Est-ce que je t’aime comme tu aimes ?

Est-ce que je t’aime comme tu aimes ?

JE T AIME

3 petits mots à dire sans modération.

Le dire suffit-il? Pas toujours… le dire c’est bien, le démontrer c’est encore mieux.

Nous avons mille manières de démontrer notre amour. Que ce soit avec nos proches, notre conjoint(e) et bien sûr à nos enfants.

Cependant parfois nous ressentons le “je t’aime” tout différemment…

Beaucoup d’entre nous ont expérimenté cela : dans notre enfance, dans nos relations amicales, dans notre couple …d’entendre l’un ou l’autre nous dire: “je t’aime”, puis  cette même personne fait ou dit quelque chose de pas vraiment aimable, ou aimant, ou qui ne nous fait pas sentir aimé(e).

 

 

 

Cette question vient alors: qu’est-ce qui a le plus d’impact sur nous? Les mots ou Les gestes ?, Les « je t’aime » circonstanciés ou répétés ou les gestes ?

Et pour nos enfants, qu’est-ce qu’ils leur importent le plus? Qu’est-ce qui touchent le plus ?

Nous aimons tous à notre manière, et n’avons pas de doute sur la sincérité de notre amour. Cependant recevons-nous toujours des message que notre amour est perçu ou reçu ? Et nous-mêmes… donnons-nous confirmation de notre sentiment d’être aimé? Est-ce par manque de reconnaissance ou simplement parce que, peut-être, nous ne nous sentons pas pleinement aimé…?

Aimer l’Autre est complexe et dépend bien souvent de nos propres apprentissages de l’Amour et du recevoir l’Amour. La façon de donner l’Amour dépend de la définition que nous en avons.

Nous pourrions penser que L’AMOUR c’est donner des solutions, aider; nous pourrions penser que aimer c’est diriger, c’est corriger – nous pourrions penser que L’AMOUR c’est tout faire pour l’Autre – ou encore que L’AMOUR c’est donner sans que l’autre ait à demander – nous pourrions penser que L’AMOUR c’est offrir de somptueux cadeaux – nous pourrions faire une longue liste avec les définitions de chacun.

Il arrive pourtant que, malgré tous les gestes de l’Un, l’Autre n’exprime pas le fait de se sentir aimé.

Alors c’est que peut-être,  parfois, l’Amour donné, ne se transforme pas en Amour ressenti.

Alors pourquoi ne pas de temps à autre poser la question:

“Qu’est-ce que je peux faire pour  t’aider à te sentir aimé (e)?”

Je me souviens d’un jeune garçon de 13 ans, accompagné de sa Maman. Le courant ne passait plus entre eux; le garçon s’était renfermé, ne communiquait avec sa Maman que pour les choses du quotidien. Il n’y avait pas de conflit ouvert ou de propos violents. Juste une forme d’indifférence que la Maman ne supportait plus.

Lors de notre entretien, la Maman dit à son fils: « je t’aime tellement tu sais »: et lui de répondre: « je sais », sans même lever les yeux vers sa mère.

Je lui pose alors cette question: « que fait ta Maman pour te montrer qu’elle t’aime ». A quoi il répond en bougonnant: « je ne sais pas: faire les courses, ma lessive tout ces trucs je pense ». Et quoi encore? « elle me fait à manger et me laisse sortir avec mes copains ». Et? « Je ne sais pas c’est tout ».

Puis à la Maman: selon vous que faîtes-vous pour démontrer à votre fils que vous l’aimez: à quoi la Maman très émue répond: « je fais tout ce que je peux pour lui, et surtout je lui dis combien il est important pour moi et combien je l’aime. Je le lui dis tous les jours. Je ferais n’importe quoi pour lui« ; le garçon serrant les poings se ferme encore un peu plus et entre ses dents murmure à sa mère: « arrête! c’est bon! t’as pas besoin de pleurer ».

Alors cette question est arrivée: « te sens-tu aimé par ta Maman? » Le jeune garçon hésite un peu, l’émotion le gagne mais il garde les yeux rivés au sol: « oui je pense, je sais pas…. »

« Qu’est-ce que ta Maman pourrait faire pour t’aider à te sentir aimé ». Très surpris par la question, le jeune garçon se relève un peu, puis regarde longuement dans le vide… puis sans qu’il puisse retenir ses larmes dit, en direction de sa Maman: « j’aimerais qu’elle prenne du temps pour être aimée aussi, afin que toute son attention ne soit pas que pour moi. Et j’aimerais aussi parfois qu’elle me parle d’elle, de ce qu’elle ressent, au lieu de toujours s’inquiéter pour moi. Alors je sentirais qu’elle me fait confiance,  qu’elle me donne cette confiance que suis capable de la comprendre, que je peux l’écouter et l’aider à mon tour. Mais j’ai l’impression que je n’ai que le droit d’être son bébé … « 

Un magnifique exemple d’un amour fort, qui tente de combler des besoins projetés par la Maman, sans combler les besoins réels de l’enfant,

qui dans cet exemple est d’être considéré pour ce qu’il est devenu, à savoir un jeune capable de prendre soin de lui et désireux de prendre à son tour soin des  de sa mère, dans la mesure de ses capacités.

J’ai repensé à cette séance empreinte d’émotions intenses plus d’une fois.

J’ai alors reposé cette question à Dana, Maman de 2 fillettes de 12 et 6 ans, très attentive au bien-être de ses filles, bien qu’elle n’ait que peu de temps à leur consacrer. La petite, très vive fait encore souvent des crises de colère et d’opposition notamment après l’école et jusqu’au moment du coucher. Lors de la séance je pose la même question:

« Qu’est-ce que Maman pourrait faire pour t’aider à te sentir aimée. » Les yeux de la petite se sont alors illuminés: « jouer au jeu du karakoké ». Et la maman d’éclater de rire, puis de dire un peu gênée: « je déteste cela je ne sais pas chanter ». « Mais non Maman, ça fait rien si tu sais pas chanter, moi, je vais t’apprendre les chansons; comme cela on pourra chanter tous ensemble ». 

« Et tu sentirais qu’elle t’aime en faisant cela? Ouiiii beaucoup même ». L’aînée enchaîne spontanément en disant: « moi j’aime quand tu me coiffes les cheveux car je te sens tout près de moi et tu me parles toujours doucement. » 

Voilà comment les enfants expriment, comment ils se sentent aimés;

Parfois pour eux l’amour passe par demander aux parents, non pas de faire une chose qu’il n’aiment pas, mais plutôt de leur demander de se dépasser eux-mêmes pour partager quelque chose que eux, aiment particulièrement faire.

Le plus souvent le plus simple leur apporte le plus profond sentiment d’être importants à nos yeux, en d’autres termes, d’être aimés.

Alors  aujourd’hui j’invite chaque parent à poser cette question à leurs enfants, peut-être ce soir avant de s’endormir

Dis moi une chose que j’ai faite aujourd’hui qui t’a fait sentir que je t’aime. 

ou/et

Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider à te sentir aimé(e)?

Non pas que votre amour ne soit pas suffisant. Loin de là.  Cette petite question permet simplement de s’assurer que leurs besoins sont satisfaits et que votre amour s’exprime tel qu’ils en ont besoin.

Il se pourrait bien qu’il, elle vous retourne la question. Soyez prêt à y répondre. Surtout ne jamais répondre: « rien, tu es parfait comme tu es ». Ce serait noyer l’ensemble de ses actions dans une satisfaction générale, ce qui aurait pour conséquence de donner le message à l’enfant:

« Papa, Maman ne prennent pas garde à ce que je fais pour les aimer ».

Personnellement je répondrais: « j’adore quand tu me demandes: comment ça été ta journée Maman aujourd’hui? Ca remplit mon coeur d’un coup, je me sens considérée et aimée. »

Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider à te sentir aimé (e)?

(différent de qu’est-ce qui te ferait plaisir)

Nous pouvons également reposer cette question ça et là à notre conjoint(e). Qu’est-ce qui, dans ce que je fais, te fait sentir que je t’aime.  Quand est-ce que tu t’es senti aimé(e)  par moi aujourd’hui.

N’hésitez pas à partager vos réponses et expériences  ici ou sur la page FB. Ce sera certainement très enrichissant pour tout le monde.

 

 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST LA PORTEE DE TOUS

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Meilleur Parent En 2019

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Meilleur Parent En 2019

C’est parti pour 2019!

Les Fêtes sont derrière nous, le rythme du quotidien professionnel et scolaire a repris.
Pour beaucoup, comme une tradition, quelques résolutions ont été prises pour faire de 2019 une encore meilleure année que 2018.
Pour beaucoup aussi, ces quelques résolutions vont être soit oubliées soit abandonnées avant la fin janvier; pas tant par manque de volonté; nous échouons dans l’accomplissement de nos résolutions car elles sont le plus souvent posées en termes de souhaits plutôt que sous forme de projets planifiés; projets planifiés dans le sens que, on s’offre les moyens de les réaliser ou de ne pas les oublier dans les rythmes infernaux de la vie quotidienne.

Sans en faire des résolutions, je vous offre ici, 10 comportements auquels vous pouvez prêter attention en 2019 de façon plus soutenue, afin d’améliorer ou de maintenir votre relation avec vos enfants.
Nul besoin d’en faire une résolution. Encore moins de se promettre de les respecter les 10 à la fois et chaque jour.

Je vous propose de les noter et les coller sur votre frigo; ou encore mieux, de les avoir écrits séparément dans différents endroits comme, le miroir de la salle de bain, votre bureau, votre page d’accueil de votre ordinateur ou téléphone portable; cela vous aidera à vous en souvenir.

Faites le point régulièrement sur l’évolution des comportements sur lesquels vous avez le plus à vous concentrer pour vous améliorer.

Ainsi, pas besoin de vous promettre quoique ce soit. Les lire vous invitera à le faire, ou à réaliser que peut-être certains jours, vous avez quelque peu négligé l’un ou l’autre de ces comportements. Peu importe les raisons, l’important c’est de s’en rendre compte, de l’accepter et de réajuster.

  1. Compatir plus souvent  

Se sentir compris et entendu baisse instantanément la tension ou reboost la motivation. Cela fonctionne pour chacun de nous et tout particulièrement pour les enfants.

Ansi chaque fois que votre enfant est frustré, ou fâché pour une quelconque raison, essayez de compatir avant d’agir: “oui je sais que c’est ennuyant, je vois que t’es fatigué, je suis sûre que tu préférerais jouer… cependant (éviter les mais qui annulent ce que vous venez de dire), c’est l’heure de faire tes devoirs, tu ne peux pas taper ton frère pour autant, j’aimerais que etc…

Compatir = se mettre dans les chaussures de l’autre, même si pour nous mêmes, le problème n’est pas aussi important qu’il l’est pour l’enfant.

Parfois en tant que parent on se dit: il n’y a rien de dramatique, il n’y a pas de raison de pleurer, ou encore: je n’en demande pas tant… Pour les enfants les choses sont différentes. Et si juste ces 3 petits mots: je comprends que, permet d’éviter la crise alors pourquoi s’en priver.

2. Dire ce qu’ils peuvent faire plutôt que ce qu’il ne peuvent pas faire.

Si cela demande un petit effort mental de la part de l’adulte, il est bien plus efficace d’exprimer une demande sous la forme positive que sur la forme négative.

Ainsi: ne lâche pas l’assiette devient, tient la très fort, ne sautez pas sur le canapé, sautez sur le tapis, ou encore jouons à un autre jeu, n’utilise pas ton téléphone pendant le repas, laisse ton téléphone dans ta poche, on ne tape pas, utilise tes mots, etc…

La conséquence directe de la formulation positive est qu’elle donne des indications ce par quoi on peut remplacer le comportement, et évite la réaction négative du cerveau, liée à l’interdiction.

Si je vous dis: « restez dans les limites de la vitesse indiquée c’est plus prudent« , votre cerveau réagit différemment que si je vous dis: « ne dépassez les limitations de vitesse sinon…« . Faites l’exercice entre adultes et voyez ce que vous pourriez formuler sur la forme positive plutôt que sous la forme d’une négation.

3. Les faire rire tous les jours

Le rire c’est la santé. Le rire a des effets relaxants et libérateurs de stress insoupçonnés. Il existe même des thérapie par le rire où les personnes vont se réunir une fois par semaine pour des séances de rire. Si les enfants semblent pleurer beaucoup et facilement, ils rient tout autant et tout autant facilement. Les faire rire les aident à dépasser leurs frustrations, et surtout les font se sentir heureux et connectés à eux-mêmes et à la personne qui les fait rire.

A pratiquer sans modération.

4. Dire oui! plus souvent

Il semble que beaucoup de parents ont de la peine à dire non. Et pourtant… observez sur une période de 24 heures le nombre de fois que vous avez dit non: « non pas maintenant, non pas aujourd’hui, non il n’y pas de raison, non je ne crois pas, non tu peux pas, non de… non mais j’y crois pas, non tu ne vas pas recommencer, non je t’ai déjà dit, non pas la dessus, non pas comme ça….« 

Essayons: « oui, dès que j’ai fini; oui je comprends que tu sois pressé de le faire aujourd’hui, veux-tu m’expliquer pourquoi?, oui je sais que tu en as envie, laisse moi te montrer comment… «  

Il est important aussi de savoir parfois dire oui, à des choses pour lesquelles nous aurions tendance à dire non, parce que cela ne nous arrange pas sur le moment, ou que les conséquences de notre oui pourraient être contraignantes pour nous ou encore que nous pensons que ce que l’enfant demande n’est pas “de bon ton” ou pas dans les “règles que nous nous sommes fixées”.

Relire à cet effet l’article ICI

Un oui concédé là où l’on pensait non, peut se solder par des comportements ultra positifs et des oui spontanés! à nos demandes là où d’habitude on récolte des nons systématiques

5. Passer du temps privilégié chaque jour avec chaque enfant

Le temps est un cadeau qui n’a aucun égal et qui laisse des sentiments profonds d’appartenance et de valorisation. Les enfants plus que tout au monde, désirent passer du temps avec leurs parents. Faut-il que ce temps soit intense dans le sens que l’enfant sente que nous sommes pleinement avec eux. Du temps privilégié est du temps où l’enfant se sent entier, le plus important à vos yeux, où il se sent apprécié quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise. Ces temps peuvent être passés à jouer, à danser, à discuter, à les laisser s’exprimer comme ils le veulent, sans restriction ni règle contraignante; ces moments peuvent être aussi plus calmes, à les écouter vous raconter leurs histoires, à les bercer. Le petit détail qui fait toute la différence: ils sont maîtres du moment. Cela construit chez eux la notion de confiance qu’ils ont le droit d’être ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être sans être retenus, punis, ou encore jugés. La seule chose que le parent cadre dans ces moments particuliers est la durée et bien sûr, la sécurité.

15-20 minutes par jour, comme un rituel, et de préférence en individuel 1-1 parent- enfant.

6. Utiliser votre “bouton pause” et criez moins

Crier ou de s’énerver est le signal que vous donnez (à vous) et à vos enfants que vous avez cédez à la lutte de pouvoir. Le meilleur et seul moyen de l’éviter est d’utiliser le “bouton pause” et de respirer.

Comme un bouton d’alarme pour vous: “SOS gestion de mes émotions” dites vous intérieurement: « je m’arrête, je prends une grande respiration, je me recentre sur la réalité, il n’y a pas de danger, ni d’urgence, juste de la fatigue, des frustrations, du stress « . Puis vous reprenez le cours des évènements que lorsque vous avez suffisamment de calme en vous pour gérer la situation.

7. Eteindre vos écrans lorsque vous êtes avec eux

Les écrans sont devenus des amis “incrustés” dans les familles. Ils sont partout avec nous, tout le temps, ont toujours quelque chose à nous communiquer et allez savoir pourquoi, tout est toujours prioritaire… Il est important que nous sachions nous détacher de cette habitude lorsque nous sommes avec les enfants, ne serait-ce que pour modéliser l’art d’être en bonne communication. Rien n’est plus frustrant que de devoir partager l’attention de l’autre avec un écran.

8. Aller au grand air avec vos enfants

Sortir et se dépenser au grand air a pour conséquences de baisser les tensions, libérer les stress et les colères, régénérer en oxygène l’ensemble de l’organisme, augmenter la faculté de concentration, et rapprocher les personnes qui font l’activité ensemble. Toute la famille en tirera des bénéfices.

9. Autoriser les émotions, limiter les comportements

Dans les crises on perçoit d’abord les comportements qu’on essaye dès lors de contrôler. Rappelons-nous que tout comportement inadéquat est généré par une émotion “négative”. Le plus les émotions sont exprimées le moins elles sont traduites en comportements.

« Tu as le droit d’être en colère, tu peux le montrer autrement qu’en frappant ton frère. C’est normal que tu sois déçue, je ne peux pas te laisser être impolie avec moi ».

C’est ce qu’on appelle mettre des limites avec empathie: vous reconnaissez et autorisez l’émotion, vous limitez l’expression de ces mêmes émotions à des comportements acceptables.

10. Laisser une plage “temps pour moi” sur les plannings

On ne prend bien soin des autres, que lorsque l’on prend bien soin de soi. En tant que parent cela veut dire que vous ne pouvez bien gérer toutes les variations et variantes émotionnelles et comportementales de vos enfants que si vous prenez soin de vous recharger vous-mêmes: en repos, en énergie émotionnelle positive, en relations affectives et sociales ressourçantes, en réalisation personnelle, hobbies, ou passe-temps.

Devenir parent signifie se consacrer pleinement, pas se sacrifier pleinement.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS