Depuis de nombreuses années je suis confrontée à cette question chaque mois de décembre.

Indirectement et directement.

Directement lorsque les parents me posent la question ou que j’observe et écoute des enfants en parler.

Indirectement lorsque je vois la surabondance de notre côté de la planète et la misère sociale et affective qui y est liée.

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Les parents: cela va de ceux qui en parlent presque vulgairement : « t’ façon ce sont que des c…rien  que pour nous faire dépenser de l’argent, moi j’vois pas pourquoi mon gamin devrait croire à ça »; à ceux qui mettent un soin presque obsessionnel à organiser la venue du dit Père Noël,  à rendre la période magique et pleine de mystères, ou à tout faire pour obtenir une photo du petit avec le dit Bonhomme habillé en rouge au Super Marché. 

Le souci est que ce Père Noël, envahit notre quotidien d’un tas d’émotions qui sont souvent source de stress et de pression pour TOUT le monde, petit comme grands.

Les enfants: cela va de ceux qui y croient « dur comme fer » et qui se battent contre les plus grands qui leur répètent sans cesse que ça n’existe pas. Ces mêmes grands n’en sont pas moins émerveillés, émoustillés, parfois intimidés lorsque le dit Père Noël débarque dans leur foyer, leur école ou lieu de vie, leur racontant des choses qu’il n’est pas susceptible savoir sur leurs comportements pendant l’année.

Je n’ai jamais vu un seul d’entre eux, même à 17 ans, ne pas tendre le bras pour finalement recevoir le cadeau offert par le Père Noël…. alors quoi? 

Tour à tour excités, apeurés, intimidés les petits vivent l’apparition du Père Noël pas toujours de façon très positive et rassurante.

Le seul moment restant inlassablement magique est l’arrivée des cadeaux sous l’arbre, dans les bottes laissées derrière la porte ou encore dans les chaussettes suspendues à la cheminée ou au mur du salon. 

Alors quoi ?

Alors j’ai cherché une réponse à cette question  et je livre ici ce que j’ai trouvé et ce que j’en pense.

OUI ! parce que…

Parce que selon une étude menée par Le Dr Marjorie Taylor dans l’Oregon(US), cela rendrait les enfants plus intelligents.

Il serait démontré que les jeux basés sur l’imagination et le fantastique aident au développement émotionnel et cognitif de l’enfant.

Cette étude publiée en 1997 démontre que les enfants préférentiellement occupés par des jeux qui font appel à la fantaisie comme jouer à être dans des mondes fantasques et imaginaires avec des personnages dotés de pouvoirs, seraient plus tard mieux à même de différencier la réalité de la fiction que ceux qui ne le font pas.

En 2004, l’étude publie que ces mêmes enfants observés en 1997,

ceux qui croyaient aux personnages fantastiques ou qui possédaient des amis imaginaires, ceux-là mêmes présentaient de meilleurs scores aux tests de compréhension émotionnelle et de perception d’eux-mêmes que ceux qui ne jouaient pas aux personnages imaginaires. 

D’autre part, parce que la plupart des enfants d’aujourd’hui célèbrent le Père Noël. Là aussi les statistiques montrent en 2013 que, quelque soit la religion, l’appartenance sociale ou le niveau économique des parents,  plus de 70% d’entre eux, déclarent inscrire le Père Noël dans les rituels des Fêtes de fin d’Année contre seulement 58% en 2005.

Comme tout le monde le sait et l’expérimente, le sentiment d’appartenance dans le sens d’intégration au groupe est crucial pour les enfants.

Ainsi démentir l’existence ou ne pas laisser croire du tout au Père Noël pourrait mettre l’enfant dans une position difficile face à ses amis ou camarades de classe qui en parlent, ou qui parlent de leurs expériences avec enthousiasme

comme: avoir vu le Père Noël, avoir préparé une liste pour lui, avoir fait des voeux etc. L’enfant risque de se sentir exclu de ces réjouissances ne sachant finalement pas quoi ou qui croire.

NON parce que…

C’est décevant et apporte la confusion. Un autre Médecin, spécialiste de la petite enfance pense que

les parents devraient simplement et définitivement renoncer au mythe du Père Noël parce qu’il affecte l’enfant de plusieurs façons.

C’est de fait un mensonge puisque tout le monde sait qu’il n’existe pas et les enfants se sentent trahis lorsqu’ils le découvrent à leur dépens. Il pense aussi que cela met à l’épreuve de façon intitule la confiance entre parents et enfants.

Finalement que cela compromet l’esprit critique et la libre pensée en faisant l’apologie d’une croyance aveugle malgré, et en toute connaissance de cause, l’évidente supercherie. 

Non, parce que les enfants connaissent probablement intuitivement déjà la vérité. Selon des statistiques il semble que l’âge moyen auquel les enfants cessent de croire au Père Noël est 8 ans et que la magie perd de son effet certainement déjà avant.

L’étude la plus récente décrit comme 5 ans l’âge où le plus d’enfants défendent avec enthousiasme l’existence du Père Noël avec 83% d’entre eux répondant sans hésitation qui OUI, il existe et qu’ils s’adressent à lui.

Vers l’âge de 7 ans, la proportion baisse de manière significative pour ne représenter plus que 28% à l’âge de 9 ans.

Il semble que la croyance baisse dès que l’enfant possède la faculté de reconnaître et relier les évidences

Telles que: il est impossible qu’un seul homme puisse apporter autant de cadeaux en une seule nuit, que les rennes volent, qu’il ne peut pas être à la fois à l’école, au Super Marché et à la télévision dans la même heure avec des voix différentes et que …il a entendu Papa dire à Maman, ce soir je vais acheter les cadeaux de Noël….

Ce qui  démontre que la question, la plupart du temps, se résout d’elle-même sans que les parents ne doivent confirmer et avouer leur manège pour leur faire croire au Père Noël.

Donc…pourquoi se stresser tellement pour un mythe qui finit de toute façon par tomber en miette ?

Voilà voilà! Merci pour l’intervention! Nous voilà bien plus avancés maintenant me direz-vous.

A quoi sert ce post donc?

A dire que l’important dans tout cela c’est ce que NOUS, en tant que parents, croyons. 

Le Père Noël existe-il pour nous ? Oui car nous en avons des souvenirs magiques et nous désirons faire revivre ces instants empreints de bonheur à nos propres enfants, tout en sachant qu’à leur tour

ils découvriront, non pas que le Père Noël n’existe pas, mais que Papa et Maman aimaient à préparer ces moments de Noël pour eux et s’émerveillaient à voir leurs réactions émerveillées. 

Non car nous le savons et que de fait, il est inutile d’en rajouter et surtout d’utiliser ce personnage imaginaire pour tenter, quelques semaines durant, d’obliger nos enfants à se tenir tranquilles!

Ce que nous ne sommes pas en mesure de faire, un personnage imaginaire ne saura guère le faire plus que nous. Et c’est dans ces circonstances que nous, en tant qu’adultes, trahissons la confiance de nos enfants.

Nous tous souhaitons croire à la magie de Noël. A la magie d’une trêve, qui permettrait d’obtenir ce que nous n’arrivons pas à obtenir malgré toute notre bonne volonté, d’obtenir un moment de répit dans un monde qui  nous chamboule et nous effraye malgré nous, d’obtenir cette sagesse qui nous permettrait de nous sentir efficaces dans toutes circonstances de la vie,

cette magie qui nous ferait nous sentir bien et profondément acceptés et aimés tels que nous sommes, pour ce que nous sommes. 

Ce que nous pouvons transmettre à nos enfants, de quelque manière que ce soit, est que cette magie existe en chacun de nous

et s’appelle tour à tour la positivité, la bienveillance, et la tolérance.

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Nos listes d’adultes au Père Noël, nous pouvons et devons les faire si nous voulons atteindre nos rêves et nos aspirations.

A chacun de nous de savoir ce que nous voulons sincèrement, au plus profond de nous et de croire, inconditionnellement, que nous pouvons vivre dans un monde dans lequel règne la joie, la bonne humeur, le sentiment de plénitude et de satisfaction: ce monde c’est le nôtre, celui que nous créons, celui de notre foyer et de nos relations. 

Bonne préparation à chacun de vous et souvenons-nous:

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM