droit au libre arbitre.

Mon message intense: n’ayez jamais peur de perdre la relation en mettant des limites là où elles doivent être instaurées pour la sécurité, le confort et le bon apprentissage de l’enfant.

N’ayez jamais peur que votre enfant vous domine; l’enfant a seulement un besoin vital de lien et de sécurité physique et affective ainsi que d’un puissant besoin de faire des choix.

5. Vous n’êtes pas en accord avec votre conjoint. Choisir de changer d’attitudes parentales ou opter pour une éducation qui est différente de ce que vous croyiez jusque là, n’est pas toujours le choix des 2 parents. Le risque dans ce cas est que, vous et votre partenaire, donnent des messages contradictoires aux enfants. Cela met les enfants dans un inconfort tel, qu’ils ne trouvent d’autres solutions, que de s’opposer à votre façon de faire. Pas tellement qu’il s’oppose à ce que vous changez mais plutôt au fait que vous n’êtes plus en accord. L’enfant ne sait plus qui suivre, quoi modéliser. Il ne sait plus quel comportement opter pour satisfaire les 2 parents alors il choisit ce qu’il connaît en plus de s’atteler à vous faire savoir que cela ne lui convient pas. Il est important dans une telle situation, de prendre le temps de s’asseoir ensemble et de partager sur vos valeurs; « qu’est-ce qui est important pour moi, qu’est-ce qui est important pour toi. » Puis de voir comment vous pouvez, ensemble, influencer vos enfants positivement dans le sens des valeurs qui vous tiennent à coeur. Il se trouve que, bien trop rarement, les parents parlent ensemble, en s’écoutant attentivement, sur ce qui tient à coeur dans l’éducation, sur les valeurs que l’on souhaite vraiment transmettre, sur quels points on est prêt à lâcher et sur lesquels on est prêt à faire un mi-chemin. Le problème est que, souvent, le parent qui n’a pas décidé ouvertement, d’opter pour l’éducation positive, se sent jugé et discrédité par l’autre. « si j’ai bien compris, toi tu as la bonne façon de faire et donc moi j’ai la mauvaise ». De tels sentiments sont très dommageables au sein du couple tout d’abord, puis à l’efficacité de l’éducation des enfants. Les parents deviennent compétitifs au lieu d’être collaboratifs. Commencez par « si je t’ai bien compris(e), ce qui tu dis c’est que…. » et peut-être découvrirez-vous, que vous ne vous êtes pas compris et que, surtout, vous points de vue sont bien moins éloignés que vous l’imaginiez.

6. Vos enfants subissent des influences négatives en dehors de la relation avec vous.  Souvenons-nous: les enfants sont de grands imitateurs, des parents d’abord, puis de leur entourage en général. Tous les enfants ne sont pas égaux devant l’aptitude à ne pas se laisser influencer. Lorsqu’ils grandissent, ils cherchent de la diversification dans les modèles à suivre. Ainsi un camarade de classe ou de jeu, à qui votre enfant s’est attaché, peut avoir une influence sur lui, elle; un personnage de dessin animé que votre enfant apprécie mais qui, peut-être, a une attitude agressive; un parent chez qui il, elle passe du temps. Vous ne pouvez pas changer les autres,

vous ne pouvez que rester clair et constant sur les valeurs et les attitudes que vous jugez être les bonnes à adopter pour vos enfants.

Avec patience et conviction, dans de tels cas vous pouvez dire à votre enfant « j’entends que tu imites ton copain qui parle parfois sans respect; je comprends que tu le trouves super et que t’aimerais qu’il reste ton copain; parler comme lui avec moi ne t’aide pas à rester son copain et en plus, ça nous met tous mal à l’aise: toi parce que tu n’es pas comme cela, tu parles toujours gentiment avec nous, et nous. (tes parents) parce que cela nous fait mal au coeur de te voir changer de la sorte. »

Rappelez les valeurs: « ici, tu te souviens on a décidé de se parler avec respect et gentiment. » Donnez-lui le choix d’entretenir sa relation avec son copain comme il l’entend: « si tu penses que c’est comme ça que tu dois être avec Eric pour être copain avec lui, c’est ton choix. Pense à d’écouter ce que ton coeur te dit à ce sujet. »

Une telle attitude positive permet à l’enfant de se sentir non jugé dans son attitude, compris dans les raisons qui l’ont poussé à être irrespectueux, guidé dans sa façon de rectifier le comportement, puis libre dans ses choix avec un outil pour les faire au mieux: sonder son coeur.

EN RESUME

Opter pour une éducation positive et constructive est la plus belle preuve d’amour que vous pouvez apporter à vos enfants. Cette attitude, basée sur le respect des besoins de tous (des votres aussi), sur la connexion du coeur et la création du meilleur environnement possible pour le développement et le bien-être des enfants, est celle qui vous apportera satisfaction et bonheur en famille. Elle demande cependant du travail, de la patience, et un niveau d’implication très élevé. C’est que le rôle de parent est le rôle le plus élevé qui soit possible d’imaginer.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM