Comment Réagir Positivement, Plutôt Que De S’Emporter. 5 Exemples Pratiques

Comment Réagir Positivement, Plutôt Que De S’Emporter. 5 Exemples Pratiques

Tous les parents le savent, s’emporter ou crier n’apporte pas de résultats à long terme sur le comportement des enfants.
La preuve en est, plus on s’emporte, plus on crie en réponse aux comportements des enfants, plus les comportements se répètent.

On en arrive parfois à ne plus savoir communiquer différemment qu’en criant; il en résulte que toute la famille adopte ce mode de communication.

L’éducation positive semble la solution, tout le monde en parle et c’est bien.

Expliquée dans les livres, l’éducation positive  a l’air facile, mais une fois en situation avec les enfants c’est bien plus compliqué à appliquer.

Résultat? on abandonne de bonnes intentions pour retourner à ce qu’on connaît: s’emporter. 

Ici, nous allons parler  de communication positive, ou de stratégies positives de communication.

Ce serait encore plus explicite de parler de stratégies de communication positives et efficaces .

L’éducation positive c’est choisir efficacement la façon dont on va communiquer avec ses enfants, tant sur la forme (verbale ou non verbale) que sur le contenu (choix des gestes et des mots).

 

 

LES 5 ETAPES POUR REAGIR POSITIVEMENT 

Tentez de garder ce canvas en tête:

  1. Respirer pour calmer votre énervement, se répéter un mantra pour calmer et gérer votre émotion.
  2. Considérer la situation du point de l’enfant pour pouvoir le comprendre et le lui exprimer (empathie)
  3. Prendre la responsabilité de le guider plutôt que le sermonner  ou le punir.
  4. Se (re) connecter à l’enfant pour obtenir son attention active et positive (lui faire sentir que vous êtes de son côté)
  5. Créer un pont sur l’avenir (lui accorder votre confiance pour l’avenir)

Voici en 5 exemples concrets

Comment pratiquer une communication efficace et positive.

Exemple 1 

Votre enfant, 9 ans, vous bassine pour aller passer le weekend chez son copain.

Il insiste, il avance arguments sur arguments. Vous êtes occupé(e) avec le petit dernier et ne pouvez pas répondre de suite. Tout vous agace: le ton, le débit de parole, les alleeezzzz, steuplaît !!

Vous dites: « je ne sais pas je peux pas te répondre maintenant« . 

Il, elle hausse le ton….Vous êtes à deux doigts de vous énerver et de répondre « si tu continues à me bassiner comme cela c’est sûr que ce sera non.

Mais…. vous décidez  d’opter pour réponse positive. 

Respirer un bon coup. Mantra: je ne vais pas m’énerver, il n’y a pas d’urgence,je peux toujours trouver une solution gagnant-gagnant (mantra)

Considérer le point de vue de l’enfant:  il, elle en besoin d’indépendance (passer du temps en dehors de la famille), il est super excité à l’idée de cette aventure, il aimerait donner sa réponse à son ami.

Ca le frustre que je ne sois pas capable de donner une réponse. (qu’est-ce qui se passe pour lui)

Responsabilité de guider: c’est à moi de calmer son impatience et de l’aider à gérer son insatisfaction.

Ok, je vois que ca t’énerve que je ne te donne pas de réponse là de suite. Tu es certainement très impatient de répondre à ton ami, et je comprends. Je préférerais qu’on puisse en parler calmement ensemble mais là, comme tu vois, je ne peux pas je suis occupé avec ton petit frère. Fixons un moment quand on peut en parler sans être interrompu. Après le repas dès que ton frère est couché. 

Oui mais mon copain il m a déjà texté 3 fois pour savoir. Ok. Il est impatient comme toi.

Comment tu peux gérer ce petit problème avec lui? (résolution de problème)

Je lui écris que je lui réponds ce soir. Oui parfait.

Evidement vous tenez votre promesse et prenez un moment, en tête à tête avec votre enfant pour une vraie discussion c’est-à-dire un espace dans lequel il puisse exprimer ses attentes, ses souhaits, et discuter avec vous les conditions ou les éventuelles « contre » de son projet.

Cela ne vous engage en rien à dire oui. Cela vous engage à communiquer de telle façon que vous restiez connectés positivement l’un à l’autre même si l’issu est une déception pour lui. 

 

Exemple 2

Votre enfant, 12 ans,  ne fait que râler depuis le retour de l’école. Chaque chose que vous dîtes, il, elle vous répond en criant.

 

Finalement, elle jette son cartable au milieu de la pièce en criant:.

 

T façon tu comprends jamais rien. Je te déteste!« .

 

Pour vous les limites sont dépassées, vous vous sentez à bout de solutions, vous êtes sur le point d’élever la voix aussi, blessé(e) malgré vous, par les mots utilisés.

 

Vous décidez d’opter pour une réaction positive, constructive.

 

Vous prenez une grande respiration.  Je peux régler cela. Ce n’est pas contre moi, elle m’aime je le sais,  il ne s’agit pas de moi mais bien d’elle. (Mantra)

 

Responsabilité de guider: C’est à moi de l’aider à sortir de cette turbulence émotionnelle. je m’occuperai de mes émotions plus tard.

 

Regarder la situation de son point de vue: quelque chose la frustre profondément, elle a besoin d’exprimer et/ou d’être rassurée. Vous ne savez pas encore mais vous allez ouvrir cet espace:

 

Elle a 12 ans, ses hormones commencent à lui jouer des tours, son cerveau se bat à tenter de prendre des décisions et à gérer ces sautes d’humeur mais ce n’est pas encore très fonctionnel.

 

Se connecter: vous baissez la voix pour faire contraste et attirer son attention.

 

Wahoo, cette fois tu es vraiment fâchée; d’habitude tu ne dis pas de mots blessants (décrire le comportement sans jugement), on ne dit pas de mots de blessants ici(rappeler les valeurs);

ça me montre que tu en as vraiment marre, que c’est sérieux.

Je suis désolée ma chérie que tu te sentes si mal (empathie).

Je suis là pour te serrer fort quand tu es prête (laisser le temps à la re connexion mais initiée par vous) je suis là pour écouter aussi parce que j’aimerais vraiment comprendre ce qui te fâche comme ça. Je suis désolée de ne pas comprendre.

Je suis sûre tu vas savoir très bientôt comment gérer ces trucs énervants.

 

 

Exemple 3

Votre enfant , 7 ans vous interrompt sans cesse alors que vous êtes en réunion pour le travail depuis votre ordinateur à la maison.

Il semble incapable de jouer tout seul. Vous le ramenez 2 fois devant son jeu puis finalement vous faîtes les gros yeux et faîtes un geste impulsif pour lui faire comprendre de vous laisser tranquille.

Le signal est donné: vous avez besoin de prendre une bonne respiration .

Considérer la situation de son point de vue: il a besoin de se sentir prêt de vous, connecté à vous. Mon temps de travail lui paraît interminable aujourd’hui.

Responsabilité de guidance: c’est à moi de l’aider à gérer cela; c’est préférable d’interrompre cette réunion que d’offrir une pseudo attention.

Vous raccrochez en disant à votre collègue que vous la rappelez dans 20 minutes.

Tu fais tout pour attirer mon attention. J’ai mis ma réunion en pause; je suis tout à toi pendant  20 minutes. que devrions-nous faire pendant ces 20 minutes?  

Laissez lui le choix de ce qu’il aimerait faire. S’il est du genre à proposer LE truc qui va durer 1 heure proposez lui un choix entre 2 options faisable en 20 minutes.   

Je vais rappeler pour parler avec ma collègue et finir cette réunion, et juste après, dès que j’ai fini on va jouer ensemble. (vous offrez un moyen de se projeter dans le temps avec un projet)

Je suis sûre tout va aller très vite pour toi maintenant.

Exemple 4

Votre enfant, 11 ans, depuis la rentrée scolaire se relève systématiquement tous les soirs après une demi heure qu’il,elle est au lit et se plaint qu’il,elle ne peut pas dormir.

La répétition vous met un peu sur les nerfs car vous aimez ce moment juste après qu’ils soient au lit pour parler avec votre conjoint de vos journées respectives, entre adultes.

Vous êtes très tenté(e) d’interpréter cela comme du caprice, comme une habitude qui va s’installer…

Le signal est donné: vous avez besoin de prendre une grande respiration et

considérer la situation de son point de vue: il,elle a un nouvel enseignant, elle,il est entrée au cycle intermédiaire, il y a plus d’exigences et donc de pressions. Il se pourrait que le soir venu, ses inquiétudes se transforment en angoisses et ne qu’il ne sait pas comment y faire face.

Quoiqu’il en soit son besoin: se sentir près de vous, besoin de connexion. (aller au lit est une déconnexion)

Elle ne cherche pas à m’empêcher de passer du temps avec mon conjoint(e). (mantra)

C’est de ma responsabilité: de l’aider à traverser cela (même si il,elle semble très heureuse à l’école comme à la maison).

Vous l’emmenez gentiment dans sa chambre puis lui dîtes 

Ca arrive souvent (de ne pas pouvoir dormir) aux enfants de ton âge. Il se passe beaucoup choses à cet âge: ton corps commence à changer, il y a plus d’exigences à l’école, tu as de nouveaux profs, de nouveaux camarades etc (vous suggérez des options possibles pour l’aider à s’exprimer et lui montrer que vous percevez son monde).

Tu sais pour nous les parents aussi ç’est des changements: on doit s’adapter et accepter que vous devenez grands donc qu’on ne doit plus vous traiter comme des petits même si pour nous vous êtes toujours nos bébés. On y réfléchit aussi beaucoup avec (l’autre parent)

Tu me fais une petite place à côté de toi?  On pourrait parler de cela chaque fois que tu en as besoin un petit moment ici. Comme ça on reste tout proche encore un petit moment avant que tu t’endormes.

Je suis sûre que tu vas très bien gérer toutes ces nouveautés.

Exemple 5

Votre enfant, 8 ans, embête son petit frère à chaque fois qu’il le peut:, mettre ses doigts dans son oreille, pousser au passage, prendre son jouet pour l’énerver,  tirer un peu les cheveux, … cette fois il le tape clairement sur le tête.

Vous avez demandé d’arrêter mille fois mais là trop c’est trop! on ne tape pas! ca fait mal!  Le petit pleure… la jauge monte dans le rouge d’un coup!

Il s’en est fallu de peu…mais vous avez perçu le signal ..

Vous prenez une grande respiration: cette fois il est temps de mettre une limite sans exploser pour qu’elle soit efficace.

Je peux le faire, je sais comment le faire, j’ai raison de le faire (mantra)

Vous consolez et calmez tout d’abord le petit. Vous êtes encore dans le rouge mais….

Considérer la situation de son point de vue :Il a besoin d’attention, perçoit son frère comme bien plus important, il se sent déconnecté et pense que c’est à cause de son frère.

La réalité: vous avez récemment eu beaucoup à faire, vous avez repris le travail  et passé moins de temps avec votre aîné.

Wahou! Tu es déchaîné ces temps. Tu sais que nos moments particuliers me manquent.

Depuis que j’ai repris le travail, que tu as commencé le foot, on  a tellement à faire… et depuis on n’a plus fait nos “moments particuliers”.

Que dirais tu si on le faisait aujourd’hui dès que ton frère est au lit.

Maintenant dis moi? Est-ce que taper est autorisé dans notre foyer? Non. Même très frustré on ne tape personne. Ca fait mal. Ce n’est pas de sa faute à ton frère si moi je ne prends pas assez temps avec toi. Je vais changer cela pour que tu te sentes mieux.

Et toi ? tu peux changer quelque chose pour ton frère?

(vous modélisez la résolution de problème, la prise de responsabilités et la réparation). 

Article complémentaire : Punitions vs Conséquences, que faut-il croire?

A l’avenir je souhaite que tu trouves d’autres moyens de me dire que t’es pas content, que de taper ton frère. Je suis sûr(e) que tu sauras le faire.

L’équilibre familial est à la portée de tous

MH

 

Envie d’en apprendre plus sur la pratique de la communication positive et efficace. 

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5 étapes pour créer une collaboration parents-enseigants gagnante-gagnante

5 étapes pour créer une collaboration parents-enseigants gagnante-gagnante

 

Bien souvent les enseignants, comme les parents font appel l’un à l’autre QUE lorsque l’enfant présente une difficulté d’apprentissage compromettant sa réussite scolaire; ou lors de troubles du comportement récurrents qui mettant en péril l’ordre dans la classe. 

Soit le courant passe bien entre l’enseignant et le parent et la collaboration est un soutien pour l’enfant, soit les points de vue divergent, les émotions prennent le dessus, et la rencontre est un échec ou tout du moins n’apporte pas le résultat bénéfique escompté.

Le parent comme l’enseignant, ne se sentant pas entendu ou compris dans son propos, ne se sentant pas reçu dans ses inquiétudes, ou ses attentes, vont, tour à tour critiquer ou mal juger de la qualité de l’implication de l’un et  de l’autre auprès de l’enfant.

 

La confrontation ou l’évitement qui s’en suit va se faire au détriment de l’enfant.

 

Alors que se passe-t-il pour l’enfant? Que ressent-il? Qui fait quoi pour l’aider? Comment peut-il gérer le fait que son parent et son enseignant ne sont pas d’accord à son sujet, mais surtout se “chamaillent” à cause de lui.

 Le Dr Doug Haddad, spécialiste de l’Enfance à l’école, coach et mentor auprès des enseignants de l’école publique du Connecticut dit et affirme que,

 

Lorsque enseignants et parents sont unis, ils créent l’un des plus puissant partenariat qu’un enfant puisse avoir besoin. Doug Haddad.

 

Pour le Dr Haddad, les points clef de la bonne collaboration entre parents et enseignants, sont l’ouverture, l’intérêt du parent pour le programme et les objectifs des enseignants, le contact régulier entre parents et enseignants, même bref, l’intérêt de l’enseignant pour les observations des parents, la volonté de part et d’autre de mettre l’enfant et ses besoins en terme d’apprentissage et de tâches de développement au centre du programme scolaire.

 

1. Approcher l’enseignant,e de votre enfant le plus tôt possible

 Le plus tôt possible, c’est-à-dire dès la 1ère semaine, ou le 1er mois.

Faites sa connaissance comme vous feriez connaissance avec une, un collègue ou collaborateur. Vous allez ensemble accompagner votre enfant durant les 12 prochains mois dans sa tâche d’écolier, alors pourquoi le faire séparément ? Doug Haddad

 

2. Aborder l’enseignant(e) comme un(e) futur(e) allié(e) 

 Si l’enseignant(e) est « le Maître à bord » de sa classe avec son savoir et son “ savoir enseigner »,  (il),elle n’en reste pas moins un être humain comme vous, soucieux(se) de bien faire sa tâche, avec ses points forts, et ses vulnérabilités.

 Comme vous, il,elle a des doutes, des moments de découragements, de moments où il,elle a aussi besoin de soutien et de feedback lui signifiant comment les enfants vivent sa présence et son enseignement.

 Vous, vous êtes le parent, soucieux(se) du bien-être de votre enfant, qui venez avec des enjeux émotionnels que l’enseignant(e) n’a certes pas; cependant vous connaissez votre enfant dans des détails que l’enseignant(e) ne connaît pas et qui pourraient lui être utile de savoir pour mieux le,la comprendre.

L’espace où le parent et l’enseignant se rencontrent, c’est à la croisée de ces deux connaissances que vous avez ensemble de l’enfant: sa personnalité et ses particularités émotionnelles, (vous êtes le spécialiste) ses particularités d’apprentissage et de socialisation (l’enseignant est le professionnel spécialiste).

 

Abordez donc l’enseignant, comme le nouveau partenaire de développement de votre enfant. 

 

Présentez-vous, signifiez votre envie de collaborer dans l’éducation scolaire de votre enfant, son élève, et de votre disponibilité pour apporter des réponses à des questions qu’il,elle pourrait avoir au sujet de son élève, votre enfant dans le but de lui offrir les meilleures conditions d’apprentissage, de plaisir et de bien-être avant-pendant et après le temps scolaire.

 

3. Voyez quels sont les sujets sur lesquels vous en savoir plus pour mieux collaborer.

 

  • Les règles de conduites en classe (comme cela vous les connaissez et votre enfant sait que vous les connaissez)
  • Les exigences en matière de devoirs
  • Les points sur lesquels l’enseignant est peu flexible ou au contraire plus souple.

Puis de manière régulière, en quelques minutes intéressez-vous à un sujet crucial du temps scolaire: la socialisation de votre enfant, posez des questions:

  • comment le percevez-vous au sein de ses camarades?
  • comment se comporte-il?
  • comment réagit-il aux interactions avec les autres,
  • quelle place a-t-il, elle au sein des camarades, dans les activités en petits groupes, est-il accepté(e), acceptant(e), isolé(e) etc.
  • Intéressez-vous à son état émotionnel dominant: le,la  sentez-vous heureux(se) , confiant, (e), compétitrice(eur), soucieux, tendu(e), envahissant(e).

 

L’enseignant saura très bien vous répondre et vous dire si des situations particulières créent des émotions particulières chez votre enfant. Vous apprendrez des choses sur votre enfant qui pourront vous servir pour lui apprendre  à s’affirmer, à prendre confiance en lui, à laisser la place aux autres, à modérer son énergie.

 

  • Le programme de l’année ou du semestre, non pas pour le faire à l’avance ou pour vous insurger dès le moindre retard. Pour soutenir votre enfant lorsqu’il est en difficulté et l’aider à fixer de petits objectifs connaissant le grand (ce que les enseignants n’ont souvent pas le temps de faire)

 

  • Après quelques mois, intéressez-vous aux forces et aux points faibles observés par l’enseignant de votre enfant, tant dans le cadre des apprentissages académiques que dans les disciplines récréatives ou créatrices. Cela vous permettra d’échanger avec l’enseignant en quoi cela rejoint ce que vous savez de votre enfant et en quoi vous pouvez travailler au renforcement des zones plus vulnérables de votre enfant.

 

4. Si cette démarche vous semble difficile à faire, considérer les avantages à agir ainsi

  • Créer les fondations d’une relation parent-enfant collaborative plutôt qu’une collaboration réactive dépendante des évènements (malheureusement le plus souvent les négatifs)
  • Favoriser la pro-action des uns et des autres; l’enseignant, comme vous, serez plus enclin à communiquer au plus rapide une inquiétude ou un questionnement, plutôt que d’attendre que la situation soit arrivée à un point critique.
  • Communiquer à votre enfant un message positif: sa scolarité est importante pour vous, vous prenez  le temps nécessaire pour vous pré-occuper, tout au long de l’année de son bien-être à l’école. Et pas seulement quand cela ne va pas très bien. 
  • Créer un pont de communication pour votre enfant, entre son enseignant(e et vous-même.
  • Eviter de créer un fossé entre le monde de l’école et celui de la maison; les enfants pensent souvent qu’ils vaut mieux séparer les deux soit par peur des représailles, soit par crainte de décevoir le parent. Pendant ce temps, parents comme enseignants pensent que l’enfant communique et informe les uns les autres de ce qui se passe d’un côté, comme de l’autre.

L’interprétation est souvent: « s’il, elle ne raconte rien c’est que ça doit aller. » ou « L’institutrice me dira bien si il y a quelque chose qui ne va pas »;

Lors de la réunion de parents ou du carnet scolaire c’est la douche froide! Et le pire dans ce cas….c’est que le réflexe est de s’en prendre à l’enfant aussi: « pourquoi tu ne m’a rien dit ? »

 

5. Rencontrer l’enseignant(e) de façon régulière, même quelques minutes.

La régularité est signe d’engagement, tant pour votre enfant que pour l’enseignant(e). Ne vous transformez pas en parent inquisiteur, cela pourrait submerger l’enseignant,e qui finirait par angoisser à chaque fois qu’il vous voit arriver et de fait anéantir tous les effets positifs de la collaboration. Dough Haddad

Petit conseil: dès le début voyez avec l’enseignant,e quel moyen de communication il, elle préfère ainsi que les moments les plus propices: par téléphone, de vive voix, par email, plutôt avant la classe, plutôt après, plutôt sur rendez-vous etc.

 

Comme avec nos enfants, mieux le cadre est clair et établi pour tout le monde, plus on évite les écueils des incompréhensions, des attentes non satisfaites et des insatisfactions qui en découlent. 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

Est-ce que je t’aime comme tu aimes ?

Est-ce que je t’aime comme tu aimes ?

JE T AIME

3 petits mots à dire sans modération.

Le dire suffit-il? Pas toujours… le dire c’est bien, le démontrer c’est encore mieux.

Nous avons mille manières de démontrer notre amour. Que ce soit avec nos proches, notre conjoint(e) et bien sûr à nos enfants.

Cependant parfois nous ressentons le “je t’aime” tout différemment…

Beaucoup d’entre nous ont expérimenté cela : dans notre enfance, dans nos relations amicales, dans notre couple …d’entendre l’un ou l’autre nous dire: “je t’aime”, puis  cette même personne fait ou dit quelque chose de pas vraiment aimable, ou aimant, ou qui ne nous fait pas sentir aimé(e).

 

 

 

Cette question vient alors: qu’est-ce qui a le plus d’impact sur nous? Les mots ou Les gestes ?, Les « je t’aime » circonstanciés ou répétés ou les gestes ?

Et pour nos enfants, qu’est-ce qu’ils leur importent le plus? Qu’est-ce qui touchent le plus ?

Nous aimons tous à notre manière, et n’avons pas de doute sur la sincérité de notre amour. Cependant recevons-nous toujours des message que notre amour est perçu ou reçu ? Et nous-mêmes… donnons-nous confirmation de notre sentiment d’être aimé? Est-ce par manque de reconnaissance ou simplement parce que, peut-être, nous ne nous sentons pas pleinement aimé…?

Aimer l’Autre est complexe et dépend bien souvent de nos propres apprentissages de l’Amour et du recevoir l’Amour. La façon de donner l’Amour dépend de la définition que nous en avons.

Nous pourrions penser que L’AMOUR c’est donner des solutions, aider; nous pourrions penser que aimer c’est diriger, c’est corriger – nous pourrions penser que L’AMOUR c’est tout faire pour l’Autre – ou encore que L’AMOUR c’est donner sans que l’autre ait à demander – nous pourrions penser que L’AMOUR c’est offrir de somptueux cadeaux – nous pourrions faire une longue liste avec les définitions de chacun.

Il arrive pourtant que, malgré tous les gestes de l’Un, l’Autre n’exprime pas le fait de se sentir aimé.

Alors c’est que peut-être,  parfois, l’Amour donné, ne se transforme pas en Amour ressenti.

Alors pourquoi ne pas de temps à autre poser la question:

“Qu’est-ce que je peux faire pour  t’aider à te sentir aimé (e)?”

Je me souviens d’un jeune garçon de 13 ans, accompagné de sa Maman. Le courant ne passait plus entre eux; le garçon s’était renfermé, ne communiquait avec sa Maman que pour les choses du quotidien. Il n’y avait pas de conflit ouvert ou de propos violents. Juste une forme d’indifférence que la Maman ne supportait plus.

Lors de notre entretien, la Maman dit à son fils: « je t’aime tellement tu sais »: et lui de répondre: « je sais », sans même lever les yeux vers sa mère.

Je lui pose alors cette question: « que fait ta Maman pour te montrer qu’elle t’aime ». A quoi il répond en bougonnant: « je ne sais pas: faire les courses, ma lessive tout ces trucs je pense ». Et quoi encore? « elle me fait à manger et me laisse sortir avec mes copains ». Et? « Je ne sais pas c’est tout ».

Puis à la Maman: selon vous que faîtes-vous pour démontrer à votre fils que vous l’aimez: à quoi la Maman très émue répond: « je fais tout ce que je peux pour lui, et surtout je lui dis combien il est important pour moi et combien je l’aime. Je le lui dis tous les jours. Je ferais n’importe quoi pour lui« ; le garçon serrant les poings se ferme encore un peu plus et entre ses dents murmure à sa mère: « arrête! c’est bon! t’as pas besoin de pleurer ».

Alors cette question est arrivée: « te sens-tu aimé par ta Maman? » Le jeune garçon hésite un peu, l’émotion le gagne mais il garde les yeux rivés au sol: « oui je pense, je sais pas…. »

« Qu’est-ce que ta Maman pourrait faire pour t’aider à te sentir aimé ». Très surpris par la question, le jeune garçon se relève un peu, puis regarde longuement dans le vide… puis sans qu’il puisse retenir ses larmes dit, en direction de sa Maman: « j’aimerais qu’elle prenne du temps pour être aimée aussi, afin que toute son attention ne soit pas que pour moi. Et j’aimerais aussi parfois qu’elle me parle d’elle, de ce qu’elle ressent, au lieu de toujours s’inquiéter pour moi. Alors je sentirais qu’elle me fait confiance,  qu’elle me donne cette confiance que suis capable de la comprendre, que je peux l’écouter et l’aider à mon tour. Mais j’ai l’impression que je n’ai que le droit d’être son bébé … « 

Un magnifique exemple d’un amour fort, qui tente de combler des besoins projetés par la Maman, sans combler les besoins réels de l’enfant,

qui dans cet exemple est d’être considéré pour ce qu’il est devenu, à savoir un jeune capable de prendre soin de lui et désireux de prendre à son tour soin des  de sa mère, dans la mesure de ses capacités.

J’ai repensé à cette séance empreinte d’émotions intenses plus d’une fois.

J’ai alors reposé cette question à Dana, Maman de 2 fillettes de 12 et 6 ans, très attentive au bien-être de ses filles, bien qu’elle n’ait que peu de temps à leur consacrer. La petite, très vive fait encore souvent des crises de colère et d’opposition notamment après l’école et jusqu’au moment du coucher. Lors de la séance je pose la même question:

« Qu’est-ce que Maman pourrait faire pour t’aider à te sentir aimée. » Les yeux de la petite se sont alors illuminés: « jouer au jeu du karakoké ». Et la maman d’éclater de rire, puis de dire un peu gênée: « je déteste cela je ne sais pas chanter ». « Mais non Maman, ça fait rien si tu sais pas chanter, moi, je vais t’apprendre les chansons; comme cela on pourra chanter tous ensemble ». 

« Et tu sentirais qu’elle t’aime en faisant cela? Ouiiii beaucoup même ». L’aînée enchaîne spontanément en disant: « moi j’aime quand tu me coiffes les cheveux car je te sens tout près de moi et tu me parles toujours doucement. » 

Voilà comment les enfants expriment, comment ils se sentent aimés;

Parfois pour eux l’amour passe par demander aux parents, non pas de faire une chose qu’il n’aiment pas, mais plutôt de leur demander de se dépasser eux-mêmes pour partager quelque chose que eux, aiment particulièrement faire.

Le plus souvent le plus simple leur apporte le plus profond sentiment d’être importants à nos yeux, en d’autres termes, d’être aimés.

Alors  aujourd’hui j’invite chaque parent à poser cette question à leurs enfants, peut-être ce soir avant de s’endormir

Dis moi une chose que j’ai faite aujourd’hui qui t’a fait sentir que je t’aime. 

ou/et

Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider à te sentir aimé(e)?

Non pas que votre amour ne soit pas suffisant. Loin de là.  Cette petite question permet simplement de s’assurer que leurs besoins sont satisfaits et que votre amour s’exprime tel qu’ils en ont besoin.

Il se pourrait bien qu’il, elle vous retourne la question. Soyez prêt à y répondre. Surtout ne jamais répondre: « rien, tu es parfait comme tu es ». Ce serait noyer l’ensemble de ses actions dans une satisfaction générale, ce qui aurait pour conséquence de donner le message à l’enfant:

« Papa, Maman ne prennent pas garde à ce que je fais pour les aimer ».

Personnellement je répondrais: « j’adore quand tu me demandes: comment ça été ta journée Maman aujourd’hui? Ca remplit mon coeur d’un coup, je me sens considérée et aimée. »

Qu’est-ce que je peux faire pour t’aider à te sentir aimé (e)?

(différent de qu’est-ce qui te ferait plaisir)

Nous pouvons également reposer cette question ça et là à notre conjoint(e). Qu’est-ce qui, dans ce que je fais, te fait sentir que je t’aime.  Quand est-ce que tu t’es senti aimé(e)  par moi aujourd’hui.

N’hésitez pas à partager vos réponses et expériences  ici ou sur la page FB. Ce sera certainement très enrichissant pour tout le monde.

 

 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST LA PORTEE DE TOUS

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

C’est parti pour 2019!

Sans en faire des résolutions, je vous offre ici, 10 comportements auxquels vous pouvez prêter attention en 2019 de façon plus soutenue,

afin d’améliorer ou de maintenir votre relation avec vos enfants.

Nul besoin d’en faire une résolution. Encore moins de se promettre de les respecter les 10 à la fois et chaque jour

Les Fêtes sont derrière nous, le rythme du quotidien professionnel et scolaire a repris.

Pour beaucoup, comme une tradition, quelques résolutions ont été prises pour faire de 2019 une encore meilleure année que 2018.

Je vous propose de les noter et les coller sur votre frigo;

même encore mieux, de les avoir écrits séparément dans différents endroits comme, le miroir de la salle de bain, votre bureau, votre page d’accueil de votre ordinateur ou téléphone portable; cela vous aidera à vous en souvenir.

Faites le point régulièrement sur l’évolution des comportements sur lesquels vous avez le plus à vous concentrer pour vous améliorer.

Ainsi, pas besoin de vous promettre quoique ce soit.

Les lire vous invitera à le faire, ou à réaliser que peut-être certains jours, vous avez quelque peu négligé l’un ou l’autre de ces comportements.

Peu importe les raisons, l’important c’est de s’en rendre compte, de l’accepter et de réajuster.

1. Compatir plus souvent 

Se sentir compris et entendu baisse instantanément la tension ou reboost la motivation. Cela fonctionne pour chacun de nous et tout particulièrement pour les enfants.

Ansi chaque fois que votre enfant est frustré, ou fâché pour une quelconque raison, essayez de compatir avant d’agir:

oui je sais que c’est ennuyant, je vois que t’es fatigué, je suis sûre que tu préférerais jouer

Cependant (éviter les mais qui annulent ce que vous venez de dire), c’est l’heure de faire tes devoirs, tu ne peux pas taper ton frère pour autant, j’aimerais que etc…

Compatir = se mettre dans les chaussures de l’autre, même si pour nous mêmes, le problème n’est pas aussi important qu’il l’est pour l’enfant.

Parfois en tant que parent on se dit: il n’y a rien de dramatique, il n’y a pas de raison de pleurer, ou encore: je n’en demande pas tant…

Pour les enfants les choses sont différentes.

Et si juste ces 3 petits mots: je comprends que, permet d’éviter la crise alors pourquoi s’en priver.

2. Dire ce qu’ils peuvent faire plutôt que ce qu’il ne peuvent pas faire.

Si cela demande un petit effort mental de la part de l’adulte, il est bien plus efficace d’exprimer une demande sous la forme positive que sur la forme négative.

Ainsi:

  • ne lâche pas l’assiette devient, tient la très fort,
  • ne sautez pas sur le canapé, sautez sur le tapis, ou encore jouons à un autre jeu,
  • n’utilise pas ton téléphone pendant le repas, laisse ton téléphone dans ta poche,
  • on ne tape pas, utilise tes mots, etc…

La conséquence directe de la formulation positive est qu’elle donne des indications ce par quoi on peut remplacer le comportement, et évite la réaction négative du cerveau, liée à l’interdiction.

Si je vous dis:

« restez dans les limites de la vitesse indiquée c’est plus prudent« , votre cerveau réagit différemment que si je vous dis:

« ne dépassez les limitations de vitesse sinon…« .

Faites l’exercice entre adultes et voyez ce que vous pourriez formuler sur la forme positive plutôt que sous la forme d’une négation.

3. Les faire rire tous les jours

Le rire c’est la santé.

Le rire a des effets relaxants et libérateurs de stress insoupçonnés. Il existe même des thérapie par le rire où les personnes vont se réunir une fois par semaine pour des séances de rire.

Si les enfants semblent pleurer beaucoup et facilement, ils rient tout autant et tout autant facilement.

Les faire rire les aident à dépasser leurs frustrations, et surtout les font se sentir heureux et connectés à eux-mêmes et à la personne qui les fait rire.

A pratiquer sans modération.

4. Dire oui! plus souvent

Il semble que beaucoup de parents ont de la peine à dire non.

Et pourtant… observez sur une période de 24 heures le nombre de fois que vous avez dit non:

  • « non pas maintenant,
  • non pas aujourd’hui,
  • non il n’y pas de raison,
  • non je ne crois pas,
  • non tu peux pas,
  • non de… non mais j’y crois pas, non tu ne vas pas recommencer,
  • non je t’ai déjà dit,
  • non pas la dessus,
  • non pas comme ça….« 

Essayons:

  • « oui, dès que j’ai fini;
  • oui je comprends que tu sois pressé de le faire aujourd’hui, veux-tu m’expliquer pourquoi?,
  • oui c’est très cool de ta part de vouloir m’aider… « 
  • oui, je t’aime…

Il est important aussi de savoir parfois dire oui, à des choses pour lesquelles nous aurions tendance à dire non,

parce que cela ne nous arrange pas sur le moment, ou que les conséquences de notre oui pourraient être contraignantes pour nous ou…

encore que nous pensons que ce que l’enfant demande n’est pas “de bon ton” ou pas dans les “règles que nous nous sommes fixées”.

Relire à cet effet l’article ICI

Un oui concédé là où l’on pensait non, peut se solder par des comportements ultra positifs et des oui spontanés! à nos demandes là où d’habitude on récolte des nons systématiques

5. Passer du temps privilégié chaque jour avec chaque enfant

Le temps est un cadeau qui n’a aucun égal et qui laisse des sentiments profonds d’appartenance et de valorisation.

Les enfants plus que tout au monde, désirent passer du temps avec leurs parents.

Faut-il que ce temps soit intense dans le sens que l’enfant sente que nous sommes pleinement avec eux.

Du temps privilégié est du temps où l’enfant se sent entier, le plus important à vos yeux, où il se sent apprécié quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise.

Ces temps peuvent être passés à jouer, à danser, à discuter, à les laisser s’exprimer comme ils le veulent, sans restriction ni règle contraignante; ces moments peuvent être aussi plus calmes, à les écouter vous raconter leurs histoires, à les bercer.

Le petit détail qui fait toute la différence: ils sont maîtres du moment.

Cela construit chez eux la notion de confiance qu’ils ont le droit d’être ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être sans être retenus, punis, ou encore jugés.

La seule chose que le parent cadre dans ces moments particuliers est la durée et bien sûr, la sécurité.

15-20 minutes par jour, comme un rituel, et de préférence en individuel 1-1 parent- enfant.

6. Utiliser votre “bouton pause” et criez moins

Crier ou de s’énerver est le signal que vous donnez (à vous) et à vos enfants que vous avez cédez à la lutte de pouvoir.

Le meilleur et seul moyen de l’éviter est d’utiliser le “bouton pause” et de respirer.

Comme un bouton d’alarme pour vous: “SOS gestion de mes émotions” dites vous intérieurement:

« je m’arrête, je prends une grande respiration, je me recentre sur la réalité, il n’y a pas de danger, ni d’urgence, juste de la fatigue, des frustrations, du stress « .

Puis vous reprenez le cours des évènements, que lorsque vous avez suffisamment de calme en vous pour gérer la situation.

7. Eteindre vos écrans lorsque vous êtes avec eux

Les écrans sont devenus des amis “incrustés” dans les familles.

Ils sont partout avec nous, tout le temps, ont toujours quelque chose à nous communiquer et allez savoir pourquoi, tout est toujours prioritaire…

Il est important que nous sachions nous détacher de cette habitude lorsque nous sommes avec les enfants, ne serait-ce que pour modéliser l’art d’être en bonne communication.

Rien n’est plus frustrant que de devoir partager l’attention de l’autre avec un écran.

8. Aller au grand air avec vos enfants

Sortir et se dépenser au grand air a pour conséquences de baisser les tensions, libérer les stress et les colères,

Régénérer en oxygène l’ensemble de l’organisme, augmente la faculté de concentration, et rapproche les personnes qui font l’activité ensemble.

Toute la famille en tirera des bénéfices.

9. Autoriser les émotions, limiter les comportements

Dans les crises on perçoit d’abord les comportements qu’on essaye dès lors de contrôler. Rappelons-nous que tout comportement inadéquat est généré par une émotion “négative”. Le plus les émotions sont exprimées le moins elles sont traduites en comportements.

  • « Tu as le droit d’être en colère, tu peux le montrer autrement qu’en frappant ton frère.
  • « C’est normal que tu sois déçue, je ne peux pas te laisser être impolie avec moi ».

C’est ce qu’on appelle mettre des limites avec empathie.

Vous reconnaissez et autorisez l’émotion, vous limitez l’expression de ces mêmes émotions à des comportements acceptables.

10. Laisser une plage “temps pour moi” sur les plannings

On ne prend bien soin des autres, que lorsque l’on prend bien soin de soi.

En tant que parents cela veut dire que vous ne pouvez bien gérer toutes les variations et variantes émotionnelles et comportementales de vos enfants que si vous prenez soin de vous.

Rechargez vous-mêmes: en repos, en énergie émotionnelle positive, en relations affectives et sociales ressourçantes, en réalisations personnelles, hobbies, ou passe-temps.

Devenir parent signifie se consacrer pleinement, pas se sacrifier pleinement.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

10 façons de diminuer votre stress

10 façons de diminuer votre stress

Le stress est une des grandes causes du manque de patience des parents ou de la difficulté à faire face à l’énergie et à l’imagination débordantes des enfants. D’ailleurs vous êtes beaucoup à le dire, lorsque vous êtes plus détendus, tout se passe mieux; vous arrivez mieux à gérer les comportements des enfants, ils sont plus réceptifs et plus collaborant.  Ce qui se passe souvent, c’est que, lorsque l’on est pas ou moins stressé, on prend plus le temps d’écouter, de parler pour être compris, on est plus tolérant à l’énergie des enfants et au bruit que cela occasionne parfois, on est plus enclin à l’empathie et à la compréhension.  Bref lorsque vous êtes pas stressé vous êtes un SUPER PARENT!

Comme les grandes vacances sont là, que tout le monde a envie de se mettre en mode relax, alors que les enfants vont eux être en mode « Energie du matin au soir », voici

10 façons de diminuer votre stress le plus rapidement possible.  (suite…)

Chamailleries & Disputes entre frères et soeurs: prévenir & gérer

Chamailleries & Disputes entre frères et soeurs: prévenir & gérer

Léo: « Maman elle m’a traité de nul! »

Ana: « C’est pas vrai d’abord c’est toi qu’a commencé ».

Léo: « Oui t’as dit et t’as même jeté mon cahier par terre ».

Ana:« Bouuuh le bébé à sa maman, va vite pleurer »

Maman: « Arrête d’embêter ton frère; t’es la grande tu peux montrer l’exemple ».

Ana: « Oui mais toi tu vois jamais ce qu’il fait lui! A son frère: attends un peu que Maman soit partie tu vas voir!! »

Léo: « Maman elle continue! »

Léo: “je te déteste”

Ana: « oui ben ça tombe bien moi aussi et encore plus ».

Chamailleries

Journellement peut-être assistez-vous à ce genre d’échanges comme Christine, la Maman de Ana et Léo (9 et 6 ans).

Les frères et soeurs se chamaillent, se provoquent, parfois se battent; nous l’avons certainement aussi fait, aussi vécu. Personnellement, je me souviens que mon frère cadet avait l’art de me mettre en boule puis d’aller pleurer vers sa maman qui prenait toujours son parti.

Parfois les mots peuvent devenir très blessants, ou alors les enfants en viennent aux mains.

Tant la répétition de ces séquences, que le bruit que cela génère, sans parler de la banalité des mots échangés, rendent les parents nerveux, agacés, et peuvent parfois les faire sortir à leur tour de leurs gongs.

Soyons francs, disons le bien fort et tous ensemble: qu’est que c’est énervant!!! SI seulement ils pouvaient arrêter.

Voilà c’est dit. Mais malheureusement cela ne  les fait pas arrêter, pas plus que nos 25 “ça suffit” par jour, ou encore “chacun dans sa chambre!”, ou “aller jouer dehors!” ou… “je vais en prendre un pour taper l’autre!”. Même si ce propos peut les surprendre (elle va faire cela comment?), cela ne les démotive pas de guetter la prochaine occasion d’envoyer une remarque des  plus désagréables à l’autre.

Tout cela est pris avec beaucoup d’humour et de distance; il n’en reste pas moins que ces attitudes, qui peuvent parfois perdurer des années, conduisent souvent  le parent à devenir agressif, et à tenir des propos rejetants, dévalorisants, ou encore menaçants. C’est bien cela que vous voulons éviter.

Bien que l’intention ne soit que de les stopper ou/et de les protéger  (notamment lorsque l’un des enfants est clairement dominé par le ou les autres), l’agression ou la menace verbale n’est jamais la bonne solution. Ni dans son résultat immédiat, ni dans l’impact sur l’enfant.

Faut-il  se mêler des disputes de nos enfants? 

Il se dit plusieurs choses à ce sujet, ce qui met les parents dans la confusion ou l’incertitude de l’attitude à adopter.

Parfois on dit qu’il est mieux pour les enfants, que les parents les laissent gérer leurs conflits sans “trop s’en mêler”; cela leur apprendrait à régler les conflits.  D’autres disent qu’on ne peut pas ignorer les tensions entre les enfants; d’une part par mesure de protection; d’autre part les enfants ont besoin de l’aide des parents pour apprendre à gérer leurs frustrations. Le fait est que  l’intervention parentale est souvent maladroite car empreinte des propres frustrations et incompréhensions.

Voyons ensemble quelles sont les attitudes les plus efficaces:

  1. OBSERVER avant D’AGIR. 

C’est valable pour ceux qui sont plutôt prompts à l’action, comme ceux qui préfèrent laisser aller les choses en espérant que cela se calme.

“Cela m’énerve tellement que dès qu’ils commencent, je les sépare” me confiait Eric, père de 2 filles et 2 garçons, incapables de passer une seule journée sans se chamailler ». 

Prendre un temps de recul et noter ce qui se passe: séparer les faits des émotions générées par les faits. Cela est valable même pour les plus petits: parfois ils ne  font que se parler un peu plus fort, pour s’imposer; puis ils se calment rapidement car ils ont trouvé une solution, ou ils se sont compris.

Nous réagissons aux émotions que cela génère en nous plus qu’à ce que les enfants font réellement.  C’est souvent la raison du décalage et de l’inefficacité de l’intervention parentale.

Ecouter ce qu’ils se disent: leurs mots vont:  permettre au besoin, de corriger les propos “menteurs”: “tu es sûre que c’est cela qu’il t’a dit parce que moi j’ai entendu autre chose” ; puis donner une indication sur l’intensité de la dispute. Espèce de charlotte aux fraises n’a pas la même gravité  que “pauv taré” par exemple ou pire…

Laisser un peu de temps “tout en restant attentif”; leur laisser l’espace nécessaire pour régler le différent à leur façon. Tant que la dispute ne dégénère pas, soit que le langage devient  grossier, les propos menaçants ou humiliants ou encore que la dispute dégénère en dispute physique, il est préférable, le plus souvent de ne pas intervenir.

2. Superviser, montrer notre présence.

Surtout chez les plus jeunes, (4-8 ans), le seul fait d’être là, dans les parages, et notifier que nous les entendons, suffit souvent à calmer les esprits. Le parent devient alors le signal rassurant que malgré les petites frustrations, tout va bien.

Dédramatiser et détourner l’attention: les enfants ont toujours envie de jouer ensemble, ils ne savent souvent juste pas comment gérer les frustrations engendrées par le jeu et la distribution de l’autorité entre eux.

Ils font l’apprentissage de la négociation, du consensus, du “laisser la place à l’autre” et c’est difficile.

Intervenir sur un ton calme: “oh oh oh, je sens que la colère monte ici. Est-ce que tout le monde va bien?”; si les tensions deviennent trop importantes avertir: « Si vous ne trouvez pas une solution pour vous entendre, je vais décider qu’on arrête le jeu, ou qu’on change d’activité”. 

L’envie de continuer le jeu est le plus souvent supérieure à la volonté de faire passer sa volonté.

Ne pas hésiter parfois, si vous avez le temps,  à les inviter à faire autre chose avec vous. « A vous entendre, il semble que ce jeu ne vous rend pas très heureux; que diriez vous qu’on préparent des gâteaux ou qu’on aille un peu dehors, etc ».

3. Apprendre aux enfants, comment s’exprimer tout en écoutant l’autre. 

Une fois que les choses se sont calmées, chacun son tour, l’enfant explique ce qu’il se passe pour lui. Puis réfléchir à  une solution pour ne pas se chamailler: “qu’est-ce qu’on fait maintenant?” ou “comment tu pourrais faire maintenant pour qu’il te prête son jouet?”, “que pourrais-tu lui dire pour que cela ne la mette pas en colère, au lieu des mots moqueurs?”

L’apprentissage de l’écoute active, (je t’écoute sans parler, sans te juger) peut se faire sans qu’il y  ait eu dispute, comme un jeu que l’on fait régulièrement.

Le jeu du bâton de parole est très efficace et très apprécié des enfants.

Inspiré des traditions africaines et amérindiennes, ce jeu a pour but de réguler les temps de parole et d’écoute. Seul celui qui tient le bâton peut parler, les autres doivent écouter. La règle est  chacun parle de soi-même, de ses pensées, de ses propres sentiments et expériences, de ses propres idées, et non pour l’autre ni « sur l’autre ». L’animateur, de préférence le parent tant que les enfants sont petits, passe le bâton, comme un relais afin que chacun ait son tour de parole. Il le fait soit sur demande de l’enfant, soit lorsqu’il juge qu’un des enfants ne s’exprime pas assez ou ne s’exprime pas spontanément.

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Cet exercice a aussi pour vertu de rééquilibrer les échanges au sein de la famille lorsque un des enfants (ou l’un des parents) a tendance à monopoliser l’espace de parole.

Ce jeu peut-être pratiqué comme un rituel à la fin de chaque journée pour relater les évènements ou partager quelque chose de spécial ou de façon ponctuelle après une journée difficile ou une dispute.

Il est capital de terminer le jeu par un câlin, une parole enrichissante et bienveillante: “merci ça me fait chaud au coeur quand on peut parler comme cela tous ensemble; venez que je vous serre fort”. Eviter à tout prix le : “c’est mieux quand on peut discuter calmement plutôt que de…. « ; cela réactive immédiatement les souvenirs et donc une partie des émotions générées pendant la dispute ET cela insuffle un  sentiment de culpabilité totalement contre productif. Il y a une différence entre renforcer positivement un état présent: on se sent bien n’est-ce pas ? et comparer un nouvel état positif à un autre, passé et négatif: « je me sens mieux quand on parle que, quand vous-vous disputez. Pas vous? ». Nous avons besoin de nous souvenir QUE de ce qui est positif. Alors n’insistons que sur ce qui est positif: « je suis heureuse de voir comme vous avez su trouver une solution »; « ça nous fait très plaisir à Maman et à moi de vous entendre vous parler gentiment« .

J’insiste un peu car, c’est une habitude venue de notre éducation, parfois presque culturelle, de terminer sur une note moralisatrice alors que tout le monde se sent apaisé et a réussi à traverser le moment difficile avec succès.  Pourtant cela n’apporte rien de plus.

Après une grosse dispute, encourager les enfants à se reconnecter : on se sert la main, on se fait un bisou, on se propose chacun un jeu: « on joue à ton jeu d’abord, puis on joue au mien ». Les plus petits sont assez spontanés dans la reconnexion. C’est parfois plus difficile avec les  adolescents, qui, suivant l’intensité de la dispute, ont besoin d’un moment chacun de leur côté, pour digérer.

4. Poser des règles de bases familiales La charte de famille est quelque chose qui fonctionne assez bien. Elle représente les valeurs de la famille; elle se doit de poser des limites de comportements: tout le monde a le droit d’être fâché, agacé par l’un ou par l’autre, le sentiment d’injustice est légitime, exprimer ses émotions et donner son point de vue est un droit. Par contre: les menaces, les atteintes physiques et les paroles humiliantes ne sont pas autorisées. 

Même si cela oblige les enfants à inventer d’autres mots en guise d’injures, cela est toujours préférable à une salve de gros mots dégradants et souvent même pas vraiment compris par les enfants eux-mêmes.

La charte doit être visible pour tout le monde afin que chacun puisse s’y référer à tout instant. Les enfants peuvent se la rappeler mutuellement: « tu vois ce qui est écrit là: tu n’as pas le droit de me taper »; plutôt que de rendre le coup par exemple. (Article relatif aux limites)

5. Eviter les partis pris, ou le favoritisme

Il est important de ne jamais prendre parti, ni favoriser l’un par rapport à l’autre; que ce soit pour des raisons de genre: « c’est une fille, on ne tape pas les filles », ou d’âge: « c’est le petit, tu peux bien comprendre », ou encore de « handicap ou difficultés quelconques: « tu sais que que c’est plus difficile pour elle; sois sympa » . Chaque enfant doit être traité avec la même considération et soumis aux mêmes règles de conduite ; Dans notre exemple, la fillette se plaint que sa Maman ne voit pas tout. On retrouve l’importance de l’observation même si, nous le savons bien, certaines choses nous échappent; cependant, certains enfants sont très affûtés à agir hors de l’attention parentale; de fait la situation diffère de ce qui paraît évident.

Donner la responsabilité aux plus âgés, sous forme de: « tu pourrais quand même montrer l’exemple t’es l’aîné(e) », forme de (dé)favoritisme, est souvent un poids qu’ils ont de la peine à gérer; cette pression peut parfois les frustrer, les effrayer ou encore les rendre jaloux; leur comportement ne tardera pas les trahir: « coup » par derrière, agressivité vis-à-vis du cadet, intolérance: si je ne le laisse jamais m’approcher, je ne devrai pas veiller sur lui, elle, et je ne me ferai pas disputer.  D’où les : « sors de ma chambre » systématiques, « laisse-moi jouer seule », « non je te prête pas mes crayons », « non tu ne peux pas jouer avec nous, t’es trop petit! » (dehors avec les copains de quartier).

 

soeurs-réconciliées

Le fameux « c’est à toi de montrer l’exemple » peut être exprimé par: « toi tu sais bien, voudrais tu qu’on explique ensemble à ton petit frère ». ; « tu te souviens comme tu as appris à demander sans taper, ta petite soeur devrait apprendre aussi. Qu’est-ce que tu en penses. Tu pourrais lui apprendre toi. »

Lorsque la différence d’âge est importante, il arrive que l’aîné(e) se sente un peu mis à l’écart et crée des disputes pour manifester sa frustration. Dans ce cas, intervenir avec empathie est toujours un succès: « hmmm, je me demande si tu n’as pas un peu l’impression qu’on s’occupe trop de tes nouveaux petits frères et soeurs….je suis désolée que tu te sentes triste pour cela, car c’est pas du tout notre intention. Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour que ce soit plus facile pour toi? « 

Puis instaurer des moments “privilégiés” pour l’aîné (e) et l’engager, dans certaines activités communes, à se comporter en grand frère, grande soeur responsable.

5. Leur apprendre des techniques de résolution de problèmes ou la séquence de communication non violente: ce que tu fais, ce que je ressens, ce dont j’ai besoin, ce que je souhaite que tu fasses.

Exemple:

  • « Quand tu entres dans ma chambre sans frapper, ça me fait sursauter, et ça m’énerve; j’ai besoin d’être tranquille pour faire mes devoirs: je souhaite que tu frappes avant d’entrer; je souhaite que tu entres que si je dis oui. » 
  • « Quand tu dis des mots moqueurs ça me rend triste et en colère; j’ai besoin qu’on m’encourage et je souhaite que tu ne dises plus ces mots. »
  • « Quand tu joues aux jeux vidéos sans me laisser mon tour ça me met en colère; j’ai aussi envie de jouer et je souhaite que tu ne dises plus que je suis un bébé ». 

Pour les ados: demander aux enfants de se calmer séparément s’ils ne peuvent pas parler sans hurler dans la maison. Puis les encourager à reparler, au calme de la situation, à l’extérieur de leur chambre, avec le parent en médiateur. S’ils se sentent de se parler sans les parents, il est bien ne pas s’imposer. Cependant il est important de ne pas les laisser rester sur une dispute non résolue; elle resurgira tôt ou tard; l’accumulation de conflits non résolus finit en principe par une rupture ou par une rancune sans fin.

“ok je vois que vous êtes calmés. Etes-vous prêts à re discuter de vos différents? Qui veut commencer. Laisser les enfants s’exprimer librement; le parent est là que pour s’assurer que chacun écoute sans être interrompu. Lorsque vous voulez donner votre avis avertissez: “ je peux ajouter quelque chose là ? “ puis toujours commencer par quelque chose de positif et/ou empathique: “je trouve très intéressant ta proposition ou je comprends tout à fait la peine que cela te fait, ce que je vous suggère, ou ce que je pourrais ajouter à cela c’est…” 

L’adolescent est toujours prêt à écouter lorsqu’il a le sentiment qu’il a été écouté aussi et entendu sans jugement.

Puis même chose que pour les plus petits: re connexion: accolade, poignée de main etc…

Le temps pris par un parent pour encourager et guider les enfants à trouver leurs propres solutions dans leur relation à autrui est un cadeau pour le reste de leur vie.

La résolution de problème est la compétence no 1 pour traverser la vie relationnelle de façon confiante.  Beaucoup d’adolescents sont en rupture scolaire ou professionnelle car ils n’ont pas développé cette compétence. Ne sachant pas faire face aux “problèmes nouveaux” posés par les exigences de la vie professionnelle, pour faire face aux problèmes plus complexes de la vie adulte, ces adolescent fuient par peur et par honte de se sentir incompétents.

Conclusions: la gestion des conflits entre frères et soeurs, qu’ils soient simples chamailleries ou grandes disputes, est en fait plus une question d’apprentissage, que de gestion, ou d’évitement. Cependant il est possible et important de les anticiper: vaut mieux prévenir que guérir dit le dicton.

Les disputes de frères et soeurs est une chose quasi inévitable; tout tenter pour les empêcher, ou les “avorter” en « sur réagissant » ou de façon trop prompte,  n’est pas très constructif et risque de créer d’autres problèmes; il est bien plus intéressant de guider les enfants à les traverser sans dommage, c’est à dire en leur évitant de se blesser “méchamment” que ce soit physiquement ou émotionnellement. Les disputes deviennent alors un “terrain d’apprentissage” pour la régulations des frustrations et  la gestion des différents. Le plus tôt ils apprennent, le mieux ils sauront éviter de se disputer pour tout et surtout pour des petits riens!

Les frères et soeurs ne sont pas toujours complices et parfois leurs différences de personnalités sont difficilement compatibles

Dans ce cas ils ont besoin de l’aide des parents pour apprendre à 1. connaître leurs propres traits de personnalité, et 2. composer avec les traits de personnalités de l’autre. Ces apprentissages sont valables pour le restant de la vie et c’est en cela qu’ils méritent toute l’attention et l’implication bienveillante des parents.

Les parents peuvent, et se doivent de prévenir les disputes violentes ou trop fréquentes par un apprentissage progressif de la gestion des relations interpersonnelles.

Naturellement, le mieux nous adaptons notre façon de gérer nos propres relations, le mieux les enfants peuvent apprendre en modélisant notre façon d’être.

Nous verrons dans un autre article, car cela mérite d’être traité aussi en détail, comment intervenir lorsque de disputes qui ont dégénéré.

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MHM