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Comment Réagir Positivement, Plutôt Que De S’Emporter. 5 Exemples Pratiques

Comment Réagir Positivement, Plutôt Que De S’Emporter. 5 Exemples Pratiques

Tous les parents le savent, s’emporter ou crier n’apporte pas de résultats à long terme sur le comportement des enfants.
La preuve en est, plus on s’emporte, plus on crie en réponse aux comportements des enfants, plus les comportements se répètent.

On en arrive parfois à ne plus savoir communiquer différemment qu’en criant; il en résulte que toute la famille adopte ce mode de communication.

L’éducation positive semble la solution, tout le monde en parle et c’est bien.

Expliquée dans les livres, l’éducation positive  a l’air facile, mais une fois en situation avec les enfants c’est bien plus compliqué à appliquer.

Résultat? on abandonne de bonnes intentions pour retourner à ce qu’on connaît: s’emporter. 

Ici, nous allons parler  de communication positive, ou de stratégies positives de communication.

Ce serait encore plus explicite de parler de stratégies de communication positives et efficaces .

L’éducation positive c’est choisir efficacement la façon dont on va communiquer avec ses enfants, tant sur la forme (verbale ou non verbale) que sur le contenu (choix des gestes et des mots).

 

 

LES 5 ETAPES POUR REAGIR POSITIVEMENT 

Tentez de garder ce canvas en tête:

  1. Respirer pour calmer votre énervement, se répéter un mantra pour calmer et gérer votre émotion.
  2. Considérer la situation du point de l’enfant pour pouvoir le comprendre et le lui exprimer (empathie)
  3. Prendre la responsabilité de le guider plutôt que le sermonner  ou le punir.
  4. Se (re) connecter à l’enfant pour obtenir son attention active et positive (lui faire sentir que vous êtes de son côté)
  5. Créer un pont sur l’avenir (lui accorder votre confiance pour l’avenir)

Voici en 5 exemples concrets

Comment pratiquer une communication efficace et positive.

Exemple 1 

Votre enfant, 9 ans, vous bassine pour aller passer le weekend chez son copain.

Il insiste, il avance arguments sur arguments. Vous êtes occupé(e) avec le petit dernier et ne pouvez pas répondre de suite. Tout vous agace: le ton, le débit de parole, les alleeezzzz, steuplaît !!

Vous dites: « je ne sais pas je peux pas te répondre maintenant« . 

Il, elle hausse le ton….Vous êtes à deux doigts de vous énerver et de répondre « si tu continues à me bassiner comme cela c’est sûr que ce sera non.

Mais…. vous décidez  d’opter pour réponse positive. 

Respirer un bon coup. Mantra: je ne vais pas m’énerver, il n’y a pas d’urgence,je peux toujours trouver une solution gagnant-gagnant (mantra)

Considérer le point de vue de l’enfant:  il, elle en besoin d’indépendance (passer du temps en dehors de la famille), il est super excité à l’idée de cette aventure, il aimerait donner sa réponse à son ami.

Ca le frustre que je ne sois pas capable de donner une réponse. (qu’est-ce qui se passe pour lui)

Responsabilité de guider: c’est à moi de calmer son impatience et de l’aider à gérer son insatisfaction.

Ok, je vois que ca t’énerve que je ne te donne pas de réponse là de suite. Tu es certainement très impatient de répondre à ton ami, et je comprends. Je préférerais qu’on puisse en parler calmement ensemble mais là, comme tu vois, je ne peux pas je suis occupé avec ton petit frère. Fixons un moment quand on peut en parler sans être interrompu. Après le repas dès que ton frère est couché. 

Oui mais mon copain il m a déjà texté 3 fois pour savoir. Ok. Il est impatient comme toi.

Comment tu peux gérer ce petit problème avec lui? (résolution de problème)

Je lui écris que je lui réponds ce soir. Oui parfait.

Evidement vous tenez votre promesse et prenez un moment, en tête à tête avec votre enfant pour une vraie discussion c’est-à-dire un espace dans lequel il puisse exprimer ses attentes, ses souhaits, et discuter avec vous les conditions ou les éventuelles « contre » de son projet.

Cela ne vous engage en rien à dire oui. Cela vous engage à communiquer de telle façon que vous restiez connectés positivement l’un à l’autre même si l’issu est une déception pour lui. 

 

Exemple 2

Votre enfant, 12 ans,  ne fait que râler depuis le retour de l’école. Chaque chose que vous dîtes, il, elle vous répond en criant.

 

Finalement, elle jette son cartable au milieu de la pièce en criant:.

 

T façon tu comprends jamais rien. Je te déteste!« .

 

Pour vous les limites sont dépassées, vous vous sentez à bout de solutions, vous êtes sur le point d’élever la voix aussi, blessé(e) malgré vous, par les mots utilisés.

 

Vous décidez d’opter pour une réaction positive, constructive.

 

Vous prenez une grande respiration.  Je peux régler cela. Ce n’est pas contre moi, elle m’aime je le sais,  il ne s’agit pas de moi mais bien d’elle. (Mantra)

 

Responsabilité de guider: C’est à moi de l’aider à sortir de cette turbulence émotionnelle. je m’occuperai de mes émotions plus tard.

 

Regarder la situation de son point de vue: quelque chose la frustre profondément, elle a besoin d’exprimer et/ou d’être rassurée. Vous ne savez pas encore mais vous allez ouvrir cet espace:

 

Elle a 12 ans, ses hormones commencent à lui jouer des tours, son cerveau se bat à tenter de prendre des décisions et à gérer ces sautes d’humeur mais ce n’est pas encore très fonctionnel.

 

Se connecter: vous baissez la voix pour faire contraste et attirer son attention.

 

Wahoo, cette fois tu es vraiment fâchée; d’habitude tu ne dis pas de mots blessants (décrire le comportement sans jugement), on ne dit pas de mots de blessants ici(rappeler les valeurs);

ça me montre que tu en as vraiment marre, que c’est sérieux.

Je suis désolée ma chérie que tu te sentes si mal (empathie).

Je suis là pour te serrer fort quand tu es prête (laisser le temps à la re connexion mais initiée par vous) je suis là pour écouter aussi parce que j’aimerais vraiment comprendre ce qui te fâche comme ça. Je suis désolée de ne pas comprendre.

Je suis sûre tu vas savoir très bientôt comment gérer ces trucs énervants.

 

 

Exemple 3

Votre enfant , 7 ans vous interrompt sans cesse alors que vous êtes en réunion pour le travail depuis votre ordinateur à la maison.

Il semble incapable de jouer tout seul. Vous le ramenez 2 fois devant son jeu puis finalement vous faîtes les gros yeux et faîtes un geste impulsif pour lui faire comprendre de vous laisser tranquille.

Le signal est donné: vous avez besoin de prendre une bonne respiration .

Considérer la situation de son point de vue: il a besoin de se sentir prêt de vous, connecté à vous. Mon temps de travail lui paraît interminable aujourd’hui.

Responsabilité de guidance: c’est à moi de l’aider à gérer cela; c’est préférable d’interrompre cette réunion que d’offrir une pseudo attention.

Vous raccrochez en disant à votre collègue que vous la rappelez dans 20 minutes.

Tu fais tout pour attirer mon attention. J’ai mis ma réunion en pause; je suis tout à toi pendant  20 minutes. que devrions-nous faire pendant ces 20 minutes?  

Laissez lui le choix de ce qu’il aimerait faire. S’il est du genre à proposer LE truc qui va durer 1 heure proposez lui un choix entre 2 options faisable en 20 minutes.   

Je vais rappeler pour parler avec ma collègue et finir cette réunion, et juste après, dès que j’ai fini on va jouer ensemble. (vous offrez un moyen de se projeter dans le temps avec un projet)

Je suis sûre tout va aller très vite pour toi maintenant.

Exemple 4

Votre enfant, 11 ans, depuis la rentrée scolaire se relève systématiquement tous les soirs après une demi heure qu’il,elle est au lit et se plaint qu’il,elle ne peut pas dormir.

La répétition vous met un peu sur les nerfs car vous aimez ce moment juste après qu’ils soient au lit pour parler avec votre conjoint de vos journées respectives, entre adultes.

Vous êtes très tenté(e) d’interpréter cela comme du caprice, comme une habitude qui va s’installer…

Le signal est donné: vous avez besoin de prendre une grande respiration et

considérer la situation de son point de vue: il,elle a un nouvel enseignant, elle,il est entrée au cycle intermédiaire, il y a plus d’exigences et donc de pressions. Il se pourrait que le soir venu, ses inquiétudes se transforment en angoisses et ne qu’il ne sait pas comment y faire face.

Quoiqu’il en soit son besoin: se sentir près de vous, besoin de connexion. (aller au lit est une déconnexion)

Elle ne cherche pas à m’empêcher de passer du temps avec mon conjoint(e). (mantra)

C’est de ma responsabilité: de l’aider à traverser cela (même si il,elle semble très heureuse à l’école comme à la maison).

Vous l’emmenez gentiment dans sa chambre puis lui dîtes 

Ca arrive souvent (de ne pas pouvoir dormir) aux enfants de ton âge. Il se passe beaucoup choses à cet âge: ton corps commence à changer, il y a plus d’exigences à l’école, tu as de nouveaux profs, de nouveaux camarades etc (vous suggérez des options possibles pour l’aider à s’exprimer et lui montrer que vous percevez son monde).

Tu sais pour nous les parents aussi ç’est des changements: on doit s’adapter et accepter que vous devenez grands donc qu’on ne doit plus vous traiter comme des petits même si pour nous vous êtes toujours nos bébés. On y réfléchit aussi beaucoup avec (l’autre parent)

Tu me fais une petite place à côté de toi?  On pourrait parler de cela chaque fois que tu en as besoin un petit moment ici. Comme ça on reste tout proche encore un petit moment avant que tu t’endormes.

Je suis sûre que tu vas très bien gérer toutes ces nouveautés.

Exemple 5

Votre enfant, 8 ans, embête son petit frère à chaque fois qu’il le peut:, mettre ses doigts dans son oreille, pousser au passage, prendre son jouet pour l’énerver,  tirer un peu les cheveux, … cette fois il le tape clairement sur le tête.

Vous avez demandé d’arrêter mille fois mais là trop c’est trop! on ne tape pas! ca fait mal!  Le petit pleure… la jauge monte dans le rouge d’un coup!

Il s’en est fallu de peu…mais vous avez perçu le signal ..

Vous prenez une grande respiration: cette fois il est temps de mettre une limite sans exploser pour qu’elle soit efficace.

Je peux le faire, je sais comment le faire, j’ai raison de le faire (mantra)

Vous consolez et calmez tout d’abord le petit. Vous êtes encore dans le rouge mais….

Considérer la situation de son point de vue :Il a besoin d’attention, perçoit son frère comme bien plus important, il se sent déconnecté et pense que c’est à cause de son frère.

La réalité: vous avez récemment eu beaucoup à faire, vous avez repris le travail  et passé moins de temps avec votre aîné.

Wahou! Tu es déchaîné ces temps. Tu sais que nos moments particuliers me manquent.

Depuis que j’ai repris le travail, que tu as commencé le foot, on  a tellement à faire… et depuis on n’a plus fait nos “moments particuliers”.

Que dirais tu si on le faisait aujourd’hui dès que ton frère est au lit.

Maintenant dis moi? Est-ce que taper est autorisé dans notre foyer? Non. Même très frustré on ne tape personne. Ca fait mal. Ce n’est pas de sa faute à ton frère si moi je ne prends pas assez temps avec toi. Je vais changer cela pour que tu te sentes mieux.

Et toi ? tu peux changer quelque chose pour ton frère?

(vous modélisez la résolution de problème, la prise de responsabilités et la réparation). 

Article complémentaire : Punitions vs Conséquences, que faut-il croire?

A l’avenir je souhaite que tu trouves d’autres moyens de me dire que t’es pas content, que de taper ton frère. Je suis sûr(e) que tu sauras le faire.

L’équilibre familial est à la portée de tous

MH

 

Envie d’en apprendre plus sur la pratique de la communication positive et efficace. 

Offrez-vous un cours gratuit: 

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

C’est parti pour 2019!

Sans en faire des résolutions, je vous offre ici, 10 comportements auxquels vous pouvez prêter attention en 2019 de façon plus soutenue,

afin d’améliorer ou de maintenir votre relation avec vos enfants.

Nul besoin d’en faire une résolution. Encore moins de se promettre de les respecter les 10 à la fois et chaque jour

Les Fêtes sont derrière nous, le rythme du quotidien professionnel et scolaire a repris.

Pour beaucoup, comme une tradition, quelques résolutions ont été prises pour faire de 2019 une encore meilleure année que 2018.

Je vous propose de les noter et les coller sur votre frigo;

même encore mieux, de les avoir écrits séparément dans différents endroits comme, le miroir de la salle de bain, votre bureau, votre page d’accueil de votre ordinateur ou téléphone portable; cela vous aidera à vous en souvenir.

Faites le point régulièrement sur l’évolution des comportements sur lesquels vous avez le plus à vous concentrer pour vous améliorer.

Ainsi, pas besoin de vous promettre quoique ce soit.

Les lire vous invitera à le faire, ou à réaliser que peut-être certains jours, vous avez quelque peu négligé l’un ou l’autre de ces comportements.

Peu importe les raisons, l’important c’est de s’en rendre compte, de l’accepter et de réajuster.

1. Compatir plus souvent 

Se sentir compris et entendu baisse instantanément la tension ou reboost la motivation. Cela fonctionne pour chacun de nous et tout particulièrement pour les enfants.

Ansi chaque fois que votre enfant est frustré, ou fâché pour une quelconque raison, essayez de compatir avant d’agir:

oui je sais que c’est ennuyant, je vois que t’es fatigué, je suis sûre que tu préférerais jouer

Cependant (éviter les mais qui annulent ce que vous venez de dire), c’est l’heure de faire tes devoirs, tu ne peux pas taper ton frère pour autant, j’aimerais que etc…

Compatir = se mettre dans les chaussures de l’autre, même si pour nous mêmes, le problème n’est pas aussi important qu’il l’est pour l’enfant.

Parfois en tant que parent on se dit: il n’y a rien de dramatique, il n’y a pas de raison de pleurer, ou encore: je n’en demande pas tant…

Pour les enfants les choses sont différentes.

Et si juste ces 3 petits mots: je comprends que, permet d’éviter la crise alors pourquoi s’en priver.

2. Dire ce qu’ils peuvent faire plutôt que ce qu’il ne peuvent pas faire.

Si cela demande un petit effort mental de la part de l’adulte, il est bien plus efficace d’exprimer une demande sous la forme positive que sur la forme négative.

Ainsi:

  • ne lâche pas l’assiette devient, tient la très fort,
  • ne sautez pas sur le canapé, sautez sur le tapis, ou encore jouons à un autre jeu,
  • n’utilise pas ton téléphone pendant le repas, laisse ton téléphone dans ta poche,
  • on ne tape pas, utilise tes mots, etc…

La conséquence directe de la formulation positive est qu’elle donne des indications ce par quoi on peut remplacer le comportement, et évite la réaction négative du cerveau, liée à l’interdiction.

Si je vous dis:

« restez dans les limites de la vitesse indiquée c’est plus prudent« , votre cerveau réagit différemment que si je vous dis:

« ne dépassez les limitations de vitesse sinon…« .

Faites l’exercice entre adultes et voyez ce que vous pourriez formuler sur la forme positive plutôt que sous la forme d’une négation.

3. Les faire rire tous les jours

Le rire c’est la santé.

Le rire a des effets relaxants et libérateurs de stress insoupçonnés. Il existe même des thérapie par le rire où les personnes vont se réunir une fois par semaine pour des séances de rire.

Si les enfants semblent pleurer beaucoup et facilement, ils rient tout autant et tout autant facilement.

Les faire rire les aident à dépasser leurs frustrations, et surtout les font se sentir heureux et connectés à eux-mêmes et à la personne qui les fait rire.

A pratiquer sans modération.

4. Dire oui! plus souvent

Il semble que beaucoup de parents ont de la peine à dire non.

Et pourtant… observez sur une période de 24 heures le nombre de fois que vous avez dit non:

  • « non pas maintenant,
  • non pas aujourd’hui,
  • non il n’y pas de raison,
  • non je ne crois pas,
  • non tu peux pas,
  • non de… non mais j’y crois pas, non tu ne vas pas recommencer,
  • non je t’ai déjà dit,
  • non pas la dessus,
  • non pas comme ça….« 

Essayons:

  • « oui, dès que j’ai fini;
  • oui je comprends que tu sois pressé de le faire aujourd’hui, veux-tu m’expliquer pourquoi?,
  • oui c’est très cool de ta part de vouloir m’aider… « 
  • oui, je t’aime…

Il est important aussi de savoir parfois dire oui, à des choses pour lesquelles nous aurions tendance à dire non,

parce que cela ne nous arrange pas sur le moment, ou que les conséquences de notre oui pourraient être contraignantes pour nous ou…

encore que nous pensons que ce que l’enfant demande n’est pas “de bon ton” ou pas dans les “règles que nous nous sommes fixées”.

Relire à cet effet l’article ICI

Un oui concédé là où l’on pensait non, peut se solder par des comportements ultra positifs et des oui spontanés! à nos demandes là où d’habitude on récolte des nons systématiques

5. Passer du temps privilégié chaque jour avec chaque enfant

Le temps est un cadeau qui n’a aucun égal et qui laisse des sentiments profonds d’appartenance et de valorisation.

Les enfants plus que tout au monde, désirent passer du temps avec leurs parents.

Faut-il que ce temps soit intense dans le sens que l’enfant sente que nous sommes pleinement avec eux.

Du temps privilégié est du temps où l’enfant se sent entier, le plus important à vos yeux, où il se sent apprécié quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise.

Ces temps peuvent être passés à jouer, à danser, à discuter, à les laisser s’exprimer comme ils le veulent, sans restriction ni règle contraignante; ces moments peuvent être aussi plus calmes, à les écouter vous raconter leurs histoires, à les bercer.

Le petit détail qui fait toute la différence: ils sont maîtres du moment.

Cela construit chez eux la notion de confiance qu’ils ont le droit d’être ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être sans être retenus, punis, ou encore jugés.

La seule chose que le parent cadre dans ces moments particuliers est la durée et bien sûr, la sécurité.

15-20 minutes par jour, comme un rituel, et de préférence en individuel 1-1 parent- enfant.

6. Utiliser votre “bouton pause” et criez moins

Crier ou de s’énerver est le signal que vous donnez (à vous) et à vos enfants que vous avez cédez à la lutte de pouvoir.

Le meilleur et seul moyen de l’éviter est d’utiliser le “bouton pause” et de respirer.

Comme un bouton d’alarme pour vous: “SOS gestion de mes émotions” dites vous intérieurement:

« je m’arrête, je prends une grande respiration, je me recentre sur la réalité, il n’y a pas de danger, ni d’urgence, juste de la fatigue, des frustrations, du stress « .

Puis vous reprenez le cours des évènements, que lorsque vous avez suffisamment de calme en vous pour gérer la situation.

7. Eteindre vos écrans lorsque vous êtes avec eux

Les écrans sont devenus des amis “incrustés” dans les familles.

Ils sont partout avec nous, tout le temps, ont toujours quelque chose à nous communiquer et allez savoir pourquoi, tout est toujours prioritaire…

Il est important que nous sachions nous détacher de cette habitude lorsque nous sommes avec les enfants, ne serait-ce que pour modéliser l’art d’être en bonne communication.

Rien n’est plus frustrant que de devoir partager l’attention de l’autre avec un écran.

8. Aller au grand air avec vos enfants

Sortir et se dépenser au grand air a pour conséquences de baisser les tensions, libérer les stress et les colères,

Régénérer en oxygène l’ensemble de l’organisme, augmente la faculté de concentration, et rapproche les personnes qui font l’activité ensemble.

Toute la famille en tirera des bénéfices.

9. Autoriser les émotions, limiter les comportements

Dans les crises on perçoit d’abord les comportements qu’on essaye dès lors de contrôler. Rappelons-nous que tout comportement inadéquat est généré par une émotion “négative”. Le plus les émotions sont exprimées le moins elles sont traduites en comportements.

  • « Tu as le droit d’être en colère, tu peux le montrer autrement qu’en frappant ton frère.
  • « C’est normal que tu sois déçue, je ne peux pas te laisser être impolie avec moi ».

C’est ce qu’on appelle mettre des limites avec empathie.

Vous reconnaissez et autorisez l’émotion, vous limitez l’expression de ces mêmes émotions à des comportements acceptables.

10. Laisser une plage “temps pour moi” sur les plannings

On ne prend bien soin des autres, que lorsque l’on prend bien soin de soi.

En tant que parents cela veut dire que vous ne pouvez bien gérer toutes les variations et variantes émotionnelles et comportementales de vos enfants que si vous prenez soin de vous.

Rechargez vous-mêmes: en repos, en énergie émotionnelle positive, en relations affectives et sociales ressourçantes, en réalisations personnelles, hobbies, ou passe-temps.

Devenir parent signifie se consacrer pleinement, pas se sacrifier pleinement.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS