5 façons efficaces de les faire mettre leur manteau

5 façons efficaces de les faire mettre leur manteau

Mais pourquoi mon enfant refuse-t-il de mettre son manteau, son bonnet, ses gants, ses bottes ??!!!!

Dès la fin de l’automne, les parents commencent à se battre avec les petits enfants (et plus grands !) qui  refusent de mettre leur manteau pour aller à l’école ou aller jouer dehors. Cette classique lutte de pouvoir est générée par le fait que parents et enfants ont deux points vue bien différents sur la question de « se couvrir » quand le froid arrive.

Pour les parents: c’est une question de protection et d’honneur (??? d’honneur 🤔)

S’ils sortent sans manteaux, ils risquent de prendre froid et tomber malade.

Même quand ils ne sont pas trop à cheval sur le fait d’être bien couvert lorsqu’il fait plus froid, les parents restent frileux sur le regard que les autres vont porter sur eux.

Parents indignes! ils n’habillent pas leurs enfants en fonction …. Aïe!

Pour Les enfants: c’est une question de confort et de liberté de mouvements.

La raison principale pour laquelle les enfants ne veulent pas porter de manteaux, bonnets, gants etc, est purement sensorielle.

Ils supportent mal la pression que ces habits ont sur leur corps, les empêchant le de sentir leur peau, leur corps.

De plus, souvent épais, ils les entravent dans leurs mouvements et ça, c’est vraiment très handicapant quand on veut jouer et courir.

Là où parents et enfants se rejoignent: la lutte de pouvoir.
Mettre le manteau est un excellent moyen d’exercer le pouvoir les uns sur les autres.

Fait est que, dans cette situation Papa Maman ne sont pas souvent gagnants. Voilà! C’est dit! 

VOYONS ENSEMBLE COMMENT GERER LA PROBLEMATIQUE DU MANTEAU EN 5 ASTUCES

 

1. LAISSEZ LES, LES METTRE EUX-MEMES

Maintenant nous le savons, mettre le manteau est une bonne occasion de vous emmener dans une lutte de pouvoir. 

Les enfants ont besoin de pouvoir positif et le monde des adultes a bien de la peine à leur en donner. 

Ne nous méprenons pas: ils n’ont pas besoin de pouvoir ou de contrôle sur nous, ils cherchent juste à avoir un peu d’indépendance et de “droit à décider” pour ce qui les concerne. 

Et il y a des choses comme cela, comme manger, dormir, brosser les dents, …être couvert quand il fait froid, qui semblent nous mettre dans tous nos états.

Cela leur donne le signal: c’est une bonne occasion d’engager une lutte de pouvoir, parce que si je ne veux pas le faire, tu ne peux rien faire. 

A part crier et te fâcher bien sûr ce que je n’aime pas spécialement, mais il semble que ce soit le prix à payer. Mais ça vaut la peine alors.. »

Vous avez compris:

Pouvoir sur lui même + indépendance = enfant heureux. 

Enfant heureux = parent super heureux!! 

Donc vous perdrez moins de temps, et moins d’énergie en décidant de leur enseigner comme les mettre eux-mêmes et ensuite de les laissez les faire. 

Petite astuce supplémentaire: donner le choix entre 2 vestes ou manteaux comme cela, l’air de rien. 

on va bientôt partir chéri. Il te reste à choisir la veste que tu veux mettre aujourd’hui. La bleu ou le petit manteau à capuche? ». 

(bon je vous souhaite de ne pas avoir cumulé 25 vestes différentes 😂 

2. TENTEZ LE PONCHO OU LE GILET MATELASSE 

L’autre raison pour laquelle les enfants n’aiment pas mettre leur manteau c’est qu’ils n’aiment pas les manteaux:

c’est encombrant, lourd et surtout ils ont le sentiment d’être entravés dans leur mouvements; ce qui est souvent le cas. 

De plus ça prend du temps à mettre, il y a la fermeture éclair sans quoi cette veste tombe sur les épaules dès qu’ils commencent à jouer. 😬

Le poncho ou la cape font l’affaire en leur laissant les bras libres de mouvement, vite enfilés et surtout très coquets pour les petites demoiselles qui aiment bien ressembler à Maman. 

Oui j’avoue c’est genré et sexiste, et en même temps, j’ai un regardé sur le net et franchement je n’ai pas vu grand chose en matière de ponchos ou capes.

Le plus souvent c’est pour les tous petits et pour les filles. Certains sont rigolos avec des capuches en forme d’animaux.

Peut-être le mieux est les faire soi-même.

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Le gilet matelassé sans manche est une autre option pour leur donner une couche supplémentaire tout en gardant les bras libres de bouger.

**Version légère et chaude, avec beaucoup plus de choix. (cliquez sur le lien pour voir)

Bien sûr tant qu’il fait des froids supportables et qu’il ne neige pas.  

3. LAISSEZ LES GERER EUX-MEMES

Le conseil le plus classique et probablement le plus économique en terme de conflit et de risque de conflits dès le matin,

est de les laisser s’en passer et de les laisser faire face aux conséquences naturelles du froid (dans des limites raisonnables, bien sûr). 

Beaucoup de parents s’inquiètent que les enfants prennent froid, mais la réalité est que les enfants adaptent leur température corporelle plus facilement que nous.

Ils ne “souffrent” pas autant du froid, surtout tant qu’ils sont en mouvements.

Bien sûr toujours dans des proportions raisonnables, (températures extrêmes) il n’est pas si dramatique de laisser partir votre enfant sans qu’il, elle ait mis son manteau. 

Vous pouvez donc l’emporter et les laisser décider quand ils sentent le besoin de l’enfiler.

Dès qu’ils sont assez grands (dès 4-5 ans)  je pencherais plus vers la solution d’auto-gestion: 

«tu ne veux pas le mettre? C’est ok de ne pas le mettre; par contre tu le prends avec, comme ça te convient le mieux. » 

Ils peuvent le fourrer dans leur sac à dos, le nouer à la taille ou le porter à la main.

Cela les rend responsables et  finalement ils pourraient trouver plus facile de le mettre. (enfin… c’est ce que nous espérons).

Surtout, Ca leur donne la possibilité d’avoir le contrôle sur la situation.

Petit point de sécurité à garder en tête:  l’épaisseur des habits d’hivers dans les sièges d’auto peuvent réduire  la tension des ceintures de sécurité et de fait les rendre moins efficaces en cas d’accident. 

Donc cela règle le problème de s’énerver pour mettre TOUS les habits avant d’aller dans la voiture. 

Même chose à la sortie de l’école ou de l’accueil de jour : préférez leur demander de porter leurs vestes et manteaux puis de se couvrir avec dans la voiture s’ils ont froid.  

S’ils sont petits, vous pouvez apporter une couverture et les porter couverts jusqu’à la voiture. 

Pensez à l’énergie que vous dépensez en hivers à les habiller, déshabiller 4,5,6 fois par jour. 

Imaginez eux, comme cela les ennuient aussi ! 

Alors quand vous le  pouvez, évitez-vous des bagarres inutiles. 

P.S un bonnet et un tour de cou, ou écharpe avec un pullovers chaud sont souvent bien suffisants pour eux.

Il existe également les sous-pulls qui tiennent la chaleur, qui sèchent vite s’ils transpirent. (Qualité chez Uniqlo)

 

4. EMMENEZ LES AU PAYS IMAGINAIRE, DONNEZ DES POUVOIRS MAGIQUES AUX MANTEAUX

J’ai lu cela dans un groupe de discussion de parents canadiens.

Une Maman disait qu’elle avait cessé d’appeler les manteaux des manteaux, et des bottes des bottes. Depuis…plus de problème! 

Les enfants réagissent toujours mieux lorsqu’on joue avec eux et qu’on y met de l’humour. 

Ce monde sérieux des adultes qui font des drames pour des choses qui n’ont aucune importance

oui oui c’est ça qu’ils pensent pendant que nous nous mettons la pression pour réussir les 250 missions que nous nous sommes fixés pour la journée … euh je voulais dire la matinée!! 

Donc essayons la magie:

« il nous reste à enfiler nos capes à capuches magiques qui vont nous transporter au pays des victuailles pour que personne n’ait jamais faim à la maison (oui…la mission, non impossible, est d’aller au magasin ce matin!). 

 “sautons dans nos cabottines (il y a bottes dedans ce mot …chuut!) de géants qui nous permettront d’aller à l’école en 3 grandes enjambées alors que tous les autres vont courir 10’000 petits pas de souris dans leur petits souliers mouillés » (…oui c’est ca il pleut…vous avez décodé juste !)

« tu as oublié ton pompon  enchanté qui te permet de garder toutes tes idées magiques pour toi sans que personne ne s’en aperçoive. » (oui aujourd’hui ce serait bien qu’il  mette son bonnet il y a beaucoup de vent)

Aaah je me suis mis en retard,  mais je vais me dépêcher et je crois bien que je vais être la première prête à avoir mis mes chaussures saute lapin et mon manteau parachute.

(bon … ca veut rien dire mais c’est super marrant … non??!)

Bon…soyons honnêtes, avant 7h30 l’humour enchanteur n’est pas forcément LA compétence que tout le monde sort du chapeau.

Disons que j’ai trouvé cela super marrant. Je l’imagine bien avec l’accent québécois.

Aussi…les exemples sont de moi, je suis sûre que cette Maman est bien plus imaginative. L’important c’est d’essayer😅

5. CREEZ UN LIEU SPECIAL D’HABILLAGE D’HIVERS

Si appeler le manteau «magique» n’est pas assez convaincant, pensez à créer une station de jeu amusante pour temps froid, près de votre porte.

Cette suggestion vient d’une maman dans un autre groupe Facebook.

Créez-lui une petite zone d’habillage avec un miroir, des caissons ou des tiroirs à la hauteur de l’enfant.

Mettez-y pèle-mêle, un tas de pulls, de vestes, d’écharpes avec des articles amusants comme des bandeaux à oreilles de chat, et

Laissez-les simplement gérer. explorer par eux-même. 

Pour certains (certaines…). les choix complètement dépareillés pourraient leur créer quelques angoisses…

(non mais je peux pas le, la laisser sortir comme cela)

Souvenez-vous dans ce cas que le but c’était qu’ils soient suffisamment couverts  pour la saison.

Et bien voilà, c’est fait!

 

EN CONLUSION

Cette période de NON je veux pas mettre le manteau, va souvent de paire avec NON je ne veux pas un point c’est tout.

Cela ne dure pas pour toujours bien que parfois tous les jours, pendant 6 mois résonne comme pour toujours.

Tentez de vous rappeler que vos enfants ont besoin de gérer un peu leur vie par eux-mêmes et du coup

lâcher prise sur des choses qui ne sont pas si primordiales met tout le monde dans un meilleur état général.

Je ne sais pas vous, mais je me souviens que je sortais en T-shirt avec ma doudoune sous le bras par -40 degrés sous les cris de ma mère effarée.

Aujourd’hui je mets une écharpe et 3 couches de vêtements à partir de 12 degrés.

Donc voyez, il arrive toujours un moment où finalement on le met, ce satané manteau. 😂😂😂😂

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

 

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10 phrases anodines que vous ne direz plus jamais à vos enfants

10 phrases anodines que vous ne direz plus jamais à vos enfants

Voici 10 petites phrases (qui semblent) anodines qui en réalité ont une portée négative sur nos enfants.

La preuve? mêmes répétées elles n’apportent presque aucune résultat et parfois pire, l’opposé de ce que nous souhaitons.

Après avoir découvert comment ces phrases ont un impact négatif sur le développement de votre enfant et par extension sur votre relation avec lui, elle, vous n’allez plus jamais les utiliser.

 

1. Ne pleure pas. 

Empêcher les pleurs à un enfant c’est nier son état émotionnel, c’est comme nier qu’il soit triste, fâché, frustré. C’est décider que son émotion n’est pas valable. (suite…)

PLUS DE JEU LIBRE MOINS D’ ECOLE

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Plaidoyer pour le jeu libre 

  • Le jeu libre est là où l’enfant apprend qu’il a une maîtrise sur sa vie
  • Le jeu libre est là où l’enfant apprend à résoudre des problèmes
  • Le jeu libre est l’endroit où il expérimente la joie et les rires
  • Le jeu libre est l’endroit où l’enfant développe sa créativité et son imagination
  • Le jeu est l’activité qui montre à l’enfant que le monde n’est pas aussi déprimant et angoissant que les adultes le décrivent

Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour donner l’espace et le temps nécessaire à nos enfants pour jouer plus plus plus !

 

Ecoutez le Prof Peter Grey démontrer comment le déclin du jeu libre dans l’enfance, ces 50 dernières années, a une incidence sur l’augmentation de l’anxiété, de la déprime et les difficultés de socialisation chez l’enfant et l’adolescent d’aujourd’hui.

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3 Avantages Majeurs à Savoir S’Excuser Auprès Des Enfants

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En tant que parents vous êtes avant tout humains: vos émotions ne sont pas toujours sous contrôle et parfois vous perdez votre patience comme n’importe qui. C’est alors qu’il peut arriver de crier ou de dire des choses que l’on regrette juste après. 

A ce moment, il est important de savoir présenter ses excuses à ses enfants, comme nous demanderions qu’ils le fassent à leur tour en telle situation. 

 Savoir présenter ses excuses à ses enfant présentent 3 avantages majeurs.

  1. cela modélise la prise de responsabilité de ses actions et réactions.
  2. cela enseigne à l’enfant à différencier ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas.
  3. cela modélise comment trouver des solutions pour s’améliorer

Voyons en 7 étapes comment présenter des excuses qui présentent ces 3 avantages majeurs

1. Reconnaître ses sentiments, émotions et les assumer. 

C’est ok de se sentir frustré(e) ou agacé(e),  nous le répétons aux enfants presque tous les jours. 

Cependant il est important de se souvenir que c’est la façon dont on gère et répond à ces émotions qui n’est pas toujours appropriée.

C’est n’est pas ok de claquer des portes, de crier ou de manifester rageusement.

Les enfants nous regardent et plus souvent qu’on l’imagine cela les effrayent. 

Les enfants modélisent nos comportements donc tentons de ne pas agir comme nous n’aimons pas qu’ils fassent. 

 

2. Expliquer son émotion

Expliquez dans vos excuses pourquoi vous vous sentez comme vous vous sentez. Qu’est qui s’est passé qui a déclenché votre réaction. 

ATTENTION : ce n’est pas une occasion pour blâmer l’enfant …

je suis désolée d’avoir crié, je me suis fait mal sur ton jouet,  mais cela ne serait pas arrivé si t’avais ramassé tes jouets comme je te l’avais demandé.

Votre réaction vous appartient tout comme votre émotion. L’enfant n’y est pour rien dans son apparation.

je suis désolée d’avoir crié, ce n’était pas juste. Je  me suis fait mal en marchant sur ton jouet et cela m’a mis(e) en colère. Ce n’était pas de ta faute ».

3. S’excuser pour la réaction et/ou le comportement

Décrire l’action inappropriée de votre part “excuse moi d’avoir claqué la porte, excuse-moi d’avoir jeté ton cahier sur la table de la sorte, ce n’était pas approprié

Ainsi l’enfant apprend à son tour, les comportements à éviter.

4. Reconnaître l’émotion de l’enfant

Signifier  à l’enfant que nous comprenons qu’il, elle été surprise, effrayé(e), blessé(e) par notre comportement. 

Si la réaction est liée à quelque chose que l’enfant a fait, ou pas fait, il est capital qu’il, elle entende que l’amour n’est pas strictement lié à sa capacité à remplir vos attentes. 

cela t’as fait peur que je m’énerve comme cela, ce n’est pas parce que tu n’as pas brossé tes dents. Je t’aime tout autant, même quand tu brosses pas les dents »

5. Exprimer à haute voix, comment éviter cela à l’avenir.

C’est une excellente façon d’enseigner à votre enfant comment on peut apprendre de ses erreurs et s’améliorer. 

Le plus spécifique vous êtes, le mieux vous pourrez effectivement le faire et votre enfant comprendra.

« Je ne veux plus te faire peur comme cela. La prochaine fois que je vois que je suis énervé je vais serrer très fort les poings avant de réagir. Comme cela la colère sera déjà un peu partie »

6. Demander pardon

Tout simplement… “tu peux me pardonner?”

7. Concentrez vous sur les solutions.

Dès que les enfants sont assez grands pour avoir une discussion, proposez leur de discuter comment fixer le problème (de crier l’un sur l’autre par exemple). 

 

Ces 7 points mis bout à bout donnent ceci:

 

Cela m’a frustré(e) que tu ne sois pas prêt(e) pour partir à l’école, mais ce n’est pas une raison pour moi de déverser ma colère sur toi en criant. Je suis vraiment désolé(e) que j’aie crié.

 

Je suis sûr(e) cela t’as effrayé et que mes mots t’ont blessé. Je dois faire plus d’efforts pour utiliser ma voix calme même quand tu fais pas comme je demande;

je vais mettre des post it un peu partout dans la maison pour me le rappeler.

Tu peux me pardonner?

J’aimerais bien parler avec toi de comment on peut fixer ce problème de crier quand on est frustré. On pourra aussi discuter comment faire pour t’aider à te préparer à temps. 

 

.

 

 

C’est tout bénéfice pour toute la famille de savoir présenter des excuses aux enfants lorsqu’on  ne s’est pas exprimé avec respect et gentillesse.

Ces excuses ont un impact énorme sur le coeur de l’enfant qui se sent avoir une grande valeur.

Ces excuses ont également une puissance d’apprentissage absolument sous-estimée.

Apprendre à être responsable de ses actes et réactions est un joyaux que vous offrez à vos enfants pour sa vie entière.

Modéliser vaut mieux que tous les discours.

 

 

Si vous sentez que crier ou perdre votre calme est un peu devenu votre mode de fonctionnement,

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8 raisons surprenantes pourquoi les enfants ne coopèrent pas

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Avez-vous compté combien de fois vous avez répété les mêmes choses aujourd’hui?

Qu’avez-vous finalement fait? 

  1. je me suis énervé 
  2. j’ai fait moi-même

Bon… ne vous en faîtes pas trop, vous êtes probablement des centaines à sourire en lisant cela. 😂😕  ou pas.. 😅

Quoique vous ayez fait, voyons maintenant si l’un ou l’autre des 8 points suivants peut vous aider à arrêter de répéter, et vous donner quelques pistes pour faire autrement. 

1. Ils ne partagent pas nos priorités.

Faire le bain, se préparer pour partir, ranger la chambre, tout autant de choses qui sont impératives pour nous, n’ont que peu, voire aucune  importance pour eux, surtout s’ils sont en train de faire autre chose. Comme jouer!

Jouer est leur travail, leur priorité, car c’est comme cela qu’ils apprennent et qu’ils prennent du plaisir. 

Pour nous jouer est devenu superflu! 

De là, nous comprenons comment le décalage de priorités engendre, la frustration.

Soyez rassurés:  cela les frustre autant de de vous entendre répéter, que vous, de devoir répéter! 

Changer cela serait du coup un pari gagnant-gagant! 

.

2. Nous les avons entraînés à nous accorder de l’attention que lorsque nous élevons la voix ou menaçons de punir

Aïe ! Vraiment ? Oui vraiment.

Les enfants s’adaptent et intègrent  les stratégies de communication que nous instaurons.

Si notre stratégie est de répéter, l’enfant apprend que, en ne réagissant pas, il s’accorde du temps pour ce qu’il est train de faire.

Ainsi il attend le signal ultime: le moment où vous élevez la voix ou annoncez la conséqeunce.

Si nous avons pris l’habitude d’user et d’abuser de la méthode : « je compte jusqu’à 3 », nous avons entraîné l’enfant à attendre que nous ayons fini de compter pour éventuellement répondre.

Et je dis intentionnellement éventuellement car, faisant l’expérience que cela ne fonctionne pas comme attendu, bien de parents s’arrêtent de compter à 2 ¾ sans jamais atteindre 3.

L’enfant apprend donc qu’il n’y aucune urgence à répondre ou à collaborer.

Solution: Capter leur attention avant de poser sa demande: 

« Hey les Loulous, excusez-moi, j’ai quelque chose à vous dire, vous m’écoutez? »

Et attendre qu’ils lèvent la tête  

« Les enfants!  je viens pour t’avertir que cela va être l’heure de se préparer pour le bus. Encore 10 min et on y va. Vous m’avez entendu? »

Et attendre qu’ils acquiescent. Vous allez retrourner dans 5 min pour les avertir qu’il reste 5 min. 5 min plus tard ils seront prêts à venir.

3. Ils ont besoin de plus de soutien pour vivre les moments de transition.

Vous l’avez compris au point précédant.

Les transitions sont des moments difficiles pour les enfants, surtout quand elles arrivent  sans préavis.

C’est la raison pour laquelle les transitions sont autant sujettes à crises d’opposition en tout genre: cris, refus, désorganisation, oublis obligeant  de retourner 5 fois dans la maison etc.

Relire: 9 choses  que votre enfant aimerait que vous sachiez quand il dit non

Solution: Accompagner les enfants dans les transitions, en les avertissant, en reconnaissant la frustration que cela engendre puis en les accompagnant à se diriger vers l’activité suivante.

Je viens pour t’avertir que ça va bientôt être le moment de se préparer pour l’école. Tu peux avertir tes monstres que tu vas devoir partir? Quand le sablier est vide ce sera le moment de te préparer

« Je suis sûr que c’est très embêtant de devoir arrêter de jouer, ton train magique peut t’emmener jusqu’à tes chaussures pour t’aider à les mettre? « 

Valable aussi pour les plus grands:

« Je sais que vous êtes en pleine partie mais je dois vous avertir que dans 10 min on va passer à table. Préparez-vous à devoir interrompre votre jeu. »

4. Leurs fonctions cérébrales sont encore imparfaites. Enfin… ils ne sont pas assez grands pour comprendre que vous attendez 😉

Pour faire ce que vous demandez, votre enfant doit prendre une décision, celle de passer à autre chose.

Seulement voià, avant un certain âge ce n’est pas très facile à faire. Voire impossible.

La partie du cerveau qui permet cette chose qui vous semble naturelle est encore en chantier chez eux. 

Ainsi l’enfant aura plus tendance à répondre impulsivement en rapport direct avec son désir.

En plus quand on crie ou qu’on répète sans cesse, le cerveau bloque. 

Et finalement le vôtre aussi ! 

Alors comment régler cela?

En vous connectant à lui, car l’enfant répondra positivement lorsque son envie de se connecter à vous est plus forte que l’envie de continuer à faire ce qu’il fait.

Chaque fois qu’il décide parce qu’il est connecté à vous, il entraîne cette faculté à switcher d’une occupation à une autre. Cela l’entraîne à l’auto-discipline. 

Solution:  trouver un moyen de lui donner l’envie de collaborer plutôt qu’attendre de lui d’obtempérer dès qu’on le lui demande.

« Wow ta tour est vraiment haute. Tu penses pouvoir la faire grande comment? Oh ca va être génial. Tu veux bien faire une petite pause pour venir te brosser les dents et ensuite je te regarde faire ta tour jusqu’au plafond»

5. Ils ne se sentent pas entendus dans leur position.🤔? 

Comment cela?? C’est vous qui n’êtes pas entendus! 

Tout à fait, cependant eux non plus,

surtout lorsqu’ils sont interrompus (avec insistance !!! ) dans leur activité pour quelque chose qui ne les intéresse pas sur le moment. 

Et lorsque vous êtes fatigués de répéter, parfois vous passez à la vitesse supérieure et vous … criez ou menacez de punir… 😤

Marshall Rosenberg disait : « nous ne pouvons pas obliger les enfants à quoique ce soit; on peut seulement les faire regretter de ne pas l’avoir fait ».

Cela veut dire que “faire obéir” revient à user de méthodes contraignantes.

Si cela se répète journellement, l’enfant ne réagit plus ou pas tout de suite, par manque de considération ou manque de pouvoir positif.

L’enfant va décider de coopérer lorsqu’il peut sentir de notre façon d’interagir avec eux, que nous tenons compte de LEUR situation aussi!

Cela est vrai à tout âge, et crucial dès la pré-adolescence.

Pensons une seconde comment cela se passe pour nous-mêmes: 

Votre patron:

« apportez-moi les derniers rapports au plus vite svpl ». alors que vous êtes déjà à la bourre pour terminer une tâche.»😡🙄

« je sais que vous êtes très occupé(e), alors dès que vous avez un moment je vous serais reconnaissante de bien vouloir m’apporter les derniers rapports. » 👍🏼🙂

Solution: leur faire savoir que vous prenez en compte leur réalité du moment et  leur donner du pouvoir positif, c’est-à-dire une part de choix.

« Leo j’ai bien entendu tu as dit très fort NON PAS DE BAIN. Peut-être que tu n’aimes pas du tout le bain. Et probablement que quand tu seras grand tu prendras plus jamais des bains n’est-ce pas? Mais maintenant tu as besoin d’un bain, comme Maman, comme Papa, on a tous besoin de prendre le bain.

Tu préfères prendre le bain ou faire la douche? On y va maintenant ou dans 5 minutes? »

« je comprends que ça te décourage d’avoir autant de devoirs à faire. Moi aussi après toute une journée de classe ça m’ennuierait de m’assoir encore pour refaire des maths. Tu le sais les devoirs c’est ta responsabilité d’écolier. 

Tu préfères les faire avant ou après le repas? Ou en partie maintenant et terminer après le repas. Ils devront être faits avant 20h00 comme cela tu peux jouer un peu sur ta tablette avant de dormir.

6. Ils se sentent déconnectés, ou sont déconnectés de nous.

La connexion est l’élément magique de la relation entre parent et enfant.

Lorsque la connexion est bonne tout est possible.

Lorsque la connexion est rompue, toute collaboration est compromise.

Le problème c’est que souvent on interprète le manque de copération de comme une intention négative de l’enfant envers nous, une disposition négative de l’enfant vis-à-vis du parent.

Alors qu’en réalité ce qui se passe c’est que l’enfant est déconnecté ou ne se sent pas connecté. 

La déconnexion peut être créée par différentes choses, aussi

  • innocentes que le voyage dans l’imaginaire,
  • douloureuses qu’ une mise à l’écart, (punition, envoyé en chambre) ou
  • secrètes qu’ un souci qu’il n’aurait pas partagé  mais qui l’envahit.

Un enfant qui joue est dans son monde, a perdu la connexion avec la réalité et donc lorsqu’on l’appelle, il faut un temps de reconnexion.

C’est comme faire un appel téléphonique et attendre que la personne décroche à l’autre bout. Et parfois le téléphone sonne occupé.

Les cris, les menaces, les mises à l’écart, sont autant de façon que le parent utilise qui créent une douloureuse déconnexion.

Rester derrière l’enfant à le seriner pour qu’il réagisse, crée une connexion qui est un leurre parce que l’enfant se sent déconnecté ou finalement le souhaite. 

Si l’enfant est préoccupé par quelque chose d’important pour lui, sa connexion à vous peut-être momentanément très faible.

Solution: Il est indispensable de reconnecter l’enfant d’abord, en attirant son attention avec compréhension avant de poser sa demande.

“Wahou Leo, ton train a l’air magique. Il va où? il prend des passagers comme moi? puis en l’invitant à entrer dans la réalité : « je sais que tu n’as pas fini avec ton train et c’est l’heure du bain. Ton super train pourrait t’y emmener ou le train doit rester ici pendant que tu prends le bain?

Cela rejoint l’aide aux transitions:

entrer dans son monde pour l’aider à en sortir plutôt qu’exiger de lui, de sortir de son monde, pour rejoindre le nôtre.

D’autant si c’est pour quelque chose d’aussi inintéressant que prendre le bain ou mettre la table.😜

7. Ils ont perdu foi en nous.

Je me souviens cette Maman atterrée par la remarque de son fils de 10 ans:

de toutes les façons tu n’as plus de plaisir à être Maman. Tu fais que crier et espérer qu’on soit pas là ou dans nos chambres, Tout ce qui t’intéresse c’est qu’on fasse ta volonté.

Ainsi ce jeune garçon ne prêtait plus attention à ce que sa Maman disait sachant que quoiqu’il arrive elle allait crier ou répéter sans cesse les mêmes choses.

Sans arriver à ces extrêmes, il arrive parfois que nos préoccupations, notre surcharge de responsabilités et de travail est telle, (parents seuls, divorcés ou peu soutenus) que

 nous ne prêtons attention qu’à ce qui n’est pas fait, pas parfait, pas terminé ou à faire

plutôt que de penser à vivre des moments présents avec nos enfants à les écouter nous parler d’eux et de leur monde.

Les enfants comptent sur nous pour les nourrir en affection, en attention et pour les guider.

Quand ils persistent à nous emporter dans leurs luttes de pouvoir c’est parfois un signal d’alarme que notre présence n’est plus ressentie de façon assez intense.

Solution: créer des moments privilégiés intenses, sortir avec eux faire une activité plein air, s’organiser pour passer du temps à faire des choses qui créent des bons souvenirs.

A faire des choses qu’ils aiment comme jouer, rigoler, explorer.  

Des gros éclats de rire sont indispensables aux enfants et bienfaisants aux parents. 

Planifier ces moments intenses, même s’ils faut le faire sur le planning général affiché sur le frigo en mettant en évidence ces plages spéciales « TEMPS INTENSE ».

8. Ils sont comme nous!! Ils sont humains. Ils résistent lorsqu’ils se sentent forcés ou contrôlés

L’être humain, être de libre arbitre, déteste se sentir contrôlé et y réagit par la résistance.

Plus ils se sentent poussés ou bousculés, plus ils vont se rebeller; alors que les enfants plus dociles vont eux, perdre leurs capacités d’initiatives, leurs capacités à s’affirmer.

Solution: installer un partage des pouvoirs.

Faites ressentir à votre enfant que vous êtes de son côté en reconnaissant ses sentiments :

« oui je sais c’est frustrant, oui je suis sûr que cela ne t’arrange pas du tout de faire cela maintenant, je suis désolée que cela te mette dans un tel état de colère »

puis soutenez dans l’apprentissage de la “contrainte” car des contraintes il y en a dans la vie!

en leur donnant du choix:

« tu peux prendre la douche ou la bain, tu peux faire les devoirs avant ou après le souper, tu ranges ta chambre aujourd’hui ou demain? »

« Ok pas maintenant de suite. Tu as besoin de  temps? Combien? »

Il est toujours préférable de motiver l’enfant à collaborer, de le guider, plutôt que de le contrôler.

 

CONCLUSIONS ET REFLEXIONS

Il est toujours préférable de motiver l’enfant à collaborer, puis de le guider, plutôt que de tenter de le contrôler.

L’obéissance est parfois comme la Quête du Graal parental. Qu’est-ce qui nous pousse à nous battre à ce point pour que les enfants fassent ce qu’on leur demande de faire?

La peur le plus souvent.

La peur de perdre le contrôle,  la peur de ne pas éduquer de bons enfants, de bons citoyens capables de se soumettre aux règles valables en société,

la peur du jugement des autres si nos enfants n’adaptent pas leurs comportements à ce qui est attendu.

Il y a également de façon plus ou moins consciente,

notre propre revanche sur notre propre état d’enfants de parents.

Et parfois même de dire: « j’ai été bousculé et j’en suis pas mort » ou « j’ai été élevé par des parents contrôlants et j’ai plutôt bien réussi dans la vie »

comme autant de « maigres » consolations à de grands moments de frustration et de colère et

parfois peut-être même de solitude, en tant qu’enfant contrôlé et dirigé,

en tant qu’enfant que peu entendu dans ses propres désirs à vouloir aussi prendre ses propres décisions.

Et si nous avions pu choisir d’apprendre les mêmes choses de façon plus collaborative et plus douce?  Aurions-nous refusé?

Aurions nous moins bien réussi?

Il est important de trouver un juste équilibre et trouver une position confiante

située  entre la peur d’élever des enfants “endommagés” ou “maltraités” en prônant le libre choix de « pour tout » et

la peur d’élever des enfants « tout-puissants » en optant pour une éducation contrôlante et contraignante.

Ce juste milieu,

c’est guider son enfant sur le chemin de l’auto-discipline, de l’auto détermination, de l’autonomie, en modélisant les comportements attendus,

en posant des limites avec justesse et empathie, en respect de son niveau de développement, de sa personnalité et de ses vulnérabilités.

C’est aussi être confiant que, en tant que parent, adultes autonomes,

nous avons suffisamment de ressources pour guider ces « petits de nous » sur leur chemin sans avoir peur qu’ils nous dominent, qu’ils souffrent trop ou qu’ils ne réussissent pas.

Cela demande quelques années de patience et d’auto gestion de frustrations parfois intenses, 😖

 cependant soyons encouragés:  la contrepartie de bénéfices est énorme !!😀👏🏼🏆🏆🏆

Personne n’a dit que ce serait simple, par contre c’est possible !

L’EQUILIBRE EST A LA PORTEE DE TOUS!

Note de l’auteure: envie d’approfondir le sujet et apprendre des méthodes pour éduquer calmement et efficacement? 

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Pourquoi dire « Fais de ton mieux » augmente l’anxiété chez les enfants

Pourquoi dire « Fais de ton mieux » augmente l’anxiété chez les enfants

Cet article est basé sur un un article du Dr Kevin L. Gyoerkoe, spécialiste à l’Institut du Traitement de l’Anxiété et Troubles Compulsifs, de Caroline du Nord, aux USA.

Les troubles anxieux chez les élèves âgés de 8 – 13 ans a augmenté de façon spectaculaire ces 15 dernières années.

Les enfants se plaignent de

  • maux de ventre
  • de nausées
  • de maux de tête
  • se sentir pas bien (sans savoir expliqué quoi)

et présentent des comportements comme

  • irritabilité – hyper sensibilité
  • fatigue – difficulté à s’endormir
  • difficulté à se concentrer – excès de travail extra scolaire (devoirs)

EXEMPLE : Léonore, 12 ans, présente plusieurs de ces troubles anxieux depuis la rentrée scolaire.

Léonore se présente comme une enfant peu sûre d’elle, les cheveux cachant son visage, la voix à peine audible, jouant avec ses doigts, laissant penser à un stress intérieur assez intense.

Lors de l’entretien, après avoir parlé de ses loisirs pour détendre un peu l’atmosphère, Léonore fond en larmes lorsque le psychologue en vient au sujet de l’école et des notes.

Je sens que je dois être parfaite. Je sens que je dois faire que des A.

J’étudie tout le temps et je ne sais pas m’arrêter, je suis tellement plus lente que toutes mes copines pour faire mes devoirs. Et si je fais un B, je panique totalement.

La Maman de dire

« je ne sais pas d’où elle a cela. Nous ne mettons jamais de pression, nous n’avons pas d’attentes sur ses résultats. nous sommes des parents plutôt relax. Tout ce que nous lui disons est : fais de ton mieux ».

Lorsque les enfants sont stressés de faire de bons résultats, nous pensons souvent que derrière il y a des parents eux-mêmes anxieux, ou exigeants, ou encore pratiquant une éducation basée sur le résultat, l’effort et la discipline .

Mais dans ce cas il n’est rien. La Maman de Léonore est très détendue, douce avec sa fille et plutôt sereine face à la situation présente (être au cabinet du spécialiste avec sa fille).

Donc la question qui surgit ici est:

Est ce que une phrase aussi anodine et très faible en terme d’attentes comme « fais juste de ton mieux » pourrait justement devenir un déclencheur d’anxiété?

CELA CREE DE L’ INCERTITUDE

Le problème avec le bien intentionné « fais de ton mieux », c’est que c’est trop vague. Comment savoir quand on a fait de son mieux. Il n’y a aucun moyen de mesurer un objectif ni de mesurer un progrès. Donc l’enfant est laissé dans l’incertitude.

L’INCERTITUDE CREE DE L ANXIETE

l’incertitude est un facteur connu de l’anxiété. C’est fréquent que le moins nous avons de certitudes concernant quelque chose, le plus nous nous sentons anxieux par rapport à cette chose.

L’ANXIETE ENGENDRE DES PROJECTIONS  NEGATIVES

Quand des choses négatives se produisent il est naturel de tenter d’expliquer pourquoi. Si la consigne sur une tâche est de « faire de son mieux » et qu’on n’obtient un résultat médiocre ou pas suffisant, n’ayant aucun paramètre pour expliquer le résultat, on va se blâmer, ou s’auto-juger comme incompétent dans une certaine mesure.

Quand cela se répète, on ressent un sentiment d’échec ou d’impuissance, ce qui sur la longueur. pourrait résulter en une baisse des efforts et de résilience.

Alors comme  le « fais de ton mieux » finalement n’aide pas votre enfant, ou pire, renforce son anxiété, essayez ces 3 ETAPES:

 

1. SOYEZ SPECIFIQUE

 Au lieu d’un vague « fais de ton mieux » aidez votre enfant à fixer des objectifs clairs, concrets et raisonnables. Cela aidera à baisser l’anxiété, et à développer des bonnes habitudes de travail. 

Si les objectifs ne sont pas atteints, alors en reposer d’autres plus adaptés, plus graduels peut-être.

Exemple: Si votre enfant a des devoirs de géographie par exemple: objectifs du jour: connaître 6/20  noms de pays et ses capitales: puis 6 autres le surlendemain

 2. METTEZ L ACCENT SUR CE QUE VOTRE ENFANT CONNAÎT

Paradoxalement il semble que mettre l’accent  sur ce qu’on sait le mieux faire, baisse le niveau d’angoisse.

La tendance est d’encourager l’enfant à se concentrer là où il a le plus de peine. Donc a plus valoriser un accomplissement pour quelque chose de difficile et que quelque chose qu’il, elle maîtrise.

L’alternative: si votre enfant est bon en langues étrangères par exemple, cela lui prendra que peu de temps pour mémoriser les nouveaux mots de vocabulaire

Une fois cet objectif atteint, notez le comme « mission accomplie » avec le même enthousiasme, quelque soit la dose d’effort qu’il, elle a dû fournir, sans s’attarder à savoir s’il a fait de son mieux. 

Quand il vient le moment des devoirs, commencer par ce qu’on maîtrise donne de la confiance   et donc augmente la motivation.

Le point ici est : valorisez la poursuite d’objectifs quelque soit la dose d’effort produite.

3. ENSEIGNEZ LA RESOLUTION DE PROBLEME

La prochaine fois que votre enfant rentre avec une mauvaise note ou un sentiment d’échec quelconque, au lieu de lui demander s’il a fait de son mieux, demandez lui

«  de quoi aurais tu besoin pour faire mieux la prochaine fois? »

Considérer l’échec comme une opportunité d’apprendre ce qui semble ne pas avoir été acquis.

C’est aussi une façon de relativiser: tu n’as pas échoué, il y a des choses que tu n’avais pas encore bien appris. L’objectif du jour: apprendre ces choses là.

Quand cela est possible tentez de voir avec l’enfant quelles sont ses habitudes de travail et lesquelles favorisent l’atteinte des objectifs.

L’environnement: où se sent-il, elle le mieux pour faire ses devoirs? avec où sans musique etc.

Planification : faire une liste avec des cases à cocher, plan de semaine etc. Tout ce qui rend ses progressions visibles.

Le timing: à quel moment de la journée, combien de temps à la fois, (toujours se souvenir que les devoirs c’est comme du boulot qu’on aurait amené à la maison après une journée de travail….c’est parfois la goutte de trop)

L’auto-évaluation: leur donner la possibilité d’auto-évaluer concrètement leurs méthodes de travail:

« si je répète mes mots de vocabulaire 3 fois par semaine je vois que c’est suffisant pour me souvenir. Une 4ème me rassure « .

La méthode de travail détermine beaucoup plus la probabilité de réussite que l’effort

Une bonne méthode de travail permet de baisser le stress,  favorise les apprentissages en profondeur et la mémorisation à long terme.

Qui se souvient après 3 jours des 60 mots de vocabulaire appris en 3 heures de travail intensif le jour avant le test?

 

CONCLUSIONS

Même si vous pensez lever la pression, dire « fais de ton mieux » à votre enfant, génère en fait de l’anxiété.

Préférez lui dire quelque chose de plus spécifique, qui le guide dans le « comment faire » pour se sentir mieux et gérer les attentes de l’école. 

Enseignez lui des méthodes qui permettent de 

Baisser l’anxiété

Construire une bonne estime de soi

Développer de nouvelles compétences

Votre enfant en profitera pleinement en développant des outils concrets qui lui assureront le succès dans ses projets tout le long de sa vie.

Ces outils l’aideront à se sentir moins anxieux dans un système scolaire basé sur la performance

Note complémentaire:

il existe plein de ces petites phrases anodines que l’on dit en toute bonne fois mais qui n’aident pas nos enfants à grandir harmonieusement.

Vous trouverez 25 d’entre elles dans ce petit guide avec des exemples d’alternatives.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

5 étapes pour créer une collaboration parents-enseigants gagnante-gagnante

5 étapes pour créer une collaboration parents-enseigants gagnante-gagnante

 

Bien souvent les enseignants, comme les parents font appel l’un à l’autre QUE lorsque l’enfant présente une difficulté d’apprentissage compromettant sa réussite scolaire; ou lors de troubles du comportement récurrents qui mettant en péril l’ordre dans la classe. 

Soit le courant passe bien entre l’enseignant et le parent et la collaboration est un soutien pour l’enfant, soit les points de vue divergent, les émotions prennent le dessus, et la rencontre est un échec ou tout du moins n’apporte pas le résultat bénéfique escompté.

Le parent comme l’enseignant, ne se sentant pas entendu ou compris dans son propos, ne se sentant pas reçu dans ses inquiétudes, ou ses attentes, vont, tour à tour critiquer ou mal juger de la qualité de l’implication de l’un et  de l’autre auprès de l’enfant.

 

La confrontation ou l’évitement qui s’en suit va se faire au détriment de l’enfant.

 

Alors que se passe-t-il pour l’enfant? Que ressent-il? Qui fait quoi pour l’aider? Comment peut-il gérer le fait que son parent et son enseignant ne sont pas d’accord à son sujet, mais surtout se “chamaillent” à cause de lui.

 Le Dr Doug Haddad, spécialiste de l’Enfance à l’école, coach et mentor auprès des enseignants de l’école publique du Connecticut dit et affirme que,

 

Lorsque enseignants et parents sont unis, ils créent l’un des plus puissant partenariat qu’un enfant puisse avoir besoin. Doug Haddad.

 

Pour le Dr Haddad, les points clef de la bonne collaboration entre parents et enseignants, sont l’ouverture, l’intérêt du parent pour le programme et les objectifs des enseignants, le contact régulier entre parents et enseignants, même bref, l’intérêt de l’enseignant pour les observations des parents, la volonté de part et d’autre de mettre l’enfant et ses besoins en terme d’apprentissage et de tâches de développement au centre du programme scolaire.

 

1. Approcher l’enseignant,e de votre enfant le plus tôt possible

 Le plus tôt possible, c’est-à-dire dès la 1ère semaine, ou le 1er mois.

Faites sa connaissance comme vous feriez connaissance avec une, un collègue ou collaborateur. Vous allez ensemble accompagner votre enfant durant les 12 prochains mois dans sa tâche d’écolier, alors pourquoi le faire séparément ? Doug Haddad

 

2. Aborder l’enseignant(e) comme un(e) futur(e) allié(e) 

 Si l’enseignant(e) est « le Maître à bord » de sa classe avec son savoir et son “ savoir enseigner »,  (il),elle n’en reste pas moins un être humain comme vous, soucieux(se) de bien faire sa tâche, avec ses points forts, et ses vulnérabilités.

 Comme vous, il,elle a des doutes, des moments de découragements, de moments où il,elle a aussi besoin de soutien et de feedback lui signifiant comment les enfants vivent sa présence et son enseignement.

 Vous, vous êtes le parent, soucieux(se) du bien-être de votre enfant, qui venez avec des enjeux émotionnels que l’enseignant(e) n’a certes pas; cependant vous connaissez votre enfant dans des détails que l’enseignant(e) ne connaît pas et qui pourraient lui être utile de savoir pour mieux le,la comprendre.

L’espace où le parent et l’enseignant se rencontrent, c’est à la croisée de ces deux connaissances que vous avez ensemble de l’enfant: sa personnalité et ses particularités émotionnelles, (vous êtes le spécialiste) ses particularités d’apprentissage et de socialisation (l’enseignant est le professionnel spécialiste).

 

Abordez donc l’enseignant, comme le nouveau partenaire de développement de votre enfant. 

 

Présentez-vous, signifiez votre envie de collaborer dans l’éducation scolaire de votre enfant, son élève, et de votre disponibilité pour apporter des réponses à des questions qu’il,elle pourrait avoir au sujet de son élève, votre enfant dans le but de lui offrir les meilleures conditions d’apprentissage, de plaisir et de bien-être avant-pendant et après le temps scolaire.

 

3. Voyez quels sont les sujets sur lesquels vous en savoir plus pour mieux collaborer.

 

  • Les règles de conduites en classe (comme cela vous les connaissez et votre enfant sait que vous les connaissez)
  • Les exigences en matière de devoirs
  • Les points sur lesquels l’enseignant est peu flexible ou au contraire plus souple.

Puis de manière régulière, en quelques minutes intéressez-vous à un sujet crucial du temps scolaire: la socialisation de votre enfant, posez des questions:

  • comment le percevez-vous au sein de ses camarades?
  • comment se comporte-il?
  • comment réagit-il aux interactions avec les autres,
  • quelle place a-t-il, elle au sein des camarades, dans les activités en petits groupes, est-il accepté(e), acceptant(e), isolé(e) etc.
  • Intéressez-vous à son état émotionnel dominant: le,la  sentez-vous heureux(se) , confiant, (e), compétitrice(eur), soucieux, tendu(e), envahissant(e).

 

L’enseignant saura très bien vous répondre et vous dire si des situations particulières créent des émotions particulières chez votre enfant. Vous apprendrez des choses sur votre enfant qui pourront vous servir pour lui apprendre  à s’affirmer, à prendre confiance en lui, à laisser la place aux autres, à modérer son énergie.

 

  • Le programme de l’année ou du semestre, non pas pour le faire à l’avance ou pour vous insurger dès le moindre retard. Pour soutenir votre enfant lorsqu’il est en difficulté et l’aider à fixer de petits objectifs connaissant le grand (ce que les enseignants n’ont souvent pas le temps de faire)

 

  • Après quelques mois, intéressez-vous aux forces et aux points faibles observés par l’enseignant de votre enfant, tant dans le cadre des apprentissages académiques que dans les disciplines récréatives ou créatrices. Cela vous permettra d’échanger avec l’enseignant en quoi cela rejoint ce que vous savez de votre enfant et en quoi vous pouvez travailler au renforcement des zones plus vulnérables de votre enfant.

 

4. Si cette démarche vous semble difficile à faire, considérer les avantages à agir ainsi

  • Créer les fondations d’une relation parent-enfant collaborative plutôt qu’une collaboration réactive dépendante des évènements (malheureusement le plus souvent les négatifs)
  • Favoriser la pro-action des uns et des autres; l’enseignant, comme vous, serez plus enclin à communiquer au plus rapide une inquiétude ou un questionnement, plutôt que d’attendre que la situation soit arrivée à un point critique.
  • Communiquer à votre enfant un message positif: sa scolarité est importante pour vous, vous prenez  le temps nécessaire pour vous pré-occuper, tout au long de l’année de son bien-être à l’école. Et pas seulement quand cela ne va pas très bien. 
  • Créer un pont de communication pour votre enfant, entre son enseignant(e et vous-même.
  • Eviter de créer un fossé entre le monde de l’école et celui de la maison; les enfants pensent souvent qu’ils vaut mieux séparer les deux soit par peur des représailles, soit par crainte de décevoir le parent. Pendant ce temps, parents comme enseignants pensent que l’enfant communique et informe les uns les autres de ce qui se passe d’un côté, comme de l’autre.

L’interprétation est souvent: « s’il, elle ne raconte rien c’est que ça doit aller. » ou « L’institutrice me dira bien si il y a quelque chose qui ne va pas »;

Lors de la réunion de parents ou du carnet scolaire c’est la douche froide! Et le pire dans ce cas….c’est que le réflexe est de s’en prendre à l’enfant aussi: « pourquoi tu ne m’a rien dit ? »

 

5. Rencontrer l’enseignant(e) de façon régulière, même quelques minutes.

La régularité est signe d’engagement, tant pour votre enfant que pour l’enseignant(e). Ne vous transformez pas en parent inquisiteur, cela pourrait submerger l’enseignant,e qui finirait par angoisser à chaque fois qu’il vous voit arriver et de fait anéantir tous les effets positifs de la collaboration. Dough Haddad

Petit conseil: dès le début voyez avec l’enseignant,e quel moyen de communication il, elle préfère ainsi que les moments les plus propices: par téléphone, de vive voix, par email, plutôt avant la classe, plutôt après, plutôt sur rendez-vous etc.

 

Comme avec nos enfants, mieux le cadre est clair et établi pour tout le monde, plus on évite les écueils des incompréhensions, des attentes non satisfaites et des insatisfactions qui en découlent. 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH