8 raisons surprenantes pourquoi les enfants ne coopèrent pas

8 raisons surprenantes pourquoi les enfants ne coopèrent pas

Avez-vous compté combien de fois vous avez répété les mêmes choses aujourd’hui?

Qu’avez-vous finalement fait? 

  1. je me suis énervé 
  2. j’ai fait moi-même

Bon… ne vous en faîtes pas trop, vous êtes probablement des centaines à sourire en lisant cela. 😂😕  ou pas.. 😅

Quoique vous ayez fait, voyons maintenant si l’un ou l’autre des 8 points suivants peut vous aider à arrêter de répéter, et vous donner quelques pistes pour faire autrement. 

1. Ils ne partagent pas nos priorités.

Faire le bain, se préparer pour partir, ranger la chambre, tout autant de choses qui sont impératives pour nous, n’ont que peu, voire aucune  importance pour eux, surtout s’ils sont en train de faire autre chose. Comme jouer!

Jouer est leur travail, leur priorité, car c’est comme cela qu’ils apprennent et qu’ils prennent du plaisir. 

Pour nous jouer est devenu superflu! 

De là, nous comprenons comment le décalage de priorités engendre, la frustration.

Soyez rassurés:  cela les frustre autant de de vous entendre répéter, que vous, de devoir répéter! 

Changer cela serait du coup un pari gagnant-gagant! 

.

2. Nous les avons entraînés à nous accorder de l’attention que lorsque nous élevons la voix ou menaçons de punir

Aïe ! Vraiment ? Oui vraiment.

Les enfants s’adaptent et intègrent  les stratégies de communication que nous instaurons.

Si notre stratégie est de répéter, l’enfant apprend que, en ne réagissant pas, il s’accorde du temps pour ce qu’il est train de faire.

Ainsi il attend le signal ultime: le moment où vous élevez la voix ou annoncez la conséqeunce.

Si nous avons pris l’habitude d’user et d’abuser de la méthode : « je compte jusqu’à 3 », nous avons entraîné l’enfant à attendre que nous ayons fini de compter pour éventuellement répondre.

Et je dis intentionnellement éventuellement car, faisant l’expérience que cela ne fonctionne pas comme attendu, bien de parents s’arrêtent de compter à 2 ¾ sans jamais atteindre 3.

L’enfant apprend donc qu’il n’y aucune urgence à répondre ou à collaborer.

Solution: Capter leur attention avant de poser sa demande: 

« Hey les Loulous, excusez-moi, j’ai quelque chose à vous dire, vous m’écoutez? »

Et attendre qu’ils lèvent la tête  

« Les enfants!  je viens pour t’avertir que cela va être l’heure de se préparer pour le bus. Encore 10 min et on y va. Vous m’avez entendu? »

Et attendre qu’ils acquiescent. Vous allez retrourner dans 5 min pour les avertir qu’il reste 5 min. 5 min plus tard ils seront prêts à venir.

3. Ils ont besoin de plus de soutien pour vivre les moments de transition.

Vous l’avez compris au point précédant.

Les transitions sont des moments difficiles pour les enfants, surtout quand elles arrivent  sans préavis.

C’est la raison pour laquelle les transitions sont autant sujettes à crises d’opposition en tout genre: cris, refus, désorganisation, oublis obligeant  de retourner 5 fois dans la maison etc.

Relire: 9 choses  que votre enfant aimerait que vous sachiez quand il dit non

Solution: Accompagner les enfants dans les transitions, en les avertissant, en reconnaissant la frustration que cela engendre puis en les accompagnant à se diriger vers l’activité suivante.

Je viens pour t’avertir que ça va bientôt être le moment de se préparer pour l’école. Tu peux avertir tes monstres que tu vas devoir partir? Quand le sablier est vide ce sera le moment de te préparer

« Je suis sûr que c’est très embêtant de devoir arrêter de jouer, ton train magique peut t’emmener jusqu’à tes chaussures pour t’aider à les mettre? « 

Valable aussi pour les plus grands:

« Je sais que vous êtes en pleine partie mais je dois vous avertir que dans 10 min on va passer à table. Préparez-vous à devoir interrompre votre jeu. »

4. Leurs fonctions cérébrales sont encore imparfaites. Enfin… ils ne sont pas assez grands pour comprendre que vous attendez 😉

Pour faire ce que vous demandez, votre enfant doit prendre une décision, celle de passer à autre chose.

Seulement voià, avant un certain âge ce n’est pas très facile à faire. Voire impossible.

La partie du cerveau qui permet cette chose qui vous semble naturelle est encore en chantier chez eux. 

Ainsi l’enfant aura plus tendance à répondre impulsivement en rapport direct avec son désir.

En plus quand on crie ou qu’on répète sans cesse, le cerveau bloque. 

Et finalement le vôtre aussi ! 

Alors comment régler cela?

En vous connectant à lui, car l’enfant répondra positivement lorsque son envie de se connecter à vous est plus forte que l’envie de continuer à faire ce qu’il fait.

Chaque fois qu’il décide parce qu’il est connecté à vous, il entraîne cette faculté à switcher d’une occupation à une autre. Cela l’entraîne à l’auto-discipline. 

Solution:  trouver un moyen de lui donner l’envie de collaborer plutôt qu’attendre de lui d’obtempérer dès qu’on le lui demande.

« Wow ta tour est vraiment haute. Tu penses pouvoir la faire grande comment? Oh ca va être génial. Tu veux bien faire une petite pause pour venir te brosser les dents et ensuite je te regarde faire ta tour jusqu’au plafond»

5. Ils ne se sentent pas entendus dans leur position.🤔? 

Comment cela?? C’est vous qui n’êtes pas entendus! 

Tout à fait, cependant eux non plus,

surtout lorsqu’ils sont interrompus (avec insistance !!! ) dans leur activité pour quelque chose qui ne les intéresse pas sur le moment. 

Et lorsque vous êtes fatigués de répéter, parfois vous passez à la vitesse supérieure et vous … criez ou menacez de punir… 😤

Marshall Rosenberg disait : « nous ne pouvons pas obliger les enfants à quoique ce soit; on peut seulement les faire regretter de ne pas l’avoir fait ».

Cela veut dire que “faire obéir” revient à user de méthodes contraignantes.

Si cela se répète journellement, l’enfant ne réagit plus ou pas tout de suite, par manque de considération ou manque de pouvoir positif.

L’enfant va décider de coopérer lorsqu’il peut sentir de notre façon d’interagir avec eux, que nous tenons compte de LEUR situation aussi!

Cela est vrai à tout âge, et crucial dès la pré-adolescence.

Pensons une seconde comment cela se passe pour nous-mêmes: 

Votre patron:

« apportez-moi les derniers rapports au plus vite svpl ». alors que vous êtes déjà à la bourre pour terminer une tâche.»😡🙄

« je sais que vous êtes très occupé(e), alors dès que vous avez un moment je vous serais reconnaissante de bien vouloir m’apporter les derniers rapports. » 👍🏼🙂

Solution: leur faire savoir que vous prenez en compte leur réalité du moment et  leur donner du pouvoir positif, c’est-à-dire une part de choix.

« Leo j’ai bien entendu tu as dit très fort NON PAS DE BAIN. Peut-être que tu n’aimes pas du tout le bain. Et probablement que quand tu seras grand tu prendras plus jamais des bains n’est-ce pas? Mais maintenant tu as besoin d’un bain, comme Maman, comme Papa, on a tous besoin de prendre le bain.

Tu préfères prendre le bain ou faire la douche? On y va maintenant ou dans 5 minutes? »

« je comprends que ça te décourage d’avoir autant de devoirs à faire. Moi aussi après toute une journée de classe ça m’ennuierait de m’assoir encore pour refaire des maths. Tu le sais les devoirs c’est ta responsabilité d’écolier. 

Tu préfères les faire avant ou après le repas? Ou en partie maintenant et terminer après le repas. Ils devront être faits avant 20h00 comme cela tu peux jouer un peu sur ta tablette avant de dormir.

6. Ils se sentent déconnectés, ou sont déconnectés de nous.

La connexion est l’élément magique de la relation entre parent et enfant.

Lorsque la connexion est bonne tout est possible.

Lorsque la connexion est rompue, toute collaboration est compromise.

Le problème c’est que souvent on interprète le manque de copération de comme une intention négative de l’enfant envers nous, une disposition négative de l’enfant vis-à-vis du parent.

Alors qu’en réalité ce qui se passe c’est que l’enfant est déconnecté ou ne se sent pas connecté. 

La déconnexion peut être créée par différentes choses, aussi

  • innocentes que le voyage dans l’imaginaire,
  • douloureuses qu’ une mise à l’écart, (punition, envoyé en chambre) ou
  • secrètes qu’ un souci qu’il n’aurait pas partagé  mais qui l’envahit.

Un enfant qui joue est dans son monde, a perdu la connexion avec la réalité et donc lorsqu’on l’appelle, il faut un temps de reconnexion.

C’est comme faire un appel téléphonique et attendre que la personne décroche à l’autre bout. Et parfois le téléphone sonne occupé.

Les cris, les menaces, les mises à l’écart, sont autant de façon que le parent utilise qui créent une douloureuse déconnexion.

Rester derrière l’enfant à le seriner pour qu’il réagisse, crée une connexion qui est un leurre parce que l’enfant se sent déconnecté ou finalement le souhaite. 

Si l’enfant est préoccupé par quelque chose d’important pour lui, sa connexion à vous peut-être momentanément très faible.

Solution: Il est indispensable de reconnecter l’enfant d’abord, en attirant son attention avec compréhension avant de poser sa demande.

“Wahou Leo, ton train a l’air magique. Il va où? il prend des passagers comme moi? puis en l’invitant à entrer dans la réalité : « je sais que tu n’as pas fini avec ton train et c’est l’heure du bain. Ton super train pourrait t’y emmener ou le train doit rester ici pendant que tu prends le bain?

Cela rejoint l’aide aux transitions:

entrer dans son monde pour l’aider à en sortir plutôt qu’exiger de lui, de sortir de son monde, pour rejoindre le nôtre.

D’autant si c’est pour quelque chose d’aussi inintéressant que prendre le bain ou mettre la table.😜

7. Ils ont perdu foi en nous.

Je me souviens cette Maman atterrée par la remarque de son fils de 10 ans:

de toutes les façons tu n’as plus de plaisir à être Maman. Tu fais que crier et espérer qu’on soit pas là ou dans nos chambres, Tout ce qui t’intéresse c’est qu’on fasse ta volonté.

Ainsi ce jeune garçon ne prêtait plus attention à ce que sa Maman disait sachant que quoiqu’il arrive elle allait crier ou répéter sans cesse les mêmes choses.

Sans arriver à ces extrêmes, il arrive parfois que nos préoccupations, notre surcharge de responsabilités et de travail est telle, (parents seuls, divorcés ou peu soutenus) que

 nous ne prêtons attention qu’à ce qui n’est pas fait, pas parfait, pas terminé ou à faire

plutôt que de penser à vivre des moments présents avec nos enfants à les écouter nous parler d’eux et de leur monde.

Les enfants comptent sur nous pour les nourrir en affection, en attention et pour les guider.

Quand ils persistent à nous emporter dans leurs luttes de pouvoir c’est parfois un signal d’alarme que notre présence n’est plus ressentie de façon assez intense.

Solution: créer des moments privilégiés intenses, sortir avec eux faire une activité plein air, s’organiser pour passer du temps à faire des choses qui créent des bons souvenirs.

A faire des choses qu’ils aiment comme jouer, rigoler, explorer.  

Des gros éclats de rire sont indispensables aux enfants et bienfaisants aux parents. 

Planifier ces moments intenses, même s’ils faut le faire sur le planning général affiché sur le frigo en mettant en évidence ces plages spéciales « TEMPS INTENSE ».

8. Ils sont comme nous!! Ils sont humains. Ils résistent lorsqu’ils se sentent forcés ou contrôlés

L’être humain, être de libre arbitre, déteste se sentir contrôlé et y réagit par la résistance.

Plus ils se sentent poussés ou bousculés, plus ils vont se rebeller; alors que les enfants plus dociles vont eux, perdre leurs capacités d’initiatives, leurs capacités à s’affirmer.

Solution: installer un partage des pouvoirs.

Faites ressentir à votre enfant que vous êtes de son côté en reconnaissant ses sentiments :

« oui je sais c’est frustrant, oui je suis sûr que cela ne t’arrange pas du tout de faire cela maintenant, je suis désolée que cela te mette dans un tel état de colère »

puis soutenez dans l’apprentissage de la “contrainte” car des contraintes il y en a dans la vie!

en leur donnant du choix:

« tu peux prendre la douche ou la bain, tu peux faire les devoirs avant ou après le souper, tu ranges ta chambre aujourd’hui ou demain? »

« Ok pas maintenant de suite. Tu as besoin de  temps? Combien? »

Il est toujours préférable de motiver l’enfant à collaborer, de le guider, plutôt que de le contrôler.

 

CONCLUSIONS ET REFLEXIONS

Il est toujours préférable de motiver l’enfant à collaborer, puis de le guider, plutôt que de tenter de le contrôler.

L’obéissance est parfois comme la Quête du Graal parental. Qu’est-ce qui nous pousse à nous battre à ce point pour que les enfants fassent ce qu’on leur demande de faire?

La peur le plus souvent.

La peur de perdre le contrôle,  la peur de ne pas éduquer de bons enfants, de bons citoyens capables de se soumettre aux règles valables en société,

la peur du jugement des autres si nos enfants n’adaptent pas leurs comportements à ce qui est attendu.

Il y a également de façon plus ou moins consciente,

notre propre revanche sur notre propre état d’enfants de parents.

Et parfois même de dire: « j’ai été bousculé et j’en suis pas mort » ou « j’ai été élevé par des parents contrôlants et j’ai plutôt bien réussi dans la vie »

comme autant de « maigres » consolations à de grands moments de frustration et de colère et

parfois peut-être même de solitude, en tant qu’enfant contrôlé et dirigé,

en tant qu’enfant que peu entendu dans ses propres désirs à vouloir aussi prendre ses propres décisions.

Et si nous avions pu choisir d’apprendre les mêmes choses de façon plus collaborative et plus douce?  Aurions-nous refusé?

Aurions nous moins bien réussi?

Il est important de trouver un juste équilibre et trouver une position confiante

située  entre la peur d’élever des enfants “endommagés” ou “maltraités” en prônant le libre choix de « pour tout » et

la peur d’élever des enfants « tout-puissants » en optant pour une éducation contrôlante et contraignante.

Ce juste milieu,

c’est guider son enfant sur le chemin de l’auto-discipline, de l’auto détermination, de l’autonomie, en modélisant les comportements attendus,

en posant des limites avec justesse et empathie, en respect de son niveau de développement, de sa personnalité et de ses vulnérabilités.

C’est aussi être confiant que, en tant que parent, adultes autonomes,

nous avons suffisamment de ressources pour guider ces « petits de nous » sur leur chemin sans avoir peur qu’ils nous dominent, qu’ils souffrent trop ou qu’ils ne réussissent pas.

Cela demande quelques années de patience et d’auto gestion de frustrations parfois intenses, 😖

 cependant soyons encouragés:  la contrepartie de bénéfices est énorme !!😀👏🏼🏆🏆🏆

Personne n’a dit que ce serait simple, par contre c’est possible !

L’EQUILIBRE EST A LA PORTEE DE TOUS!

Note de l’auteure: envie d’approfondir le sujet et apprendre des méthodes pour éduquer calmement et efficacement? 

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Pourquoi dire « Fais de ton mieux » augmente l’anxiété chez les enfants

Pourquoi dire « Fais de ton mieux » augmente l’anxiété chez les enfants

Cet article est basé sur un un article du Dr Kevin L. Gyoerkoe, spécialiste à l’Institut du Traitement de l’Anxiété et Troubles Compulsifs, de Caroline du Nord, aux USA.

Les troubles anxieux chez les élèves âgés de 8 – 13 ans a augmenté de façon spectaculaire ces 15 dernières années.

Les enfants se plaignent de

  • maux de ventre
  • de nausées
  • de maux de tête
  • se sentir pas bien (sans savoir expliqué quoi)

et présentent des comportements comme

  • irritabilité – hyper sensibilité
  • fatigue – difficulté à s’endormir
  • difficulté à se concentrer – excès de travail extra scolaire (devoirs)

EXEMPLE : Léonore, 12 ans, présente plusieurs de ces troubles anxieux depuis la rentrée scolaire.

Léonore se présente comme une enfant peu sûre d’elle, les cheveux cachant son visage, la voix à peine audible, jouant avec ses doigts, laissant penser à un stress intérieur assez intense.

Lors de l’entretien, après avoir parlé de ses loisirs pour détendre un peu l’atmosphère, Léonore fond en larmes lorsque le psychologue en vient au sujet de l’école et des notes.

Je sens que je dois être parfaite. Je sens que je dois faire que des A.

J’étudie tout le temps et je ne sais pas m’arrêter, je suis tellement plus lente que toutes mes copines pour faire mes devoirs. Et si je fais un B, je panique totalement.

La Maman de dire

« je ne sais pas d’où elle a cela. Nous ne mettons jamais de pression, nous n’avons pas d’attentes sur ses résultats. nous sommes des parents plutôt relax. Tout ce que nous lui disons est : fais de ton mieux ».

Lorsque les enfants sont stressés de faire de bons résultats, nous pensons souvent que derrière il y a des parents eux-mêmes anxieux, ou exigeants, ou encore pratiquant une éducation basée sur le résultat, l’effort et la discipline .

Mais dans ce cas il n’est rien. La Maman de Léonore est très détendue, douce avec sa fille et plutôt sereine face à la situation présente (être au cabinet du spécialiste avec sa fille).

Donc la question qui surgit ici est:

Est ce que une phrase aussi anodine et très faible en terme d’attentes comme « fais juste de ton mieux » pourrait justement devenir un déclencheur d’anxiété?

CELA CREE DE L’ INCERTITUDE

Le problème avec le bien intentionné « fais de ton mieux », c’est que c’est trop vague. Comment savoir quand on a fait de son mieux. Il n’y a aucun moyen de mesurer un objectif ni de mesurer un progrès. Donc l’enfant est laissé dans l’incertitude.

L’INCERTITUDE CREE DE L ANXIETE

l’incertitude est un facteur connu de l’anxiété. C’est fréquent que le moins nous avons de certitudes concernant quelque chose, le plus nous nous sentons anxieux par rapport à cette chose.

L’ANXIETE ENGENDRE DES PROJECTIONS  NEGATIVES

Quand des choses négatives se produisent il est naturel de tenter d’expliquer pourquoi. Si la consigne sur une tâche est de « faire de son mieux » et qu’on n’obtient un résultat médiocre ou pas suffisant, n’ayant aucun paramètre pour expliquer le résultat, on va se blâmer, ou s’auto-juger comme incompétent dans une certaine mesure.

Quand cela se répète, on ressent un sentiment d’échec ou d’impuissance, ce qui sur la longueur. pourrait résulter en une baisse des efforts et de résilience.

Alors comme  le « fais de ton mieux » finalement n’aide pas votre enfant, ou pire, renforce son anxiété, essayez ces 3 ETAPES:

 

1. SOYEZ SPECIFIQUE

 Au lieu d’un vague « fais de ton mieux » aidez votre enfant à fixer des objectifs clairs, concrets et raisonnables. Cela aidera à baisser l’anxiété, et à développer des bonnes habitudes de travail. 

Si les objectifs ne sont pas atteints, alors en reposer d’autres plus adaptés, plus graduels peut-être.

Exemple: Si votre enfant a des devoirs de géographie par exemple: objectifs du jour: connaître 6/20  noms de pays et ses capitales: puis 6 autres le surlendemain

 2. METTEZ L ACCENT SUR CE QUE VOTRE ENFANT CONNAÎT

Paradoxalement il semble que mettre l’accent  sur ce qu’on sait le mieux faire, baisse le niveau d’angoisse.

La tendance est d’encourager l’enfant à se concentrer là où il a le plus de peine. Donc a plus valoriser un accomplissement pour quelque chose de difficile et que quelque chose qu’il, elle maîtrise.

L’alternative: si votre enfant est bon en langues étrangères par exemple, cela lui prendra que peu de temps pour mémoriser les nouveaux mots de vocabulaire

Une fois cet objectif atteint, notez le comme « mission accomplie » avec le même enthousiasme, quelque soit la dose d’effort qu’il, elle a dû fournir, sans s’attarder à savoir s’il a fait de son mieux. 

Quand il vient le moment des devoirs, commencer par ce qu’on maîtrise donne de la confiance   et donc augmente la motivation.

Le point ici est : valorisez la poursuite d’objectifs quelque soit la dose d’effort produite.

3. ENSEIGNEZ LA RESOLUTION DE PROBLEME

La prochaine fois que votre enfant rentre avec une mauvaise note ou un sentiment d’échec quelconque, au lieu de lui demander s’il a fait de son mieux, demandez lui

«  de quoi aurais tu besoin pour faire mieux la prochaine fois? »

Considérer l’échec comme une opportunité d’apprendre ce qui semble ne pas avoir été acquis.

C’est aussi une façon de relativiser: tu n’as pas échoué, il y a des choses que tu n’avais pas encore bien appris. L’objectif du jour: apprendre ces choses là.

Quand cela est possible tentez de voir avec l’enfant quelles sont ses habitudes de travail et lesquelles favorisent l’atteinte des objectifs.

L’environnement: où se sent-il, elle le mieux pour faire ses devoirs? avec où sans musique etc.

Planification : faire une liste avec des cases à cocher, plan de semaine etc. Tout ce qui rend ses progressions visibles.

Le timing: à quel moment de la journée, combien de temps à la fois, (toujours se souvenir que les devoirs c’est comme du boulot qu’on aurait amené à la maison après une journée de travail….c’est parfois la goutte de trop)

L’auto-évaluation: leur donner la possibilité d’auto-évaluer concrètement leurs méthodes de travail:

« si je répète mes mots de vocabulaire 3 fois par semaine je vois que c’est suffisant pour me souvenir. Une 4ème me rassure « .

La méthode de travail détermine beaucoup plus la probabilité de réussite que l’effort

Une bonne méthode de travail permet de baisser le stress,  favorise les apprentissages en profondeur et la mémorisation à long terme.

Qui se souvient après 3 jours des 60 mots de vocabulaire appris en 3 heures de travail intensif le jour avant le test?

 

CONCLUSIONS

Même si vous pensez lever la pression, dire « fais de ton mieux » à votre enfant, génère en fait de l’anxiété.

Préférez lui dire quelque chose de plus spécifique, qui le guide dans le « comment faire » pour se sentir mieux et gérer les attentes de l’école. 

Enseignez lui des méthodes qui permettent de 

Baisser l’anxiété

Construire une bonne estime de soi

Développer de nouvelles compétences

Votre enfant en profitera pleinement en développant des outils concrets qui lui assureront le succès dans ses projets tout le long de sa vie.

Ces outils l’aideront à se sentir moins anxieux dans un système scolaire basé sur la performance

Note complémentaire: 

il existe plein de ces petites phrases anodines que l’on dit en toute bonne fois mais qui n’aident pas nos enfants à grandir harmonieusement. 

Vous trouverez 25 d’entre elles dans ce petit guide avec des exemples d’alternatives. 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

Comment Réagir Positivement, Plutôt Que De S’Emporter. 5 Exemples Pratiques

Comment Réagir Positivement, Plutôt Que De S’Emporter. 5 Exemples Pratiques

Tous les parents le savent, s’emporter ou crier n’apporte pas de résultats à long terme sur le comportement des enfants.
La preuve en est, plus on s’emporte, plus on crie en réponse aux comportements des enfants, plus les comportements se répètent.

On en arrive parfois à ne plus savoir communiquer différemment qu’en criant; il en résulte que toute la famille adopte ce mode de communication.

L’éducation positive semble la solution, tout le monde en parle et c’est bien.

Expliquée dans les livres, l’éducation positive  a l’air facile, mais une fois en situation avec les enfants c’est bien plus compliqué à appliquer.

Résultat? on abandonne de bonnes intentions pour retourner à ce qu’on connaît: s’emporter. 

Ici, nous allons parler  de communication positive, ou de stratégies positives de communication.

Ce serait encore plus explicite de parler de stratégies de communication positives et efficaces .

L’éducation positive c’est choisir efficacement la façon dont on va communiquer avec ses enfants, tant sur la forme (verbale ou non verbale) que sur le contenu (choix des gestes et des mots).

 

 

LES 5 ETAPES POUR REAGIR POSITIVEMENT 

Tentez de garder ce canvas en tête:

  1. Respirer pour calmer votre énervement, se répéter un mantra pour calmer et gérer votre émotion.
  2. Considérer la situation du point de l’enfant pour pouvoir le comprendre et le lui exprimer (empathie)
  3. Prendre la responsabilité de le guider plutôt que le sermonner  ou le punir.
  4. Se (re) connecter à l’enfant pour obtenir son attention active et positive (lui faire sentir que vous êtes de son côté)
  5. Créer un pont sur l’avenir (lui accorder votre confiance pour l’avenir)

Voici en 5 exemples concrets

Comment pratiquer une communication efficace et positive.

Exemple 1 

Votre enfant, 9 ans, vous bassine pour aller passer le weekend chez son copain.

Il insiste, il avance arguments sur arguments. Vous êtes occupé(e) avec le petit dernier et ne pouvez pas répondre de suite. Tout vous agace: le ton, le débit de parole, les alleeezzzz, steuplaît !!

Vous dites: « je ne sais pas je peux pas te répondre maintenant« . 

Il, elle hausse le ton….Vous êtes à deux doigts de vous énerver et de répondre « si tu continues à me bassiner comme cela c’est sûr que ce sera non.

Mais…. vous décidez  d’opter pour réponse positive. 

Respirer un bon coup. Mantra: je ne vais pas m’énerver, il n’y a pas d’urgence,je peux toujours trouver une solution gagnant-gagnant (mantra)

Considérer le point de vue de l’enfant:  il, elle en besoin d’indépendance (passer du temps en dehors de la famille), il est super excité à l’idée de cette aventure, il aimerait donner sa réponse à son ami.

Ca le frustre que je ne sois pas capable de donner une réponse. (qu’est-ce qui se passe pour lui)

Responsabilité de guider: c’est à moi de calmer son impatience et de l’aider à gérer son insatisfaction.

Ok, je vois que ca t’énerve que je ne te donne pas de réponse là de suite. Tu es certainement très impatient de répondre à ton ami, et je comprends. Je préférerais qu’on puisse en parler calmement ensemble mais là, comme tu vois, je ne peux pas je suis occupé avec ton petit frère. Fixons un moment quand on peut en parler sans être interrompu. Après le repas dès que ton frère est couché. 

Oui mais mon copain il m a déjà texté 3 fois pour savoir. Ok. Il est impatient comme toi.

Comment tu peux gérer ce petit problème avec lui? (résolution de problème)

Je lui écris que je lui réponds ce soir. Oui parfait.

Evidement vous tenez votre promesse et prenez un moment, en tête à tête avec votre enfant pour une vraie discussion c’est-à-dire un espace dans lequel il puisse exprimer ses attentes, ses souhaits, et discuter avec vous les conditions ou les éventuelles « contre » de son projet.

Cela ne vous engage en rien à dire oui. Cela vous engage à communiquer de telle façon que vous restiez connectés positivement l’un à l’autre même si l’issu est une déception pour lui. 

 

Exemple 2

Votre enfant, 12 ans,  ne fait que râler depuis le retour de l’école. Chaque chose que vous dîtes, il, elle vous répond en criant.

 

Finalement, elle jette son cartable au milieu de la pièce en criant:.

 

T façon tu comprends jamais rien. Je te déteste!« .

 

Pour vous les limites sont dépassées, vous vous sentez à bout de solutions, vous êtes sur le point d’élever la voix aussi, blessé(e) malgré vous, par les mots utilisés.

 

Vous décidez d’opter pour une réaction positive, constructive.

 

Vous prenez une grande respiration.  Je peux régler cela. Ce n’est pas contre moi, elle m’aime je le sais,  il ne s’agit pas de moi mais bien d’elle. (Mantra)

 

Responsabilité de guider: C’est à moi de l’aider à sortir de cette turbulence émotionnelle. je m’occuperai de mes émotions plus tard.

 

Regarder la situation de son point de vue: quelque chose la frustre profondément, elle a besoin d’exprimer et/ou d’être rassurée. Vous ne savez pas encore mais vous allez ouvrir cet espace:

 

Elle a 12 ans, ses hormones commencent à lui jouer des tours, son cerveau se bat à tenter de prendre des décisions et à gérer ces sautes d’humeur mais ce n’est pas encore très fonctionnel.

 

Se connecter: vous baissez la voix pour faire contraste et attirer son attention.

 

Wahoo, cette fois tu es vraiment fâchée; d’habitude tu ne dis pas de mots blessants (décrire le comportement sans jugement), on ne dit pas de mots de blessants ici(rappeler les valeurs);

ça me montre que tu en as vraiment marre, que c’est sérieux.

Je suis désolée ma chérie que tu te sentes si mal (empathie).

Je suis là pour te serrer fort quand tu es prête (laisser le temps à la re connexion mais initiée par vous) je suis là pour écouter aussi parce que j’aimerais vraiment comprendre ce qui te fâche comme ça. Je suis désolée de ne pas comprendre.

Je suis sûre tu vas savoir très bientôt comment gérer ces trucs énervants.

 

 

Exemple 3

Votre enfant , 7 ans vous interrompt sans cesse alors que vous êtes en réunion pour le travail depuis votre ordinateur à la maison.

Il semble incapable de jouer tout seul. Vous le ramenez 2 fois devant son jeu puis finalement vous faîtes les gros yeux et faîtes un geste impulsif pour lui faire comprendre de vous laisser tranquille.

Le signal est donné: vous avez besoin de prendre une bonne respiration .

Considérer la situation de son point de vue: il a besoin de se sentir prêt de vous, connecté à vous. Mon temps de travail lui paraît interminable aujourd’hui.

Responsabilité de guidance: c’est à moi de l’aider à gérer cela; c’est préférable d’interrompre cette réunion que d’offrir une pseudo attention.

Vous raccrochez en disant à votre collègue que vous la rappelez dans 20 minutes.

Tu fais tout pour attirer mon attention. J’ai mis ma réunion en pause; je suis tout à toi pendant  20 minutes. que devrions-nous faire pendant ces 20 minutes?  

Laissez lui le choix de ce qu’il aimerait faire. S’il est du genre à proposer LE truc qui va durer 1 heure proposez lui un choix entre 2 options faisable en 20 minutes.   

Je vais rappeler pour parler avec ma collègue et finir cette réunion, et juste après, dès que j’ai fini on va jouer ensemble. (vous offrez un moyen de se projeter dans le temps avec un projet)

Je suis sûre tout va aller très vite pour toi maintenant.

Exemple 4

Votre enfant, 11 ans, depuis la rentrée scolaire se relève systématiquement tous les soirs après une demi heure qu’il,elle est au lit et se plaint qu’il,elle ne peut pas dormir.

La répétition vous met un peu sur les nerfs car vous aimez ce moment juste après qu’ils soient au lit pour parler avec votre conjoint de vos journées respectives, entre adultes.

Vous êtes très tenté(e) d’interpréter cela comme du caprice, comme une habitude qui va s’installer…

Le signal est donné: vous avez besoin de prendre une grande respiration et

considérer la situation de son point de vue: il,elle a un nouvel enseignant, elle,il est entrée au cycle intermédiaire, il y a plus d’exigences et donc de pressions. Il se pourrait que le soir venu, ses inquiétudes se transforment en angoisses et ne qu’il ne sait pas comment y faire face.

Quoiqu’il en soit son besoin: se sentir près de vous, besoin de connexion. (aller au lit est une déconnexion)

Elle ne cherche pas à m’empêcher de passer du temps avec mon conjoint(e). (mantra)

C’est de ma responsabilité: de l’aider à traverser cela (même si il,elle semble très heureuse à l’école comme à la maison).

Vous l’emmenez gentiment dans sa chambre puis lui dîtes 

Ca arrive souvent (de ne pas pouvoir dormir) aux enfants de ton âge. Il se passe beaucoup choses à cet âge: ton corps commence à changer, il y a plus d’exigences à l’école, tu as de nouveaux profs, de nouveaux camarades etc (vous suggérez des options possibles pour l’aider à s’exprimer et lui montrer que vous percevez son monde).

Tu sais pour nous les parents aussi ç’est des changements: on doit s’adapter et accepter que vous devenez grands donc qu’on ne doit plus vous traiter comme des petits même si pour nous vous êtes toujours nos bébés. On y réfléchit aussi beaucoup avec (l’autre parent)

Tu me fais une petite place à côté de toi?  On pourrait parler de cela chaque fois que tu en as besoin un petit moment ici. Comme ça on reste tout proche encore un petit moment avant que tu t’endormes.

Je suis sûre que tu vas très bien gérer toutes ces nouveautés.

Exemple 5

Votre enfant, 8 ans, embête son petit frère à chaque fois qu’il le peut:, mettre ses doigts dans son oreille, pousser au passage, prendre son jouet pour l’énerver,  tirer un peu les cheveux, … cette fois il le tape clairement sur le tête.

Vous avez demandé d’arrêter mille fois mais là trop c’est trop! on ne tape pas! ca fait mal!  Le petit pleure… la jauge monte dans le rouge d’un coup!

Il s’en est fallu de peu…mais vous avez perçu le signal ..

Vous prenez une grande respiration: cette fois il est temps de mettre une limite sans exploser pour qu’elle soit efficace.

Je peux le faire, je sais comment le faire, j’ai raison de le faire (mantra)

Vous consolez et calmez tout d’abord le petit. Vous êtes encore dans le rouge mais….

Considérer la situation de son point de vue :Il a besoin d’attention, perçoit son frère comme bien plus important, il se sent déconnecté et pense que c’est à cause de son frère.

La réalité: vous avez récemment eu beaucoup à faire, vous avez repris le travail  et passé moins de temps avec votre aîné.

Wahou! Tu es déchaîné ces temps. Tu sais que nos moments particuliers me manquent.

Depuis que j’ai repris le travail, que tu as commencé le foot, on  a tellement à faire… et depuis on n’a plus fait nos “moments particuliers”.

Que dirais tu si on le faisait aujourd’hui dès que ton frère est au lit.

Maintenant dis moi? Est-ce que taper est autorisé dans notre foyer? Non. Même très frustré on ne tape personne. Ca fait mal. Ce n’est pas de sa faute à ton frère si moi je ne prends pas assez temps avec toi. Je vais changer cela pour que tu te sentes mieux.

Et toi ? tu peux changer quelque chose pour ton frère?

(vous modélisez la résolution de problème, la prise de responsabilités et la réparation). 

Article complémentaire : Punitions vs Conséquences, que faut-il croire?

A l’avenir je souhaite que tu trouves d’autres moyens de me dire que t’es pas content, que de taper ton frère. Je suis sûr(e) que tu sauras le faire.

L’équilibre familial est à la portée de tous

MH

 

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12 façons de baisser le stress & l’anxiété de séparation liés à l’école

12 façons de baisser le stress & l’anxiété de séparation liés à l’école

Le stress et l’anxiété à la rentrée

L’anxiété liée à l’école est malheureusement un mal vécu par de très nombreux enfants; liée principalement aux exigences scolaires, au climat scolaire, à la violence ambiante des espaces scolaires, elle est également liée à tout ce qui entoure l’école et ses routines:les horaires, les changements, le stress des parents, mais bien plus profonde, l’anxiété liée à l’expérience de la séparation, surtout chez les tous petits.

Si pour nous adultes, ce rythme de vie est normal et « obligé », pour les petits, il représente un réel challenge surtout après la longue période des vacances d’été.

Ainsi, beaucoup de nos petits manifestent des signes d’anxiété traduits de différentes façons: irritabilité, opposition, difficulté à s’endormir, difficulté à se réveiller, humeur maussade, pleurs réguliers, appétit irrégulier, plaintes somatiques (maux de ventre principalement). 

Dans cet article nous allons nous centrer sur les tous petits, ceux qui expérimentent pour la première fois ou peut-être pour la seconde année, la rentrée scolaire.

Voici quelques pistes pour éliminer le stress et l’angoisse liés à l’école et aider parents et enfants à vivre la routine de l’école avec calme et plaisir.

Situons tout d’abord le contexte: 

L’école maternelle ou l’accueil de jour, représentent la première grande étape de développement social dans la vie d’un enfant: si certains s’y adaptent presque sans effort et sans crainte, pour d’autres cela est beaucoup plus délicat.

Cela dépend de la personnalité de l’enfant, de son développement émotionnel, et aussi de sa place dans une fratrie (être le premier à faire cette expérience n’est pas la même chose qu’être le cadet motivé pas les autres, ou avec une expérience sociale différente).

Cela dépend aussi en grande partie du degré de « co-dépendance » à la présence parentale.

Partir à l’école ou à la crèche signifie se séparer de Maman ou Papa ET se connecter et composer avec d’autres personnes, d’autres adultes et d’autres enfants. 

Accepter la réalité scolaire c’est accepter 

  • de partager l’attention qui leur est accordée, encore bien plus que lors de l’arrivée de l’éventuel petit frère ou petite soeur,
  • de s’adapter à un ensemble de règles, de rythmes ou encore d’activités,
  • de trouver de nouveaux repères spatiaux dans des espaces inconnus qui, rappelons-nous, sont gigantesques pour les petits.

L’ensemble des efforts d’adaptation qu’ils ont à faire d’un coup d’un seul peut parfois totalement en submerger émotionnellement certains. 

 

Voyons en 12 points ce qui peut aider à baisser l’anxiété de séparation 

  1. Créer un objet que votre enfant pourra prendre avec à l’école ou à l’accueil de jour.

Cela peut-être un petit bracelet ou un morceau de tissu avec votre parfum, ou n’importe quoi que vous choisissez et que vous savez qu’il, elle pourra avoir sur lui durant la journée sans que cela ne dérange. Personnellement j’aime l’idée que cet objet soit fabriqué à la main plutôt que acheté, cela ajoute de la valeur sentimentale, une valeur d’attention supplémentaire dont votre enfant vous sera très très reconnaissant. J’encourage vivement les Papas à le faire aussi, d’autant si c’est Papa qui emmène à la crèche ou au jardin d’enfant le matin.

3. Créer des tendres rituels de départ.

Je dis des, je pense un et le maintenir. Il est très important de garder à l’esprit que le départ à l’école ou à l’accueil de jour est un moment de transition mais surtout un moment de séparation, ce qui veut dire de déconnection. Les premières années, ces déconnexions peuvent être douloureuses et difficiles à gérer pour les enfants (et pour les parents aussi). Le rituel est un excellent moyen pour l’enfant d’aborder jour après jour la séparation. Le rituel ne rend pas la séparation moins douloureuse, il est un support pour l’accepter et la traverser.

3. Créer un rituel de re connexion si le moment de partir de l’accueil de jour est difficile.

Bien des parents se confrontent à des comportements “inattendus” lorsqu’ils vont chercher leurs petits à la fin de la journée: pleurs, refus d’aller dans le siège auto, crise d’opposition une fois à la maison. C’est que le moment des retrouvailles, est aussi un moment de transition et de « séparation – re-connexion » pour l’enfant: se séparer de l’Assistante maternelle, des autres enfants etc..n’est pas toujours aisé pour eux. Le moment de reconnexion avec Papa et Maman est également un chamboulement émotionnel qu’ils ont parfois de la peine à gérer. Ce qui nous semble facile et “normal” ne l’est absolument pas pour les tous petits qui ont besoin de plus de temps et de soutien pour gérer et aligner toutes ces émotions qui surgissent en même temps.

Le rituel peut être d’apporter un doudou qui ne va pas à la crèche et qui se réjouit de le retrouver

un moment câlin avant de dire au revoir, patienter 5-10 min avant de partir jusqu’à ce que l’enfant se soit aligné avec l’idée qu’il va partir, apporter son goûter préféré, mettre sa chanson préférée dans la voiture.

L’important est que vous soyez intensément avec lui, elle à ce moment, même si vous êtes serrés avec l’horaire (éviter les embouteillages, chercher un autre enfant, rentrer faire le repas etc)

Le plus vous mettez la priorité sur ces rituels de transitions dès le début de l’année scolaire, le plus rapidement votre petit intégrera et gérera ces moments par lui-même.

Pour ceux qui ont de bons souvenirs tentez de vous rappeler ces moments dont on se souvient toute sa vie: « je me rappelle, après l’école on allait toujours au parc et Papa me poussait sur la balançoire super haut, j’adorais cela. Je vois encore l’endroit« . Les enfants arrivent à se réjouir tous les jours pour la même petite chose, même si pour nous c’est plutôt lassant. Créer des ancrages positifs peut aider la vie durant

4. Etre consistent et constant.

Dès que vous avez trouvé le rituel qui convient à votre enfant, qui le rassure, qui l’aide à dépasser ses angoisses de séparation, répétez les tous les jours, quoiqu’il arrive, même si vous êtes vous-même stressé(e), si vous trouvez que cela prend du temps ou encore si vous pensez que votre enfant devrait se sentir mieux après 15 jours. Votre enfant vous signalera par lui-même s’il ne nécessite plus ce rituel, soit en vous le disant, soit en changeant quelque chose qui vous fait comprendre qu’il, elle se sent suffisamment en confiance pour par exemple: ne plus prendre l’objet d’attache avec elle, ne souhaite plus que Doudou vienne le chercher à l’école avec vous, etc…

5. Dire au revoir. 

Il est tentant parfois de vouloir s’éclipser pensant ainsi lui (ou nous) éviter le difficile moment de se séparer.

Il est largement et toujours préférable de pleurer et d’avoir mal en disant au revoir que de pleurer et d’avoir mal en découvrant que Maman ou Papa sont partis sans rien dire pendant qu’il, elle avait le dos tourné.

Le sentiment d’abandon dans ce cas est profond et peut créer des angoisses de séparation bien plus importantes et parfois ancrées à vie. (si le stress émotionnel est trop intense et crée une empreinte, un ancrage négatif).

6. Demander à votre enfant de vous faire visiter ses lieux même si vous les connaissez.

« Montre moi où tu étais aujourd’hui et ce que tu as fait« . Vous émerveiller de ces espaces et de ses accomplissements. “c’est vraiment un bel endroit ici. J’aime savoir que tu es là car c’est très joli. Qu’est-ce que tu as préféré faire aujourd’hui? Ton bricolage est plein de couleurs! Tu aimes le bleu . »

7. Parler du déroulement de la journée avec l’enseignant(e) ou les assistantes maternelles avec l’enfant.

Parler avec lui, elle et non de lui, d’elle, en s’adressant à l’enfant: “ as-tu passé une bonne journée aujourd’hui? Moi je t’ai trouvé très joyeux, je t’ai vu jouer avec tes camarades et il m’a semblé que tu as pris du plaisir au bricolage. C’est juste?” Ce matin tu as été triste pendant un moment mais ensuite nous avons chanté la chanson et tu étais moins triste. etc

Cela donne à l’enfant le sentiment d’avoir été important et unique malgré le groupe (l’assistante maternelle me voit et m’entend) et lui donne la possibilité de s’exprimer à son tour; il, elle dira dire des choses qui vont peut-être surprendre et en tous les cas aider parents et accompagnants à comprendre leurs besoins et leur vécu.

8. Donner une petite photo de vous dans leur poche.

« Je ne suis pas dans la classe avec toi parce que la classe c’est pour les enfants, alors je viens dans ta poche et chaque fois que je te manque tu n’as qu’a mettre la main sur ta poche ça te rappelle que je suis là, tout près de toi. Tu peux même regarder la photo et dire: coucou Maman à bientôt. »

9. Jouer à « comme si » j’étais à l’école. Faire des jeux de rôles.

J’ai lu ce petit truc sur un blog d’une enseignante américaine et j’ai trouvé cela vraiment intéressant. Le jeu de rôle permet de se projeter dans une situation et de la jouer comme on voudrait qu’elle soit, ou comme on la vit vraiment. Faire ce jeu avec vos petits peut révéler bien des petits détails qui vous aideront à mieux l’accompagner. Jouer à la classe en le laissant être l’enseignant(e) et vous l’enfant (le vôtre) en vous imaginant comment il, elle se comporte en classe. Faire le même jeu avec l’accueil de jour.

Vous pouvez aussi jouer à « on part à l’école » avec les routines et rituels, pour l’aider à les intégrer. Ces jeux de rôles peuvent être faits à n’importe quel moment, notamment avant la rentrée après une période de vacances, ou lorsque l’enfant change de comportement et manifeste un soudain refus ou plus d’anxiété. Vous pouvez faire les personnages, ou demander aux peluches de faire les élèves et lui l’adulte. L’important est de faire ce jeu quand vous avez vraiment le temps de vous concentrer avec lui, elle,  et de prendre le temps qu’il faut

10. S’assurer que ses besoins fondamentaux sont remplis.

En sommeil, alimentation, attention, temps de jeux, temps au grand air, temps de câlins et d’intense connexion. Les discussions autour du sommeil sont nombreuses et je ne désire pas ouvrir un débat ici. Cependant ma position reste jusqu’ici la même: les enfants ont besoin de repos, de sommeil réparateur qui s’acquiert le mieux dès les premiers signes de fatigue (parfois contradictoires avec le comportement).  Les routines restent le moyen le plus efficace d’habituer un enfant à se coucher à des heures qui lui laissent suffisamment de temps pour se reposer.

11. Organiser votre matin de telle sorte qu’il y ait le moins de stress possible.

Il est souvent difficile de se préparer le matin, car vous êtes tenus par votre propre horaire, peut-être que vous manquez vous même de sommeil ou que votre esprit est déjà plein des soucis et challenges  professionnels que vous allez devoir relever tout au long de la journée.

Pour éviter les stress, instaurez des routines aussi pour vous: heure de lever fixe (avant les enfants), préparation des goûters etc, décider des habits à mettre le soir avant, etc.

Pensez toujours comme si vous étiez un enfant: joie, sourire, rythme lent, la journée pour lui, elle n’a aucune structure temporelle donc il, elle ne se projette pas, il est dans l’instant présent. Si l’instant présent ressemble à un marathon avec des : dépêche-toi, viens ici, bois ton lait, habille-toi, dépêche-toi, brosse toi les dents, pas comme ça, dépêche-toi, on est en retard, je vais être en retard etc…. le seul désir de votre enfant sera de quitter ce moment présent: il va s’opposer, ralentir, pleurer, traîner, refuser. (Article relatif)

12. Dans les cas vraiment difficiles, impliquer l’enseignante ou l’assistance maternelle.

Parler et voir ensemble, comment aider l’enfant à traverser cette période un peu compliquée pour qu’il se sente compris, entendu dans ses craintes et soutenu dans les efforts consentis. Ces efforts d’adaptations sont parfois comme des montagnes à gravir pour eux.

L’école parfois ça fait peur, c’est difficile émotionnellement et physiquement cependant c’est plein de belles choses à découvrir et de belles personnes à rencontrer.

Parents et accompagnants (enseignants, assistantes maternelles) peuvent être ensemble des guides très efficaces pour accompagner l’enfant sur ce chemin.

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

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10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Meilleur Parent En 2019

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Meilleur Parent En 2019

C’est parti pour 2019!

Les Fêtes sont derrière nous, le rythme du quotidien professionnel et scolaire a repris.
Pour beaucoup, comme une tradition, quelques résolutions ont été prises pour faire de 2019 une encore meilleure année que 2018.
Pour beaucoup aussi, ces quelques résolutions vont être soit oubliées soit abandonnées avant la fin janvier; pas tant par manque de volonté; nous échouons dans l’accomplissement de nos résolutions car elles sont le plus souvent posées en termes de souhaits plutôt que sous forme de projets planifiés; projets planifiés dans le sens que, on s’offre les moyens de les réaliser ou de ne pas les oublier dans les rythmes infernaux de la vie quotidienne.

Sans en faire des résolutions, je vous offre ici, 10 comportements auquels vous pouvez prêter attention en 2019 de façon plus soutenue, afin d’améliorer ou de maintenir votre relation avec vos enfants.
Nul besoin d’en faire une résolution. Encore moins de se promettre de les respecter les 10 à la fois et chaque jour.

Je vous propose de les noter et les coller sur votre frigo; ou encore mieux, de les avoir écrits séparément dans différents endroits comme, le miroir de la salle de bain, votre bureau, votre page d’accueil de votre ordinateur ou téléphone portable; cela vous aidera à vous en souvenir.

Faites le point régulièrement sur l’évolution des comportements sur lesquels vous avez le plus à vous concentrer pour vous améliorer.

Ainsi, pas besoin de vous promettre quoique ce soit. Les lire vous invitera à le faire, ou à réaliser que peut-être certains jours, vous avez quelque peu négligé l’un ou l’autre de ces comportements. Peu importe les raisons, l’important c’est de s’en rendre compte, de l’accepter et de réajuster.

  1. Compatir plus souvent  

Se sentir compris et entendu baisse instantanément la tension ou reboost la motivation. Cela fonctionne pour chacun de nous et tout particulièrement pour les enfants.

Ansi chaque fois que votre enfant est frustré, ou fâché pour une quelconque raison, essayez de compatir avant d’agir: “oui je sais que c’est ennuyant, je vois que t’es fatigué, je suis sûre que tu préférerais jouer… cependant (éviter les mais qui annulent ce que vous venez de dire), c’est l’heure de faire tes devoirs, tu ne peux pas taper ton frère pour autant, j’aimerais que etc…

Compatir = se mettre dans les chaussures de l’autre, même si pour nous mêmes, le problème n’est pas aussi important qu’il l’est pour l’enfant.

Parfois en tant que parent on se dit: il n’y a rien de dramatique, il n’y a pas de raison de pleurer, ou encore: je n’en demande pas tant… Pour les enfants les choses sont différentes. Et si juste ces 3 petits mots: je comprends que, permet d’éviter la crise alors pourquoi s’en priver.

2. Dire ce qu’ils peuvent faire plutôt que ce qu’il ne peuvent pas faire.

Si cela demande un petit effort mental de la part de l’adulte, il est bien plus efficace d’exprimer une demande sous la forme positive que sur la forme négative.

Ainsi: ne lâche pas l’assiette devient, tient la très fort, ne sautez pas sur le canapé, sautez sur le tapis, ou encore jouons à un autre jeu, n’utilise pas ton téléphone pendant le repas, laisse ton téléphone dans ta poche, on ne tape pas, utilise tes mots, etc…

La conséquence directe de la formulation positive est qu’elle donne des indications ce par quoi on peut remplacer le comportement, et évite la réaction négative du cerveau, liée à l’interdiction.

Si je vous dis: « restez dans les limites de la vitesse indiquée c’est plus prudent« , votre cerveau réagit différemment que si je vous dis: « ne dépassez les limitations de vitesse sinon…« . Faites l’exercice entre adultes et voyez ce que vous pourriez formuler sur la forme positive plutôt que sous la forme d’une négation.

3. Les faire rire tous les jours

Le rire c’est la santé. Le rire a des effets relaxants et libérateurs de stress insoupçonnés. Il existe même des thérapie par le rire où les personnes vont se réunir une fois par semaine pour des séances de rire. Si les enfants semblent pleurer beaucoup et facilement, ils rient tout autant et tout autant facilement. Les faire rire les aident à dépasser leurs frustrations, et surtout les font se sentir heureux et connectés à eux-mêmes et à la personne qui les fait rire.

A pratiquer sans modération.

4. Dire oui! plus souvent

Il semble que beaucoup de parents ont de la peine à dire non. Et pourtant… observez sur une période de 24 heures le nombre de fois que vous avez dit non: « non pas maintenant, non pas aujourd’hui, non il n’y pas de raison, non je ne crois pas, non tu peux pas, non de… non mais j’y crois pas, non tu ne vas pas recommencer, non je t’ai déjà dit, non pas la dessus, non pas comme ça….« 

Essayons: « oui, dès que j’ai fini; oui je comprends que tu sois pressé de le faire aujourd’hui, veux-tu m’expliquer pourquoi?, oui je sais que tu en as envie, laisse moi te montrer comment… «  

Il est important aussi de savoir parfois dire oui, à des choses pour lesquelles nous aurions tendance à dire non, parce que cela ne nous arrange pas sur le moment, ou que les conséquences de notre oui pourraient être contraignantes pour nous ou encore que nous pensons que ce que l’enfant demande n’est pas “de bon ton” ou pas dans les “règles que nous nous sommes fixées”.

Relire à cet effet l’article ICI

Un oui concédé là où l’on pensait non, peut se solder par des comportements ultra positifs et des oui spontanés! à nos demandes là où d’habitude on récolte des nons systématiques

5. Passer du temps privilégié chaque jour avec chaque enfant

Le temps est un cadeau qui n’a aucun égal et qui laisse des sentiments profonds d’appartenance et de valorisation. Les enfants plus que tout au monde, désirent passer du temps avec leurs parents. Faut-il que ce temps soit intense dans le sens que l’enfant sente que nous sommes pleinement avec eux. Du temps privilégié est du temps où l’enfant se sent entier, le plus important à vos yeux, où il se sent apprécié quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise. Ces temps peuvent être passés à jouer, à danser, à discuter, à les laisser s’exprimer comme ils le veulent, sans restriction ni règle contraignante; ces moments peuvent être aussi plus calmes, à les écouter vous raconter leurs histoires, à les bercer. Le petit détail qui fait toute la différence: ils sont maîtres du moment. Cela construit chez eux la notion de confiance qu’ils ont le droit d’être ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être sans être retenus, punis, ou encore jugés. La seule chose que le parent cadre dans ces moments particuliers est la durée et bien sûr, la sécurité.

15-20 minutes par jour, comme un rituel, et de préférence en individuel 1-1 parent- enfant.

6. Utiliser votre “bouton pause” et criez moins

Crier ou de s’énerver est le signal que vous donnez (à vous) et à vos enfants que vous avez cédez à la lutte de pouvoir. Le meilleur et seul moyen de l’éviter est d’utiliser le “bouton pause” et de respirer.

Comme un bouton d’alarme pour vous: “SOS gestion de mes émotions” dites vous intérieurement: « je m’arrête, je prends une grande respiration, je me recentre sur la réalité, il n’y a pas de danger, ni d’urgence, juste de la fatigue, des frustrations, du stress « . Puis vous reprenez le cours des évènements que lorsque vous avez suffisamment de calme en vous pour gérer la situation.

7. Eteindre vos écrans lorsque vous êtes avec eux

Les écrans sont devenus des amis “incrustés” dans les familles. Ils sont partout avec nous, tout le temps, ont toujours quelque chose à nous communiquer et allez savoir pourquoi, tout est toujours prioritaire… Il est important que nous sachions nous détacher de cette habitude lorsque nous sommes avec les enfants, ne serait-ce que pour modéliser l’art d’être en bonne communication. Rien n’est plus frustrant que de devoir partager l’attention de l’autre avec un écran.

8. Aller au grand air avec vos enfants

Sortir et se dépenser au grand air a pour conséquences de baisser les tensions, libérer les stress et les colères, régénérer en oxygène l’ensemble de l’organisme, augmenter la faculté de concentration, et rapprocher les personnes qui font l’activité ensemble. Toute la famille en tirera des bénéfices.

9. Autoriser les émotions, limiter les comportements

Dans les crises on perçoit d’abord les comportements qu’on essaye dès lors de contrôler. Rappelons-nous que tout comportement inadéquat est généré par une émotion “négative”. Le plus les émotions sont exprimées le moins elles sont traduites en comportements.

« Tu as le droit d’être en colère, tu peux le montrer autrement qu’en frappant ton frère. C’est normal que tu sois déçue, je ne peux pas te laisser être impolie avec moi ».

C’est ce qu’on appelle mettre des limites avec empathie: vous reconnaissez et autorisez l’émotion, vous limitez l’expression de ces mêmes émotions à des comportements acceptables.

10. Laisser une plage “temps pour moi” sur les plannings

On ne prend bien soin des autres, que lorsque l’on prend bien soin de soi. En tant que parent cela veut dire que vous ne pouvez bien gérer toutes les variations et variantes émotionnelles et comportementales de vos enfants que si vous prenez soin de vous recharger vous-mêmes: en repos, en énergie émotionnelle positive, en relations affectives et sociales ressourçantes, en réalisation personnelle, hobbies, ou passe-temps.

Devenir parent signifie se consacrer pleinement, pas se sacrifier pleinement.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

10 phrases anodines que ne direz plus jamais à vos enfants

10 phrases anodines que ne direz plus jamais à vos enfants

Voici 10 petites phrases (qui semblent) anodines dites aux enfants presque tous les jours, qui leur coupent l’élan dans leur évolution et à la longue leur font perdre confiance en eux.

1. Ne pleure pas. 

Empêcher les pleurs à un enfant c’est nier son état émotionnel, c’est comme nier qu’il soit triste, fâché, frustré. C’est décider que son émotion n’est pas valable. (suite…)

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