Comment enseigner l’empathie aux enfants

Comment enseigner l’empathie aux enfants

Depuis la rentrée scolaire je réfléchis à cette phrase qu’on entend presque tous les jours,

parlant des enfants qui se moquent, humilient ou harcèlent à l’école, dans le préau ou sur les terrains de jeux… 

 

les enfants sont terribles à cet âge”;

les enfants peuvent être vraiment cruels les uns envers les autres, c’est souvent une manière de s’imposer

cet enfant là est vraiment terrible, je me demande bien ce que font les parents…

Quelque soit la situation, je suis toujours peinée, tout autant pour l’enfant humilié que pour l’enfant moqueur, intimidateur.  

Les enfants sont-ils réellement incapables d’empathie à l’égard de leurs paires?

Sont-ils vraiment si concernés par leur propre personne qu’ils n’ont aucune faculté à s’intéresser au sort des autres?

Si les enfants en âge scolaire sont capables de décider de leurs actes, il n’en reste pas moins que leurs motivations viennent de leurs propres émotions ET des modèles qu’ils suivent.

Doivent-ils être tenus responsables de leurs actes? Oui.

Cependant avec empathie en explorant leurs motivations et en leur offrant la possibilité de modéliser des comportements plus appropriés pour répondre à leurs besoins.

De la même façon que je crois que l’intimidation ou la “cruauté relationnelle” commencent le plus souvent à la maison, je suis convaincue que l’empathie doit aussi commencer à la maison. 

Je veux dire non seulement l’empathie à l’égard de nos enfants, mais l’empathie en tant que réel apprentissage. 

C’est souvent lorsque des évènements tragiques arrivent comme le suicide d’un enfant qui s’est fait humilié(e) et harcelé au travers des médias sociaux que nous nous disons qu’il est temps de faire quelque chose. 

Le fait est que nous attendons souvent que les solutions viennent de l’extérieur: des Institutions, des politiques, des législateurs. 

Et pourtant, une des solutions immédiates vient de nous.

Nous avons un pouvoir incroyable: celui  d’élever des enfants qui se soucient réellement des autres. 

Une  génération  pleine de parents  profondément aimants  changerait le cerveau de  la nouvelle génération, et  par là même, le monde

Charles  Raison

J’ajouterais et qui enseignent l’empathie comme une attitude globale

Cela sonne-t-il un peu « Bisounours » dans un monde de brut…? ok, je vous le concède. 

Et pourtant…nous rêvons tous d’un monde plus empathique, dans lequel on serait mieux compris, moins jugé, et dans lequel la communication serait plus positive et moins agressive.

Et si nous commencions dès aujourd’hui à éduquer la génération en devenir juste pour voir… 

 

Voici 4 moyens d’enseigner l’empathie comme attitude générale

1. Enseigner à reconnaître et nommer les émotions. 

Pour se soucier des sentiments des autres, il faut d’abord prendre conscience de ses propres sentiments. 

C’est en les reconnaissant, en les nommant pour lui,elle, lorsqu’ils apparaissent, que l’enfant prendra conscience des émotions et sentiments qui vont et viennent en lui. 

Très souvent les parents se précipitent pour arranger les choses afin d’éviter aux enfants qu’ils soient victimes d’émotions négatives. 

Même si cela vient d’une sincère intention de les protéger, agir ainsi, est souvent ne pas leur rendre le service qu’on pense leur rendre. 

Les émotions négatives font partie de la vie, à tous les âges, à toutes les étapes. 

Il est donc important que les enfants apprennent à reconnaître ses émotions négatives et à les gérer, au même titre que les émotions positives. 

On ne devrait d’ailleurs même plus donner de valeur +/- aux émotions et seulement les décrire en terme d’intensité. Mais cela est autre sujet. 

Vous n’avez pas encore vraiment enseigné à vos enfants à reconnaître et nommer leurs émotions et ils ont déjà bien grandi? 

Pas de souci. Il n’y a pas d’âge pour apprendre un vocabulaire émotionnel. 

Il y a tellement d’adolescents qui sont en manque de mots pour exprimer ce qu’ils ressentent et qui peinent à dire autre chose que « ça m’énerve », ça me rend fou », (ou je me demande si je suis fou, folle) « ça me rend triste.

Je peux vous garantir que l’élargissement de leur vocabulaire émotionnel est d’une grande aide et ils le reconnaissent eux-mêmes.

La vie est faite de hauts et de bas, et d’une large palette de couleurs intermédiaires entre tout noir et tout beau – vous en faîtes l’expérience vous mêmes – vous l’ observez tous les jours autour de vous. 

Votre propre vocabulaire émotionnel vous semble limité? 

Tentez de discuter des émotions aussi souvent que vous le pouvez et notez ce que les autres disent.

Découvrez ici une palette des émotions que vous pourrez utiliser pour vous et vos enfants. Téléchargez ce 📂pdf

Il est question ici d’apprendre à déceler, reconnaître et nommer; pas forcément de prêter une attention excessive à ces mêmes émotions tout le long de la journée. 

 

2. Parler ouvertement plutôt que cacher pour protéger

Le monde peut être un endroit effrayant et de plus en plus depuis l’apparition d’internet. 

Le flux constant d’informations négatives et effrayantes nous atteint, bouscule notre sentiment de sécurité, notre confiance et parfois finit même par nous angoisser.

Les parents se sentent encore plus concernés par ses dangers qui semblent nous échapper et pourtant qui sont si proches de nous.  (cybercriminalité, harcèlement sur média sociaux, détérioration de l’environnement, toxicité de l’alimentation pour n’en nommer que quelques-uns) 

En conséquence, beaucoup de  parents ont tendance à tenir les enfants à l’écart de ces nouvelles alarmantes pour protéger et préserver  leur innocence. 

Je ne pourrais  blâmer aucun parent qui, regardant les yeux brillants et innocents de leur enfant, pensent à ce que leur petit coeur va ressentir en apprenant les choses terribles qui se passent dans le monde. 

La vérité est que, le fait de parler de problèmes existants et d’histoires parfois tragiques, ouvre la porte à la pensée empathique. 

Cacher ces faits, ces réalités, envoie le message que ces choses n’ont aucune importance.

Parce que, soyons en sûrs, s’ils ne les apprennent pas à la maison, ils les découvriront dans des endroits bien moins sécurisants comme l’école, la cour de récréation, le bus, le terrain de jeu. 

Lorsque nous nous engageons dans une conversation instructive et constructive, nous plantons les graines de l’empathie. 

Bien sûr, tous les sujets ne peuvent être abordés de la même façon dépendant de l’âge de l’enfant. 

Aborder des sujets de société délicats nous obligent également à sonder notre niveau d’empathie, notre intensité d’angoisse et/ou de révolte face à ces évènements. 

On ne plantera de bonnes graines d’empathie que si nous nous sentons à l’aise d’en parler et capable de le faire sans jugement. 

Pas facile du tout … pensez à vous mettre d’accord entre partenaires parentaux. Vous pouvez aussi vous entourer de votre famille élargie ou d’amis si vous êtes parents solos. 

 

3. Modéliser la pratique de l’empathie de façon générale

Cela paraît évident ou tout du moins facile quand il s’agit d’être plein d’empathie avec ceux qu’on aime, et pourtant… 

Avec les modes de vie super active que nous avons tendance à mener aujourd’hui, ils nous arrive malgré nous, de se laisser dépasser par nos propres émotions et de ne plus faire preuve de réelle empathie vis-à-vis de nos proches. 

La fatigue, le stress, les préoccupations, tout autant de facteurs qui déclenchent des sentiments d’angoisse, d’impuissance parfois.

Il devient alors facile de perdre patience ou de perdre du vue, ce que l’autre ressent surtout quand il s’agit des enfants. 

Lorsque ces zones de vulnérabilité sont atteintes, souvenons-nous de premièrement prendre nos émotions à notre charge.

Puis de respirer pour retrouver son calme et ainsi pouvoir faire preuve d’empathie pour nos enfants qui expriment leur propre vulnérabilité comme ils peuvent. 

Il en va de même dans le vie de couple; plus les enfants entendront leurs parents, être empathiques  l’un envers l’autre, plus ils apprendront à l’être à leur tour, notamment avec leurs frères et soeurs.  

Beaucoup de parents sont très au fait de pratiquer une éducation bienveillante et empathique et pourtant semblent oublier tous leurs principes lorsqu’il s’agit de parler des autres ou aux autres.

Cela est très difficile pour l’enfant qui écoute et apprend, de comprendre pourquoi, alors que Maman et Papa sont si compréhensifs avec lui, pourquoi ils se transforment en juges sans pitié, lorsqu’ils sont au téléphone à parler de leur enseignant(e) avec le parent de leur meilleur(e) ami(e). 

C’est encore pire lorsque cela se produit au sujet de l’autre parent (divorce), ou à l’encontre de Mamie ou de Tonton. 

La clé pour élever des enfants remplis d’empathie est de faire preuve d’empathie envers vos proches et de façon générale avec le monde.

Lorsque les éventuels conflits sont trop sérieux pour parler positivement de l’autre alors il est encore possible d’exprimer la réalité en étant empathique, notamment avec soi-même.

« je suis très en colère avec ton parent, et il (elle) certainement aussi très en colère avec moi. C’est que nous avons pas été très bons pour se comprendre. 

C’est très difficile pour moi, et je te promets que je fais des efforts pour lui parler sans crier. 

Je fais de mon mieux et je veux vraiment te montrer qu’on peut rester aimable même quand on est très en colère. »

Faire preuve d’empathie dans notre vie quotidienne aide les enfants à développer un sens interne du bien et du mal, et de façon plus importante, leur apprend l’acceptation de l’imperfection de l’autre comme de lui-même. 

 

4. Faire des actions concrètes.

Il est souvent plus facile de signer un chèque pour une organisation d’entraide que de donner un peu de son temps pour faire des actions concrètes auprès de ceux qui en ont besoin.

Ni voyez aucun jugement, juste un constat. 

Si le but est d’apprendre et d’insuffler une attitude empathique aux enfants, faire des actions concrètes est le meilleur moyen. Cela peut être de toutes petites choses comme 

  • proposer à une personne vulnérable de l’aide traverser la chaussée
  • dire un mot gentil à une maman en difficulté avec son enfant au magasin
  • apporter une part de gâteau qu’on vient de confectionner à la voisine qui ne reçoit que peu de visite.

Les enfants sont très sensibles et réceptifs aux actions d’entraide. Ils éprouvent un réel plaisir et une grande joie de savoir qu’ils ont pu rendre quelqu’un heureux, même l’espace d’un instant. 

Ils apprennent de l’exemple que nous leur donnons. 

Je me souviens l’histoire qu’une amie m’avait racontée au sujet de son fils. 

Un jour alors qu’elle attendait dans la queue à la caisse d’un super marché, un Maman accompagnée de 2 enfants s’est retrouvée avec des cartes de paiement refusées. 

Honteuse, cette femme commençait à retirer des article de son cadis au plus grand damne des enfants.

Mon amie spontanément proposa de payer le montant du cadis qui ne comportait rien de superflus. 

Son fils de 7 ans posa des questions sur le chemin de retour. 

Quelques semaines plus tard, rentrant tardivement à la maison avec son fils, un homme visiblement sans domicile fixe, était couché dans l’abri bus à leur arrêt.

Le petit, intrigué questionna sa mère sur la situation. 

Au moment d’aller se coucher, elle trouva son fils sur le sol, à côté de son lit. 

Pas question de le faire se coucher dans son lit.

Il dit alors à sa mère:

je ne vais pas pouvoir dormir si je n’ai pas aidé ce monsieur. Si je lui apporte mes sous ($20 de sa cagnotte) il pourra prendre le bus et aller là où ils ont des lits pour les gens comme lui

Mon amie aida son fils à réaliser son voeux d’entraide. L’homme était toujours là où ils l’avaient vu. 

L’histoire ne dit pas si l’homme est allé dormir dans un foyer pour sans domicile fixe, mais 3 personnes s’endormirent ce soir là, en pensant que le monde peut être un peu meilleur. 

Et définitivement cette Maman a planté des graines d’empathie dans le coeur de son fils. 

Faire des actions concrètes comme aider une personne vulnérable, se porter volontaire pour aider les autres est un excellent moyen d’apprendre l’empathie à vos enfants.

Cela apprend à observer et prendre note de ce qui se passe autour d’eux, à écouter leur coeur,

Cela apprend à s’intéresser au sort des autres.

Alors que nous cheminons doucement vers les fêtes de fin d’année, peut-être pourrions-nous planifier de faire une action concrète à cette occasion. 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

PLUS DE JEU LIBRE MOINS D’ ECOLE

PLUS DE JEU LIBRE MOINS D’ ECOLE

Plaidoyer pour le jeu libre 

  • Le jeu libre est là où l’enfant apprend qu’il a une maîtrise sur sa vie
  • Le jeu libre est là où l’enfant apprend à résoudre des problèmes
  • Le jeu libre est l’endroit où il expérimente la joie et les rires
  • Le jeu libre est l’endroit où l’enfant développe sa créativité et son imagination
  • Le jeu est l’activité qui montre à l’enfant que le monde n’est pas aussi déprimant et angoissant que les adultes le décrivent

Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour donner l’espace et le temps nécessaire à nos enfants pour jouer plus plus plus !

 

Ecoutez le Prof Peter Grey démontrer comment le déclin du jeu libre dans l’enfance, ces 50 dernières années, a une incidence sur l’augmentation de l’anxiété, de la déprime et les difficultés de socialisation chez l’enfant et l’adolescent d’aujourd’hui.

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L’ EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS 

3 Avantages Majeurs à Savoir S’Excuser Auprès Des Enfants

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En tant que parents vous êtes avant tout humains: vos émotions ne sont pas toujours sous contrôle et parfois vous perdez votre patience comme n’importe qui. C’est alors qu’il peut arriver de crier ou de dire des choses que l’on regrette juste après. 

A ce moment, il est important de savoir présenter ses excuses à ses enfants, comme nous demanderions qu’ils le fassent à leur tour en telle situation. 

 Savoir présenter ses excuses à ses enfant présentent 3 avantages majeurs.

  1. cela modélise la prise de responsabilité de ses actions et réactions.
  2. cela enseigne à l’enfant à différencier ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas.
  3. cela modélise comment trouver des solutions pour s’améliorer

Voyons en 7 étapes comment présenter des excuses qui présentent ces 3 avantages majeurs

1. Reconnaître ses sentiments, émotions et les assumer. 

C’est ok de se sentir frustré(e) ou agacé(e),  nous le répétons aux enfants presque tous les jours. 

Cependant il est important de se souvenir que c’est la façon dont on gère et répond à ces émotions qui n’est pas toujours appropriée.

C’est n’est pas ok de claquer des portes, de crier ou de manifester rageusement.

Les enfants nous regardent et plus souvent qu’on l’imagine cela les effrayent. 

Les enfants modélisent nos comportements donc tentons de ne pas agir comme nous n’aimons pas qu’ils fassent. 

 

2. Expliquer son émotion

Expliquez dans vos excuses pourquoi vous vous sentez comme vous vous sentez. Qu’est qui s’est passé qui a déclenché votre réaction. 

ATTENTION : ce n’est pas une occasion pour blâmer l’enfant …

je suis désolée d’avoir crié, je me suis fait mal sur ton jouet,  mais cela ne serait pas arrivé si t’avais ramassé tes jouets comme je te l’avais demandé.

Votre réaction vous appartient tout comme votre émotion. L’enfant n’y est pour rien dans son apparation.

je suis désolée d’avoir crié, ce n’était pas juste. Je  me suis fait mal en marchant sur ton jouet et cela m’a mis(e) en colère. Ce n’était pas de ta faute ».

3. S’excuser pour la réaction et/ou le comportement

Décrire l’action inappropriée de votre part “excuse moi d’avoir claqué la porte, excuse-moi d’avoir jeté ton cahier sur la table de la sorte, ce n’était pas approprié

Ainsi l’enfant apprend à son tour, les comportements à éviter.

4. Reconnaître l’émotion de l’enfant

Signifier  à l’enfant que nous comprenons qu’il, elle été surprise, effrayé(e), blessé(e) par notre comportement. 

Si la réaction est liée à quelque chose que l’enfant a fait, ou pas fait, il est capital qu’il, elle entende que l’amour n’est pas strictement lié à sa capacité à remplir vos attentes. 

cela t’as fait peur que je m’énerve comme cela, ce n’est pas parce que tu n’as pas brossé tes dents. Je t’aime tout autant, même quand tu brosses pas les dents »

5. Exprimer à haute voix, comment éviter cela à l’avenir.

C’est une excellente façon d’enseigner à votre enfant comment on peut apprendre de ses erreurs et s’améliorer. 

Le plus spécifique vous êtes, le mieux vous pourrez effectivement le faire et votre enfant comprendra.

« Je ne veux plus te faire peur comme cela. La prochaine fois que je vois que je suis énervé je vais serrer très fort les poings avant de réagir. Comme cela la colère sera déjà un peu partie »

6. Demander pardon

Tout simplement… “tu peux me pardonner?”

7. Concentrez vous sur les solutions.

Dès que les enfants sont assez grands pour avoir une discussion, proposez leur de discuter comment fixer le problème (de crier l’un sur l’autre par exemple). 

 

Ces 7 points mis bout à bout donnent ceci:

 

Cela m’a frustré(e) que tu ne sois pas prêt(e) pour partir à l’école, mais ce n’est pas une raison pour moi de déverser ma colère sur toi en criant. Je suis vraiment désolé(e) que j’aie crié.

 

Je suis sûr(e) cela t’as effrayé et que mes mots t’ont blessé. Je dois faire plus d’efforts pour utiliser ma voix calme même quand tu fais pas comme je demande;

je vais mettre des post it un peu partout dans la maison pour me le rappeler.

Tu peux me pardonner?

J’aimerais bien parler avec toi de comment on peut fixer ce problème de crier quand on est frustré. On pourra aussi discuter comment faire pour t’aider à te préparer à temps. 

 

.

 

 

C’est tout bénéfice pour toute la famille de savoir présenter des excuses aux enfants lorsqu’on  ne s’est pas exprimé avec respect et gentillesse.

Ces excuses ont un impact énorme sur le coeur de l’enfant qui se sent avoir une grande valeur.

Ces excuses ont également une puissance d’apprentissage absolument sous-estimée.

Apprendre à être responsable de ses actes et réactions est un joyaux que vous offrez à vos enfants pour sa vie entière.

Modéliser vaut mieux que tous les discours.

 

 

Si vous sentez que crier ou perdre votre calme est un peu devenu votre mode de fonctionnement,

offrez-vous un cours gratuit. Il a lieu une fois par semaine

Pourquoi dire « Fais de ton mieux » augmente l’anxiété chez les enfants

Pourquoi dire « Fais de ton mieux » augmente l’anxiété chez les enfants

Cet article est basé sur un un article du Dr Kevin L. Gyoerkoe, spécialiste à l’Institut du Traitement de l’Anxiété et Troubles Compulsifs, de Caroline du Nord, aux USA.

Les troubles anxieux chez les élèves âgés de 8 – 13 ans a augmenté de façon spectaculaire ces 15 dernières années.

Les enfants se plaignent de

  • maux de ventre
  • de nausées
  • de maux de tête
  • se sentir pas bien (sans savoir expliqué quoi)

et présentent des comportements comme

  • irritabilité – hyper sensibilité
  • fatigue – difficulté à s’endormir
  • difficulté à se concentrer – excès de travail extra scolaire (devoirs)

EXEMPLE : Léonore, 12 ans, présente plusieurs de ces troubles anxieux depuis la rentrée scolaire.

Léonore se présente comme une enfant peu sûre d’elle, les cheveux cachant son visage, la voix à peine audible, jouant avec ses doigts, laissant penser à un stress intérieur assez intense.

Lors de l’entretien, après avoir parlé de ses loisirs pour détendre un peu l’atmosphère, Léonore fond en larmes lorsque le psychologue en vient au sujet de l’école et des notes.

Je sens que je dois être parfaite. Je sens que je dois faire que des A.

J’étudie tout le temps et je ne sais pas m’arrêter, je suis tellement plus lente que toutes mes copines pour faire mes devoirs. Et si je fais un B, je panique totalement.

La Maman de dire

« je ne sais pas d’où elle a cela. Nous ne mettons jamais de pression, nous n’avons pas d’attentes sur ses résultats. nous sommes des parents plutôt relax. Tout ce que nous lui disons est : fais de ton mieux ».

Lorsque les enfants sont stressés de faire de bons résultats, nous pensons souvent que derrière il y a des parents eux-mêmes anxieux, ou exigeants, ou encore pratiquant une éducation basée sur le résultat, l’effort et la discipline .

Mais dans ce cas il n’est rien. La Maman de Léonore est très détendue, douce avec sa fille et plutôt sereine face à la situation présente (être au cabinet du spécialiste avec sa fille).

Donc la question qui surgit ici est:

Est ce que une phrase aussi anodine et très faible en terme d’attentes comme « fais juste de ton mieux » pourrait justement devenir un déclencheur d’anxiété?

CELA CREE DE L’ INCERTITUDE

Le problème avec le bien intentionné « fais de ton mieux », c’est que c’est trop vague. Comment savoir quand on a fait de son mieux. Il n’y a aucun moyen de mesurer un objectif ni de mesurer un progrès. Donc l’enfant est laissé dans l’incertitude.

L’INCERTITUDE CREE DE L ANXIETE

l’incertitude est un facteur connu de l’anxiété. C’est fréquent que le moins nous avons de certitudes concernant quelque chose, le plus nous nous sentons anxieux par rapport à cette chose.

L’ANXIETE ENGENDRE DES PROJECTIONS  NEGATIVES

Quand des choses négatives se produisent il est naturel de tenter d’expliquer pourquoi. Si la consigne sur une tâche est de « faire de son mieux » et qu’on n’obtient un résultat médiocre ou pas suffisant, n’ayant aucun paramètre pour expliquer le résultat, on va se blâmer, ou s’auto-juger comme incompétent dans une certaine mesure.

Quand cela se répète, on ressent un sentiment d’échec ou d’impuissance, ce qui sur la longueur. pourrait résulter en une baisse des efforts et de résilience.

Alors comme  le « fais de ton mieux » finalement n’aide pas votre enfant, ou pire, renforce son anxiété, essayez ces 3 ETAPES:

 

1. SOYEZ SPECIFIQUE

 Au lieu d’un vague « fais de ton mieux » aidez votre enfant à fixer des objectifs clairs, concrets et raisonnables. Cela aidera à baisser l’anxiété, et à développer des bonnes habitudes de travail. 

Si les objectifs ne sont pas atteints, alors en reposer d’autres plus adaptés, plus graduels peut-être.

Exemple: Si votre enfant a des devoirs de géographie par exemple: objectifs du jour: connaître 6/20  noms de pays et ses capitales: puis 6 autres le surlendemain

 2. METTEZ L ACCENT SUR CE QUE VOTRE ENFANT CONNAÎT

Paradoxalement il semble que mettre l’accent  sur ce qu’on sait le mieux faire, baisse le niveau d’angoisse.

La tendance est d’encourager l’enfant à se concentrer là où il a le plus de peine. Donc a plus valoriser un accomplissement pour quelque chose de difficile et que quelque chose qu’il, elle maîtrise.

L’alternative: si votre enfant est bon en langues étrangères par exemple, cela lui prendra que peu de temps pour mémoriser les nouveaux mots de vocabulaire

Une fois cet objectif atteint, notez le comme « mission accomplie » avec le même enthousiasme, quelque soit la dose d’effort qu’il, elle a dû fournir, sans s’attarder à savoir s’il a fait de son mieux. 

Quand il vient le moment des devoirs, commencer par ce qu’on maîtrise donne de la confiance   et donc augmente la motivation.

Le point ici est : valorisez la poursuite d’objectifs quelque soit la dose d’effort produite.

3. ENSEIGNEZ LA RESOLUTION DE PROBLEME

La prochaine fois que votre enfant rentre avec une mauvaise note ou un sentiment d’échec quelconque, au lieu de lui demander s’il a fait de son mieux, demandez lui

«  de quoi aurais tu besoin pour faire mieux la prochaine fois? »

Considérer l’échec comme une opportunité d’apprendre ce qui semble ne pas avoir été acquis.

C’est aussi une façon de relativiser: tu n’as pas échoué, il y a des choses que tu n’avais pas encore bien appris. L’objectif du jour: apprendre ces choses là.

Quand cela est possible tentez de voir avec l’enfant quelles sont ses habitudes de travail et lesquelles favorisent l’atteinte des objectifs.

L’environnement: où se sent-il, elle le mieux pour faire ses devoirs? avec où sans musique etc.

Planification : faire une liste avec des cases à cocher, plan de semaine etc. Tout ce qui rend ses progressions visibles.

Le timing: à quel moment de la journée, combien de temps à la fois, (toujours se souvenir que les devoirs c’est comme du boulot qu’on aurait amené à la maison après une journée de travail….c’est parfois la goutte de trop)

L’auto-évaluation: leur donner la possibilité d’auto-évaluer concrètement leurs méthodes de travail:

« si je répète mes mots de vocabulaire 3 fois par semaine je vois que c’est suffisant pour me souvenir. Une 4ème me rassure « .

La méthode de travail détermine beaucoup plus la probabilité de réussite que l’effort

Une bonne méthode de travail permet de baisser le stress,  favorise les apprentissages en profondeur et la mémorisation à long terme.

Qui se souvient après 3 jours des 60 mots de vocabulaire appris en 3 heures de travail intensif le jour avant le test?

 

CONCLUSIONS

Même si vous pensez lever la pression, dire « fais de ton mieux » à votre enfant, génère en fait de l’anxiété.

Préférez lui dire quelque chose de plus spécifique, qui le guide dans le « comment faire » pour se sentir mieux et gérer les attentes de l’école. 

Enseignez lui des méthodes qui permettent de 

Baisser l’anxiété

Construire une bonne estime de soi

Développer de nouvelles compétences

Votre enfant en profitera pleinement en développant des outils concrets qui lui assureront le succès dans ses projets tout le long de sa vie.

Ces outils l’aideront à se sentir moins anxieux dans un système scolaire basé sur la performance

Note complémentaire:

il existe plein de ces petites phrases anodines que l’on dit en toute bonne fois mais qui n’aident pas nos enfants à grandir harmonieusement.

Vous trouverez 25 d’entre elles dans ce petit guide avec des exemples d’alternatives.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

Comment Réagir Positivement, Plutôt Que De S’Emporter. 5 Exemples Pratiques

Comment Réagir Positivement, Plutôt Que De S’Emporter. 5 Exemples Pratiques

Tous les parents le savent, s’emporter ou crier n’apporte pas de résultats à long terme sur le comportement des enfants.
La preuve en est, plus on s’emporte, plus on crie en réponse aux comportements des enfants, plus les comportements se répètent.

On en arrive parfois à ne plus savoir communiquer différemment qu’en criant; il en résulte que toute la famille adopte ce mode de communication.

L’éducation positive semble la solution, tout le monde en parle et c’est bien.

Expliquée dans les livres, l’éducation positive  a l’air facile, mais une fois en situation avec les enfants c’est bien plus compliqué à appliquer.

Résultat? on abandonne de bonnes intentions pour retourner à ce qu’on connaît: s’emporter. 

Ici, nous allons parler  de communication positive, ou de stratégies positives de communication.

Ce serait encore plus explicite de parler de stratégies de communication positives et efficaces .

L’éducation positive c’est choisir efficacement la façon dont on va communiquer avec ses enfants, tant sur la forme (verbale ou non verbale) que sur le contenu (choix des gestes et des mots).

 

 

LES 5 ETAPES POUR REAGIR POSITIVEMENT 

Tentez de garder ce canvas en tête:

  1. Respirer pour calmer votre énervement, se répéter un mantra pour calmer et gérer votre émotion.
  2. Considérer la situation du point de l’enfant pour pouvoir le comprendre et le lui exprimer (empathie)
  3. Prendre la responsabilité de le guider plutôt que le sermonner  ou le punir.
  4. Se (re) connecter à l’enfant pour obtenir son attention active et positive (lui faire sentir que vous êtes de son côté)
  5. Créer un pont sur l’avenir (lui accorder votre confiance pour l’avenir)

Voici en 5 exemples concrets

Comment pratiquer une communication efficace et positive.

Exemple 1 

Votre enfant, 9 ans, vous bassine pour aller passer le weekend chez son copain.

Il insiste, il avance arguments sur arguments. Vous êtes occupé(e) avec le petit dernier et ne pouvez pas répondre de suite. Tout vous agace: le ton, le débit de parole, les alleeezzzz, steuplaît !!

Vous dites: « je ne sais pas je peux pas te répondre maintenant« . 

Il, elle hausse le ton….Vous êtes à deux doigts de vous énerver et de répondre « si tu continues à me bassiner comme cela c’est sûr que ce sera non.

Mais…. vous décidez  d’opter pour réponse positive. 

Respirer un bon coup. Mantra: je ne vais pas m’énerver, il n’y a pas d’urgence,je peux toujours trouver une solution gagnant-gagnant (mantra)

Considérer le point de vue de l’enfant:  il, elle en besoin d’indépendance (passer du temps en dehors de la famille), il est super excité à l’idée de cette aventure, il aimerait donner sa réponse à son ami.

Ca le frustre que je ne sois pas capable de donner une réponse. (qu’est-ce qui se passe pour lui)

Responsabilité de guider: c’est à moi de calmer son impatience et de l’aider à gérer son insatisfaction.

Ok, je vois que ca t’énerve que je ne te donne pas de réponse là de suite. Tu es certainement très impatient de répondre à ton ami, et je comprends. Je préférerais qu’on puisse en parler calmement ensemble mais là, comme tu vois, je ne peux pas je suis occupé avec ton petit frère. Fixons un moment quand on peut en parler sans être interrompu. Après le repas dès que ton frère est couché. 

Oui mais mon copain il m a déjà texté 3 fois pour savoir. Ok. Il est impatient comme toi.

Comment tu peux gérer ce petit problème avec lui? (résolution de problème)

Je lui écris que je lui réponds ce soir. Oui parfait.

Evidement vous tenez votre promesse et prenez un moment, en tête à tête avec votre enfant pour une vraie discussion c’est-à-dire un espace dans lequel il puisse exprimer ses attentes, ses souhaits, et discuter avec vous les conditions ou les éventuelles « contre » de son projet.

Cela ne vous engage en rien à dire oui. Cela vous engage à communiquer de telle façon que vous restiez connectés positivement l’un à l’autre même si l’issu est une déception pour lui. 

 

Exemple 2

Votre enfant, 12 ans,  ne fait que râler depuis le retour de l’école. Chaque chose que vous dîtes, il, elle vous répond en criant.

 

Finalement, elle jette son cartable au milieu de la pièce en criant:.

 

T façon tu comprends jamais rien. Je te déteste!« .

 

Pour vous les limites sont dépassées, vous vous sentez à bout de solutions, vous êtes sur le point d’élever la voix aussi, blessé(e) malgré vous, par les mots utilisés.

 

Vous décidez d’opter pour une réaction positive, constructive.

 

Vous prenez une grande respiration.  Je peux régler cela. Ce n’est pas contre moi, elle m’aime je le sais,  il ne s’agit pas de moi mais bien d’elle. (Mantra)

 

Responsabilité de guider: C’est à moi de l’aider à sortir de cette turbulence émotionnelle. je m’occuperai de mes émotions plus tard.

 

Regarder la situation de son point de vue: quelque chose la frustre profondément, elle a besoin d’exprimer et/ou d’être rassurée. Vous ne savez pas encore mais vous allez ouvrir cet espace:

 

Elle a 12 ans, ses hormones commencent à lui jouer des tours, son cerveau se bat à tenter de prendre des décisions et à gérer ces sautes d’humeur mais ce n’est pas encore très fonctionnel.

 

Se connecter: vous baissez la voix pour faire contraste et attirer son attention.

 

Wahoo, cette fois tu es vraiment fâchée; d’habitude tu ne dis pas de mots blessants (décrire le comportement sans jugement), on ne dit pas de mots de blessants ici(rappeler les valeurs);

ça me montre que tu en as vraiment marre, que c’est sérieux.

Je suis désolée ma chérie que tu te sentes si mal (empathie).

Je suis là pour te serrer fort quand tu es prête (laisser le temps à la re connexion mais initiée par vous) je suis là pour écouter aussi parce que j’aimerais vraiment comprendre ce qui te fâche comme ça. Je suis désolée de ne pas comprendre.

Je suis sûre tu vas savoir très bientôt comment gérer ces trucs énervants.

 

 

Exemple 3

Votre enfant , 7 ans vous interrompt sans cesse alors que vous êtes en réunion pour le travail depuis votre ordinateur à la maison.

Il semble incapable de jouer tout seul. Vous le ramenez 2 fois devant son jeu puis finalement vous faîtes les gros yeux et faîtes un geste impulsif pour lui faire comprendre de vous laisser tranquille.

Le signal est donné: vous avez besoin de prendre une bonne respiration .

Considérer la situation de son point de vue: il a besoin de se sentir prêt de vous, connecté à vous. Mon temps de travail lui paraît interminable aujourd’hui.

Responsabilité de guidance: c’est à moi de l’aider à gérer cela; c’est préférable d’interrompre cette réunion que d’offrir une pseudo attention.

Vous raccrochez en disant à votre collègue que vous la rappelez dans 20 minutes.

Tu fais tout pour attirer mon attention. J’ai mis ma réunion en pause; je suis tout à toi pendant  20 minutes. que devrions-nous faire pendant ces 20 minutes?  

Laissez lui le choix de ce qu’il aimerait faire. S’il est du genre à proposer LE truc qui va durer 1 heure proposez lui un choix entre 2 options faisable en 20 minutes.   

Je vais rappeler pour parler avec ma collègue et finir cette réunion, et juste après, dès que j’ai fini on va jouer ensemble. (vous offrez un moyen de se projeter dans le temps avec un projet)

Je suis sûre tout va aller très vite pour toi maintenant.

Exemple 4

Votre enfant, 11 ans, depuis la rentrée scolaire se relève systématiquement tous les soirs après une demi heure qu’il,elle est au lit et se plaint qu’il,elle ne peut pas dormir.

La répétition vous met un peu sur les nerfs car vous aimez ce moment juste après qu’ils soient au lit pour parler avec votre conjoint de vos journées respectives, entre adultes.

Vous êtes très tenté(e) d’interpréter cela comme du caprice, comme une habitude qui va s’installer…

Le signal est donné: vous avez besoin de prendre une grande respiration et

considérer la situation de son point de vue: il,elle a un nouvel enseignant, elle,il est entrée au cycle intermédiaire, il y a plus d’exigences et donc de pressions. Il se pourrait que le soir venu, ses inquiétudes se transforment en angoisses et ne qu’il ne sait pas comment y faire face.

Quoiqu’il en soit son besoin: se sentir près de vous, besoin de connexion. (aller au lit est une déconnexion)

Elle ne cherche pas à m’empêcher de passer du temps avec mon conjoint(e). (mantra)

C’est de ma responsabilité: de l’aider à traverser cela (même si il,elle semble très heureuse à l’école comme à la maison).

Vous l’emmenez gentiment dans sa chambre puis lui dîtes 

Ca arrive souvent (de ne pas pouvoir dormir) aux enfants de ton âge. Il se passe beaucoup choses à cet âge: ton corps commence à changer, il y a plus d’exigences à l’école, tu as de nouveaux profs, de nouveaux camarades etc (vous suggérez des options possibles pour l’aider à s’exprimer et lui montrer que vous percevez son monde).

Tu sais pour nous les parents aussi ç’est des changements: on doit s’adapter et accepter que vous devenez grands donc qu’on ne doit plus vous traiter comme des petits même si pour nous vous êtes toujours nos bébés. On y réfléchit aussi beaucoup avec (l’autre parent)

Tu me fais une petite place à côté de toi?  On pourrait parler de cela chaque fois que tu en as besoin un petit moment ici. Comme ça on reste tout proche encore un petit moment avant que tu t’endormes.

Je suis sûre que tu vas très bien gérer toutes ces nouveautés.

Exemple 5

Votre enfant, 8 ans, embête son petit frère à chaque fois qu’il le peut:, mettre ses doigts dans son oreille, pousser au passage, prendre son jouet pour l’énerver,  tirer un peu les cheveux, … cette fois il le tape clairement sur le tête.

Vous avez demandé d’arrêter mille fois mais là trop c’est trop! on ne tape pas! ca fait mal!  Le petit pleure… la jauge monte dans le rouge d’un coup!

Il s’en est fallu de peu…mais vous avez perçu le signal ..

Vous prenez une grande respiration: cette fois il est temps de mettre une limite sans exploser pour qu’elle soit efficace.

Je peux le faire, je sais comment le faire, j’ai raison de le faire (mantra)

Vous consolez et calmez tout d’abord le petit. Vous êtes encore dans le rouge mais….

Considérer la situation de son point de vue :Il a besoin d’attention, perçoit son frère comme bien plus important, il se sent déconnecté et pense que c’est à cause de son frère.

La réalité: vous avez récemment eu beaucoup à faire, vous avez repris le travail  et passé moins de temps avec votre aîné.

Wahou! Tu es déchaîné ces temps. Tu sais que nos moments particuliers me manquent.

Depuis que j’ai repris le travail, que tu as commencé le foot, on  a tellement à faire… et depuis on n’a plus fait nos “moments particuliers”.

Que dirais tu si on le faisait aujourd’hui dès que ton frère est au lit.

Maintenant dis moi? Est-ce que taper est autorisé dans notre foyer? Non. Même très frustré on ne tape personne. Ca fait mal. Ce n’est pas de sa faute à ton frère si moi je ne prends pas assez temps avec toi. Je vais changer cela pour que tu te sentes mieux.

Et toi ? tu peux changer quelque chose pour ton frère?

(vous modélisez la résolution de problème, la prise de responsabilités et la réparation). 

Article complémentaire : Punitions vs Conséquences, que faut-il croire?

A l’avenir je souhaite que tu trouves d’autres moyens de me dire que t’es pas content, que de taper ton frère. Je suis sûr(e) que tu sauras le faire.

L’équilibre familial est à la portée de tous

MH

 

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5 étapes pour créer une collaboration parents-enseigants gagnante-gagnante

5 étapes pour créer une collaboration parents-enseigants gagnante-gagnante

 

Bien souvent les enseignants, comme les parents font appel l’un à l’autre QUE lorsque l’enfant présente une difficulté d’apprentissage compromettant sa réussite scolaire; ou lors de troubles du comportement récurrents qui mettant en péril l’ordre dans la classe. 

Soit le courant passe bien entre l’enseignant et le parent et la collaboration est un soutien pour l’enfant, soit les points de vue divergent, les émotions prennent le dessus, et la rencontre est un échec ou tout du moins n’apporte pas le résultat bénéfique escompté.

Le parent comme l’enseignant, ne se sentant pas entendu ou compris dans son propos, ne se sentant pas reçu dans ses inquiétudes, ou ses attentes, vont, tour à tour critiquer ou mal juger de la qualité de l’implication de l’un et  de l’autre auprès de l’enfant.

 

La confrontation ou l’évitement qui s’en suit va se faire au détriment de l’enfant.

 

Alors que se passe-t-il pour l’enfant? Que ressent-il? Qui fait quoi pour l’aider? Comment peut-il gérer le fait que son parent et son enseignant ne sont pas d’accord à son sujet, mais surtout se “chamaillent” à cause de lui.

 Le Dr Doug Haddad, spécialiste de l’Enfance à l’école, coach et mentor auprès des enseignants de l’école publique du Connecticut dit et affirme que,

 

Lorsque enseignants et parents sont unis, ils créent l’un des plus puissant partenariat qu’un enfant puisse avoir besoin. Doug Haddad.

 

Pour le Dr Haddad, les points clef de la bonne collaboration entre parents et enseignants, sont l’ouverture, l’intérêt du parent pour le programme et les objectifs des enseignants, le contact régulier entre parents et enseignants, même bref, l’intérêt de l’enseignant pour les observations des parents, la volonté de part et d’autre de mettre l’enfant et ses besoins en terme d’apprentissage et de tâches de développement au centre du programme scolaire.

 

1. Approcher l’enseignant,e de votre enfant le plus tôt possible

 Le plus tôt possible, c’est-à-dire dès la 1ère semaine, ou le 1er mois.

Faites sa connaissance comme vous feriez connaissance avec une, un collègue ou collaborateur. Vous allez ensemble accompagner votre enfant durant les 12 prochains mois dans sa tâche d’écolier, alors pourquoi le faire séparément ? Doug Haddad

 

2. Aborder l’enseignant(e) comme un(e) futur(e) allié(e) 

 Si l’enseignant(e) est « le Maître à bord » de sa classe avec son savoir et son “ savoir enseigner »,  (il),elle n’en reste pas moins un être humain comme vous, soucieux(se) de bien faire sa tâche, avec ses points forts, et ses vulnérabilités.

 Comme vous, il,elle a des doutes, des moments de découragements, de moments où il,elle a aussi besoin de soutien et de feedback lui signifiant comment les enfants vivent sa présence et son enseignement.

 Vous, vous êtes le parent, soucieux(se) du bien-être de votre enfant, qui venez avec des enjeux émotionnels que l’enseignant(e) n’a certes pas; cependant vous connaissez votre enfant dans des détails que l’enseignant(e) ne connaît pas et qui pourraient lui être utile de savoir pour mieux le,la comprendre.

L’espace où le parent et l’enseignant se rencontrent, c’est à la croisée de ces deux connaissances que vous avez ensemble de l’enfant: sa personnalité et ses particularités émotionnelles, (vous êtes le spécialiste) ses particularités d’apprentissage et de socialisation (l’enseignant est le professionnel spécialiste).

 

Abordez donc l’enseignant, comme le nouveau partenaire de développement de votre enfant. 

 

Présentez-vous, signifiez votre envie de collaborer dans l’éducation scolaire de votre enfant, son élève, et de votre disponibilité pour apporter des réponses à des questions qu’il,elle pourrait avoir au sujet de son élève, votre enfant dans le but de lui offrir les meilleures conditions d’apprentissage, de plaisir et de bien-être avant-pendant et après le temps scolaire.

 

3. Voyez quels sont les sujets sur lesquels vous en savoir plus pour mieux collaborer.

 

  • Les règles de conduites en classe (comme cela vous les connaissez et votre enfant sait que vous les connaissez)
  • Les exigences en matière de devoirs
  • Les points sur lesquels l’enseignant est peu flexible ou au contraire plus souple.

Puis de manière régulière, en quelques minutes intéressez-vous à un sujet crucial du temps scolaire: la socialisation de votre enfant, posez des questions:

  • comment le percevez-vous au sein de ses camarades?
  • comment se comporte-il?
  • comment réagit-il aux interactions avec les autres,
  • quelle place a-t-il, elle au sein des camarades, dans les activités en petits groupes, est-il accepté(e), acceptant(e), isolé(e) etc.
  • Intéressez-vous à son état émotionnel dominant: le,la  sentez-vous heureux(se) , confiant, (e), compétitrice(eur), soucieux, tendu(e), envahissant(e).

 

L’enseignant saura très bien vous répondre et vous dire si des situations particulières créent des émotions particulières chez votre enfant. Vous apprendrez des choses sur votre enfant qui pourront vous servir pour lui apprendre  à s’affirmer, à prendre confiance en lui, à laisser la place aux autres, à modérer son énergie.

 

  • Le programme de l’année ou du semestre, non pas pour le faire à l’avance ou pour vous insurger dès le moindre retard. Pour soutenir votre enfant lorsqu’il est en difficulté et l’aider à fixer de petits objectifs connaissant le grand (ce que les enseignants n’ont souvent pas le temps de faire)

 

  • Après quelques mois, intéressez-vous aux forces et aux points faibles observés par l’enseignant de votre enfant, tant dans le cadre des apprentissages académiques que dans les disciplines récréatives ou créatrices. Cela vous permettra d’échanger avec l’enseignant en quoi cela rejoint ce que vous savez de votre enfant et en quoi vous pouvez travailler au renforcement des zones plus vulnérables de votre enfant.

 

4. Si cette démarche vous semble difficile à faire, considérer les avantages à agir ainsi

  • Créer les fondations d’une relation parent-enfant collaborative plutôt qu’une collaboration réactive dépendante des évènements (malheureusement le plus souvent les négatifs)
  • Favoriser la pro-action des uns et des autres; l’enseignant, comme vous, serez plus enclin à communiquer au plus rapide une inquiétude ou un questionnement, plutôt que d’attendre que la situation soit arrivée à un point critique.
  • Communiquer à votre enfant un message positif: sa scolarité est importante pour vous, vous prenez  le temps nécessaire pour vous pré-occuper, tout au long de l’année de son bien-être à l’école. Et pas seulement quand cela ne va pas très bien. 
  • Créer un pont de communication pour votre enfant, entre son enseignant(e et vous-même.
  • Eviter de créer un fossé entre le monde de l’école et celui de la maison; les enfants pensent souvent qu’ils vaut mieux séparer les deux soit par peur des représailles, soit par crainte de décevoir le parent. Pendant ce temps, parents comme enseignants pensent que l’enfant communique et informe les uns les autres de ce qui se passe d’un côté, comme de l’autre.

L’interprétation est souvent: « s’il, elle ne raconte rien c’est que ça doit aller. » ou « L’institutrice me dira bien si il y a quelque chose qui ne va pas »;

Lors de la réunion de parents ou du carnet scolaire c’est la douche froide! Et le pire dans ce cas….c’est que le réflexe est de s’en prendre à l’enfant aussi: « pourquoi tu ne m’a rien dit ? »

 

5. Rencontrer l’enseignant(e) de façon régulière, même quelques minutes.

La régularité est signe d’engagement, tant pour votre enfant que pour l’enseignant(e). Ne vous transformez pas en parent inquisiteur, cela pourrait submerger l’enseignant,e qui finirait par angoisser à chaque fois qu’il vous voit arriver et de fait anéantir tous les effets positifs de la collaboration. Dough Haddad

Petit conseil: dès le début voyez avec l’enseignant,e quel moyen de communication il, elle préfère ainsi que les moments les plus propices: par téléphone, de vive voix, par email, plutôt avant la classe, plutôt après, plutôt sur rendez-vous etc.

 

Comme avec nos enfants, mieux le cadre est clair et établi pour tout le monde, plus on évite les écueils des incompréhensions, des attentes non satisfaites et des insatisfactions qui en découlent. 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

Est-ce que je t’aime comme tu aimes ?

Est-ce que je t’aime comme tu aimes ?

JE T AIME

3 petits mots à dire sans modération.

Le dire suffit-il? Pas toujours… le dire c’est bien, le démontrer c’est encore mieux.

Nous avons mille manières de démontrer notre amour. Que ce soit avec nos proches, notre conjoint(e) et bien sûr à nos enfants.

Cependant parfois nous ressentons le “je t’aime” tout différemment…

Beaucoup d’entre nous ont expérimenté cela : dans notre enfance, dans nos relations amicales, dans notre couple …d’entendre l’un ou l’autre nous dire: “je t’aime”, puis  cette même personne fait ou dit quelque chose de pas vraiment aimable, ou aimant, ou qui ne nous fait pas sentir aimé(e).

 

 

 

Cette question vient alors: qu’est-ce qui a le plus d’impact sur nous? Les mots ou Les gestes ?, Les « je t’aime » circonstanciés ou répétés ou les gestes ?

Et pour nos enfants, qu’est-ce qu’ils leur importent le plus? Qu’est-ce qui touchent le plus ?

Nous aimons tous à notre manière, et n’avons pas de doute sur la sincérité de notre amour. Cependant recevons-nous toujours des message que notre amour est perçu ou reçu ? Et nous-mêmes… donnons-nous confirmation de notre sentiment d’être aimé? Est-ce par manque de reconnaissance ou simplement parce que, peut-être, nous ne nous sentons pas pleinement aimé…?

Aimer l’Autre est complexe et dépend bien souvent de nos propres apprentissages de l’Amour et du recevoir l’Amour. La façon de donner l’Amour dépend de la définition que nous en avons.

Nous pourrions penser que L’AMOUR c’est donner des solutions, aider; nous pourrions penser que aimer c’est diriger, c’est corriger – nous pourrions penser que L’AMOUR c’est tout faire pour l’Autre – ou encore que L’AMOUR c’est donner sans que l’autre ait à demander – nous pourrions penser que L’AMOUR c’est offrir de somptueux cadeaux – nous pourrions faire une longue liste avec les définitions de chacun.

Il arrive pourtant que, malgré tous les gestes de l’Un, l’Autre n’exprime pas le fait de se sentir aimé.

Alors c’est que peut-être,  parfois, l’Amour donné, ne se transforme pas en Amour ressenti.

Alors pourquoi ne pas de temps à autre poser la question:

“Qu’est-ce que je peux faire pour  t’aider à te sentir aimé (e)?”

Je me souviens d’un jeune garçon de 13 ans, accompagné de sa Maman. Le courant ne passait plus entre eux; le garçon s’était renfermé, ne communiquait avec sa Maman que pour les choses du quotidien. Il n’y avait pas de conflit ouvert ou de propos violents. Juste une forme d’indifférence que la Maman ne supportait plus.

Lors de notre entretien, la Maman dit à son fils: « je t’aime tellement tu sais »: et lui de répondre: « je sais », sans même lever les yeux vers sa mère.

Je lui pose alors cette question: « que fait ta Maman pour te montrer qu’elle t’aime ». A quoi il répond en bougonnant: « je ne sais pas: faire les courses, ma lessive tout ces trucs je pense ». Et quoi encore? « elle me fait à manger et me laisse sortir avec mes copains ». Et? « Je ne sais pas c’est tout ».

Puis à la Maman: selon vous que faîtes-vous pour démontrer à votre fils que vous l’aimez: à quoi la Maman très émue répond: « je fais tout ce que je peux pour lui, et surtout je lui dis combien il est important pour moi et combien je l’aime. Je le lui dis tous les jours. Je ferais n’importe quoi pour lui« ; le garçon serrant les poings se ferme encore un peu plus et entre ses dents murmure à sa mère: « arrête! c’est bon! t’as pas besoin de pleurer ».

Alors cette question est arrivée: « te sens-tu aimé par ta Maman? » Le jeune garçon hésite un peu, l’émotion le gagne mais il garde les yeux rivés au sol: « oui je pense, je sais pas…. »

« Qu’est-ce que ta Maman pourrait faire pour t’aider à te sentir aimé ». Très surpris par la question, le jeune garçon se relève un peu, puis regarde longuement dans le vide… puis sans qu’il puisse retenir ses larmes dit, en direction de sa Maman: « j’aimerais qu’elle prenne du temps pour être aimée aussi, afin que toute son attention ne soit pas que pour moi. Et j’aimerais aussi parfois qu’elle me parle d’elle, de ce qu’elle ressent, au lieu de toujours s’inquiéter pour moi. Alors je sentirais qu’elle me fait confiance,  qu’elle me donne cette confiance que suis capable de la comprendre, que je peux l’écouter et l’aider à mon tour. Mais j’ai l’impression que je n’ai que le droit d’être son bébé … « 

Un magnifique exemple d’un amour fort, qui tente de combler des besoins projetés par la Maman, sans combler les besoins réels de l’enfant,

qui dans cet exemple est d’être considéré pour ce qu’il est devenu, à savoir un jeune capable de prendre soin de lui et désireux de prendre à son tour soin des  de sa mère, dans la mesure de ses capacités.

J’ai repensé à cette séance empreinte d’émotions intenses plus d’une fois.

J’ai alors reposé cette question à Dana, Maman de 2 fillettes de 12 et 6 ans, très attentive au bien-être de ses filles, bien qu’elle n’ait que peu de temps à leur consacrer. La petite, très vive fait encore souvent des crises de colère et d’opposition notamment après l’école et jusqu’au moment du coucher. Lors de la séance je pose la même question:

« Qu’est-ce que Maman pourrait faire pour t’aider à te sentir aimée. » Les yeux de la petite se sont alors illuminés: « jouer au jeu du karakoké ». Et la maman d’éclater de rire, puis de dire un peu gênée: « je déteste cela je ne sais pas chanter ». « Mais non Maman, ça fait rien si tu sais pas chanter, moi, je vais t’apprendre les chansons; comme cela on pourra chanter tous ensemble ». 

« Et tu sentirais qu’elle t’aime en faisant cela? Ouiiii beaucoup même ». L’aînée enchaîne spontanément en disant: « moi j’aime quand tu me coiffes les cheveux car je te sens tout près de moi et tu me parles toujours doucement. » 

Voilà comment les enfants expriment, comment ils se sentent aimés;

Parfois pour eux l’amour passe par demander aux parents, non pas de faire une chose qu’il n’aiment pas, mais plutôt de leur demander de se dépasser eux-mêmes pour partager quelque chose que eux, aiment particulièrement faire.

Le plus souvent le plus simple leur apporte le plus profond sentiment d’être importants à nos yeux, en d’autres termes, d’être aimés.

Alors  aujourd’hui j’invite chaque parent à poser cette question à leurs enfants, peut-être ce soir avant de s’endormir

Dis moi une chose que j’ai faite aujourd’hui qui t’a fait sentir que je t’aime. 

ou/et

Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider à te sentir aimé(e)?

Non pas que votre amour ne soit pas suffisant. Loin de là.  Cette petite question permet simplement de s’assurer que leurs besoins sont satisfaits et que votre amour s’exprime tel qu’ils en ont besoin.

Il se pourrait bien qu’il, elle vous retourne la question. Soyez prêt à y répondre. Surtout ne jamais répondre: « rien, tu es parfait comme tu es ». Ce serait noyer l’ensemble de ses actions dans une satisfaction générale, ce qui aurait pour conséquence de donner le message à l’enfant:

« Papa, Maman ne prennent pas garde à ce que je fais pour les aimer ».

Personnellement je répondrais: « j’adore quand tu me demandes: comment ça été ta journée Maman aujourd’hui? Ca remplit mon coeur d’un coup, je me sens considérée et aimée. »

Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider à te sentir aimé (e)?

(différent de qu’est-ce qui te ferait plaisir)

Nous pouvons également reposer cette question ça et là à notre conjoint(e). Qu’est-ce qui, dans ce que je fais, te fait sentir que je t’aime.  Quand est-ce que tu t’es senti aimé(e)  par moi aujourd’hui.

N’hésitez pas à partager vos réponses et expériences  ici ou sur la page FB. Ce sera certainement très enrichissant pour tout le monde.

 

 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST LA PORTEE DE TOUS

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

C’est parti pour 2019!

Sans en faire des résolutions, je vous offre ici, 10 comportements auxquels vous pouvez prêter attention en 2019 de façon plus soutenue,

afin d’améliorer ou de maintenir votre relation avec vos enfants.

Nul besoin d’en faire une résolution. Encore moins de se promettre de les respecter les 10 à la fois et chaque jour

Les Fêtes sont derrière nous, le rythme du quotidien professionnel et scolaire a repris.

Pour beaucoup, comme une tradition, quelques résolutions ont été prises pour faire de 2019 une encore meilleure année que 2018.

Je vous propose de les noter et les coller sur votre frigo;

même encore mieux, de les avoir écrits séparément dans différents endroits comme, le miroir de la salle de bain, votre bureau, votre page d’accueil de votre ordinateur ou téléphone portable; cela vous aidera à vous en souvenir.

Faites le point régulièrement sur l’évolution des comportements sur lesquels vous avez le plus à vous concentrer pour vous améliorer.

Ainsi, pas besoin de vous promettre quoique ce soit.

Les lire vous invitera à le faire, ou à réaliser que peut-être certains jours, vous avez quelque peu négligé l’un ou l’autre de ces comportements.

Peu importe les raisons, l’important c’est de s’en rendre compte, de l’accepter et de réajuster.

1. Compatir plus souvent 

Se sentir compris et entendu baisse instantanément la tension ou reboost la motivation. Cela fonctionne pour chacun de nous et tout particulièrement pour les enfants.

Ansi chaque fois que votre enfant est frustré, ou fâché pour une quelconque raison, essayez de compatir avant d’agir:

oui je sais que c’est ennuyant, je vois que t’es fatigué, je suis sûre que tu préférerais jouer

Cependant (éviter les mais qui annulent ce que vous venez de dire), c’est l’heure de faire tes devoirs, tu ne peux pas taper ton frère pour autant, j’aimerais que etc…

Compatir = se mettre dans les chaussures de l’autre, même si pour nous mêmes, le problème n’est pas aussi important qu’il l’est pour l’enfant.

Parfois en tant que parent on se dit: il n’y a rien de dramatique, il n’y a pas de raison de pleurer, ou encore: je n’en demande pas tant…

Pour les enfants les choses sont différentes.

Et si juste ces 3 petits mots: je comprends que, permet d’éviter la crise alors pourquoi s’en priver.

2. Dire ce qu’ils peuvent faire plutôt que ce qu’il ne peuvent pas faire.

Si cela demande un petit effort mental de la part de l’adulte, il est bien plus efficace d’exprimer une demande sous la forme positive que sur la forme négative.

Ainsi:

  • ne lâche pas l’assiette devient, tient la très fort,
  • ne sautez pas sur le canapé, sautez sur le tapis, ou encore jouons à un autre jeu,
  • n’utilise pas ton téléphone pendant le repas, laisse ton téléphone dans ta poche,
  • on ne tape pas, utilise tes mots, etc…

La conséquence directe de la formulation positive est qu’elle donne des indications ce par quoi on peut remplacer le comportement, et évite la réaction négative du cerveau, liée à l’interdiction.

Si je vous dis:

« restez dans les limites de la vitesse indiquée c’est plus prudent« , votre cerveau réagit différemment que si je vous dis:

« ne dépassez les limitations de vitesse sinon…« .

Faites l’exercice entre adultes et voyez ce que vous pourriez formuler sur la forme positive plutôt que sous la forme d’une négation.

3. Les faire rire tous les jours

Le rire c’est la santé.

Le rire a des effets relaxants et libérateurs de stress insoupçonnés. Il existe même des thérapie par le rire où les personnes vont se réunir une fois par semaine pour des séances de rire.

Si les enfants semblent pleurer beaucoup et facilement, ils rient tout autant et tout autant facilement.

Les faire rire les aident à dépasser leurs frustrations, et surtout les font se sentir heureux et connectés à eux-mêmes et à la personne qui les fait rire.

A pratiquer sans modération.

4. Dire oui! plus souvent

Il semble que beaucoup de parents ont de la peine à dire non.

Et pourtant… observez sur une période de 24 heures le nombre de fois que vous avez dit non:

  • « non pas maintenant,
  • non pas aujourd’hui,
  • non il n’y pas de raison,
  • non je ne crois pas,
  • non tu peux pas,
  • non de… non mais j’y crois pas, non tu ne vas pas recommencer,
  • non je t’ai déjà dit,
  • non pas la dessus,
  • non pas comme ça….« 

Essayons:

  • « oui, dès que j’ai fini;
  • oui je comprends que tu sois pressé de le faire aujourd’hui, veux-tu m’expliquer pourquoi?,
  • oui c’est très cool de ta part de vouloir m’aider… « 
  • oui, je t’aime…

Il est important aussi de savoir parfois dire oui, à des choses pour lesquelles nous aurions tendance à dire non,

parce que cela ne nous arrange pas sur le moment, ou que les conséquences de notre oui pourraient être contraignantes pour nous ou…

encore que nous pensons que ce que l’enfant demande n’est pas “de bon ton” ou pas dans les “règles que nous nous sommes fixées”.

Relire à cet effet l’article ICI

Un oui concédé là où l’on pensait non, peut se solder par des comportements ultra positifs et des oui spontanés! à nos demandes là où d’habitude on récolte des nons systématiques

5. Passer du temps privilégié chaque jour avec chaque enfant

Le temps est un cadeau qui n’a aucun égal et qui laisse des sentiments profonds d’appartenance et de valorisation.

Les enfants plus que tout au monde, désirent passer du temps avec leurs parents.

Faut-il que ce temps soit intense dans le sens que l’enfant sente que nous sommes pleinement avec eux.

Du temps privilégié est du temps où l’enfant se sent entier, le plus important à vos yeux, où il se sent apprécié quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise.

Ces temps peuvent être passés à jouer, à danser, à discuter, à les laisser s’exprimer comme ils le veulent, sans restriction ni règle contraignante; ces moments peuvent être aussi plus calmes, à les écouter vous raconter leurs histoires, à les bercer.

Le petit détail qui fait toute la différence: ils sont maîtres du moment.

Cela construit chez eux la notion de confiance qu’ils ont le droit d’être ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être sans être retenus, punis, ou encore jugés.

La seule chose que le parent cadre dans ces moments particuliers est la durée et bien sûr, la sécurité.

15-20 minutes par jour, comme un rituel, et de préférence en individuel 1-1 parent- enfant.

6. Utiliser votre “bouton pause” et criez moins

Crier ou de s’énerver est le signal que vous donnez (à vous) et à vos enfants que vous avez cédez à la lutte de pouvoir.

Le meilleur et seul moyen de l’éviter est d’utiliser le “bouton pause” et de respirer.

Comme un bouton d’alarme pour vous: “SOS gestion de mes émotions” dites vous intérieurement:

« je m’arrête, je prends une grande respiration, je me recentre sur la réalité, il n’y a pas de danger, ni d’urgence, juste de la fatigue, des frustrations, du stress « .

Puis vous reprenez le cours des évènements, que lorsque vous avez suffisamment de calme en vous pour gérer la situation.

7. Eteindre vos écrans lorsque vous êtes avec eux

Les écrans sont devenus des amis “incrustés” dans les familles.

Ils sont partout avec nous, tout le temps, ont toujours quelque chose à nous communiquer et allez savoir pourquoi, tout est toujours prioritaire…

Il est important que nous sachions nous détacher de cette habitude lorsque nous sommes avec les enfants, ne serait-ce que pour modéliser l’art d’être en bonne communication.

Rien n’est plus frustrant que de devoir partager l’attention de l’autre avec un écran.

8. Aller au grand air avec vos enfants

Sortir et se dépenser au grand air a pour conséquences de baisser les tensions, libérer les stress et les colères,

Régénérer en oxygène l’ensemble de l’organisme, augmente la faculté de concentration, et rapproche les personnes qui font l’activité ensemble.

Toute la famille en tirera des bénéfices.

9. Autoriser les émotions, limiter les comportements

Dans les crises on perçoit d’abord les comportements qu’on essaye dès lors de contrôler. Rappelons-nous que tout comportement inadéquat est généré par une émotion “négative”. Le plus les émotions sont exprimées le moins elles sont traduites en comportements.

  • « Tu as le droit d’être en colère, tu peux le montrer autrement qu’en frappant ton frère.
  • « C’est normal que tu sois déçue, je ne peux pas te laisser être impolie avec moi ».

C’est ce qu’on appelle mettre des limites avec empathie.

Vous reconnaissez et autorisez l’émotion, vous limitez l’expression de ces mêmes émotions à des comportements acceptables.

10. Laisser une plage “temps pour moi” sur les plannings

On ne prend bien soin des autres, que lorsque l’on prend bien soin de soi.

En tant que parents cela veut dire que vous ne pouvez bien gérer toutes les variations et variantes émotionnelles et comportementales de vos enfants que si vous prenez soin de vous.

Rechargez vous-mêmes: en repos, en énergie émotionnelle positive, en relations affectives et sociales ressourçantes, en réalisations personnelles, hobbies, ou passe-temps.

Devenir parent signifie se consacrer pleinement, pas se sacrifier pleinement.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS