5 façons efficaces de les faire mettre leur manteau

5 façons efficaces de les faire mettre leur manteau

Mais pourquoi mon enfant refuse-t-il de mettre son manteau, son bonnet, ses gants, ses bottes ??!!!!

Dès la fin de l’automne, les parents commencent à se battre avec les petits enfants (et plus grands !) qui  refusent de mettre leur manteau pour aller à l’école ou aller jouer dehors. Cette classique lutte de pouvoir est générée par le fait que parents et enfants ont deux points vue bien différents sur la question de « se couvrir » quand le froid arrive.

Pour les parents: c’est une question de protection et d’honneur (??? d’honneur 🤔)

S’ils sortent sans manteaux, ils risquent de prendre froid et tomber malade.

Même quand ils ne sont pas trop à cheval sur le fait d’être bien couvert lorsqu’il fait plus froid, les parents restent frileux sur le regard que les autres vont porter sur eux.

Parents indignes! ils n’habillent pas leurs enfants en fonction …. Aïe!

Pour Les enfants: c’est une question de confort et de liberté de mouvements.

La raison principale pour laquelle les enfants ne veulent pas porter de manteaux, bonnets, gants etc, est purement sensorielle.

Ils supportent mal la pression que ces habits ont sur leur corps, les empêchant le de sentir leur peau, leur corps.

De plus, souvent épais, ils les entravent dans leurs mouvements et ça, c’est vraiment très handicapant quand on veut jouer et courir.

Là où parents et enfants se rejoignent: la lutte de pouvoir.
Mettre le manteau est un excellent moyen d’exercer le pouvoir les uns sur les autres.

Fait est que, dans cette situation Papa Maman ne sont pas souvent gagnants. Voilà! C’est dit! 

VOYONS ENSEMBLE COMMENT GERER LA PROBLEMATIQUE DU MANTEAU EN 5 ASTUCES

 

1. LAISSEZ LES, LES METTRE EUX-MEMES

Maintenant nous le savons, mettre le manteau est une bonne occasion de vous emmener dans une lutte de pouvoir. 

Les enfants ont besoin de pouvoir positif et le monde des adultes a bien de la peine à leur en donner. 

Ne nous méprenons pas: ils n’ont pas besoin de pouvoir ou de contrôle sur nous, ils cherchent juste à avoir un peu d’indépendance et de “droit à décider” pour ce qui les concerne. 

Et il y a des choses comme cela, comme manger, dormir, brosser les dents, …être couvert quand il fait froid, qui semblent nous mettre dans tous nos états.

Cela leur donne le signal: c’est une bonne occasion d’engager une lutte de pouvoir, parce que si je ne veux pas le faire, tu ne peux rien faire. 

A part crier et te fâcher bien sûr ce que je n’aime pas spécialement, mais il semble que ce soit le prix à payer. Mais ça vaut la peine alors.. »

Vous avez compris:

Pouvoir sur lui même + indépendance = enfant heureux. 

Enfant heureux = parent super heureux!! 

Donc vous perdrez moins de temps, et moins d’énergie en décidant de leur enseigner comme les mettre eux-mêmes et ensuite de les laissez les faire. 

Petite astuce supplémentaire: donner le choix entre 2 vestes ou manteaux comme cela, l’air de rien. 

on va bientôt partir chéri. Il te reste à choisir la veste que tu veux mettre aujourd’hui. La bleu ou le petit manteau à capuche? ». 

(bon je vous souhaite de ne pas avoir cumulé 25 vestes différentes 😂 

2. TENTEZ LE PONCHO OU LE GILET MATELASSE 

L’autre raison pour laquelle les enfants n’aiment pas mettre leur manteau c’est qu’ils n’aiment pas les manteaux:

c’est encombrant, lourd et surtout ils ont le sentiment d’être entravés dans leur mouvements; ce qui est souvent le cas. 

De plus ça prend du temps à mettre, il y a la fermeture éclair sans quoi cette veste tombe sur les épaules dès qu’ils commencent à jouer. 😬

Le poncho ou la cape font l’affaire en leur laissant les bras libres de mouvement, vite enfilés et surtout très coquets pour les petites demoiselles qui aiment bien ressembler à Maman. 

Oui j’avoue c’est genré et sexiste, et en même temps, j’ai un regardé sur le net et franchement je n’ai pas vu grand chose en matière de ponchos ou capes.

Le plus souvent c’est pour les tous petits et pour les filles. Certains sont rigolos avec des capuches en forme d’animaux.

Peut-être le mieux est les faire soi-même.

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Le gilet matelassé sans manche est une autre option pour leur donner une couche supplémentaire tout en gardant les bras libres de bouger.

**Version légère et chaude, avec beaucoup plus de choix. (cliquez sur le lien pour voir)

Bien sûr tant qu’il fait des froids supportables et qu’il ne neige pas.  

3. LAISSEZ LES GERER EUX-MEMES

Le conseil le plus classique et probablement le plus économique en terme de conflit et de risque de conflits dès le matin,

est de les laisser s’en passer et de les laisser faire face aux conséquences naturelles du froid (dans des limites raisonnables, bien sûr). 

Beaucoup de parents s’inquiètent que les enfants prennent froid, mais la réalité est que les enfants adaptent leur température corporelle plus facilement que nous.

Ils ne “souffrent” pas autant du froid, surtout tant qu’ils sont en mouvements.

Bien sûr toujours dans des proportions raisonnables, (températures extrêmes) il n’est pas si dramatique de laisser partir votre enfant sans qu’il, elle ait mis son manteau. 

Vous pouvez donc l’emporter et les laisser décider quand ils sentent le besoin de l’enfiler.

Dès qu’ils sont assez grands (dès 4-5 ans)  je pencherais plus vers la solution d’auto-gestion: 

«tu ne veux pas le mettre? C’est ok de ne pas le mettre; par contre tu le prends avec, comme ça te convient le mieux. » 

Ils peuvent le fourrer dans leur sac à dos, le nouer à la taille ou le porter à la main.

Cela les rend responsables et  finalement ils pourraient trouver plus facile de le mettre. (enfin… c’est ce que nous espérons).

Surtout, Ca leur donne la possibilité d’avoir le contrôle sur la situation.

Petit point de sécurité à garder en tête:  l’épaisseur des habits d’hivers dans les sièges d’auto peuvent réduire  la tension des ceintures de sécurité et de fait les rendre moins efficaces en cas d’accident. 

Donc cela règle le problème de s’énerver pour mettre TOUS les habits avant d’aller dans la voiture. 

Même chose à la sortie de l’école ou de l’accueil de jour : préférez leur demander de porter leurs vestes et manteaux puis de se couvrir avec dans la voiture s’ils ont froid.  

S’ils sont petits, vous pouvez apporter une couverture et les porter couverts jusqu’à la voiture. 

Pensez à l’énergie que vous dépensez en hivers à les habiller, déshabiller 4,5,6 fois par jour. 

Imaginez eux, comme cela les ennuient aussi ! 

Alors quand vous le  pouvez, évitez-vous des bagarres inutiles. 

P.S un bonnet et un tour de cou, ou écharpe avec un pullovers chaud sont souvent bien suffisants pour eux.

Il existe également les sous-pulls qui tiennent la chaleur, qui sèchent vite s’ils transpirent. (Qualité chez Uniqlo)

 

4. EMMENEZ LES AU PAYS IMAGINAIRE, DONNEZ DES POUVOIRS MAGIQUES AUX MANTEAUX

J’ai lu cela dans un groupe de discussion de parents canadiens.

Une Maman disait qu’elle avait cessé d’appeler les manteaux des manteaux, et des bottes des bottes. Depuis…plus de problème! 

Les enfants réagissent toujours mieux lorsqu’on joue avec eux et qu’on y met de l’humour. 

Ce monde sérieux des adultes qui font des drames pour des choses qui n’ont aucune importance

oui oui c’est ça qu’ils pensent pendant que nous nous mettons la pression pour réussir les 250 missions que nous nous sommes fixés pour la journée … euh je voulais dire la matinée!! 

Donc essayons la magie:

« il nous reste à enfiler nos capes à capuches magiques qui vont nous transporter au pays des victuailles pour que personne n’ait jamais faim à la maison (oui…la mission, non impossible, est d’aller au magasin ce matin!). 

 “sautons dans nos cabottines (il y a bottes dedans ce mot …chuut!) de géants qui nous permettront d’aller à l’école en 3 grandes enjambées alors que tous les autres vont courir 10’000 petits pas de souris dans leur petits souliers mouillés » (…oui c’est ca il pleut…vous avez décodé juste !)

« tu as oublié ton pompon  enchanté qui te permet de garder toutes tes idées magiques pour toi sans que personne ne s’en aperçoive. » (oui aujourd’hui ce serait bien qu’il  mette son bonnet il y a beaucoup de vent)

Aaah je me suis mis en retard,  mais je vais me dépêcher et je crois bien que je vais être la première prête à avoir mis mes chaussures saute lapin et mon manteau parachute.

(bon … ca veut rien dire mais c’est super marrant … non??!)

Bon…soyons honnêtes, avant 7h30 l’humour enchanteur n’est pas forcément LA compétence que tout le monde sort du chapeau.

Disons que j’ai trouvé cela super marrant. Je l’imagine bien avec l’accent québécois.

Aussi…les exemples sont de moi, je suis sûre que cette Maman est bien plus imaginative. L’important c’est d’essayer😅

5. CREEZ UN LIEU SPECIAL D’HABILLAGE D’HIVERS

Si appeler le manteau «magique» n’est pas assez convaincant, pensez à créer une station de jeu amusante pour temps froid, près de votre porte.

Cette suggestion vient d’une maman dans un autre groupe Facebook.

Créez-lui une petite zone d’habillage avec un miroir, des caissons ou des tiroirs à la hauteur de l’enfant.

Mettez-y pèle-mêle, un tas de pulls, de vestes, d’écharpes avec des articles amusants comme des bandeaux à oreilles de chat, et

Laissez-les simplement gérer. explorer par eux-même. 

Pour certains (certaines…). les choix complètement dépareillés pourraient leur créer quelques angoisses…

(non mais je peux pas le, la laisser sortir comme cela)

Souvenez-vous dans ce cas que le but c’était qu’ils soient suffisamment couverts  pour la saison.

Et bien voilà, c’est fait!

 

EN CONLUSION

Cette période de NON je veux pas mettre le manteau, va souvent de paire avec NON je ne veux pas un point c’est tout.

Cela ne dure pas pour toujours bien que parfois tous les jours, pendant 6 mois résonne comme pour toujours.

Tentez de vous rappeler que vos enfants ont besoin de gérer un peu leur vie par eux-mêmes et du coup

lâcher prise sur des choses qui ne sont pas si primordiales met tout le monde dans un meilleur état général.

Je ne sais pas vous, mais je me souviens que je sortais en T-shirt avec ma doudoune sous le bras par -40 degrés sous les cris de ma mère effarée.

Aujourd’hui je mets une écharpe et 3 couches de vêtements à partir de 12 degrés.

Donc voyez, il arrive toujours un moment où finalement on le met, ce satané manteau. 😂😂😂😂

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

 

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Quel type de Grand-Mère ont vos enfants?

Quel type de Grand-Mère ont vos enfants?

Quels genres de femmes sont les Grand-Mères d’aujourd’hui?

Ont-elles changé aussi avec le temps?

En cherchant sur le net différentes descriptions des nouvelles Grand-mère d’aujourd’hui je me suis arrêtée sur cette étude faite en France qui a opté pour une classification assez marrante en 5 catégories qui parlera certainement à beaucoup d’entre nous.

1. Les très proches 

qui incluent la grand-mère « providence » et sa variante, la grand-mère «pompier».

Grand-mère toujours présente quand on a besoin, discrète quand on a pas besoin,

elle voue sa vie à ses petits enfants sans compter, les gâtant, gâtant ses propres enfants de sa précieuse aide.

Ses qualificatifs: Dévouée, méritante, admirable

2. Les proches

qui incluent la « cheftaine» et la «fée senior».

Grand-mère créative et super active, elle aime emmener ses petits-enfants à la découverte, adore faire des tas d’activités avec eux que ce soit dehors, au musée, à l’intérieur autour de la table de bricolage.

La Grand-mère “Fée Senior”, telle Mary Poppins adore enchanter ses petits enfants en les faisant rêver dans des endroits magiques, ou qu’elle rend magiques par ses récits.

Ses qualificatifs: créative, extravertie, enchanteresse

3. Les trop proches 

où figurent la « matriarche » et la « mère adjointe ».

“Ma belle-mère appelle mon fils  mon bébé. Je la reprends à chaque fois :

« Ce n’est pas votre bébé, c’est mon fils. »

Cela vous parle?

Ces GrandMères là, ont un peu de peine à faire la transition entre être mère et être Grand-Mère.

Souvent plus appréciée par les petits que par la Maman, la relation avec elle est sujette à conflits récurants surtout si la dite Grand-mère est la belle-mère de Madame.

Celle qu’on appelle “la mère adjointe” est également hyper présente, substitut maternel, mais plus appelée à l’être à cause des circonstances: divorce, maladie de la Maman, arrivée de jumeaux ou Maman débordée.

Bien que tout le monde soit bien content qu’elle soit là, les limites de ses interventions ne sont pas toujours très clairement énoncées. (ou suivies!)

Lorsque le temps est arrivé où “on en a plus autant besoin” le moment de séparation peut être très mal vécu et aboutit parfois à des éloignements définitifs.

Ses qualificatifs: envahissante,  investie, hyper investie

5. Les distantes 

Elles sont soit « des icônes » ou « des bibelots », ou bien, à l’inverse, «indignes».

Ces grands-mères lointaines communiquent peu cependant occupent leur place dans la famille.

Elles sont souvent (re)présentées, aux yeux de leurs petits-enfants, comme un personnage mythique, à respecter, sous-entendu à ne pas embêter.

Modèles un peu dépassés on les trouve dans les grandes familles à traditions bourgeoises.

Les petits-enfants les croisent lors des repas de famille, grandes occasions ou fêtes traditionnelles car elles trônent là en icône.

La Grand-mère indigne!? Ca existe? Eh bien oui et ce sont elles qui se désignent comme telles.

Elles déclarent ouvertement ne pas vouloir s’occuper des petits-enfants, en tous les cas pas tant qu’ils sont « tout petits ».

Femme active, elle est plus tournée vers sa condition de femme libre après avoir été Maman elle-même et donne la priorité à sa vie personnelle, amoureuse ou sociale.

Ses qualificatifs: respectée, moderne, baroudeuse

 

 

Le fait est que aujourd’hui 60% des Grand-mère sont encore actives professionnellement.

Avec l’allongement de la vie active, l’arrivée des petits-enfants se fait de plus en plus alors que Grand-Mère travaille encore.

S’occuper de ses petits enfants nécessite dès lors un planning tout aussi chargé que celui de leur propre fille. Si elles sont juste retraitées, elle risquent bien de ressentir le besoin de prendre un peu de temps pour elles-mêmes.

Quoiqu’il en soit, l’arrivée du petit-enfant repose alors la question de l’équilibre, difficile et mouvant, entre vie familiale et vie professionnelle, des sentiments de devoirs et d’obligation vis-à-vis de sa descendance.

Qu’on les classe ou pas, les Grands-mères restent des personnages centraux dans les familles et la majorité d’entre nous a des souvenirs de l’une ou de l’autre qui titillent à nos 5 sens: sa voix, sa coiffure, ses câlins, son parfum et souvent sa cuisine!

Et vous? Quelle(s) Grand-mère(s) ont vos enfants? (laissez vos commentaires ci-dessous)

 

Pour lire l’étude au complet avec des témoignages intéressants: etude_role_et_place_grandmere2009.pdf

Pour terminer je vous fais part de quelques trouvailles sur Amazon**. Des idées cadeaux pour vos (futures) Grands Mères. Elles vont adorer.

 

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10 phrases anodines que vous ne direz plus jamais à vos enfants

10 phrases anodines que vous ne direz plus jamais à vos enfants

Voici 10 petites phrases (qui semblent) anodines qui en réalité ont une portée négative sur nos enfants.

La preuve? mêmes répétées elles n’apportent presque aucune résultat et parfois pire, l’opposé de ce que nous souhaitons.

Après avoir découvert comment ces phrases ont un impact négatif sur le développement de votre enfant et par extension sur votre relation avec lui, elle, vous n’allez plus jamais les utiliser.

 

1. Ne pleure pas. 

Empêcher les pleurs à un enfant c’est nier son état émotionnel, c’est comme nier qu’il soit triste, fâché, frustré. C’est décider que son émotion n’est pas valable. (suite…)

Comment enseigner l’empathie aux enfants

Comment enseigner l’empathie aux enfants

Depuis la rentrée scolaire je réfléchis à cette phrase qu’on entend presque tous les jours,

parlant des enfants qui se moquent, humilient ou harcèlent à l’école, dans le préau ou sur les terrains de jeux… 

 

les enfants sont terribles à cet âge”;

les enfants peuvent être vraiment cruels les uns envers les autres, c’est souvent une manière de s’imposer

cet enfant là est vraiment terrible, je me demande bien ce que font les parents…

Quelque soit la situation, je suis toujours peinée, tout autant pour l’enfant humilié que pour l’enfant moqueur, intimidateur.  

Les enfants sont-ils réellement incapables d’empathie à l’égard de leurs paires?

Sont-ils vraiment si concernés par leur propre personne qu’ils n’ont aucune faculté à s’intéresser au sort des autres?

Si les enfants en âge scolaire sont capables de décider de leurs actes, il n’en reste pas moins que leurs motivations viennent de leurs propres émotions ET des modèles qu’ils suivent.

Doivent-ils être tenus responsables de leurs actes? Oui.

Cependant avec empathie en explorant leurs motivations et en leur offrant la possibilité de modéliser des comportements plus appropriés pour répondre à leurs besoins.

De la même façon que je crois que l’intimidation ou la “cruauté relationnelle” commencent le plus souvent à la maison, je suis convaincue que l’empathie doit aussi commencer à la maison. 

Je veux dire non seulement l’empathie à l’égard de nos enfants, mais l’empathie en tant que réel apprentissage. 

C’est souvent lorsque des évènements tragiques arrivent comme le suicide d’un enfant qui s’est fait humilié(e) et harcelé au travers des médias sociaux que nous nous disons qu’il est temps de faire quelque chose. 

Le fait est que nous attendons souvent que les solutions viennent de l’extérieur: des Institutions, des politiques, des législateurs. 

Et pourtant, une des solutions immédiates vient de nous.

Nous avons un pouvoir incroyable: celui  d’élever des enfants qui se soucient réellement des autres. 

Une  génération  pleine de parents  profondément aimants  changerait le cerveau de  la nouvelle génération, et  par là même, le monde

Charles  Raison

J’ajouterais et qui enseignent l’empathie comme une attitude globale

Cela sonne-t-il un peu « Bisounours » dans un monde de brut…? ok, je vous le concède. 

Et pourtant…nous rêvons tous d’un monde plus empathique, dans lequel on serait mieux compris, moins jugé, et dans lequel la communication serait plus positive et moins agressive.

Et si nous commencions dès aujourd’hui à éduquer la génération en devenir juste pour voir… 

 

Voici 4 moyens d’enseigner l’empathie comme attitude générale

1. Enseigner à reconnaître et nommer les émotions. 

Pour se soucier des sentiments des autres, il faut d’abord prendre conscience de ses propres sentiments. 

C’est en les reconnaissant, en les nommant pour lui,elle, lorsqu’ils apparaissent, que l’enfant prendra conscience des émotions et sentiments qui vont et viennent en lui. 

Très souvent les parents se précipitent pour arranger les choses afin d’éviter aux enfants qu’ils soient victimes d’émotions négatives. 

Même si cela vient d’une sincère intention de les protéger, agir ainsi, est souvent ne pas leur rendre le service qu’on pense leur rendre. 

Les émotions négatives font partie de la vie, à tous les âges, à toutes les étapes. 

Il est donc important que les enfants apprennent à reconnaître ses émotions négatives et à les gérer, au même titre que les émotions positives. 

On ne devrait d’ailleurs même plus donner de valeur +/- aux émotions et seulement les décrire en terme d’intensité. Mais cela est autre sujet. 

Vous n’avez pas encore vraiment enseigné à vos enfants à reconnaître et nommer leurs émotions et ils ont déjà bien grandi? 

Pas de souci. Il n’y a pas d’âge pour apprendre un vocabulaire émotionnel. 

Il y a tellement d’adolescents qui sont en manque de mots pour exprimer ce qu’ils ressentent et qui peinent à dire autre chose que « ça m’énerve », ça me rend fou », (ou je me demande si je suis fou, folle) « ça me rend triste.

Je peux vous garantir que l’élargissement de leur vocabulaire émotionnel est d’une grande aide et ils le reconnaissent eux-mêmes.

La vie est faite de hauts et de bas, et d’une large palette de couleurs intermédiaires entre tout noir et tout beau – vous en faîtes l’expérience vous mêmes – vous l’ observez tous les jours autour de vous. 

Votre propre vocabulaire émotionnel vous semble limité? 

Tentez de discuter des émotions aussi souvent que vous le pouvez et notez ce que les autres disent.

Découvrez ici une palette des émotions que vous pourrez utiliser pour vous et vos enfants. Téléchargez ce 📂pdf

Il est question ici d’apprendre à déceler, reconnaître et nommer; pas forcément de prêter une attention excessive à ces mêmes émotions tout le long de la journée. 

 

2. Parler ouvertement plutôt que cacher pour protéger

Le monde peut être un endroit effrayant et de plus en plus depuis l’apparition d’internet. 

Le flux constant d’informations négatives et effrayantes nous atteint, bouscule notre sentiment de sécurité, notre confiance et parfois finit même par nous angoisser.

Les parents se sentent encore plus concernés par ses dangers qui semblent nous échapper et pourtant qui sont si proches de nous.  (cybercriminalité, harcèlement sur média sociaux, détérioration de l’environnement, toxicité de l’alimentation pour n’en nommer que quelques-uns) 

En conséquence, beaucoup de  parents ont tendance à tenir les enfants à l’écart de ces nouvelles alarmantes pour protéger et préserver  leur innocence. 

Je ne pourrais  blâmer aucun parent qui, regardant les yeux brillants et innocents de leur enfant, pensent à ce que leur petit coeur va ressentir en apprenant les choses terribles qui se passent dans le monde. 

La vérité est que, le fait de parler de problèmes existants et d’histoires parfois tragiques, ouvre la porte à la pensée empathique. 

Cacher ces faits, ces réalités, envoie le message que ces choses n’ont aucune importance.

Parce que, soyons en sûrs, s’ils ne les apprennent pas à la maison, ils les découvriront dans des endroits bien moins sécurisants comme l’école, la cour de récréation, le bus, le terrain de jeu. 

Lorsque nous nous engageons dans une conversation instructive et constructive, nous plantons les graines de l’empathie. 

Bien sûr, tous les sujets ne peuvent être abordés de la même façon dépendant de l’âge de l’enfant. 

Aborder des sujets de société délicats nous obligent également à sonder notre niveau d’empathie, notre intensité d’angoisse et/ou de révolte face à ces évènements. 

On ne plantera de bonnes graines d’empathie que si nous nous sentons à l’aise d’en parler et capable de le faire sans jugement. 

Pas facile du tout … pensez à vous mettre d’accord entre partenaires parentaux. Vous pouvez aussi vous entourer de votre famille élargie ou d’amis si vous êtes parents solos. 

 

3. Modéliser la pratique de l’empathie de façon générale

Cela paraît évident ou tout du moins facile quand il s’agit d’être plein d’empathie avec ceux qu’on aime, et pourtant… 

Avec les modes de vie super active que nous avons tendance à mener aujourd’hui, ils nous arrive malgré nous, de se laisser dépasser par nos propres émotions et de ne plus faire preuve de réelle empathie vis-à-vis de nos proches. 

La fatigue, le stress, les préoccupations, tout autant de facteurs qui déclenchent des sentiments d’angoisse, d’impuissance parfois.

Il devient alors facile de perdre patience ou de perdre du vue, ce que l’autre ressent surtout quand il s’agit des enfants. 

Lorsque ces zones de vulnérabilité sont atteintes, souvenons-nous de premièrement prendre nos émotions à notre charge.

Puis de respirer pour retrouver son calme et ainsi pouvoir faire preuve d’empathie pour nos enfants qui expriment leur propre vulnérabilité comme ils peuvent. 

Il en va de même dans le vie de couple; plus les enfants entendront leurs parents, être empathiques  l’un envers l’autre, plus ils apprendront à l’être à leur tour, notamment avec leurs frères et soeurs.  

Beaucoup de parents sont très au fait de pratiquer une éducation bienveillante et empathique et pourtant semblent oublier tous leurs principes lorsqu’il s’agit de parler des autres ou aux autres.

Cela est très difficile pour l’enfant qui écoute et apprend, de comprendre pourquoi, alors que Maman et Papa sont si compréhensifs avec lui, pourquoi ils se transforment en juges sans pitié, lorsqu’ils sont au téléphone à parler de leur enseignant(e) avec le parent de leur meilleur(e) ami(e). 

C’est encore pire lorsque cela se produit au sujet de l’autre parent (divorce), ou à l’encontre de Mamie ou de Tonton. 

La clé pour élever des enfants remplis d’empathie est de faire preuve d’empathie envers vos proches et de façon générale avec le monde.

Lorsque les éventuels conflits sont trop sérieux pour parler positivement de l’autre alors il est encore possible d’exprimer la réalité en étant empathique, notamment avec soi-même.

« je suis très en colère avec ton parent, et il (elle) certainement aussi très en colère avec moi. C’est que nous avons pas été très bons pour se comprendre. 

C’est très difficile pour moi, et je te promets que je fais des efforts pour lui parler sans crier. 

Je fais de mon mieux et je veux vraiment te montrer qu’on peut rester aimable même quand on est très en colère. »

Faire preuve d’empathie dans notre vie quotidienne aide les enfants à développer un sens interne du bien et du mal, et de façon plus importante, leur apprend l’acceptation de l’imperfection de l’autre comme de lui-même. 

 

4. Faire des actions concrètes.

Il est souvent plus facile de signer un chèque pour une organisation d’entraide que de donner un peu de son temps pour faire des actions concrètes auprès de ceux qui en ont besoin.

Ni voyez aucun jugement, juste un constat. 

Si le but est d’apprendre et d’insuffler une attitude empathique aux enfants, faire des actions concrètes est le meilleur moyen. Cela peut être de toutes petites choses comme 

  • proposer à une personne vulnérable de l’aide traverser la chaussée
  • dire un mot gentil à une maman en difficulté avec son enfant au magasin
  • apporter une part de gâteau qu’on vient de confectionner à la voisine qui ne reçoit que peu de visite.

Les enfants sont très sensibles et réceptifs aux actions d’entraide. Ils éprouvent un réel plaisir et une grande joie de savoir qu’ils ont pu rendre quelqu’un heureux, même l’espace d’un instant. 

Ils apprennent de l’exemple que nous leur donnons. 

Je me souviens l’histoire qu’une amie m’avait racontée au sujet de son fils. 

Un jour alors qu’elle attendait dans la queue à la caisse d’un super marché, un Maman accompagnée de 2 enfants s’est retrouvée avec des cartes de paiement refusées. 

Honteuse, cette femme commençait à retirer des article de son cadis au plus grand damne des enfants.

Mon amie spontanément proposa de payer le montant du cadis qui ne comportait rien de superflus. 

Son fils de 7 ans posa des questions sur le chemin de retour. 

Quelques semaines plus tard, rentrant tardivement à la maison avec son fils, un homme visiblement sans domicile fixe, était couché dans l’abri bus à leur arrêt.

Le petit, intrigué questionna sa mère sur la situation. 

Au moment d’aller se coucher, elle trouva son fils sur le sol, à côté de son lit. 

Pas question de le faire se coucher dans son lit.

Il dit alors à sa mère:

je ne vais pas pouvoir dormir si je n’ai pas aidé ce monsieur. Si je lui apporte mes sous ($20 de sa cagnotte) il pourra prendre le bus et aller là où ils ont des lits pour les gens comme lui

Mon amie aida son fils à réaliser son voeux d’entraide. L’homme était toujours là où ils l’avaient vu. 

L’histoire ne dit pas si l’homme est allé dormir dans un foyer pour sans domicile fixe, mais 3 personnes s’endormirent ce soir là, en pensant que le monde peut être un peu meilleur. 

Et définitivement cette Maman a planté des graines d’empathie dans le coeur de son fils. 

Faire des actions concrètes comme aider une personne vulnérable, se porter volontaire pour aider les autres est un excellent moyen d’apprendre l’empathie à vos enfants.

Cela apprend à observer et prendre note de ce qui se passe autour d’eux, à écouter leur coeur,

Cela apprend à s’intéresser au sort des autres.

Alors que nous cheminons doucement vers les fêtes de fin d’année, peut-être pourrions-nous planifier de faire une action concrète à cette occasion. 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

PLUS DE JEU LIBRE MOINS D’ ECOLE

PLUS DE JEU LIBRE MOINS D’ ECOLE

Plaidoyer pour le jeu libre 

  • Le jeu libre est là où l’enfant apprend qu’il a une maîtrise sur sa vie
  • Le jeu libre est là où l’enfant apprend à résoudre des problèmes
  • Le jeu libre est l’endroit où il expérimente la joie et les rires
  • Le jeu libre est l’endroit où l’enfant développe sa créativité et son imagination
  • Le jeu est l’activité qui montre à l’enfant que le monde n’est pas aussi déprimant et angoissant que les adultes le décrivent

Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour donner l’espace et le temps nécessaire à nos enfants pour jouer plus plus plus !

 

Ecoutez le Prof Peter Grey démontrer comment le déclin du jeu libre dans l’enfance, ces 50 dernières années, a une incidence sur l’augmentation de l’anxiété, de la déprime et les difficultés de socialisation chez l’enfant et l’adolescent d’aujourd’hui.

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L’ EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS