10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Meilleur Parent En 2019

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Meilleur Parent En 2019

C’est parti pour 2019!

Les Fêtes sont derrière nous, le rythme du quotidien professionnel et scolaire a repris.
Pour beaucoup, comme une tradition, quelques résolutions ont été prises pour faire de 2019 une encore meilleure année que 2018.
Pour beaucoup aussi, ces quelques résolutions vont être soit oubliées soit abandonnées avant la fin janvier; pas tant par manque de volonté; nous échouons dans l’accomplissement de nos résolutions car elles sont le plus souvent posées en terme de souhaits plutôt que sous forme de projets planifiés; projets planifiés dans le sens que, on s’offre les moyens de les réaliser ou de ne pas les oublier dans les rythmes infernaux de la vie quotidienne.

Sans en faire des résolutions, je vous offre ici, 10 comportements auquel vous pouvez prêter attention en 2019 de façon plus soutenue, afin d’améliorer ou de maintenir votre relation avec vos enfants.
Nul besoin d’en faire une résolution. Encore moins de se promettre de les respecter les 10 à la fois et chaque jour.

Je vous propose de les noter et les coller sur votre frigo; ou encore mieux, de les avoir écrits séparément dans différents endroits comme, le miroir de la salle de bain, votre bureau, votre page d’accueil de votre ordinateur ou téléphone portable; cela vous aidera à vous en souvenir.
Faites le point régulièrement sur l’évolution des comportements sur lesquels vous avez le plus à vous concentrer pour vous améliorer.

Ainsi, pas besoin de vous promettre quoique ce soit. Les lire vous invitera à le faire, ou à réaliser que peut-être certains jours, vous avez quelque peu négliger l’un ou l’autre de ces comportements. Peu importe les raisons, l’important c’est de s’en rendre compte, de l’accepter et de réajuster.

  1. Compatir plus souvent

Se sentir compris et entendu baisse instantanément la tension ou reboost la motivation. Cela fonctionne pour chacun de nous et tout particulièrement pour les enfants.
Ansi chaque fois que votre enfant est frustré, ou fâché pour une quelconque raison, essayez de compatir avant d’agir: “oui je sais que c’est ennuyant, je vois que t’es fatigué, je suis sûre que tu préférerais jouer… cependant (éviter les mais qui annulent ce que vous venez de dire), c’est l’heure de faire tes devoirs, tu ne peux pas taper ton frère pour autant, j’aimerais que etc…

Compatir = se mettre dans les chaussures de l’autre, même si pour nous mêmes, le problème n’est pas aussi important qu’il l’est pour l’enfant.
Parfois en tant que parent on se dit: il n’y a rien de dramatique, il n’y a pas de raison de pleurer, ou encore: je n’en demande pas tant… Pour les enfants les choses sont différentes. Et si juste ces 3 petits mots: je comprends que, permet d’éviter la crise alors pourquoi s’en priver.

2. Dire ce qu’ils peuvent faire plutôt que ce qu’il ne peuvent pas faire.

Si cela demande un petit effort mental de la part de l’adulte, il est bien plus efficace d’exprimer une demande sous la forme positive que sur la forme négative.
Ainsi: ne lâche pas l’assiette devient, tient la très fort, ne sautez pas sur le canapé, sautez sur le tapis, ou encore jouons à un autre jeu, n’utilise pas ton téléphone pendant le repas, laisse ton téléphone dans ta poche, on ne tape pas, utilise tes mots, etc…

La conséquence directe de la formulation positive est qu’elle donne des indications ce par quoi on peut remplacer le comportement, et évite la réaction négative du cerveau liée à l’interdiction.

Si je vous dis: restez dans les limites de la vitesse indiquée c’est plus prudent, votre cerveau réagit différemment que si je vous dis: ne dépassez les limitations de vitesse sinon….faites l’exercice entre adultes et voyez ce que vous pourriez formuler sur la forme positive plutôt que sous la forme d’une négation.

3. Faire les rire tous les jours

Le rire c’est la santé. Le rire a des effets relaxants et libérateurs de stress insoupçonnés. Il existe même des thérapie par le rire où les personnes vont se réunir une fois par semaine pour des séances de rire. SI les enfants semblent pleurer beaucoup et facilement, ils rient tout autant et tout autant facilement. Les faire rire les aident à dépasser leurs frustrations, et surtout les font se sentir heureux et connectés à eux-mêmes et à la personne qui les fait rire.
A pratiquer sans modération.

4. Dire oui! plus souvent

Il semble que beaucoup de parents ont de la peine à dire non. Et pourtant… observez sur une période de 48 heures le nombre de fois que vous avez dit non: non pas maintenant, non aujourd’hui, non il n’y pas de raison, non je ne crois pas, non tu peux pas, non de… non mais j’y crois pas, non tu ne vas pas recommencer, non je t’ai déjà dit, non pas la dessus, non pas comme ça…. Oui, je t’ai entendu, je ne peux pas te donner une réponse maintenant , oui essayons de le faire, oui tu peux ranger cela je préfère que tu le pose de l’autre côté.

Il est important aussi de savoir parfois dire oui, à des choses pour lesquelles nous aurions tendance à dire non, parce que cela ne nous arrange pas sur le moment, ou que les conséquences de notre oui pourrait être contraignantes pour nous ou encore que nous pensons que ce que l’enfant demande n’est pas “de bon ton” ou pas dans les “règles que nous nous sommes fixées”. Relire à cet effet l’article ICI
Un oui concédé là où l’on pensait non, peut se solder par des comportements ultra positifs et des oui spontanés! à nos demandes là où d’habitude on récolte des nons systématiques

5. Passer du temps privilégié chaque jour avec chaque enfant

Le temps est un cadeau qui n’a aucun égal et qui laisse des sentiments profonds d’appartenance et de valorisation. Les enfants plus que tout au monde, désirent passer du temps avec leurs parents. Faut-il que ce temps soit intense dans le sens que l’enfant sente que nous sommes pleinement avec eux. Du temps privilégié est du temps où l’enfant se sent entier, le plus important à vos yeux, où il se sent apprécié quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise. Ces temps peuvent être passés à jouer, à danser, à discuter, à les laisser s’exprimer comme ils le veulent, sans restriction ni règle contraignante; ces moments peuvent être aussi plus calmes, à les écouter vous raconter leurs histoires, à les bercer. Le petit détail qui fait toute la différence: ils sont maîtres du moment. Cela construit chez eux la notion de confiance qu’ils ont le droit d’être ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être sans être retenus, punis, ou encore jugés. La seule chose que le parent cadre dans ces moments particuliers est la durée et bien sûre la sécurité.
15-20 minutes par jour, comme un rituel, et de préférence en individuel 1-1 parent- enfant.

6. Utiliser votre “bouton pause” et criez moins

Crier ou de s’énerver est le signal que vous donnez (à vous) et à vos enfants que vous avez cédez à la lutte de pouvoir. Le meilleur et seul moyen de l’éviter est d’utiliser le “bouton pause” et de respirer.
Comme un bouton d’alarme pour vous: “SOS gestion des émotions” je m’arrête, je prends une grande respiration, je me recentre sur la réalité “il n’y a pas de danger, ni d’urgence, juste de la fatigue, des frustrations, du stress. Puis vous reprenez le cours des évènements que lorsque vous avez suffisamment de calme en vous pour gérer.

7. Eteindre vos écrans lorsque vous êtes avec eux

Les écrans sont devenus des amis “incrustés” des familles. Ils sont partout avec nous, tout le temps, ont toujours quelque chose à nous communiquer et allez savoir pourquoi, tout est toujours prioritaire… Il est important que nous sachions nous détacher de cette habitude lorsque nous sommes avec les enfants, ne serait-ce que pour modéliser l’art d’être en bonne communication. Rien n’est plus frustrant que de devoir partager l’attention de l’autre avec un écran.

8. Aller au grand air avec vos enfants

Sortir et se dépenser au grand air à pour conséquences de baisser les tensions, libérer les stress et les colères, régénérer en oxygène l’ensemble de l’organisme, augmenter la faculté de concentration, et rapprocher les personnes qui font l’activité ensemble. Toute la famille en tirera des bénéfices.

9. Autoriser les émotions, limiter les comportements

Dans les crises on perçoit d’abord les comportements, qu’on essaye dès lors de contrôler. Rappelons-nous que tout comportement inadéquat est généré par une émotion “négative”. Le plus les émotions sont exprimées le moins elles sont traduites en comportements.

« Tu as le droit d’être en colère, tu peux le montrer autrement qu’en frappant ton frère. C’est normal que tu sois déçue, je ne peux pas te laisser être impolie avec moi ».

C’est ce qu’on appelle mettre des limites avec empathie: vous reconnaissez et autorisez l’émotion, vous limitez l’expression de ces mêmes émotions à des comportements acceptables.

10. Laisser une plage “temps pour moi” sur les planning

On ne prend bien soin des autres, que lorsque l’on prend bien soin de soi. En tant que parent cela veut dire que vous ne pouvez bien gérer toutes les variations et variantes émotionnelles et comportementales de vos enfants que si vous prenez soin de vous recharger vous-mêmes: en repos, en énergie émotionnelle positive, en relations affectives et sociales ressourçantes, en réalisation personnelle, hobbies, passe-temps.

Devenir parent signifie se consacrer pleinement, pas se sacrifier pleinement.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS
8 raisons pour lesquelles les enfants ne font pas ce qu’on leur demande

8 raisons pour lesquelles les enfants ne font pas ce qu’on leur demande

Pourquoi les enfants ne font pas ce que les parents leur demandent de faire, et surtout pourquoi les parents doivent-ils toujours répéter plusieurs fois.

  1. Ils ne partagent pas nos priorités. Faire le bain, se préparer pour partir, ranger la chambre, tout autant de choses qui deviennent impératives pour nous, n’ont que peu, voire aucune  importance pour eux, surtout s’ils sont en train de faire autre chose. Jouer est leur travail, leur priorité, car c’est comme cela qu’ils apprennent et qu’ils prennent du plaisir, alors que pour nous, adultes cela a perdu presque toute importance. De là, nous comprenons comment le décalage de priorités engendre, la frustration. Soyez assuré que cela les frustre autant de vous entendre répéter que vous de devoir répéter.
  2. Nous les avons entraînés à nous accorder de l’attention que lorsque nous élevons la voix ou menaçons de punir. Aïe ! Vraiment ? Oui vraiment. Les enfants s’adaptent et intègrent  les stratégies de communication que nous instaurons. Si notre stratégie est de répéter, l’enfant apprend que, en ne réagissant pas, il s’accorde du temps pour ce qu’il est train de faire. Ainsi il attend le signal ultime: le moment où vous élevez la voix ou annoncez la conséqeunce. Si nous avons pris l’habitude d’user et d’abuser de la méthode : « je compte jusqu’à 3 », nous avons entraîné l’enfant à attendre que nous ayons fini de compter pour éventuellement répondre. Et je dis intentionnellement éventuellement car, faisant l’expérience que cela ne fonctionne pas comme attendu, bien de parents s’arrêtent de compter à 2 ¾ sans jamais atteindre 3. L’enfant apprend donc qu’il n’y aucune urgence à répondre ou à collaborer.

Solution: Capter leur attention avant de poser sa demande: 

« Hey les Loulous, excusez-moi, j’ai quelque chose à vous dire, vous m’écoutez? Et attendre qu’ils lèvent la tête  

« Leo je viens pour t’avertir que cela va être l’heure du bain. Encore 5 min et on y va. Tu m’as entendu? » Et attendre qu’il acquiesce même s’il faut l’interpeller une seconde fois.

3. Leurs fonctions cérébrales sont encore imparfaites. La partie frontale du cerveau, là où se développe l’habilité à passer d’une chose à l’autre, à faire des choix, en l’occurence entre ce qu’il veut à ce que nous voulons, cette aire du cerveau met du temps à fonctionner spontanément et efficacement. Ainsi l’enfant aura plus tendance à répondre impulsivement en rapport direct avec son désir. Il répondra positivement lorsque son envie de se connecter à vous est plus forte que l’envie de continuer à faire ce qu’il fait. Chaque fois qu’il agit ainsi il entraîne cette faculté à switcher d’une occupation à une autre. Cela l’entraîne à l’auto-discipline. En criant ou menaçant, on bloque le cerveau, on l’empêche d’accéder à sa capacité de faire un choix et bien sûr, on lui enlève l’envie de se connecter. Qui souhaite se connecter à quelqu’un qui crie?

Solution:  trouver un moyen de lui donner l’envie de collaborer plutôt qu’attendre de lui d’obtempérer dès qu’on le lui demande.

« Poussin c’est l’heure du bain. Je sais tu joues encore alors pendant que tu finis moi je vais te préparer une baignoire pleine de mousse toute douce avec tes châteaux d’eau préférés.  Je t’attends là-bas. »

4. Ils ont besoin de plus de soutien pour vivre les moments de transition. Les transitions sont des moments difficiles pour les enfants, qui ne possèdent pas les capacités de passer d’une chose à l’autre très rapidement et surtout pas sans préavis. C’est la raison pour laquelle les transitions sont autant sujettes à crises d’opposition en tout genre: cris, refus, désorganisation, oublis obligeant  de retourner 5 fois dans la maison etc.

Relire: 9 choses  que votre enfant aimerait que vous sachiez quand il dit non

Solution: Accompagner les enfants dans les transitions, en les avertissant, en reconnaissant la frustration que cela engendre puis en les accompagnant à se diriger vers l’activité suivante garantit des transitions plus sereines.

“Je viens pour t’avertir que ça va bientôt être le moment de se préparer pour l’école. Tu peux avertir tes monstres que tu vas devoir partir? Quand le sablier est vide ce sera le moment de te préparer. 

« Je suis sûr que c’est très embêtant de devoir arrêter de jouer, ton train magique peut t’emmener jusqu’à tes chaussures pour t’aider à les mettre? Valable aussi pour les plus grands:

« Je sais que vous êtes en pleine partie mais je dois vous avertir que dans 10 min on va passer à table. Préparez-vous à devoir interrompre votre jeu. »

5. Ils ne se sentent pas entendus ou pas considérés dans leur position. On ne peut pas faire obéir un enfant sans le bousculer: physiquement et/ou psychologiquement ( tirer par le bras, pousser, gestes brusques, menaces, punitions, domination).

Marshall Rosenberg disait : « nous ne pouvons pas obliger les enfants à quoique ce soit; on peut seulement les faire regretter de ne pas l’avoir fait ».

Cela veut dire que “faire obéir” revient à user de méthodes contraignantes.

L’enfant ne réagit pas ou pas tout de suite, par manque de considération ou manque de pouvoir positif.

L’enfant va choisir de coopérer lorsqu’il peut lire dans notre demande ou la façon dont nous la posons, que nous pensons également à son intérêt ou prenons en considération sa condition.

Il en va de même avec nous: nous réagirons différemment si le supérieur demande: 

« apportez-moi les derniers rapports au plus vite svpl ». ou s’il dit:

« je sais que vous êtes très occupé, alors dès que vous avez un moment je vous serais reconnaissante de bien vouloir m’apporter les derniers rapports. »

Solution: leur faire savoir que nous prenons en compte leur réalité du moment et donner du pouvoir en donnant du choix.

« Leo j’ai bien entendu tu as dit très fort NON PAS DE BAIN. Peut-être que tu n’aimes pas du tout le bain. Et probablement que quand tu seras grand tu prendras plus jamais des bains n’est-ce pas? Mais maintenant tu as besoin d’un bain, comme Maman, comme Papa, on a tous besoin de prendre le bain.

Tu préfères prendre le bain ou faire la douche? On y va maintenant ou dans 5 minutes? »

6. Ils se sentent déconnectés, ou sont déconnectés de nous. La connexion est l’élément magique de la relation entre parent et enfant. Lorsque la connexion est rompue, toute collaboration est compromise. Le problème c’est que souvent on interprète la déconnexion comme une intention négative de l’enfant envers nous, une disposition négative de l’enfant vis-à-vis du parent. La déconnexion peut être créée par différentes choses, aussi innocentes que le voyage dans l’imaginaire, que douloureuses comme une mise à l’écart, ou secrètes comme un souci qu’il n’aurait pas partagé  mais qui l’envahit. Un enfant qui joue est dans son monde, a perdu la connexion avec la réalité et donc lorsqu’on l’appelle, il faut un temps de reconnexion.

C’est comme faire un appel téléphonique et attendre que l’autre décroche à l’autre bout. Et parfois le téléphone sonne occupé.

Si on a crié, menacé, ou qu’on a isolé l’enfant un moment, la déconnexion s’est passée dans la douleur; si l’enfant est préoccupé par quelque chose d’important pour lui, sa connexion à vous peut-être momentanément très faible. Rester derrière l’enfant à le seriner pour qu’il réagisse, la connexion existe mais est de très mauvaise qualité.

Solution: Il est toujours préférable de reconnecter l’enfant d’abord, en attirant son attention avec compréhension avant de poser sa demande.

“Wahou Leo, ton train a l’air magique. Il va où? il prend des passagers comme moi? puis en l’invitant à entrer dans la réalité : « je sais que tu n’as pas fini avec ton train et c’est l’heure du bain. Ton super train pourrait t’y emmener ou le train doit rester ici pendant que tu prends le bain?

Cela rejoint l’aide aux transitions:

entrer dans son monde pour l’aider à en sortir plutôt qu’exiger de lui, de sortir de son monde, pour rejoindre le nôtre.

D’autant si c’est pour quelque chose d’aussi inintéressant que prendre le bain ou mettre la table.

7. Ils ont perdu foi en nous. Je me souviens cette Maman atterrée par la remarque de son fils de 10 ans:

de toutes les façons tu n’as plus de plaisir à être Maman. Tu fais que crier et espérer qu’on soit pas là ou dans nos chambres, même quand on fait rien de mal.

Ainsi ce jeune garçon ne prêtait plus attention à ce que sa Maman disait sachant que quoiqu’il arrive elle allait crier ou répéter sans cesse les mêmes choses. Sans arriver à ces extrêmes, il arrive parfois que nos préoccupations, notre surcharge de responsabilités et de travail est telle, (parents seuls, divorcés ou peu soutenus) que nous réalisons plus, que nous ne prêtons attention qu’à ce qui n’est pas fait, pas parfait, pas terminé ou à faire plutôt que de penser à vivre des moments présents avec nos enfants à les écouter nous parler d’eux et de leur monde. Les enfants comptent sur nous pour les nourrir en affection, en attention et pour les guider.

Quand ils persistent à nous emporter dans leurs luttes de pouvoir c’est parfois un signal d’alarme que notre présence n’est plus ressentie de façon assez intense.

Solution: créer des moments privilégiés intenses, sortir avec eux faire une activité plein air, s’organiser pour passer du temps à faire des choses qu’ils aiment. jouer, rigoler. Des gros éclats de rire sont indispensables aux enfants et bienfaisants aux parents.  Planifier ces moments intenses, même s’ils faut le faire sur le planning général affiché sur le frigo en mettant en évidence ces plages spéciales « TEMPS INTENSE ».

8. Ils sont comme nous!! Ils sont humains. Ils résistent lorsqu’ils se sentent forcés ou contrôlés- L’être humain, être de libre arbitre, déteste se sentir contrôlé et y réagit par la résistance. Plus ils se sentent poussés ou bousculés, plus ils vont se rebeller; alors que les enfants plus dociles vont eux, perdre leurs capacités d’initiatives, leurs capacités à s’affirmer.

Solution: installer un partage des pouvoirs. Faites ressentir à votre enfant que vous êtes de son côté en reconnaissant ses sentiments : « oui je sais c’est frustrant, oui je suis sûr que cela ne t’arrange pas du tout de faire cela maintenant, je suis désolée que cela te mette dans un tel état de colère » puis soutenez dans l’apprentissage de la “contrainte” car des contraintes il y en a dans la vie! en leur donnant du choix:

« tu peux prendre la douche ou la bain, tu peux faire les devoirs avant ou après le souper, tu ranges ta chambre aujourd’hui ou demain? »

« Ok pas maintenant de suite. Tu as besoin de  temps? Combien? »

Il est toujours préférable de motiver l’enfant à collaborer, de le guider, plutôt que de le contrôler.

L’obéissance est parfois comme la Quête du Graal parental. Qu’est-ce qui nous pousse à nous battre à ce point pour que les enfants fassent ce qu’on leur demande de faire?

La peur le plus souvent. La peur de perdre le contrôle,  la peur de ne pas éduquer de bons enfants, de bons citoyens capables de se soumettre aux règles valables en société, la peur du jugement des autres si nos enfants n’adaptent pas leurs comportements à ce qui est attendu.

Il y a également de façon plus ou moins consciente, notre propre revanche sur notre propre état d’enfants de parents. Et parfois même de dire: « j’ai été bousculé et j’en suis pas mort » ou « j’ai été élevé par des parents contrôlants et j’ai plutôt bien réussi dans la vie » comme autant de « maigres » consolations à de grands moments de frustration et de colère et parfois peut-être même de solitude, en tant qu’enfant contrôlé et dirigé, en tant qu’enfant que peu entendu dans ses propres désirs à vouloir aussi prendre ses propres décisions.

Et si nous avions pu choisir d’apprendre les mêmes choses de façon plus collaborative et plus douce?  Aurions-nous refusé? Aurions nous moins bien réussi?

Il est important de trouver un juste équilibre et trouver une position confiante située  entre la peur d’élever des enfants “endommagés” ou “maltraités” en prônant le libre choix de « tout tout le temps pour son bien-être » et la peur d’élever des enfants « tout-puissants » en optant pour une éducation contrôlante et contraignante.

Ce juste milieu, c’est guider son enfant sur le chemin de l’auto-discipline, de l’auto détermination, de l’autonomie, en modélisant les comportements attendus, en posant des limites avec justesse et empathie, en respect de son niveau de développement, de sa personnalité et de ses vulnérabilités.

C’est aussi être confiant que, en tant que parent, adultes autonomes, nous avons suffisamment de ressources pour guider ces « petits de nous » sur leur chemin sans avoir peur qu’ils nous dominent, qu’ils souffrent trop ou qu’ils ne réussissent pas.

Cela demande quelques années de patience et d’auto gestion de frustrations parfois intenses, mais soyons encouragés:  la contrepartie de bénéfices est énorme !!

Personne n’a dit que ce serait simple, par contre c’est possible !

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

Manque de respect, injures, menaces: mon enfant ne m’aime pas ! 

Khadja, maman de 3 enfants se présente à une séance de coaching. En pleurs elle m’explique l’attitude de sa fille aînée, 10 ans.

« J’essaye d’être gentille et compréhensive mais rien n’y fait. Ma fille me manque tellement de respect. Elle me répond sur un ton et avec de mots que je n’oserais même pas utiliser, elle m’appelle par mon prénom pour me faire ses demandes, elle argumente et se moque de moi lorsque je lui fais remarquer qu’elle n’a pas respecté mes demandes. J’essaye de pratiquer une éducation bienveillante, en reconnaissant ses émotions mais rien ne semble la toucher. J’ai l’impression que ma fille ne m’aime pas ». 

Qu’est-ce qui rend cette situation si douloureuse pour cette maman ? (suite…)

Pourquoi& Comment éviter les NON! STOP! FAIS PAS! 22 phrases constructives et bienveillantes

Pourquoi& Comment éviter les NON! STOP! FAIS PAS! 22 phrases constructives et bienveillantes

Accompagnant une de mes cliente et ses enfants dans une activité récréative, j’écoutais d’une oreille d’autres parents parler à leurs enfants. Bien que ce ne soit pas la première fois que j’entende cela, j’ai été surprise de la façon dont beaucoup s’adressent aux enfants: « viens ici, fais pas-ci, fais pas-ça, arrête, bouge pas, lève-toi, prends pas-ça, non pas maintenant, arrête ça! »

En toute bonne foi et même sans crier. Mais pourquoi utilisons-nous si souvent des phrases d’injonction pour parler à nos enfants.

C’est comme si la longueur des phrases dépendait de la hauteur de la personne. Plus on est petit, plus les phrases qui nous sont adressées sont courtes.

A qui d’entre nous, viendrait l’idée de parler comme cela à son collègue par exemple, ou à un ami? (suite…)

9 choses que votre enfant aimerait que vous sachiez quand il dit: non!

9 choses que votre enfant aimerait que vous sachiez quand il dit: non!

Léo a 5 ans. Fils unique, sa maman l’élève seule. Passionné par les livres et les histoires de chasse au trésor Léo adore que sa maman passe du temps avec lui pour répondre à ses questions sur les images des livres car il ne sait pas encore lire. 

Léo est un très gentil garçon. Le problème c’est que chaque fois que sa maman lui demande quelque chose il commence par dire non. 

Très souvent ce non se transforme en une virulente opposition, qui peut se terminer en véritable crise entre la Maman et le petit garçon.  (suite…)

Punitions? Conséquences? Que faut-il croire?

Punitions? Conséquences? Que faut-il croire?

Un bon comportement n’est pas “magique”! Si certains enfants sont plus “faciles” que d’autres, savoir adapter son comportement est une compétence ou plutôt l’ensemble de 3 compétences. Dr James Lehmann, Spécialiste des questions de l’Enfance et Adolescence avec trouble de l’opposition

(suite…)

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

Une des clefs du succès de la bonne relation entre parent et enfant est la qualité de l’écoute des parents. Les enfants parlent beaucoup et ce n’est pas toujours évident d’être à 100% à l’écoute. Notre niveau de vigilance dépend également de notre état de fatigue, de notre état mental, des différentes préoccupations qui nous taraudent sur le moment et bien souvent de notre propre état émotionnel.

 

 

Maman écoute

Papa écoute attentivement

 

Aucun parent se doit d’être attentif à 100% le 100% du temps. Par contre prendre de bonnes habitudes d’écoute favorise le développement de l’enfant et construit la relation entre parents et enfants sur des bases solides. (suite…)

De l'art de poser des limites

De l'art de poser des limites

Les 3 grands rôles des parents sont:

  1. Coach-éducateurs
  2. « Solutionneurs » de problèmes
  3. Poseur de limites.

Aujour’dhui nous allons traiter du 3ème rôle, nous reviendrons sur les 2 autres ultérieurement.

Fixer des limites

Des parents qui se sentent à l’aise de poser des limites , savent aussi se poser des limites claires à eux-mêmes. Ils sont au clair sur ce qu’ils sont et ne sont pas prêts à accepter, ainsi que sur leur façon de réagir en  présence des comportements inappropriés de leurs enfants.

L’art de poser des limites vient donc de l’intérieur et de la capacité du parent à se respecter lui-même, et non du comportement des enfants. 

(suite…)

10 phrases anodines qui coupent l’élan

10 phrases anodines qui coupent l’élan

Voici 10 petites phrases (qui semblent) anodines dites aux enfants presque tous les jours, qui leur coupent l’élan dans leur évolution et à la longue leur font perdre confiance en eux.

1. Ne pleure pas. 

Refuser les pleurs à un enfant c’est refuser son état émotionnel, refuser qu’il soit triste, fâché, frustré. C’est décider que son émotion n’est pas valable. (suite…)

De l'importance de la  stimulation dans les 12 premiers mois de vie

De l'importance de la stimulation dans les 12 premiers mois de vie

Les nouveaux-nés (0-12 mois) sont le plus souvent un ravissement pour les parents, la famille, les Grands Parents, les parrains marraines gâteuses, le voisinage et mêmes les inconnus que nous rencontrons lors des promenades ou encore au super marché.

Se pencher sur ce berceau, mettre le nez dans la poussette, interagir avec ce petit être qui illumine les yeux des adultes par leur beauté, leurs sourires, puis leurs premiers sons. Ce n’est alors pas difficile de, à notre tour, faire des sons et des grimaces parfois aussi bizarres que ridicules pour ceux qui ne seraient pas dans la scène. L’envie de les prendre, de les câliner, de faire rire, bouger, etc est irrépressible.

Mais connaissons-nous l’importance capitale de ces stimulations sur nos tout-petits? (suite…)

Les petits enfants n'ont pas d'intention négative à l'égard des parents

Les petits enfants n'ont pas d'intention négative à l'égard des parents

Mais il, elle le fait exprès pour me faire enrager !! Il me déteste! Il me cherche!

Qui n’a pas pensé une telle chose de  sa petite créature qui aligne les bêtises du matin au soir.

 

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Mais voilà ! Tout ceci n’est autre que la conséquence directe du développement de la partie de son cerveau appelée cortex préfrontal.

Sans entrer dans un cours de neuro bio psychologie, juste dire ici que c’est la partie du cerveau qui permet la pensée logique, l’élaboration de stratégies ainsi que la prévision et la mesure des conséquences des actes. Cette aire est aussi le siège du contrôle des pulsions. (suite…)

Observons nos enfants

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Cependant! si regarder un piano ne nous explique en rien comment en jouer, regarder, observer nos enfants, nous renseigne sur qui ils sont, sur leurs besoins, leurs forces, leurs joies, leurs points sensibles, leurs émotions en général. (suite…)

12 façons de baisser le stress & l’anxiété de séparation liés à l’école

12 façons de baisser le stress & l’anxiété de séparation liés à l’école

Les vacances sont définitivement terminées

C’est bien réel. L’école a repris.

Avec elle les, les horaires, les matinées (parfois dans le stress), les journées au pas de charge, l’accueil de jour, les activités extras scolaires etc.

Si pour nous adultes, ce rythme de vie est normal et « obligé », pour les petits, il représente un réel challenge surtout après la longue période des vacances d’été.

Ainsi, beaucoup de nos petits manifestent des signes d’anxiété traduits de différentes façons: irritabilité, opposition, difficulté à s’endormir, difficultés à se réveiller, humeur maussade, pleurs réguliers, appétit irrégulier, plaintes somatiques (maux de ventre principalement). 

L’anxiété scolaire est malheureusement un mal vécu par de très nombreux enfants; liée principalement aux exigences scolaires, au climat scolaire, à la violence ambiante des espaces scolaires, elle est également liée à tout ce qui entoure l’école et ses routines: les horaires, les changements, le stress des parents, et bien sûr et avant tout, liée à l’expérience de la séparation, surtout chez les tous petits.

Dans cet article nous allons nous centrer sur les tous petits, ceux qui expérimentent pour la première fois ou peut-être pour la seconde année, la rentrée scolaire.

Bien que cela fasse déjà plus de 10 jours que la rentrée a eu lieu, votre petit, petite manifeste tous les jours des moments d’angoisse au moment de partir à l’école, de la difficulté à sortir du lit ou à se préparer ou encore de grosses crises de larmes ou d’opposition après l’école.

Voici quelques pistes pour éliminer le stress et l’angoisse liés à l’école et aider parents et enfants à vivre la routine de l’école avec calme et plaisir.

Situons tout d’abord le contexte: 

L’école maternelle ou l’accueil de jour, représentent la première grande étape de développement social dans la vie d’un enfant: si certains s’y adaptent presque sans effort et sans crainte, pour d’autres cela est beaucoup plus délicat.

Cela dépend de la personnalité de l’enfant, de son développement émotionnel, et aussi de sa place dans une fratrie (être le premier à faire cette expérience n’est pas la même chose qu’être le cadet motivé pas les autres, ou avec une expérience sociale différente).

Cela dépend aussi en grande partie du degré de « co-dépendance » à la présence parentale.

Partir à l’école ou à la crèche signifie se séparer de Maman ou Papa ET se connecter et composer avec d’autres personnes, d’autres adultes et d’autres enfants. 

Accepter la réalité scolaire c’est accepter 

  • de partager l’attention qui leur est accordée, encore bien plus que lors de l’arrivée de l’éventuel petit frère ou petite soeur,
  • de s’adapter à un ensemble de règles, de rythmes ou encore d’activités,
  • de trouver de nouveaux repères spatiaux dans des espaces inconnus qui, rappelons-nous, sont gigantesques pour les petits.

L’ensemble des efforts d’adaptation qu’ils ont à faire d’un coup d’un seul peut parfois totalement en submerger émotionnellement certains. 

Il n’y a pas de recette miracle. L’important est de bien connaître les zones de vulnérabilités de son enfant, et d’agir en conséquence, de prendre toutes les mesures nécessaires pour baisser au maximum le niveau de stress émotionnel et pour ce qu’il en reste, donner les moyens de le gérer petit à petit, par eux-mêmes.

Quoiqu’il en soit il est important de donner du temps, de faire preuve de patience et de favoriser un maximum les apprentissages. 

Surtout, ne rien attendre de son enfant. JAMAIS.

C’est dès que ces attentes se pressent à votre esprit que vous perdez patience ou courage. 

Prendre chaque jour pour ce qu’il est, et croire fermement que, le jour où cela ira mieux, arrivera.

Voyons en 12 points ce qui peut aider à baisser l’anxiété de séparation 

  1. Créer un objet que votre enfant pourra prendre avec à l’école ou à l’accueil de jour.

Cela peut-être un petit bracelet ou un morceau de tissu avec votre parfum, ou n’importe quoi que vous choisissez et que vous savez qu’il, elle pourra avoir sur lui durant la journée sans que cela ne dérange. Personnellement j’aime l’idée que cet objet soit fabriqué à la main plutôt que acheté, cela ajoute de la valeur sentimentale, une valeur d’attention supplémentaire dont votre enfant vous sera très très reconnaissant. J’encourage vivement les Papas à le faire aussi, d’autant si c’est Papa qui emmène à la crèche ou au jardin d’enfant le matin.

2. Créer des tendres rituels de départ.

Je dis des, je pense un et le maintenir. Il est très important de garder à l’esprit que le départ à l’école ou à l’accueil de jour est un moment de transition mais surtout un moment de séparation, ce qui veut dire de déconnection. Les premières années, ces déconnexions peuvent être douloureuses et difficiles à gérer pour les enfants (et pour les parents aussi). Le rituel est un excellent moyen pour l’enfant d’aborder jour après jour la séparation. Le rituel ne rend pas la séparation moins douloureuse, il est un support pour l’accepter et la traverser.

  1. Créer un rituel de reconnexion si le moment de partir de l’accueil de jour est difficile.

Bien des parents se confrontent à des comportements “inattendus” lorsqu’ils vont chercher leurs petits à la fin de la journée: pleurs, refus d’aller dans le siège auto, crise d’opposition une fois à la maison. C’est que le moment des retrouvailles, est aussi un moment de transition et de « séparation – re-connexion » pour l’enfant: se séparer de l’Assistante maternelle, des autres enfants etc..n’est pas toujours aisé pour eux. Le moment de reconnexion avec Papa et Maman est également un chamboulement émotionnel qu’ils ont parfois de la peine à gérer. Ce qui nous semble facile et “normal” ne l’est absolument pas pour les tous petits qui ont besoin de plus de temps et de soutien pour gérer et aligner toutes ces émotions qui surgissent en même temps.

Le rituel peut être d’apporter un doudou qui ne va pas à la crèche et qui se réjouit de le retrouver

un moment câlin avant de dire au revoir, patienter 5-10 min avant de partir jusqu’à ce que l’enfant se soit aligné avec l’idée qu’il va partir, apporter son goûter préféré, mettre sa chanson préférée dans la voiture.

L’important est que vous soyez intensément avec lui, elle à ce moment, même si vous êtes serrés avec l’horaire (éviter les embouteillages, chercher un autre enfant, rentrer faire le repas etc)

Le plus vous mettez la priorité sur ces rituels de transitions dès le début de l’année scolaire, le plus rapidement votre petit intégrera et gérera ces moments par lui-même.

Pour ceux qui ont de bons souvenirs tentez de vous rappeler ces moments dont on se souvient toute sa vie: « je me rappelle, après l’école on allait toujours au parc et Papa me poussait sur la balançoire super haut, j’adorais cela. Je vois encore l’endroit« . Les enfants arrivent à se réjouir tous les jours pour la même petite chose, même si pour nous c’est plutôt lassant. Créer des ancrages positifs peut aider la vie durant

4. Etre consistent et constant.

Dès que vous avez trouvé le rituel qui convient à votre enfant, qui le rassure, qui l’aide à dépasser ses angoisses de séparation, répétez les tous les jours, quoiqu’il arrive, même si vous êtes vous-même stressé(e), si vous trouvez que cela prend du temps ou encore si vous pensez que votre enfant devrait se sentir mieux après 15 jours. Votre enfant vous signalera par lui-même s’il ne nécessite plus ce rituel, soit en vous le disant, soit en changeant quelque chose qui vous fait comprendre qu’il, elle se sent suffisamment en confiance pour par exemple: ne plus prendre l’objet d’attache avec elle, ne souhaite plus que Doudou vienne le chercher à l’école avec vous, etc…

5. Dire au revoir. 

Il est tentant parfois de vouloir s’éclipser pensant ainsi lui (ou nous) éviter le difficile moment de se séparer.

Il est largement et toujours préférable de pleurer et d’avoir mal en disant au revoir que de pleurer et d’avoir mal en découvrant que Maman ou Papa sont partis sans rien dire pendant qu’il, elle avait le dos tourné.

Le sentiment d’abandon dans ce cas est profond et peut créer des angoisses de séparation bien plus importantes et parfois ancrées à vie. (si le stress émotionnel est trop intense et crée une empreinte, un ancrage négatif).

6. Demander à votre enfant de vous faire visiter ses lieux même si vous les connaissez.

« Montre moi où tu étais aujourd’hui et ce que tu as fait« . Vous émerveiller de ces espaces et de ses accomplissements. “c’est vraiment un bel endroit ici. J’aime savoir que tu es là car c’est très joli. Qu’est-ce que tu as préféré faire aujourd’hui? Ton bricolage est plein de couleurs! Tu aimes le bleu . »

7. Parler du déroulement de la journée avec l’enseignant(e) ou les assistantes maternelles avec l’enfant.

Parler avec lui, elle et non de lui, d’elle, en s’adressant à l’enfant: “ as-tu passé une bonne journée aujourd’hui? Moi je t’ai trouvé très joyeux, je t’ai vu jouer avec tes camarades et il m’a semblé que tu as pris du plaisir au bricolage. C’est juste?” Ce matin tu as été triste pendant un moment mais ensuite nous avons chanté la chanson et tu étais moins triste. etc

Cela donne à l’enfant le sentiment d’avoir été important et unique malgré le groupe (l’assistante maternelle me voit et m’entend) et lui donne la possibilité de s’exprimer à son tour; il, elle dira dire des choses qui vont peut-être surprendre et en tous les cas aider parents et accompagnants à comprendre leurs besoins et leur vécu.

8. Donner une petite photo de vous dans leur poche.

« Je ne suis pas dans la classe avec toi parce que la classe c’est pour les enfants, alors je viens dans ta poche et chaque fois que je te manque tu n’as qu’a mettre la main sur ta poche ça te rappelle que je suis là, tout près de toi. Tu peux même regarder la photo et dire: coucou Maman à bientôt. »

9. Jouer à « comme si » j’étais à l’école. Faire des jeux de rôles.

J’ai lu ce petit truc sur un blog d’une enseignante américaine et j’ai trouvé cela vraiment intéressant. Le jeu de rôle permet de se projeter dans une situation et de la jouer comme on voudrait qu’elle soit, ou comme on la vit vraiment. Faire ce jeu avec vos petits peut révéler bien des petits détails qui vous aideront à mieux l’accompagner. Jouer à la classe en le laissant être l’enseignant(e) et vous l’enfant (le vôtre) en vous imaginant comment il, elle se comporte en classe. Faire le même jeu avec l’accueil de jour.

Vous pouvez aussi jouer à « on part à l’école » avec les routines et rituels, pour l’aider à les intégrer. Ces jeux de rôles peuvent être faits à n’importe quel moment, notamment avant la rentrée après une période de vacances, ou lorsque l’enfant change de comportement et manifeste un soudain refus ou plus d’anxiété. Vous pouvez faire les personnages, ou demander aux peluches de faire les élèves et lui l’adulte. L’important est de faire ce jeu quand vous avez vraiment le temps de vous concentrer avec lui, elle,  et de prendre le temps qu’il faut

10. S’assurer que ses besoins fondamentaux sont remplis.

En sommeil, alimentation, attention, temps de jeux, temps au grand air, temps de câlins et d’intense connexion. Les discussions autour du sommeil sont nombreuses et je ne désire pas ouvrir un débat ici. Cependant ma position reste jusqu’ici la même: les enfants ont besoin de repos, de sommeil réparateur qui s’acquiert le mieux dès les premiers signes de fatigue (parfois contradictoires avec le comportement).  Les routines restent le moyen le plus efficace d’habituer un enfant à se coucher à des heures qui lui laissent suffisamment de temps pour se reposer.

11. Organiser votre matin de telle sorte qu’il y ait le moins de stress possible.

Il est souvent difficile de se préparer le matin, car vous êtes tenus par votre propre horaire, peut-être que vous manquez vous même de sommeil ou que votre esprit est déjà plein des soucis et challenges  professionnels que vous allez devoir relever tout au long de la journée. Pour éviter les stress, instaurez des routines aussi pour vous: heure de lever fixe (avant les enfants), préparation des goûters etc, décider des habits à mettre le soir avant, etc. Pensez toujours comme si vous étiez un enfant: joie, sourire, rythme lent, la journée pour lui, elle n’a aucune structure temporelle donc il, elle ne se projette pas, il est dans l’instant présent. Si l’instant présent ressemble à un marathon avec des : dépêche-toi, viens ici, bois ton lait, habille-toi, dépêche-toi, brosse toi les dents, pas comme ça, dépêche-toi, on est en retard, je vais être en retard etc…. le seul désir de votre enfant sera de quitter ce moment présent: il va s’opposer, ralentir, pleurer, traîner, refuser. (Article relatif)

12. Dans les cas vraiment difficiles, impliquer l’enseignante ou l’assistance maternelle.

Parler et voir ensemble, comment aider l’enfant à traverser cette période un peu compliquée pour qu’il se sente compris, entendu dans ses craintes et soutenu dans les efforts consentis. Ces efforts d’adaptations sont parfois comme des montagnes à gravir pour eux.

L’école parfois ça fait peur, c’est difficile émotionnellement et physiquement cependant c’est plein de belles choses à découvrir et de belles personnes à rencontrer.

Parents et accompagnants (enseignants, assistantes maternelles) peuvent être ensemble des guides très efficaces pour accompagner l’enfant sur ce chemin.

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

L’éducation positive? ça ne marche pas avec mes enfants !

 

L'éducation positive

 

Parfois,  malgré les efforts des parents pour éduquer différemment en optant pour l’éducation positive, en appliquant des méthodes bienveillantes, certains restent démunis devant la résistance de leurs enfants, qui, eux, restent dans des comportements de défiance. d’arrogance, cherchant constamment à être en conflit ou en opposition avec le parent.

Comme les parents de Marion (6 ans) & Eliot (3 ans)  qui, Maman désemparée, Papa en colère déclarent : « l’éducation positive ne fonctionne pas avec nos enfants! »

La Maman: « ma grande se moque littéralement de moi, ça me blesse tellement, car j’ai vraiment décidé de faire le mieux pour elle en appliquant l’empathie et l’éducation non punitive. Mais j’ai l’impression qu’elle me prend pour une marionnette et profite de moi. Je suis complètement abattue. » 

Le Papa: « je veux soutenir ma femme dans ses idées, bien que moi je n’y crois pas trop. Les enfants ont besoin qu’on soit ferme et qu’on leur face comprendre quand ils font faux sinon c’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Ils sont encore petits alors c’est maintenant qu’ils doivent apprendre. Maintenant je vois que cela ne fonctionne pas et ça me fait de la peine de voir ma femme souffrir de cette situation. Je suis pour revenir à des méthodes plus strictes. » 

Les raisons des sentiments d’échec avec l’éducation positive, sont  liées à chaque situation particulière, à chaque enfant, à chaque parent, et le plus souvent à l’histoire de la relation parent-enfant.

Donc bien qu’il soit difficile de donner des raisons générales du « pourquoi parfois l’éducation positive ne semble pas fonctionner« , je vais ici donner quelques pistes possibles, dans lesquelles vous pourriez vous reconnaître si vous êtes dans ce cas de figure.

  1. Le changement n’a pas été expliqué ou annoncé. Si vous étiez un parent qui éduquait durement, ou selon des principes reçus par votre propre éducation ou les croyances collectives (les fameux il faut que: « il faut que les enfants obéissent, il faut leur apprendre, il faut qu’ils apprennent la frustration, il faut qu’il apprenne que tout n’est pas un dû » etc..) et que, pour une raison ou une autre, vous avez décidé de changer votre façon d’aborder votre enfant, il est important que vous l’en avertissiez et que vous lui expliquiez. Le changement de ton éducatif, le changement de type de communication, votre changement d’attitude peut être un énorme moment de déséquilibre pour l’enfant. Il n’est pas dans votre tête, il ne sait pas le chemin qui vous a amené à cette résolution, et surtout il est habitué à un type de relation qu’il considère comme vraie et immuable. Cela prend du temps de recréer un autre type de relation. Alors la première chose à faire est d’expliquer: « écoutez mes chéris, j’ai beaucoup pensé ces derniers temps à nous tous. Je trouve que je crie beaucoup, que parfois je ne suis pas juste avec vous et que ça vous rend triste et en colère. Moi aussi ça me rend triste et en colère. Alors j’ai décidé de faire autrement: de mieux vous écouter, d’essayer de faire pour que vous soyez bien, heureux et pas en colère. Je veux qu’on soit tous heureux ensemble. Je vais avoir besoin que vous m’aidiez car je ne sais pas encore très bien comment faire. Premièrement, je vais plus crier et on va trouver ensemble des trucs pour que plus personnes ne crie ici ok ? «  Ensuite, acceptez d’avance que, les enfants ne vont pas répondre présent dès le premier jour et qu’il vous faudra de la patience et de l’autodiscipline pour rester sur vos nouvelles décisions. Le résistance de Marion dans notre exemple, est sa façon à elle de s’assurer que, ce que sa Maman fait de nouveau, est là pour de bon. Elle s’assure que ces nouveaux standards sont vrais et immuables car l’enfant, encore plus que nous, a besoin de stabilité dans la relation, a besoin de savoir à quoi s’attendre. Dans ce cas répéter à l’enfant: «  ta façon de réagir me fais penser que tu ne crois pas que Maman a décidé de changer. Je te comprends, et je comprends que tu trouves cela un peu bizarre tous ces changements. Je peux t’assurer que c’est vrai, je veux vraiment plus te crier dessus. Même si tu es en colère, je ne vais pas le faire. Mais tu as le droit de me tester un peu. Tu verras on va s’entendre toi et moi car on s’aime très fort, et toi aussi tu as envie qu’on soit heureux ensemble. » Autant de fois qu’il faut, jusqu’à ce que l’enfant ait lâché prise.
  2. Vos attentes sont trop élevées. Outre le temps, vous avez aussi besoin d’adapter les attentes. Les vôtres, celles que vous avez vis-à-vis de vous-mêmes, comme celles que vous avez vis-à-vis de vos enfants. La perfection n’existe pas, et n’est pas souhaitable. L’éducation positive n’est pas une méthode qu’on apprend et qu’on applique mécaniquement avec des résultats immédiats.  C’est un état d’esprit, quelque chose qui fait sens; c’est une façon de penser, et une façon d’approcher et de construire la relation parent-enfant. Cela impacte l’ensemble de la famille puis l’ensemble de vos relations. Si vous avez le sentiment que cela ne marche pas, c’est que peut-être vous avez des attentes trop élevées, et que le fait que votre enfant ne réponde pas exactement comme vous l’attendiez, vous-vous mettez une pression inutile, pensant que vous ne contrôlez pas la situation. Il n’en est rien. Peut-être votre enfant n’est pas là, au niveau où vous l’attendez. Peut-être n’utilisez-vous pas les vrais points forts de votre enfant pour l’amener à collaborer avec vous. Quel que soit son âge, l’humour, la douceur et le jeu sont toujours des bons moyens de les atteindre.

L’important n’est pas d’y arriver tout de suite, l’important est de voir la relation évoluer vers quelque chose qui fasse du bien à tous et qui apporte le bonheur d’être ensemble dans votre foyer.

3.  Vous « prêchez » plus que vous ne délivrez un message. Dans l’idée de faire « juste » ou « de dire les choses qu’il faut » vous en oubliez que avant tout, l’éducation est une question de comportement. Pour les enfants, ce qui importe, le plus est ce que nous faisons bien avant ce que nous disons. Surtout lorsqu’ils sont petits. (jusqu’à l’âge de 6 ans) et que leur développement intellectuel (cerveau) ne leur permet que peu, de faire des liens entre ce que vous dîtes et ce qu’ils font, ou, qu’incomplètement. Oui les enfants comprennent ce que nous leur disons, cependant ils comprennent tout d’abord nos intentions, notre ton, notre attitude extérieure, nos expressions faciales. L’enfant comprendra ce que vous faites et cherchera à copier ce que vous faites bien avant de faire ce que vous dites. Montrer soi-même « comment gérer ses émotions, comment exprimer ses insatisfactions, comment être compréhensif, comment collaborer, comment aider l’autre, comment parler gentiment, parler avec respect, comment patienter, comment faire soi-même » enseignera 90% de ce que vous souhaitez voir chez vos petits. Il reste 10% pour les explications verbales.

4.  Vous êtes permissif (ve). Etre permissif comme être contraignant résulte de la même peur: celle de perdre le contrôle. Le contrôle de la relation. Le parent strict et contraignant a peur que l’enfant n’obéisse pas et ainsi que l’enfant prenne le contrôle sur lui, qu’il domine la relation; le parent permissif a peur que l’enfant le rejette ou s’oppose, donc que l’enfant prenne le contrôle sur les décisions, donc sur la relation. La réalité est tout ailleurs. Personne n’est susceptible de contrôler ou de dominer la relation entre les enfants et les parents. La relation est basée sur la connexion intense. Connexion de coeur et des sentiments. Un enfant connecté, qui sent le coeur de son parent totalement avec lui, fera n’importe quoi pour le satisfaire. Les enfants sont ainsi, leur plus grand bonheur est de faire plaisir à Papa et à Maman.

Le parent est à la fois guide, coach et protecteur. Le guide montre le chemin et les limites, le coach aide à avancer et à évoluer, le protecteur s’assure de la sécurité et du confort de l’environnement.

Les 3 créent des liens solides afin que l’enfant se sentent aimé et libre dans ses mouvements, dans ses expressions et assuré de son droit au libre arbitre.

Mon message intense: n’ayez jamais peur de perdre la relation en mettant des limites là où elles doivent être instaurées pour la sécurité, le confort et le bon apprentissage de l’enfant.

N’ayez jamais peur que votre enfant vous domine; l’enfant a seulement un besoin vital de lien et de sécurité physique et affective ainsi que d’un puissant besoin de faire des choix.

5. Vous n’êtes pas en accord avec votre conjoint. Choisir de changer d’attitudes parentales ou opter pour une éducation qui est différente de ce que vous croyiez jusque là, n’est pas toujours le choix des 2 parents. Le risque dans ce cas est que, vous et votre partenaire, donnent des messages contradictoires aux enfants. Cela met les enfants dans un inconfort tel, qu’ils ne trouvent d’autres solutions, que de s’opposer à votre façon de faire. Pas tellement qu’il s’oppose à ce que vous changez mais plutôt au fait que vous n’êtes plus en accord. L’enfant ne sait plus qui suivre, quoi modéliser. Il ne sait plus quel comportement opter pour satisfaire les 2 parents alors il choisit ce qu’il connaît en plus de s’atteler à vous faire savoir que cela ne lui convient pas. Il est important dans une telle situation, de prendre le temps de s’asseoir ensemble et de partager sur vos valeurs; « qu’est-ce qui est important pour moi, qu’est-ce qui est important pour toi. » Puis de voir comment vous pouvez, ensemble, influencer vos enfants positivement dans le sens des valeurs qui vous tiennent à coeur. Il se trouve que, bien trop rarement, les parents parlent ensemble, en s’écoutant attentivement, sur ce qui tient à coeur dans l’éducation, sur les valeurs que l’on souhaite vraiment transmettre, sur quels points on est prêt à lâcher et sur lesquels on est prêt à faire un mi-chemin. Le problème est que, souvent, le parent qui n’a pas décidé ouvertement, d’opter pour l’éducation positive, se sent jugé et discrédité par l’autre. « si j’ai bien compris, toi tu as la bonne façon de faire et donc moi j’ai la mauvaise ». De tels sentiments sont très dommageables au sein du couple tout d’abord, puis à l’efficacité de l’éducation des enfants. Les parents deviennent compétitifs au lieu d’être collaboratifs. Commencez par « si je t’ai bien compris(e), ce qui tu dis c’est que…. » et peut-être découvrirez-vous, que vous ne vous êtes pas compris et que, surtout, vous points de vue sont bien moins éloignés que vous l’imaginiez.

6. Vos enfants subissent des influences négatives en dehors de la relation avec vous.  Souvenons-nous: les enfants sont de grands imitateurs, des parents d’abord, puis de leur entourage en général. Tous les enfants ne sont pas égaux devant l’aptitude à ne pas se laisser influencer. Lorsqu’ils grandissent, ils cherchent de la diversification dans les modèles à suivre. Ainsi un camarade de classe ou de jeu, à qui votre enfant s’est attaché, peut avoir une influence sur lui, elle; un personnage de dessin animé que votre enfant apprécie mais qui, peut-être, a une attitude agressive; un parent chez qui il, elle passe du temps. Vous ne pouvez pas changer les autres,

vous ne pouvez que rester clair et constant sur les valeurs et les attitudes que vous jugez être les bonnes à adopter pour vos enfants.

Avec patience et conviction, dans de tels cas vous pouvez dire à votre enfant « j’entends que tu imites ton copain qui parle parfois sans respect; je comprends que tu le trouves super et que t’aimerais qu’il reste ton copain; parler comme lui avec moi ne t’aide pas à rester son copain et en plus, ça nous met tous mal à l’aise: toi parce que tu n’es pas comme cela, tu parles toujours gentiment avec nous, et nous. (tes parents) parce que cela nous fait mal au coeur de te voir changer de la sorte. »

Rappelez les valeurs: « ici, tu te souviens on a décidé de se parler avec respect et gentiment. » Donnez-lui le choix d’entretenir sa relation avec son copain comme il l’entend: « si tu penses que c’est comme ça que tu dois être avec Eric pour être copain avec lui, c’est ton choix. Pense à d’écouter ce que ton coeur te dit à ce sujet. »

Une telle attitude positive permet à l’enfant de se sentir non jugé dans son attitude, compris dans les raisons qui l’ont poussé à être irrespectueux, guidé dans sa façon de rectifier le comportement, puis libre dans ses choix avec un outil pour les faire au mieux: sonder son coeur.

EN RESUME

Opter pour une éducation positive et constructive est la plus belle preuve d’amour que vous pouvez apporter à vos enfants. Cette attitude, basée sur le respect des besoins de tous (des votres aussi), sur la connexion du coeur et la création du meilleur environnement possible pour le développement et le bien-être des enfants, est celle qui vous apportera satisfaction et bonheur en famille. Elle demande cependant du travail, de la patience, et un niveau d’implication très élevé. C’est que le rôle de parent est le rôle le plus élevé qui soit possible d’imaginer.

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10 façons de diminuer votre stress

10 façons de diminuer votre stress

Le stress est une des grandes causes du manque de patience des parents ou de la difficulté à faire face à l’énergie et à l’imagination débordantes des enfants. D’ailleurs vous êtes beaucoup à le dire, lorsque vous êtes plus détendus, tout se passe mieux; vous arrivez mieux à gérer les comportements des enfants, ils sont plus réceptifs et plus collaborant.  Ce qui se passe souvent, c’est que, lorsque l’on est pas ou moins stressé, on prend plus le temps d’écouter, de parler pour être compris, on est plus tolérant à l’énergie des enfants et au bruit que cela occasionne parfois, on est plus enclin à l’empathie et à la compréhension.  Bref lorsque vous êtes pas stressé vous êtes un SUPER PARENT!

Comme les grandes vacances sont là, que tout le monde a envie de se mettre en mode relax, alors que les enfants vont eux être en mode « Energie du matin au soir », voici

10 façons de diminuer votre stress le plus rapidement possible.  (suite…)

Histoire de Maman: j’avais oublié comment être une maman heureuse.

Rachel de Finding Joy

Rachel de Finding Joy

En ce jour de Fête des Mères pour toutes les Mamans de France, j’ai eu une pensée pour celles qui dont la vie de Maman ressemble plus à combat journalier qu’à une tendre photo de bonheur maternel.

En parcourant les nombreux blogs de Mamans sur la toile, je suis tombée sur cette lettre d’une Maman comme une autre, élevant 3 petits garçons seule. Avec naturel, sincérité et humour, sans ambages, elle dévoile à quoi ressemble parfois sa réalité de mère. Sans complainte, juste pour le dire et que d’autres s’y retrouvent, elle partage cette lettre qui peut-être vous fera du bien, à vous aussi.

Traduite de l’anglais.  (suite…)

Comment devenir les réflecteurs de la lumière intérieure de nos enfants

Etre le réflecteur

Nous possédons tous notre part de lumière et notre part d’ombre, notre potentiellement bon et notre potentiellement moins bon. Malheureusement, beaucoup n’ont pas réalisé ou que trop peu, leur bon potentiel parce que personne ne leur a révélé leur part de lumière lorsqu’ils en auraient eu besoin.

Ils n’ont pas eu la chance de rencontrer leur réflecteur.  (suite…)

Est-ce que je t’aime comme tu aimes ?

Est-ce que je t’aime comme tu aimes ?

JE T AIME

3 petits mots à dire sans modération.

Le dire suffit-il? La réponse est immédiate. Non faut-il encore le démontrer.

Nous avons mille manières de démontrer notre amour. Que ce soit avec nos proches, notre conjoint(e) et bien sûr à nos enfants.

Cependant parfois nous ressentons le “je t’aime” tout différemment…

Beaucoup d’entre nous ont expérimenté cela : dans notre enfance, dans nos relations amicales, dans notre couple …d’entendre l’un ou l’autre nous dire: “je t’aime”, puis  faire ou dire quelque chose de pas vraiment aimable, ou aimant, ou qui ne nous paraît pas être de l’amour. (suite…)

Chamailleries & Disputes entre frères et soeurs: prévenir & gérer

Chamailleries & Disputes entre frères et soeurs: prévenir & gérer

Léo: « Maman elle m’a traité de nul! »

Ana: « C’est pas vrai d’abord c’est toi qu’a commencé ».

Léo: « Oui t’as dit et t’as même jeté mon cahier par terre ».

Ana:« Bouuuh le bébé à sa maman, va vite pleurer »

Maman: « Arrête d’embêter ton frère; t’es la grande tu peux montrer l’exemple ».

Ana: « Oui mais toi tu vois jamais ce qu’il fait lui! A son frère: attends un peu que Maman soit partie tu vas voir!! »

Léo: « Maman elle continue! »

Léo: “je te déteste”

Ana: « oui ben ça tombe bien moi aussi et encore plus ».

Chamailleries

Journellement peut-être assistez-vous à ce genre d’échanges comme Christine, la Maman de Ana et Léo (9 et 6 ans).

Les frères et soeurs se chamaillent, se provoquent, parfois se battent; nous l’avons certainement aussi fait, aussi vécu. Personnellement, je me souviens que mon frère cadet avait l’art de me mettre en boule puis d’aller pleurer vers sa maman qui prenait toujours son parti.

Parfois les mots peuvent devenir très blessants, ou alors les enfants en viennent aux mains.

Tant la répétition de ces séquences, que le bruit que cela génère, sans parler de la banalité des mots échangés, rendent les parents nerveux, agacés, et peuvent parfois les faire sortir à leur tour de leurs gongs.

Soyons francs, disons le bien fort et tous ensemble: qu’est que c’est énervant!!! SI seulement ils pouvaient arrêter.

Voilà c’est dit. Mais malheureusement cela ne  les fait pas arrêter, pas plus que nos 25 “ça suffit” par jour, ou encore “chacun dans sa chambre!”, ou “aller jouer dehors!” ou… “je vais en prendre un pour taper l’autre!”. Même si ce propos peut les surprendre (elle va faire cela comment?), cela ne les démotive pas de guetter la prochaine occasion d’envoyer une remarque des  plus désagréables à l’autre.

Tout cela est pris avec beaucoup d’humour et de distance; il n’en reste pas moins que ces attitudes, qui peuvent parfois perdurer des années, conduisent souvent  le parent à devenir agressif, et à tenir des propos rejetants, dévalorisants, ou encore menaçants. C’est bien cela que vous voulons éviter.

Bien que l’intention ne soit que de les stopper ou/et de les protéger  (notamment lorsque l’un des enfants est clairement dominé par le ou les autres), l’agression ou la menace verbale n’est jamais la bonne solution. Ni dans son résultat immédiat, ni dans l’impact sur l’enfant.

Faut-il  se mêler des disputes de nos enfants? 

Il se dit plusieurs choses à ce sujet, ce qui met les parents dans la confusion ou l’incertitude de l’attitude à adopter.

Parfois on dit qu’il est mieux pour les enfants, que les parents les laissent gérer leurs conflits sans “trop s’en mêler”; cela leur apprendrait à régler les conflits.  D’autres disent qu’on ne peut pas ignorer les tensions entre les enfants; d’une part par mesure de protection; d’autre part les enfants ont besoin de l’aide des parents pour apprendre à gérer leurs frustrations. Le fait est que  l’intervention parentale est souvent maladroite car empreinte des propres frustrations et incompréhensions.

Voyons ensemble quelles sont les attitudes les plus efficaces:

  1. OBSERVER avant D’AGIR. 

C’est valable pour ceux qui sont plutôt prompts à l’action, comme ceux qui préfèrent laisser aller les choses en espérant que cela se calme.

“Cela m’énerve tellement que dès qu’ils commencent, je les sépare” me confiait Eric, père de 2 filles et 2 garçons, incapables de passer une seule journée sans se chamailler ». 

Prendre un temps de recul et noter ce qui se passe: séparer les faits des émotions générées par les faits. Cela est valable même pour les plus petits: parfois ils ne  font que se parler un peu plus fort, pour s’imposer; puis ils se calment rapidement car ils ont trouvé une solution, ou ils se sont compris.

Nous réagissons aux émotions que cela génère en nous plus qu’à ce que les enfants font réellement.  C’est souvent la raison du décalage et de l’inefficacité de l’intervention parentale.

Ecouter ce qu’ils se disent: leurs mots vont:  permettre au besoin, de corriger les propos “menteurs”: “tu es sûre que c’est cela qu’il t’a dit parce que moi j’ai entendu autre chose” ; puis donner une indication sur l’intensité de la dispute. Espèce de charlotte aux fraises n’a pas la même gravité  que “pauv taré” par exemple ou pire…

Laisser un peu de temps “tout en restant attentif”; leur laisser l’espace nécessaire pour régler le différent à leur façon. Tant que la dispute ne dégénère pas, soit que le langage devient  grossier, les propos menaçants ou humiliants ou encore que la dispute dégénère en dispute physique, il est préférable, le plus souvent de ne pas intervenir.

2. Superviser, montrer notre présence.

Surtout chez les plus jeunes, (4-8 ans), le seul fait d’être là, dans les parages, et notifier que nous les entendons, suffit souvent à calmer les esprits. Le parent devient alors le signal rassurant que malgré les petites frustrations, tout va bien.

Dédramatiser et détourner l’attention: les enfants ont toujours envie de jouer ensemble, ils ne savent souvent juste pas comment gérer les frustrations engendrées par le jeu et la distribution de l’autorité entre eux.

Ils font l’apprentissage de la négociation, du consensus, du “laisser la place à l’autre” et c’est difficile.

Intervenir sur un ton calme: “oh oh oh, je sens que la colère monte ici. Est-ce que tout le monde va bien?”; si les tensions deviennent trop importantes avertir: « Si vous ne trouvez pas une solution pour vous entendre, je vais décider qu’on arrête le jeu, ou qu’on change d’activité”. 

L’envie de continuer le jeu est le plus souvent supérieure à la volonté de faire passer sa volonté.

Ne pas hésiter parfois, si vous avez le temps,  à les inviter à faire autre chose avec vous. « A vous entendre, il semble que ce jeu ne vous rend pas très heureux; que diriez vous qu’on préparent des gâteaux ou qu’on aille un peu dehors, etc ».

3. Apprendre aux enfants, comment s’exprimer tout en écoutant l’autre. 

Une fois que les choses se sont calmées, chacun son tour, l’enfant explique ce qu’il se passe pour lui. Puis réfléchir à  une solution pour ne pas se chamailler: “qu’est-ce qu’on fait maintenant?” ou “comment tu pourrais faire maintenant pour qu’il te prête son jouet?”, “que pourrais-tu lui dire pour que cela ne la mette pas en colère, au lieu des mots moqueurs?”

L’apprentissage de l’écoute active, (je t’écoute sans parler, sans te juger) peut se faire sans qu’il y  ait eu dispute, comme un jeu que l’on fait régulièrement.

Le jeu du bâton de parole est très efficace et très apprécié des enfants.

Inspiré des traditions africaines et amérindiennes, ce jeu a pour but de réguler les temps de parole et d’écoute. Seul celui qui tient le bâton peut parler, les autres doivent écouter. La règle est  chacun parle de soi-même, de ses pensées, de ses propres sentiments et expériences, de ses propres idées, et non pour l’autre ni « sur l’autre ». L’animateur, de préférence le parent tant que les enfants sont petits, passe le bâton, comme un relais afin que chacun ait son tour de parole. Il le fait soit sur demande de l’enfant, soit lorsqu’il juge qu’un des enfants ne s’exprime pas assez ou ne s’exprime pas spontanément.

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Cet exercice a aussi pour vertu de rééquilibrer les échanges au sein de la famille lorsque un des enfants (ou l’un des parents) a tendance à monopoliser l’espace de parole.

Ce jeu peut-être pratiqué comme un rituel à la fin de chaque journée pour relater les évènements ou partager quelque chose de spécial ou de façon ponctuelle après une journée difficile ou une dispute.

Il est capital de terminer le jeu par un câlin, une parole enrichissante et bienveillante: “merci ça me fait chaud au coeur quand on peut parler comme cela tous ensemble; venez que je vous serre fort”. Eviter à tout prix le : “c’est mieux quand on peut discuter calmement plutôt que de…. « ; cela réactive immédiatement les souvenirs et donc une partie des émotions générées pendant la dispute ET cela insuffle un  sentiment de culpabilité totalement contre productif. Il y a une différence entre renforcer positivement un état présent: on se sent bien n’est-ce pas ? et comparer un nouvel état positif à un autre, passé et négatif: « je me sens mieux quand on parle que, quand vous-vous disputez. Pas vous? ». Nous avons besoin de nous souvenir QUE de ce qui est positif. Alors n’insistons que sur ce qui est positif: « je suis heureuse de voir comme vous avez su trouver une solution »; « ça nous fait très plaisir à Maman et à moi de vous entendre vous parler gentiment« .

J’insiste un peu car, c’est une habitude venue de notre éducation, parfois presque culturelle, de terminer sur une note moralisatrice alors que tout le monde se sent apaisé et a réussi à traverser le moment difficile avec succès.  Pourtant cela n’apporte rien de plus.

Après une grosse dispute, encourager les enfants à se reconnecter : on se sert la main, on se fait un bisou, on se propose chacun un jeu: « on joue à ton jeu d’abord, puis on joue au mien ». Les plus petits sont assez spontanés dans la reconnexion. C’est parfois plus difficile avec les  adolescents, qui, suivant l’intensité de la dispute, ont besoin d’un moment chacun de leur côté, pour digérer.

4. Poser des règles de bases familiales La charte de famille est quelque chose qui fonctionne assez bien. Elle représente les valeurs de la famille; elle se doit de poser des limites de comportements: tout le monde a le droit d’être fâché, agacé par l’un ou par l’autre, le sentiment d’injustice est légitime, exprimer ses émotions et donner son point de vue est un droit. Par contre: les menaces, les atteintes physiques et les paroles humiliantes ne sont pas autorisées. 

Même si cela oblige les enfants à inventer d’autres mots en guise d’injures, cela est toujours préférable à une salve de gros mots dégradants et souvent même pas vraiment compris par les enfants eux-mêmes.

La charte doit être visible pour tout le monde afin que chacun puisse s’y référer à tout instant. Les enfants peuvent se la rappeler mutuellement: « tu vois ce qui est écrit là: tu n’as pas le droit de me taper »; plutôt que de rendre le coup par exemple. (Article relatif aux limites)

5. Eviter les partis pris, ou le favoritisme

Il est important de ne jamais prendre parti, ni favoriser l’un par rapport à l’autre; que ce soit pour des raisons de genre: « c’est une fille, on ne tape pas les filles », ou d’âge: « c’est le petit, tu peux bien comprendre », ou encore de « handicap ou difficultés quelconques: « tu sais que que c’est plus difficile pour elle; sois sympa » . Chaque enfant doit être traité avec la même considération et soumis aux mêmes règles de conduite ; Dans notre exemple, la fillette se plaint que sa Maman ne voit pas tout. On retrouve l’importance de l’observation même si, nous le savons bien, certaines choses nous échappent; cependant, certains enfants sont très affûtés à agir hors de l’attention parentale; de fait la situation diffère de ce qui paraît évident.

Donner la responsabilité aux plus âgés, sous forme de: « tu pourrais quand même montrer l’exemple t’es l’aîné(e) », forme de (dé)favoritisme, est souvent un poids qu’ils ont de la peine à gérer; cette pression peut parfois les frustrer, les effrayer ou encore les rendre jaloux; leur comportement ne tardera pas les trahir: « coup » par derrière, agressivité vis-à-vis du cadet, intolérance: si je ne le laisse jamais m’approcher, je ne devrai pas veiller sur lui, elle, et je ne me ferai pas disputer.  D’où les : « sors de ma chambre » systématiques, « laisse-moi jouer seule », « non je te prête pas mes crayons », « non tu ne peux pas jouer avec nous, t’es trop petit! » (dehors avec les copains de quartier).

 

soeurs-réconciliées

Le fameux « c’est à toi de montrer l’exemple » peut être exprimé par: « toi tu sais bien, voudrais tu qu’on explique ensemble à ton petit frère ». ; « tu te souviens comme tu as appris à demander sans taper, ta petite soeur devrait apprendre aussi. Qu’est-ce que tu en penses. Tu pourrais lui apprendre toi. »

Lorsque la différence d’âge est importante, il arrive que l’aîné(e) se sente un peu mis à l’écart et crée des disputes pour manifester sa frustration. Dans ce cas, intervenir avec empathie est toujours un succès: « hmmm, je me demande si tu n’as pas un peu l’impression qu’on s’occupe trop de tes nouveaux petits frères et soeurs….je suis désolée que tu te sentes triste pour cela, car c’est pas du tout notre intention. Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour que ce soit plus facile pour toi? « 

Puis instaurer des moments “privilégiés” pour l’aîné (e) et l’engager, dans certaines activités communes, à se comporter en grand frère, grande soeur responsable.

5. Leur apprendre des techniques de résolution de problèmes ou la séquence de communication non violente: ce que tu fais, ce que je ressens, ce dont j’ai besoin, ce que je souhaite que tu fasses.

Exemple:

  • « Quand tu entres dans ma chambre sans frapper, ça me fait sursauter, et ça m’énerve; j’ai besoin d’être tranquille pour faire mes devoirs: je souhaite que tu frappes avant d’entrer; je souhaite que tu entres que si je dis oui. » 
  • « Quand tu dis des mots moqueurs ça me rend triste et en colère; j’ai besoin qu’on m’encourage et je souhaite que tu ne dises plus ces mots. »
  • « Quand tu joues aux jeux vidéos sans me laisser mon tour ça me met en colère; j’ai aussi envie de jouer et je souhaite que tu ne dises plus que je suis un bébé ». 

Pour les ados: demander aux enfants de se calmer séparément s’ils ne peuvent pas parler sans hurler dans la maison. Puis les encourager à reparler, au calme de la situation, à l’extérieur de leur chambre, avec le parent en médiateur. S’ils se sentent de se parler sans les parents, il est bien ne pas s’imposer. Cependant il est important de ne pas les laisser rester sur une dispute non résolue; elle resurgira tôt ou tard; l’accumulation de conflits non résolus finit en principe par une rupture ou par une rancune sans fin.

“ok je vois que vous êtes calmés. Etes-vous prêts à re discuter de vos différents? Qui veut commencer. Laisser les enfants s’exprimer librement; le parent est là que pour s’assurer que chacun écoute sans être interrompu. Lorsque vous voulez donner votre avis avertissez: “ je peux ajouter quelque chose là ? “ puis toujours commencer par quelque chose de positif et/ou empathique: “je trouve très intéressant ta proposition ou je comprends tout à fait la peine que cela te fait, ce que je vous suggère, ou ce que je pourrais ajouter à cela c’est…” 

L’adolescent est toujours prêt à écouter lorsqu’il a le sentiment qu’il a été écouté aussi et entendu sans jugement.

Puis même chose que pour les plus petits: re connexion: accolade, poignée de main etc…

Le temps pris par un parent pour encourager et guider les enfants à trouver leurs propres solutions dans leur relation à autrui est un cadeau pour le reste de leur vie.

La résolution de problème est la compétence no 1 pour traverser la vie relationnelle de façon confiante.  Beaucoup d’adolescents sont en rupture scolaire ou professionnelle car ils n’ont pas développé cette compétence. Ne sachant pas faire face aux “problèmes nouveaux” posés par les exigences de la vie professionnelle, pour faire face aux problèmes plus complexes de la vie adulte, ces adolescent fuient par peur et par honte de se sentir incompétents.

Conclusions: la gestion des conflits entre frères et soeurs, qu’ils soient simples chamailleries ou grandes disputes, est en fait plus une question d’apprentissage, que de gestion, ou d’évitement. Cependant il est possible et important de les anticiper: vaut mieux prévenir que guérir dit le dicton.

Les disputes de frères et soeurs est une chose quasi inévitable; tout tenter pour les empêcher, ou les “avorter” en « sur réagissant » ou de façon trop prompte,  n’est pas très constructif et risque de créer d’autres problèmes; il est bien plus intéressant de guider les enfants à les traverser sans dommage, c’est à dire en leur évitant de se blesser “méchamment” que ce soit physiquement ou émotionnellement. Les disputes deviennent alors un “terrain d’apprentissage” pour la régulations des frustrations et  la gestion des différents. Le plus tôt ils apprennent, le mieux ils sauront éviter de se disputer pour tout et surtout pour des petits riens!

Les frères et soeurs ne sont pas toujours complices et parfois leurs différences de personnalités sont difficilement compatibles

Dans ce cas ils ont besoin de l’aide des parents pour apprendre à 1. connaître leurs propres traits de personnalité, et 2. composer avec les traits de personnalités de l’autre. Ces apprentissages sont valables pour le restant de la vie et c’est en cela qu’ils méritent toute l’attention et l’implication bienveillante des parents.

Les parents peuvent, et se doivent de prévenir les disputes violentes ou trop fréquentes par un apprentissage progressif de la gestion des relations interpersonnelles.

Naturellement, le mieux nous adaptons notre façon de gérer nos propres relations, le mieux les enfants peuvent apprendre en modélisant notre façon d’être.

Nous verrons dans un autre article, car cela mérite d’être traité aussi en détail, comment intervenir lorsque de disputes qui ont dégénéré.

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MHM