12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

Une des clefs du succès de la bonne relation entre parent et enfant est la qualité de l’écoute des parents. Les enfants parlent beaucoup et ce n’est pas toujours évident d’être à 100% à l’écoute. Notre niveau de vigilance dépend également de notre état de fatigue, de notre état mental, des différentes préoccupations qui nous taraudent sur le moment et bien souvent de notre propre état émotionnel.

 

 

Maman écoute

Papa écoute attentivement

 

Aucun parent se doit d’être attentif à 100% le 100% du temps. Par contre prendre de bonnes habitudes d’écoute favorise le développement de l’enfant et construit la relation entre parents et enfants sur des bases solides. (suite…)

Enfants manipulateurs ou mode de communication?

Enfants manipulateurs ou mode de communication?

 Beaucoup de parents se sentent dépassés et très frustrés par la façon manipulatrice dont leur enfant tente de les faire plier à leur volonté.

Alors comment sortir de cet inconfort relationnel avec ses enfants?

Maman manipulée? C’est souvent difficile de rester calme face à un enfant qui essaye de vous pousser dans vos limites et très douloureux de sentir que votre propre enfant cherche à tirer avantage de vous. (suite…)

Les économistes démontrent l'importance de la santé émotionnelle dans l'enfance

Les économistes démontrent l'importance de la santé émotionnelle dans l'enfance

 La santé émotionnelle dans l’enfance est la clef pour le bonheur dans le futur. Richard Layard

 

Lord Richard Layard

Lord Richard Layard

 

C’est l’émérite professeur  d’économie de Londres, Lord Richard Layard qui l’affirme. :

L’argent, le succès et les bonnes études sont moins bien importantes que la santé émotionnelle pour ressentir de la satisfaction dans sa vie adulte.

Richard Layard  et ses collègues de la London School of Economics’Center for Economic Performance, (LSE), ont conduit des recherches sur le Bien-être ou le sentiment d’accomplissement et de satisfaction à l’âge adulte. Leurs conclusions sont sans appel:

la santé émotionnelle dans l’enfance est de loin plus importante pour leur niveau de satisfaction à l’âge adulte que n’importe quel autre facteur comme l’accomplissement de grandes études avant 25 ans, ou la réussite professionnelle et sociale. 

Les auteurs évaluent la qualité de la santé émotionnelle d’un enfant sur la base de l’analyse d’une série de facteurs internes au début de la vie; ils prennent en compte également les personnes qui ont subi ont subis des traumas, et leurs effets co-latéraux comme: la peur, l’énurésie, les troubles du sommeil et de l’alimentation, la fatigue.

L’étude avait pour but de contester l’hypothèse de base de la politique éducative des dernières années prétendant que la réussite scolaire est plus importante que toute autre chose pour la réussite de la vie adulte. L’ancien secrétaire de l’éducation Michael Gove (2010-2014)  avait, se basant sur cette conviction, avait ordonné aux écoles britanniques de se concentrer en priorité sur le contenu et les résultats, sur l’excellence, au détriment des questions dites “périphériques” telles que le développement moral, social et culturel des enfants.

Son successeur Nicky Morgan (depuis 2015) s’est lancé comme challenge politique d’inverser cette tendance.

La question centrale de l’étude est donc: qu’est-ce qui prédit une vie réussie ? 

A cet effet les chercheurs ont choisi une population de 9000 personnes nées en 1970 dans un laps de temps de 3 semaines. (nés entre le 1 et le 21 de même mois), représentatifs de la population britannique actuelle.

Cette population cible a été suivie; il leur a été demandé de remplir un questionnaire sur leurs sentiments de satisfaction de  leur vie, sur des tranches de leur vie allant de  5-7 ans (découpage correspondant à des cycles de vie).   Ils ont été également invités à évaluer leur degré de satisfaction de vie ou sentiment de bonheur à certains moments  clefs de leur vie. (obtention du diplôme, mariage, premier enfant, séparation, premier emploi etc)

Parallèlement les chercheurs ont analysé certains facteurs-indicateurs susceptibles de déterminer le niveau de satisfaction (sentiment de bien-être) appelés prédicteurs,  comme le revenu, la réussite scolaire, l’emploi, la place dans la hiérarchie, le fait d’avoir ou non eu des démêlés avec la justice, leur situation amoureuse, leur état de santé physique, et/ou émotionnelle. Ils ont croisé ces réponses (valeurs données par les questionnés)  avec des facteurs décrits par les psychologues comme influençant le développement de l’enfant: le contexte socio-culturel de l’enfant, les capacités d’apprentissage, la santé physique, la santé émotionnelle, autrement dit le climat émotionnel de la famille dans laquelle ils ont grandi.

Leurs résultats sont édifiants et sans appel: le revenu explique seulement 1% de la variation de satisfaction de la vie de la population cible (représentative de la population de Grande_Bretagen) contre 16% d’incidence de la santé émotionnelle.

Ainsi c’est démontré par les chiffres: l’argent ne peut pas vraiment vous offrir le bonheur, même s’il peut y contribuer.

Ces résultats ont été comme on l’imagine, controversés notamment par tous ceux qui ne savent que peu comment aborder la question de l’équilibre et de la santé émotionnels et de fait ne voient pas comment ce facteur pourrait être intégré dans la réussite en général et la satisfaction en particulier.

Malgré des résistances, car il n’est jamais facile d’admettre que des choses qu’on considérait comme des valeurs fondamentales sont erronées, le mouvement vers un changement de vision est déclenché.

David Cameron, premier ministre actuel,  a déclaré:

Il est temps d’admettre qu’il y a plus que l’argent dans la vie, et qu’il est temps que nous nous focalisions non plus seulement sur le PIB mais également sur le GWB (General well being en anglais) le BEG, le bien être général. 

Ainsi, ce qu’on pourrait appeler l’économie du bien-être ou du bonheur, (non pas en terme d’en faire l’économie mais bien de créer une économie qui en tienne compte) est maintenant une discipline qui fait son chemin, gagne en respect, et qui commence a réellement influencer les politiciens.

Alors comment imaginer qu’un changement dans la vie des enfants d’aujourd’hui pourrait changer l’économie de demain?  Comment prouver que une meilleure santé émotionnelle dans la vie des gens nés en 1970 aurait eu une incidence sur la qualité de leur vie aujourd’hui et sur l’économie actuelle ? C’est la question la plus souvent posées par les plus réfractaires à ces résultats.

La prétention des chercheurs ne va pas si loin. Leur but était simplement de démontrer que, dans la population de Grandes Bretagne, où le niveau social connaît de grandes variations, mais surtout où le niveau économique moyen est loin d’être satisfaisant, les gens ont évoqué la santé émotionnelle dans leur enfance et actuelle comme un facteur important de leur degré de bonheur, bien avant leur niveau économique ou leur réussite sociale et professionnelle (avérée ou souhaitée).

De loin le plus important prédicteur de la satisfaction de la vie adulte est la santé émotionnelle vécue dans l’enfance et prolongée dans la vie adulte. Nous constatons que la performance intellectuelle dans l’enfance est le prédicteur de l’enfance le moins significatif d’une vie adulte satisfaisante. Richard Layard

Il paraît dès lors réellement possible et plausible que une génération d’enfants éduqués avec bienveillance, bénéficiant d’une bonne santé émotionnelle pourrait créer une nouvelle génération d’adultes plus heureux, plus positifs, plus confiants,  plus libres dans leur créativité, plus tournés les uns vers les autres, et par conséquent également plus sensibles à la condition de l’ensemble qu’à la condition individuelle.

Une telle génération pourrait très probablement représenter une grande économie, à terme, sur les finances publiques et créer un monde économique visant la satisfaction plutôt que l’accumulation. Richard Layard

Combien de générations faudra-t-il? Peu importe, pourvu que  ce monde auquel nous aspirons de plus en plus aujourd’hui, finisse par prendre forme et finalement exister.

J’ai trouvé intéressant de partager cet article ici, afin d’encourager les parents et les enseignants d’aujourd’hui à accorder une importance primordiale à l’équilibre émotionnel de leurs enfants avant d’insister sur la réussite scolaire, sportive ou encore d’apparaître comme les meilleurs parents du monde aux yeux des autres en croyant répondre aux standards.  Gardant bien à l’esprit que la première favorise la seconde.

Ne nous leurrons pas les uns les autres: chacun, une fois à la maison se pose les mêmes questions: suis-je vraiment un bon parent? Cela se voit-il sur mes enfants? Mes enfants sont-ils des indicateurs du bon parent que je suis?

Qu’il soit bien noté ici que je n’ai pas dit qu’il n’était pas important de réussir à l’école, de faire ses devoirs, d’encourager ses enfants à apprendre, donc à étudier. L’important étant de donner le meilleur de soi-même dans tout ce que qui est fait.

Lire l’article original en anglais

Partagez sans modération, l’article ainsi que  vos sentiments par rapport à ce sujet.

Comment remotiver un enfant qui  ne veut plus rien faire

Comment remotiver un enfant qui ne veut plus rien faire

Motivation et démotivation. Même comportement exprimant des choses différentes.

Votre enfant semble démotivé pour tout: se lever le matin, se préparer, aller à l’école, mettre la table, ranger ses affaires, faire ses devoirs, aller au foot, aller chez les grands parents qu’il adore, même aller chercher son voisin.  Les 2 seules choses pour lesquelles il semble motivé: jouer aux jeux vidéos et vérifier l’état du frigo.

ado

 

 

Vos sollicitations, que vous soyez mielleux, ou que vous essayez la méthode “voix de G.I”  rien n’y fait! Votre enfant semble s’être transformé en un morceau de tissu de la même couleur que le canapé; de plus il parle mal, quand il parle! la plupart du temps ses phrases ressemblent à un grognement que même le chien n’arrive pas à comprendre. Exaspéré vous hésitez entre l’ignorer totalement et finalement l’emmener chez l’empailleur car au moins ça donnerait un sens à son immobilisme.

Ce que vous ne savez pas, c’est que votre enfant a une GRANDE motivation dans ces moments là: celle de résister. C’est sa façon à lui, à elle, de prendre le contrôle. non sur vous-mêmes, mais sur son monde, sur sa réalité.

Il désire commencer de faire les choses à SA manière et non selon le protocole imposé (routines journalières, devoirs imposés, obligations familiales etc). Ne sachant pas comment s’y prendre, comment communiquer ses frustrations, sa gêne peut-être ou encore son impuissance, ses sentiments d’échec, il choisit de s’immobiliser et de résister.

Un enfant qui ne fait pas ses devoirs peut être vu de différentes manières: peut-être est-il simplement paresseux. Pas envie un jour ou deux pas de souci, pas envie tous les jours pendant plusieurs semaines, on ne peut pas laisser passer.

La paresse est un trait d’un type de personnalité. L’enfant paresseux pour ses devoirs et pas pour jouer une partie de jeu vidéo par exemple, a une façon de concevoir le travail à fournir comme une montagne infranchissable ou interminable. C’est-à-dire qu’il se focalise sur la quantité de choses à faire au lieu de se focaliser sur la tâche accomplie et la satisfaction que cela procure. C’est ce qu’on appelle la motivation de l’envahissement.  Les adultes procrastinateurs réfléchissent de cette manière. Cela ne se réduit donc pas à un simple manque de bonne volonté résolu par un “ mets-toi un bon coup de pied … et ça ira mieux ou ce sera fait!”.

Il se trouve que l’enfant qui ne fait systématiquement pas ses devoirs par peur de la masse de travail, peut apprendre à concevoir la tâche différemment, en plusieurs petites étapes par exemple et/ou en s’imaginant comment il se sentira quand c’est fini.

L’enfant qui ne fait plus ses devoirs et rien n’autre non plus, mérite qu’on lui prête attention et que l’on cherche à comprendre qu’est-ce qui le motive à pareil comportement.

La motivation à la résistance est une forme d’expression du sentiment d’impuissance. Lorsque les gens se sentent impuissants ils tentent de retrouver de leur puissance en résistant ou en s’opposant. Nous pouvons le vérifier dans les mouvements sociaux ou les rebellions syndicales. La grève est un exemple classique d’une façon de faire face à un sentiment d’impuissance, en groupe, de façon massive. L’acte de résistance donne un sentiment de pouvoir, de puissance et déclenche une montée de motivation égale au sentiment d’impuissance ressenti.

Un adolescent qui se sent impuissant, impuissant face à un système qui ne lui correspond pas, qu’il ne comprend pas, impuissant face à un système qui le domine, impuissant car il a le sentiment que le monde n’a que des attentes vis-à-vis de lui et que lui ne peut rien en demander, ne trouve souvent pas d’autres issues que la résistance. 

Immobilisé, in-mobilisable, il fait à son tour ressentir à son environnement, ses parents, ses professeurs, un sentiment d’impuissance.

Il retire de la réaction de son environnement, un sentiment de pouvoir; détrompons-nous: son sentiment est bien plus un sentiment d’avoir du pouvoir sur lui, dans le sens avoir le pouvoir de ne pas faire ce qu’on attend de lui, que d’avoir du pouvoir sur les autres.

Plus nous réagissons agressivement, plus nous montrons un comportement d’impuissance, plus nous le comfortons, à tort ! qu’il a raison de penser qu’il a du pouvoir constructif en se comportant ainsi.  

Il est alors de notre devoir d’éducateurs-parents-coachs, de lui montrer qu’il peut acquérir le pouvoir dont il a besoin et souhaite pour se construire et se positionner à son tour dans le monde des adultes, et de lui montrer qu’avec de bonnes stratégies, il trouvera sa place, celle qu’il désire, celle dans laquelle il se sentira à l’aise, entier, respecté et respectable.

Alors comment faire ?

  • Evitez de  nourrir ce sentiment d’impuissance en vous énervant ou en lui criant dessus. Car c’est votre propre impuissance que vous lui transmettez ET un faux sentiment de puissance que vous lui accordez.
  • Reprenez votre souffle, débarrassez-vous de la colère que vous ressentez face à votre impuissance.
  • Evitez les ordres : lève-toi, sors de la salle de bains, va te préparer. fais tes devoirs. Préférez la forme en  “je” : « j’aimerais que tu sortes de ton lit et que tu prépares pour aller à l’école ». « Maintenant j’aimerais que tu te lèves du canapé et que tu ailles faire tes devoirs ». » J’aimerais que tu cesses de râler et que tu laisses ton frère faire ses devoirs ».
  • Sortez de la pièce, de la chambre après votre demande. Vous lui laissez ainsi de l’espace et le choix d’obtempérer ou non. Rappelez-vous que votre enfant souhaite faire ses choix.
  • Rappeler les règles de la maison, les conséquences liées aux choix qu’il fait, le sens des choses: « si tu es trop malade pour aller à l’école tu ne devrais pas te sentir assez bien pour jouer aux jeux vidéos ».  « Si tu te sens trop fatigué pour faire tes devoirs tu ne devrais pas avoir la force de regarder la télévision ». « Je te rappelle que le temps des devoirs ici c’est de 16h30 -18h30 et que le temps de jeux vidéos est proportionnel au temps que t’as passé à faire tes devoirs. Pas de devoir pas de jeu ». Appliquez ce que vous dîtes, sans vous énerver.
  • N’en rajoutez pas. Laissez-le seul avec ses décisions. Cette distance lui permet de s’approprier les décisions. Vous me direz: ce n’est pas un choix. Et je vous répondrai oui s’en est un, même s’il est dirigé. L’enfant doit apprendre à faire des choix responsables. Ce n’est pas la même chose de choisir d’opter pour des stratégies de succès (j’étudie-je réussis vs je m’oppose-je me mets en difficulté) que de choisir son cadeau de Noël dans un grand magasin où j’ai l’embarras du choix.

Il est important qu’à partir d’un certain âge, dès qu’il comprend, au fur à mesure que ses besoins d’être humain s’enrichissent (besoin d’autonomie, besoin d’identification, besoin de différenciation) l’enfant fasse l’expérience de ses choix. Laissez-le donc expérimenter les conséquences, TOUTES les conséquences de ses choix, agréables comme moins agréables, . Laissez-le expérimenter l’échec à un test, une remontrance de l’enseignant. Laissez-le expérimenter votre fierté et votre joie du succès lié à son choix. 

Gardez à l’esprit que votre enfant a besoin d’apprendre donc qu’il a besoin que vous lui indiquiez non pas LE chemin mais LES chemins possibles vers la vie adulte.

  • Evitez A TOUT PRIX les menaces et jugements définitifs: « si tu ne bosses pas à l’école tu deviendras un vagabond, ou comme.. (quelqu’un de votre entourage qui est en difficultés financières), t’es même pas capable, t’arriveras à rien dans la vie, t’es qu’un feignant, si tu crois que c’est comme ça que tu vas réussir quelque chose dans la vie » (signifiant la même chose que: tu n’arriveras à rien), tu n’es pas digne d’être un (nom de famille), nous on a bossé pour réussir! 

Ces phrases blessent les enfants et les adolescents d’une façon qu’on imagine pas. Elles sont dites sous le coup de la colère, sous le sentiment d’impuissance parentale, mais elles sont prises dans leur sens premier par les enfants qui les encaissent comme des cailloux au fond de leur coeur. Lorsqu’elles sont répétées, elles deviennent des étiquettes auxquelles l’enfant finit par croire. Il adaptera alors son comportement pour y correspondre.

  • Prenez l’habitude de renforcer positivement l’effort, la réussite. Cependant laissez l’échec sans conséquence. 

L’échec montre seulement qu’on a pas choisi la bonne stratégie.

Optez pour des attitudes réconfortantes et renforçant la confiance en ses compétences

« En aucun cas tu es mauvais, incapable, stupide, pas à la hauteur etc. Le choix que tu as fait n’était simplement pas le plus adapté. Quel autre choix aurais-tu? « 

 

Encourager  le succès sans punir l’échec remotivera votre enfant au succès.

Par exemple: un moment spécial avec lui, elle, un supplément de temps de jeu, une sortie libre, quelque chose qui réjouit tout particulièrement votre enfant quand les efforts d’amélioration sont notoires.

Formulez comme un renforcement du sentiment de satisfaction plutôt que comme une récompense:

« wahou tes résultats sont supers cette semaine! T’en dis quoi? T’es super content ! Génial moi aussi. Que voudrais tu faire pour célébrer cela!

ATTENTION: les récompenses, comme les punitions amoindrissent la motivation; elles sont comme des relations « marchandes » du succès. Je réussis je suis « payé », je fais moins bien je ne reçois rien. Ce n’est pas ce que nous recherchons! Dans les moments difficiles comme dans les moments de réussite, il est important de renforcer les efforts fournis, et de noter la correlation possible entre efforts et résultats,

jusqu’à ce que la satisfaction de faire de son mieux redevienne la « récompense » naturelle. On parle de motivation intrinsèque.

Attention: ne pas formuler, « si tu me ramènes encore un D il n’y aura plus de sortie ».

Préférez: « souviens-toi, si ton carnet est bon cette semaine, samedi on va au bowling ».

Soyez clair dans vos propos et dans les limites fixées. afin d’éviter les : « oui mais tu avais dit etc… Pas de on verra, ça dépend ton carnet, ou alors au dernier moment: t’as fait un B oui mais toutes les autres notes sont très moyennes ». (De l’art de poser des limites)

comment remotiver un adolescent

Les pré-ado et adolescents qui utilisent la résistance pour manifester leurs sentiments d’impuissance sont souvent des enfants en manque de confiance en eux et en manque de compétences sociales et relationnelles.

Beaucoup de jeunes enfants dès le début de la scolarité se sentent pas en confiance ou pas à la hauteur face à leurs camarades plus “forts” qu’eux en classe. Ils choisissent alors la fuite ou la résistance pour ne pas faire face. « Si je n’ai pas fait mes devoirs, au moins c’est pas faux. Si je ne vais plus à l’école, on ne se moquera plus de moi ». Il est alors important de repérer ces craintes et d’apprendre à nos enfants à résoudre leurs problèmes, à affronter leurs craintes plutôt que les fuir. A parler aux gens plutôt que les éviter. D’où l’importance aussi d’avoir un bon “pont de communication” avec l’enseignant. (post précédent)

Faire face à la difficulté nécessite du courage. Accepter qu’on peut faire faux pour mieux apprendre nécessite de la confiance en soi. Faire face à son parent et à son professeur ou à son patron demande des compétences sociales, verbales.

Arrivé à l’âge de l’adolescence, ce sentiment d’incompétence prend parfois de telles proportions que le jeune décide de ne plus rien affronter.

Le langage défensif souvent utilisés par les adolescents ne fait que mettre en lumière leur manque de compétences de communication.

Il est alors important de leur signifier que vous êtes conscients de ses peurs et qu’elles sont vraies et légitimes. (empathie).

Ensuite il est important de le rassurer sur le fait que ses peurs sont surmontables et qu’il n’est pas tenu d’être parfait.

Rétablir ce dialogue rassurant, comme s’il, elle était redevenu petit(e) est le premier pas pour reprendre la confrontation avec l’extérieur: un patron, un enseignant, toute personne susceptible de lui apprendre ce qu’il ne sait pas encore pour atteindre ses rêves, ses désirs professionnels. 

Ils seront tout contents d’apprendre qu’il est possible d’établir un dialogue constructif avec un adulte, même lorsque, ce que cet adulte a à leur dire, ne fait pas forcément plaisir sur le moment.

Les enfants et les adolescents n’ont que les compétences relationnelles qu’ils ont appris.

Le plus tôt vous apprenez à vos enfants à faire face à leurs choix, aux problèmes, aux difficultés, le mieux ils sauront faire face à l’inconnu, à la nouveauté, aux nouvelles choses à apprendre pour devenir un adulte responsable et autonome.

Pour plus de pistes:

Aidez votre ado à avoir confiance en lui, Laurence Larabi, septembre 2015

Pour en apprendre plus:

Sentiments de pouvoir et d’impuissance, du point de vue de la thérapeutique primale, en considération de l’évolution du cerveau et du développement ontogénétique. Conférence par Esther Odermatt, thérapeute, St Gall, septembre 1999


N’hésitez pas à laisser vos commentaires.

MHM

Mon ado s'est mis à consommer, que faire ?

Mon ado s'est mis à consommer, que faire ?

Je pensais que ma fille n’avait fait qu’une expérience lorsqu’elle est rentrée pour la première fois complètement soule. Nous avions eu une bonne discussion à ce sujet; elle me disait “t’inquiète Maman, c’était juste pour essayer; maintenant j’ai vu ce que cela fait et je n’ai pas du tout envie de recommencer”.

Pourtant quelques mois plus tard cette Maman convoquée à l’Ecole des métiers de sa fille, apprend qu’elle a été contrôlée positive à un test de cannabis.

“J’avais bien remarqué que malgré notre discussion, ma fille était rentrée quelques fois plus tard que convenu, que le matin sa chambre sentait l’alcool. J’ai même une fois trouvé une bouteille de Vodka vide mais elle m’avait jurée que c’était pas la sienne, qu’ils avaient bien bu ensemble avec ses amis mais que les garçons avaient décidé de mettre cette bouteille dans son sac parce que eux en avait déjà plusieurs.” Donc elle fréquentait bien des amis qui avaient pour habitude de boire  » J’étais à mille lieues de penser que ma fille consommait du cannabis. Je pensais que son comportement parfois un peu agressif était lié à la pression des études ou peut-être à ses amours…

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Comment adapter son comportement parental entre mettre une pression terrible (en forçant votre adolescent à admettre qu’il, elle consomme et/ou les sermonnant sans cesse, ou en suspectant chaque mouvement ou attitude comme une tentative de consommation.) et abandonner et/ou fermer les yeux pour ne pas se confronter. 

C’est toujours un choc pour des parents de réaliser que leur fils ou leur fille sont devenus consommateurs. Si vous même ne l’avez pas jamais été, il se pourrait que cela éveille en vous des peurs presque irrationnelles, liées à l’image que vous avez de la consommation et des dérives possibles vers des substances plus dangereuses. Le monde de la toxicomanie est terrifiant pour vous et c’est bien compréhensible; dans l’absolu le monde de la toxicomanie est terrifiant cependant votre enfant n’y est pas.  

Si justement  vous avez passé par là et que vous en avez payé un certain prix, il se pourrait que vous vous sentiez très coupable de ne pas avoir su éviter ce faux pas à votre enfant.

100% des parents d’adolescents devenus consommateurs, d’alcool dans des proportions dangereuses et/ou de drogues se sentent coupables. 

Pensez de fait que vous n’êtes pas seuls, que cela n’est pas arrivé “à cause de vous” et que rien n’est définitif. Ne vous condamnez pas, ne condamnez pas votre enfant. Pensez “simplement” que vous êtes dans une turbulence: vous en tant que parent d’un enfant commençant à faire ses propres choix (même s’il ne fait pas ceux que vous souhaitiez qu’il fasse ) et votre enfant en tant que jeune adulte en devenir devant faire face à l’apprentissage des conséquences de ses propres choix.

Alors avant de lire la suite, respirez, pardonnez-vous, pardonnez à votre rejeton de créer pareilles angoisses au sein de votre foyer, et dites-vous que, d’une manière ou d’une autre, vous allez sortir de cette turbulence. 

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  1. De la même manière que vous protégiez votre enfant petit, des dangers potentiel de votre maison en bloquant l’accès aux endroits dangereux, mettez sous clef tout produit pouvant être utilisé à des fins d’expérimentation de consommation: médicaments, produits alcoolisés, etc.
  2. Assurez-vous en contrôlant, de ce qu’il, elle pourrait avoir dans sa chambre comme produits plutôt que “d’avoir peur” de ce que vous pourriez y trouver. N’oubliez pas que votre ado est mineur, que vous êtes chez vous et que l’intimité ou la sphère privée, même si elle doit être respectée, a ses limites. Ces limites sont la mise en danger ou l’infraction aux règles que vous avez posées. Si ce n’est guère respectueux et déconseillé de lire le journal intime de votre ado pour savoir ce qu’il, elle pense de votre attitude, ou de qui il,elle est amoureux, il est de votre devoir de garantir la sécurité de votre mineur au maximum, et de vous respecter. Pas d’alcool pour les mineurs, ni de produit illicite d’aucune sorte dans votre maison. Donc dans un cas de suspiçion de consommation et/ou de possession de produit de ce genre, la sphère privée de votre enfant n’est plus la priorité.
  3. Si vous trouvez des substances illégales dans sa chambre, il est important que vous soyez au clair avec ce que vous allez faire avant de l’annoncer à votre adolescent. Tout dépendera de la relation que vous avez avec lui, elle; si c’est la première fois, remettez tout d’abord les règles au goût du jour; puis laissez le savoir que quoiqu’il décide de faire, VOUS! n’accepterez jamais que de telle substance soient trouvées à votre domicile, car, en tant que son parent ce serait à vous d’en porter les conséquences légales. Pour être cohérent vous devez alors détruire ce que vous avez trouvé et l’avertir que la prochaine fois vous serez obligé d’avertir la police. La crise risque d’être monumentale. Cependant tenez le coup car, malgré sa colère, votre adolescent comprendra très bien votre point de vue. Vous êtes en droit de dénoncer votre enfant à la police. Il est parfois même recommandé de le faire. Soyez sûr cependant d’être prêt à assumer la suite, c’est-à-dire à devoir aller au Tribunal des mineurs sur votre dénonciation.
  4. Restez le plus calme possible face aux assaults verbaux de votre adolescent. Il est très mécontent c’est normal. Pour ce faire restez dans des discours indiscutables, c’est-à-dire liés à la réalité de la situation. S’il, elle se fâche car vous avez passé son sachet d’herbe ou la bouteille d’alcool dans les WC et que de fait il a perdu de l’argent à cause de vous, demandez-lui s’il trouverait le même argument face à la police qui, de fait lui confisquerait également son produit. Rendez-le attentif que dès cet instant il devient responsable des choix qu’il fait face à son argent et des risques qu’il encoure pour lui-même, face à la police, comme face vous, en choisissant d’utiliser des produits illicites ou de consommer de l’alcool alors qu’il n’est pas en âge de le faire. Evitez à tout prix les escalades qui pourraient finir en assauts  physiques.
  5. Offrez un dialogue plutôt que de l’imposer. S’il, elle refuse de parler, acceptez et mentionnez que vous acceptez ce refus; ouvrez-lui la possibilité de parler avec quiconque d’autre et surtout de ne pas rester seul avec des préoccupations ou des questionnements sur sa vie, son avenir, ou même sur vous-même. Cela montrera à l’adolescent que vous n’être pas insensible à ce qui lui arrive, que vous comprenez qu’il, elle puisse être mal à l’aise de partager avec vous, et que la seule chose qui vous importe vraiment c’est qu’il, elle ne se sente pas seul(e) dans cette phase un peu compliquée, quelque soit l’interlocuteur(trice) qu’il,elle choisisse. Cependant!! Restez ferme et inflexible sur les règles de conduites et de comportement à l’intérieur de votre foyer. 
  6. Au besoin changez votre comportement face à l’argent. Le nerf de la guerre reste l’argent. Un adolescent qui commence de consommer régulièrement va nécessiter de plus en plus d’argent. S’il est avéré que votre ado consomme, n’entrez pas dans cette danse. L’argent de poche reste un montant fixe avec lequel il est, elle est susceptible de couvrir certains frais: téléphone, cantine, sorties avec les amis, selon les accords que vous avez passé avec lui, elle. Si les demandes commencent à se multiplier, comme les justifications qui les accompagnent alors refusez- les. Achetez les billets de cinéma, allez au magasin d’habits avec lui, laissez le forfait téléphone impayé, vérifiez auprès des enseignants les frais annoncés et au besoin payez les directement à l’école, payez la cantine au début du mois et déduisez le montant de son argent de poche, bref… adaptez votre comportement en réponse à celui de votre adolescent. Cela n’évitera pas totalement qu’il se procure du cannabis ou de l’alcool; cela évitera de vous rendre complice de ses achats et de lui laisser penser qu’il, elle peut “abuser” de votre confiance. Dans un 2ème temps, cela permettra à votre adolescent de comprendre que ses pratiques ont un double prix: l’argent et la confiance des parents et que l’acquisition de l’argent a un prix également. L’incomfort qui en résulte l’obligera à faire des choix et à décider d’une échelle de valeur sur laquelle il situera différents paramètre de sa propre vie: les études, la confiance des autres, l’argent, le plaisir immédiat mais éphémère etc..
  7. Mettez-vous d’accord avec votre conjoint des attitudes à adopter. Plus que jamais il est IMPERATIF que chaque adulte autour de l’adolescent “consommateur” soit rigoureux sur les limites et attitudes éducatives décidées. Parlez-en également à votre famille chez qui votre adolescent à l’habitude d’aller. Ne les interdisez pas de donner de l’argent ou de faire quoique ce soit car vous n’avez pas de contrôle là-dessus. Partagez simplement vos points du vue et vos décisions. Si cela crée des disputes ou des désaccords, acceptez qu’ils peuvent ne pas être d’accord; précisez calmement que quoiqu’ils pensent, vous faîtes les choses dans l’intérêt de l’adolescent, avec la ferme volonté de respecter vos valeurs et tout ce que vous avez créé avec votre enfant jusque là. A la fin du débat tout le monde doit savoir, et se souvenir que le répondant légal c’est vous! Que faire si GrandMaman ne peut s’empêcher de donner les 30 euros que vous avez refusé? Ne vous mettez dans la mesure du possible pas en conflit avec elle; dites lui simplement, que malgré son grand coeur, en faisant cela elle se rend complice d’une éventuelle dérive de son petit fils, de sa petite fille. Rassurez-la sur le fait que, le plus vous êtes cohérent ensemble, le plus rapidement cette période sera. Les Grandsparents peuvent être de très bon interlocuteurs pour les petits-enfants grâce au recul qu’ils peuvent avoir sur la vie. Ils peuvent aussi encouragé l’adolescent à plutôt rétablir la confiance avec ses parents plutôt que cherchez chez eux l’argent que les parents refusent. En lieu et place de l’argent les Grandsparents pourront alors offrir un bon goûter, un bon repas ou même une sortie en leur compagnie, s’ils en ont la santé bien sûr!
  8. Si votre adolescent vous prend au mot, s’en va trouver un petit job et utilise l’argent pour sa consommation. Respectez les choix qu’il fait de son argent. Mais en aucun cas changez de positionnement face à lui. Pas de consommation à la maison, respect des horaires et de la conduite à la maison, suivi des études. Ce travail peut être et sera un bon apprentissage pour lui: confirmation des valeurs apprises chez vous: ponctualité, respect du cadre, des patrons; argent=effort. Puis lorsqu’il se rendra compte que pour un paquet d’herbe il doit travailler 20 heures par exemple, il donnera de la valeur à son paquet d’herbe et fera des calculs de proportionnalité. Il adaptera son comportement à la réalité de l’emploi et par la même occasion redéfinira sa propre échelle de valeur. Malgré lui, il grandira. Et entre nous…combien d’adultes dépensent leur argent à des choses qui ne servent à rien et qui ne leur apporte rien de bien valorisant.
  9. Cherchez des solutions pas des coupables! Ne blâmez ni votre enfant, ni la société, ni celui qui lui a vendu sa came, ni les organisateurs de soirée de Jeunesse, ni les enseignants et SURTOUT JAMAIS l’autre parent si vous êtes divorcés ou séparés. Faites face au problème plutôt que l’éviter; parlez de moyens de lutter contre l’envie d’acheter de la drogue plutôt que d’exposer encore et encore toutes les conséquences probables que cette consommation pourrait avoir sur son avenir. Evitez les phrases assassines et sans espoir comme: tu vas foutre en l’air ta vie, tu as tout détruis ce que vous avons construit, tu es la honte de la famille , je ne te reconnais plus etc…
  10. Utilisez cette nouvelle réalité comme une opportunité de travailler ou re travailler ensemble sur les limites, les valeurs, la place de chacun et les attentes mutuelles au sein de votre famille. Tout le monde vit cette turbulence, la fratrie aussi (notamment les frères et soeurs plus jeunes qui peuvent le vivre comme un vrai tremblement de terre).

Si vous devez faire l’expérience d’avoir un enfant qui se met à consommer de l’alcool de façon régulière et déraisonnable, vous avez le droit de vous sentir triste, en colère, coupable ou encore trahi(e) par votre enfant. Tous ces sentiments sont normaux et légitimes.

Cependant: re saisissez-vous le plus vite possible. Prenez un peu de recul, considérez la situation telle qu’elle est et non pas telle que vous l’imaginez, respirez et trouvez un moyen de retrouver votre calme.

Si vous avez un quelconque doute sur la validité d’un test fait dans un cadre scolaire, ou professionnel, demandez à votre médecin ou à l’hôpital de le refaire.

Informez-vous sur les risques liés à la consommation de cannabis et d’alcool auprès de professionnels spécialisés en la matière. Ils sauront aussi vous guider dans les meilleures attitudes à avoir et sur les programmes qui existent pour aider les jeunes confrontés à cette problématique.

Le plus important est de garder le focus sur votre adolescent qui est toujours et encore un enfant. Votre enfant. 

Le plus important pour lui est de savoir que dans son moment de  turbulence il y a un endroit stable et sécurisant  dans lequel il peut aller à tout moment: cet endroit s’appelle la maison et le coeur de ses parents. 

Il existe beaucoup d’endroits dans lesquels vous pouvez trouver du soutien, de l’écoute et des conseils. Ne restez JAMAIS seul avec pareille préoccupation. Ne forcez pas votre entourage à vous soutenir ou partager vos inquiétudes. Ne leur tenez pas non plus rigueur si votre famille ne donnent pas les réponses que vous attendriez d’eux. Leur éventuelle distance ne traduit que leur propre crainte et sentiment d’impuissance.

Je terminerai avec cette situation de

Edgard Morin: le pire n’est pas certain. 

N’hésitez pas à réagir à l’article, à partager vos expériences ou encore m’écrire pour poser vos questions ou demandez des renseignements ou informations utiles.

MHM

De l'art de poser des limites

De l'art de poser des limites

Les 3 grands rôles des parents sont:

  1. Coach-éducateurs
  2. « Solutionneurs » de problèmes
  3. Poseur de limites.

Aujour’dhui nous allons traiter du 3ème rôle, nous reviendrons sur les 2 autres ultérieurement.

Fixer des limites

Des parents qui se sentent à l’aise de poser des limites , savent aussi se poser des limites claires à eux-mêmes. Ils sont au clair sur ce qu’ils sont et ne sont pas prêts à accepter, ainsi que sur leur façon de réagir en  présence des comportements inappropriés de leurs enfants.

L’art de poser des limites vient donc de l’intérieur et de la capacité du parent à se respecter lui-même, et non du comportement des enfants. 

(suite…)

5 astuces pour gérer le stress de la rentrée scolaire: spécial enfants hyper actifs

5 astuces pour gérer le stress de la rentrée scolaire: spécial enfants hyper actifs

Ce post est dédié à toutes les mamans qui se sentent angoissées et/ou démoralisées à l’idée de la rentrée scolaire avec leur enfant dit « hyper-actif » ou en difficulté face aux exigences du rythme de l’école.

Pour beaucoup de parents d’enfants souffrant de difficultés d’apprentissage ou du syndrome d’hyper-activité, la rentrée scolaire sonne comme le retour à des scènes dont ils sortiraient bien; un peu à l’image de Bill Murray qui, dans le film Un jour sans fin, voit à chaque réveil sa “plus mauvaise journée” recommencer inlassablement, sans que personne autour de lui semble se rendre compte de son calvaire.

Peut-être est-ce vite dit, mais cette nouvelle rentrée scolaire n’a pas forcément besoin d’être une répétition des autres années. Et si c’était plutôt une chance de commencer différemment avec votre enfant afin que lui (ou elle) puisse vivre une année plus positive et plus productive.

 

Dans ce seul objectif je partage avec vous ici quelques conseils d’un spécialiste de l’enfance en difficulté d’apprentissage et de comportement, lui-même père d’un jeune garçon diagnostiqué hyper- actif: Dr Robert Myers, Université de Californie (pour ceux qui lisent l’anglais vous y trouverez des articles très intéressants)

1.Fixer quelques objectifs et récompenses pour l’année dès la rentrée. 

Fixer des buts raisonnables à atteindre pour l’année scolaire, ou pour une fraction de l’année (trimestre) donne le ton, comme un signal de départ vers quelque chose de tangible. C’est pour tous une manière de baliser le temps comme un chemin à parcourir. Cela clarifie les attentes pour tous: parents comme enfants.

Petits buts=grandes réussites! Grands buts=grands échecs!

Ces objectifs sont tournés vers des tâches petites pour vous, à réussir par votre enfant: Exemple: être prêt à l’heure, s’habiller sans crier, rester assis pendant toute la durée du petit-déjeuner, être couché à l’heure fixée.

Le mieux est de faire l’exercice pour toute la famille pour ne pas stigmatiser l’enfant en difficulté, et pour donner plus d’efficacité à toute la famille. En effet fixer des buts à atteindre vous oblige en tant que parent à fixer les stratégies nécessaires pour que ces buts soient atteints. Car c’est bien là le désir de tous. Relever les challenges et recevoir les récompenses qui y sont attribuées même si pour vous parents, le plus important sont les progrès effectués! C’est là votre récompense à vous!!

D’expérience les enfants se prêtent avec bonheur à la mise en place d’objectifs. Les enfants créent les leurs et vous verrez qu’ils sont plus prêt que vous imaginez à s’auto-challenger. Ainsi la fratrie deviendra support les uns des autres, de l’enfant en difficulté en particulier. Pour autant que vous véhiculiez un esprit de soutien et non de compétition. (cf: les phrases qu’on ne devrait pas dire à nos enfants).

Mon conseil: fixez-vous un objectif à atteindre devant vos enfants afin qu’ils voient que vous aussi vous avez des efforts à fournir et que vous n’êtes pas parfaits. Cela leur insufflera la valeur de “la remise en question tout au long de la vie”, et du “je peux toujours m’améliorer même grand et adulte”. Faites le spontanément comme eux le font. Sans discours, sans blabla. Cette solidarité familiale va renforcer vos liens, vous en serez les premiers surpris.

Dr Myers préconise les récompenses car les enfants hyper-actifs ou oppositionnels ne répondent que très mal voir pas du tout aux conséquences pour mauvais comportement. Par contre, la récompense augmente sa motivation à se surpasser. 

L’idée idéale serait d’abandonner un maximum de conséquences, au profit d’une éducation par renforcement positif. Ainsi il est important que vous cibliez les choses, les endroits, les activités, les sensations que votre enfant aime particulièrement.

La récompense doit à la fois

  • baisser le stress de l’effort consenti,
  • encourager l’enfant à recommencer ses efforts, et lui
  • démontrer ses capacités à faire de mieux en mieux.

Il ne s’agit pas ici de récompenses matérielles, mais bien d’une activité, d’un privilège à effet de renforcement positif. ( aller courir en criant, jouer à un jeu, faire quelque chose qu’il, elle adore faire, le plus souvent dans le mouvement puisque sa difficulté majeur est de canalisé son énergie et sa concentration).

2. Décidez d’une routine matinale et d’après-midi avant le début de l’école. 

Comme vu dans un  post précédent sur les astuces pour éviter le stress matinal,

  • Etablissez des routines simples et efficaces. Répétitives et consistantes.
  • Etablissez- les en tenant compte des difficultés majeures de votre enfant afin de les contourner; utiliser ses compétences pour créer un maximum d’effet de sentiment de réussite et d’efficacité chez lui.

Exemples:

  • le pire est de s’habiller?: préparez les habits avec lui le soir avant.
  • Il (elle) aime préparer son bol de céréales?: missionnez-le sur cette tâche. Et tant pis si la table pourrait aussi boire du lait…

La planification de l’après école est capitale avec des enfants avec troubles de l’attention. Ils sont souvent plus fatigués que les autres, (mentalement, moralement); une structuration claire et répétitive du temps les aidera à canaliser leur énergie anarchique. 

Attention à ne pas avoir trop d’attentes cependant à rester ferme sur les routines. 

L’après école comporte: le goûter, les devoirs, les jeux (extérieurs ou intérieurs), le bain, le repas du soir, les rituels d’avant coucher, le coucher. (Cf: Les temps forts de la journée).

Bien structurés, ces moments sont bénéfiques pour toute la famille. 

Dr Mayer, comme bien d’autres spécialistes, soulignent l’importance du repas pris en famille autour de la table pour consolider la communication et les liens. 

Mon conseil: le plus intensivement vous êtes avec vos enfants dans ces 3 moments clef (devoirs, repas, rituels de coucher), le plus de temps vous aurez pour vous. En effet, appuyés dans ces moments, les enfants auront plaisir à jouer de manière autonome, d’aller se brosser les dents comme des grands, et,le plus important, iront se coucher dans la sérénité).

3.Rencontrez l’enseignant(e) de votre enfant dès le début de l’année scolaire. 

Si l’enseignant(e) connait la problématique de votre enfant parce qu’il est dans une classe spéciale ou un programme sur mesure, prenez rendez-vous pour voir avec l’enseignant(e) les objectifs à fixer pour votre enfant, afin que vous puissiez y travailler ensemble ou tout du moins avoir une idée claire sur quoi votre enfant va devoir concentrer ses efforts.Vous pouvez par la même occasion partager les objectifs que vous avez fixés à la maison ( ceux qui concernent l’école). L’enfant se sentira ainsi soutenu sur les mêmes points par l’enseignant(e) et son parent.
Si l’enseignant ne connaît pas la problématique de votre enfant et que vous ne souhaitez pas lui en faire par directement, annoncez-vous simplement comme parent préférant connaître d’entrée les attentes de l’enseignant(e) (sur les devoirs principalement). Habilement tentez de savoir si l’enseignant(e) est plutôt très basée règles-performances ou bien-être-apprentissage. Cela vous permettra de mieux soutenir votre enfant dans le comportement attendu.

Ce n’est pas parce que l’enfant est diagnostiqué hyper-actif que le monde doit tourner autour de lui ou elle. Par contre il(elle) aura besoin d’apprendre comment gérer le monde qui l’entoure avec ses spécificités de personnalité. Ou comment gérer ses spécificités comportementales dans le(s) monde(s) qui l’entoure. 

4. Etablissez avec votre enfant un programme de devoirs en fonction de ce que vous avez appris de l’enseignant(e). 

Une fois que vous connaissez les exigences de l’enseignant(e) vous pouvez consentir d’une routine d’après école, avec votre enfant.Dr Mayer insiste sur le fait que l’enfant hyper actif a besoin d’apprendre à aller jusqu’au bout de ce qu’il fait. Ainsi trouver un rythme, une méthode, pour que votre enfant, à défaut de faire tous ses devoirs, aille au bout d’un exercice, d’une tâche. 

Exemple: prévoir un temps d’étude (16h00-17h00) avec des breaks toutes les 15 min (sablier).
Mon conseil: L’important est de trouver un système qui préserve tout le monde, vous et vos nerfs également. Les devoirs ne doivent jamais devenir un terrain de bagarre entre les enfants et les parents. Au besoin, faire venir un tiers: répétiteur ou autre soutien.

5. Faites tout pour planifier un moment récréatif journalier avec votre enfant. 

Cela paraîtra certainement le point le plus difficile. La plupart des parents, Mamans comme Papas, jonglent toute la journée entre leurs activités professionnelles, les activités des enfants, les trajets divers, les tâches liées à l’entretien de la famille et de la maison. La course s’arrête bien souvent que lorsque vous êtes sur le point d’aller vous coucher.

Mon conseil: Ce moment de loisir ne doit pas être long mais régulier, vécu avec joie, et intention de faire plaisir à votre enfant ET à vous. Même 15 min, si elles sont partagées à contre coeur ou parce qu’il le faut, elles paraîtront une éternité pour vous et insignifiante pour votre enfant. Par contre vécu intensément, avec engagement émotionnel, ce petit quart d’heure sera une bouffée d’énergie pour vous et la sensation d’être super important pour votre enfant; suffisamment pour qu’il ait l’impression que vous prenez beaucoup de temps pour  lui (elle).

Dans la situation des enfants en difficulté de comportement ou d’apprentissage, ces moments intenses avec le parent représentent des parenthèses dans lesquelles ils ne doivent rien prouver, durant lesquelles ils ont juste le droit d’être comme ils sont; il y est donc important de choisir une activité qu’il (elle) aime particulièrement.

Le Dr Myers insiste: la rentrée scolaire ne doit pas mettre en veille ces moments. Ni pour les enfants, ni pour vous. L’ anxiété est une réaction à nos peurs. Dans la situation de la rentrée scolaire la peur est liée à l’inconnue (comment cela va-t-il se passer) amplifiée par la peur du passé ( est-ce que cela va recommencer comme l’année passée).

Le meilleur moyen de supporter l’anxiété est de confronter la situation angoissante et de développer une stratégie qui débouche sur une expérience positive. Répéter la stratégie tant qu’elle fonctionne; ne la révisez qu’au besoin. Robert Myers

Conseil du Dr Myers:

Prenez un jour à la fois. Prenez du temps, des moments pour vous-mêmes, pour vous relaxer pendant la journée. Appréciez chaque moment agréable avec votre enfant « spécial » même s’ils sont courts. Cela recharge vos batteries et re-programme votre cerveau à la joie d’être avec votre enfant. En finalité cela vous aide à renouveler votre plaisir et votre joie d’être parent de manière générale et de cet enfant là, en particulier.   Dr. R. Myers

Dans un prochain post, je partagerai quelques méthodes simples pour baisser la pression et le stress rapidement à n’importe quel moment de la journée.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

6 astuces pour éviter le stress du matin

6 astuces pour éviter le stress du matin

C’EST LA RENTREE!  Reprendre le rythme rime parfois avec reprise des routines et du stress du matin.Dépêche-toi, fais-ci, fais pas ça maintenant, l
ave tes dents, habille-toi, dépêche-toi, mets tes chaussures, pas celles-là, dépêche-toi!

routine matinale

Vous connaissez cette chanson routinière? Alors comment éviter de faire du matin le premier round d’énervement et de stress de la journée.

1.Définir ce qui est VRAIMENT important. Comme parent, votre désir est que votre enfant devienne autonome et sache faire le plus de chose possible par lui-même. Dans le même temps vous souhaitez qu’il réussisse à apprendre par des expériences positives et sympas.  Parfois, énervé à devoir vous battre avec vos têtes blondes pour qu’ils fassent tout ce qu’il y a faire ET être à l’heure, vous décidez de faire les choses par vous-mêmes. Ainsi cette maman se levait 30 min avant pour préparer toutes les affaires de ces 2 garçons (7 et 8 ans), mettaient déjà le dentifrice sur leurs brosses à dent, préparait les bols de céréales et posaient même les chaussures à mettre droit devant la porte avant de réveiller ses garçons. Bien consciente de l’aberration de la situation, la maman pu admettre que c’était une stratégie de survie installée dès la 1ère année d’école pour ne pas dépenser toute son énergie avant de se rendre elle-même au bureau. Afin de ne pas tomber dans cette extrême et plutôt créer un apprentissage progressif de la préparation du matin, vous pouvez commencer de vous demander ce qui est important, à son âge, de savoir faire lui-même et qu’est-ce qui peut attendre ou être appris dans un cadre, ou à un autre moment de la journée.

Se concentrer sur ces choses importantes et faire les autres à leur place, favorise la bonne ambiance du matin, tout en apprenant les choses.

2.Créer un cadre de réussite. Cela veut dire créer les conditions pour que ce que vous attendez de votre enfant puisse être faite dans le calme et que l’objectif soit atteint. Ainsi informez vos enfants de la routine que vous souhaitez qu’il fasse sans votre aide. Mettez tout en place pour que cela soit réalisable, puis félicitez-le jusqu’à ce que cela devienne une routine qu’il met en place sans que deviez la demander.Exemple: je m’occupe de te préparer tes affaires et je souhaite que tu ailles seul te brosser les dents, laver ton visage et de brosser les cheveux. Demandez-lui au début de venir vérifier vers vous que tout est bien fait. Cela le motivera a exécuter ce que vous attendez de lui et de vous prouver qu’il peut le faire. Assurez-vous que la routine est bien expliquée et bien comprise. Une routine expliquée qu’à moitié ou en vitesse n’est pas intégrée et laisse place à l’inventivité de l’enfant…

3.Simplifiez les choix. Mal réveillé, si l’enfant doit commencer sa journée par décider entre 2 sortes de pain, 3 parfums de confitures, 2 sortes de céréales, 3 couleurs de t-shirts, 2 paires de chaussures, sans oublier qu’il doit savoir s’il veut ou non un goûter (comme s’il savait s’il aura faim et de quoi il aura envie dans plus de 2 heures) c’est garanti à 99% que ses réponses laconiques et sans motivation va vous énerver. Plaisanterie mise à part, si par exemple vous souhaitez que votre enfant prépare lui-même sa boîte à goûter, posez lui un choix entre 2 choses, ou définissez un endroit où vous stockez les gouters, comme un rayon du buffet, dans lequel il sait qu’il va y trouver les goûters habituels. Surtout ne posez pas mille questions.

4.Organiser l’espace. pour que l’enfant, tout comme vous, ne soit pas dépassé par le désordre qui règne dans la maison. Certains objets à utiliser dans des routines matinales doivent se trouver invariablement  à la même place. Vous pouvez créer des boîtes ou des petits paniers dans la salle de bain, étiquetés à leur prénom ; apprenez-lui à remettre leurs effets personnels là où il les a prises. Les enfants aiment l’idée que les choses leur appartiennent, ils répondent très bien à ce genre d’organisation.

5.Préparer certaines choses le soir avant. Décider par exemple des habits à mettre, le soir avant, peut éviter bien des prises de tête le matin. Signer le carnet, préparer le cartable etc sont autant de petites choses qui faites le soir laisse plus de temps le matin. Si la routine doit être différente car le programme est spécial,  ou si vous souhaitez ajouter une tâche à faire à votre enfant, parlez-en au moment où il est en mesure d’écouter et d’intégrer. Parlez-en le soir avant. Ils y seront préparés et même si sur le moment ils ont oublié, vous pourrez leur dire: tu te souviens, ce matin c’est spécial, on en a parlé hier soir. Ou tu te souviens, dès ce matin c’est toi qui prépare tes affaires de sport.

6.Expliquer clairement et impliquer les enfants. Les énervements du matin viennent souvent du manque d’explication ou d’un manque de communication. Bien sûr tout le monde n’est pas du matin, mais il est toujours préférable d’énoncer clairement ce que vous attendez au lieu de maugréer dans votre coin.  Exemple: ce matin je suis plus stressé(e) car j’ai pas assez dormi; je vais préparer tes affaires et t’aider à t’habiller plutôt que m’énerver.   Ou: je me rends compte que je te mets trop de pression le matin. Je te propose que jusqu’aux prochaines vacances, je te prépare ton goûter et le met dans ton cartable afin que tu aies ce temps pour toi.  Qu’est-ce que tu es prêt à faire sans mon aide à la place?

L’enfant impliqué dans le changement sera d’accord d’autant quand le changement ne dépend pas que de SA capacité à faire les choses différemment.  

Commencer la journée ne devrait pas être une corvée. Ce moment, premier temps fort de la journée, donne malheureusement souvent le ton pour le reste de la matinée.

Notre foyer est une des choses sur laquelle nous pouvons garder le contrôle même si parfois le capharnaüm qui y règne laisse à penser le contraire.

En adoptant quelques stratégies simples pour améliorer ce bref moment entre le réveil et le départ à l’école, ou au bureau, et en faire un moment positif, rajoutera du positif à l’ensemble de la journée. Pour nos enfants comme pour nous. 

Le syndrome du Papa Disneyland

Le syndrome du Papa Disneyland

Laurene a 3 enfants, 2 garçons et 1 fille de 12,10 et 7 ans. Maman divorcée depuis 2 ans.

Elle a la garde de ses enfants; elle travaille à 70%, jongle entre les horaires de ses enfants, ses horaires professionnels, les trajets entre la maison, l’accueil de jour pour ses enfants, le club de judo de son aîné, les entraînements de foot du second.

Elle s’efforce d’offrir un maximum de choses à ses enfants, de les éduquer dans un cadre organisé, avec des règles de vie, des heures de sommeil suffisant, quand elle peut elle fait les devoirs avec l’aîné; elle se culpabilise beaucoup de ne pas avoir de plus temps et souvent plus d’énergie pour sortir avec eux et leur offrir plus de fun.

Le weekend du Papa arrive! Youpiiie!!! les garçons sont super motivés, ils sont prêts en moins de temps qu’il faut pour le dire. Le Papa toujours à l’heure, pressé le plus souvent, échange quelques mots avec Laurene au sujet des enfants puis s’en va!

Laurene a son weekend  pour elle mais ne se détend pas. Que se passe-t-il?

papa super hero

Chez Papa c’est Disneyland!

On y fait tout ce qu’on veut et on s’y amuse comme des fous: dessins animés et jeux vidéos à volonté, pizzas, hamburgers, popcorns, chips, sodas, bonbons, bonbons, bonbons, pas de tâches, pas de vaisselle, dodo quand on en peut plus, et même pas le bain si on a pas envie!

Lorsque Papa ramène les enfants dimanche soir, l’échange est bref: tip top tout s’est bien passé! Tu m’étonnes! Les enfants bien que fatigués, sont tout excités, racontent bruyamment tout ce qu’ils ont fait avec Papa qui est trop coool! Même qu’on est allé au Parc aquatique avec son pote et les enfants de ce dernier.

Alors que Laurene essaye de demander le calme et de ranger les affaires, les enfants n’écoutent rien, exclu de faire les devoirs pas faits pendant chez Papa et grosse crise de commentaires désagréables lorsqu’il s’agit d’aller se coucher. Le lundi matin le réveil est difficile, les garçons ont remplacé leur exubérance par une mausse-attitude qui a le don d’exaspérer Laurene.

Un profond sentiment de lassitude et de solitude envahit Laurene qui a le sentiment de vivre que pour payer les factures à la fin du mois, assumer la vie des enfants: nourriture,santé, scolarité, sécurité, éducation et transmissions des valeurs.

Frustrée et dépitée, elle a de plus en plus de peine à éprouver du plaisir avec ses enfants, notamment les jours qui succèdent les weekends chez Papa, car elle a l’impression de tous les efforts qu’elle fait pour leur transmettre ses valeurs sont balayés en moins de 48 heures.

Alors qu’est-ce qui explique que ce Papa, qui auparavant, bien que très souvent absent pour son travail, s’impliquait dans l’éducation de ses enfants, semble être devenu le babysitter de ses enfants pour laisser un weekend sur deux de libre à son ex-épouse.

Les anglo-saxons appellent cela le syndrome Disneyland. 

Ce syndrome atteint des tas de Papas divorcés ou séparés partout dans le monde.

Première chose importante à noter ici: le divorce et la séparation d’avec les enfants est un réel tremblement de terre pour les Papas aussi. Certes ils sont moins enclins à s’exprimer sur leur désarroi; cependant il est important de s’arrêter un moment et de s’imaginer le vide que cela crée de devoir partir s’installer (ou rester) seul et de devoir rentrer sans plus entendre le brouhahas des enfants, de se lever sans eux le matin, de rentrer le vendredi soir et de se demander ce qu’on va faire tout le weekend.

D’aucunes diront qu’ils ne s’occupait pas plus que cela des enfants lorsqu’il était encore à la maison. Soit.

Il n’empêche que le choc du changement est rude, la confrontation à la nouvelle réalité guère plus simple pour les pères que pour le reste de la famille.  

Pour avoir discuté avec plusieurs d’entre eux, le fait de voir les enfants qu’à quinzaine, très rapidement les pères perdent le sens de leur présence et pensent qu’ils ne peuvent plus prendre de part active à leur éducation.  Ils ne savent plus ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent vraiment pour leurs enfants qui changent si vite.

Peut-être ont-ils essuyé quelques revers de comportement, notamment avec les plus âgés, alors qu’ils tentaient de fixer des limites ou simplement de leur demander quelque chose.

Parfois ils sont désemparés devant la tristesse des plus petits qui supportent mal la séparation d’avec la maman.

Peu enclin à partager leurs préoccupations, ces Papas-là décident que le mieux est de passer du bon temps avec leurs enfants, loin de toutes contraintes, évitant ainsi toute confrontation ou échanges difficiles, se donnant par la même occasion, l’illusion de réparer les dommages du divorce.  

Et pour les Papas, passer du bon temps ressemble à Disneyland! On se lâche, comme s’ils confondaient leur besoin de lâcher la pression qu’ils vivent eux-mêmes avec le besoin de passer des bons moments avec Papa.  

Mais chaque médaille a son revers… alors…

Quels sont les effets pervers d’une telle attitude?

  • Les enfants risquent de se lasser avec le temps: même Disneyland quand on y va trop souvent on finit par s’y ennuyer.
  • Alors qu’ils pensent créer une bonne relation avec leurs enfants, en réalité ils construisent une relation superficielle basée sur le  plaisir matériel et l’absence de structure, l’absence de contraintes.
  • Les Papas risquent avec le temps de perdre leur crédibilité et dans le même temps, le respect de leurs enfants: Le jour où, pour une raison ou une autre, le Papa voudra exiger quelque chose de son aîné par exemple, ou se permettra de lui faire remarquer que la vie n’est pas seulement une partie de plaisir, sa crédibilité sera faible
  • Les enfants se bâtissent une image de leur père qui n’est pas ce qu’il est en réalité. En effet, s’ils voient leur Maman travailler toute la semaine et exiger un minimum d’aide, de cadre et de discipline, ils perçoivent leur père comme un super copain avec qui on s’amuse bien mais chez qui on n’apprend rien de la vie . De plus ils vont très vite s’imaginer que Papa est super riche alors que Maman dit toujours non parce que tout est très cher. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que pour Papa aussi c’est cher… et que lui aussi travaille comme un forcené toute la semaine.
  • Les Papas Disneyland risquent de perdre leur place de père modèle au profit d’un beau-père plus conséquent.

La chose la plus redoutée des pères est l’arrivée d’une nouvelle image paternelle au domicile de leurs enfants. Si d’aventure le “nouveau” de Madame est super investi dans l’éducation des enfants, alors c’est là que les choses risquent de sérieusement se compliquer.

Les enfants risquent dans un premier temps d’adorer ce nouveau Papa qui s’occupent d’eux, les aident à faire les devoirs, va les chercher à l’entraînement, et bricole au garage avec eux le weekend. Mais voilà que, solidaire de Maman, il commence à poser des limites… alors là non! « Tu n’est pas mon père et d’ailleurs même mon père ne me pose pas de limite »

L’enfant va cependant se sentir dans un difficile conflit affectif intérieur entre un père qui se comporte comme un copain, mais qui est son père et un homme qui se comporte comme un père mais qui ne l’est pas.

Pareille configuration n’est pas bonne pour l’identification de l’enfant au père dans la mesure où l’enfant sera partagé entre le choix d’un modèle qui le structure( le beau-père) et la loyauté affective à son père qui lui interdit ce choix.

C’est à l’adolescence que sortira cette phrase si douloureuse: “ouais mon père il est cool! Bon …c’est plus un bon pote que vraiment un père! Mais il est cool!”  

On pourrait allonger la liste des inconvénients d’un tel choix.

Car même “labelisé” sous le terme Syndrome du Papa Disneyland,  il s’agit bien d’un choix! D’un choix de positionnement personnel en tant que père: et il ne s’agit que de cela. 

L’important est de considérer ici les avantages pour TOUS, à rester un père même dans la distance, même dans la douleur de la séparation, même si c’est difficile.

  • L’enfant continue d’évoluer et de se construire dans deux espaces éducatifs différents mais qui font partie de ses racines, de son background.
  • L’enfant peut profiter de connaître son père de manière exclusive et donc peut-être plus en profondeur.
  • L’enfant réalise que, comme avant, même si Papa et Maman sont différents, ils possèdent tous les deux des valeurs qui sont importantes. Certaines d’entre elles sont le mêmes.
  • La cohérence dans l’éducation des enfants même dans la séparation crée un continum dans l’esprit des enfants qui pourront, malgré la nouvelle situation, dire : mes parents, comme entité parentale et non seulement: chez mon père, chez ma mère, ou mon père. ma mère de façon systématiquement différenciée.

Les héros ne sont jamais des personnages qui ont tout donné sans effort! Les héros sont des personnages qui ont donné de leur personne pour conduire et guider les autres vers leurs buts, leurs destinées, leurs rêves. Voulez-vous être les héros de vos enfants? Donnez de votre personne en marchant, luttant avec eux, à leur côté, pour qu’ils deviennent le meilleur d’eux mêmes.

Souvenons-nous qu’on garde en mémoire les fois où l’on nous a dit NON et du chemin qu’on a fait pour recevoir un oui! ET de la fierté et de la satisfaction que nous avons ressenti d’avoir répondu aux attentes de notre père.

Tout ce qui vient automatiquement, même sans qu’on le demande, perd avec le temps de sa saveur. On parle alors d’enfants gâtés et ce sont eux qu’on juge.

Chers Papas, si vous vivez votre rôle de mari comme un échec, que vous êtes blessés dans votre coeur d’homme, tout cela est légitime et bien compréhensible. 

Etre père est un rôle différent qui peut s’assumer et se vivre en dehors de tout autre rôle. A vous de choisir de ne pas le laisser tomber. 

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