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Punitions? Conséquences? Que faut-il croire?

Punitions? Conséquences? Que faut-il croire?

Un bon comportement n’est pas “magique”! Si certains enfants sont plus “faciles” que d’autres, savoir adapter son comportement est une compétence ou plutôt l’ensemble de 3 compétences. Dr James Lehmann, Spécialiste des questions de l’Enfance et Adolescence avec trouble de l’opposition

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12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

Une des clefs du succès de la bonne relation entre parent et enfant est la qualité de l’écoute des parents. Les enfants parlent beaucoup et ce n’est pas toujours évident d’être à 100% à l’écoute. Notre niveau de vigilance dépend également de notre état de fatigue, de notre état mental, des différentes préoccupations qui nous taraudent sur le moment et bien souvent de notre propre état émotionnel.

 

 

Maman écoute

Papa écoute attentivement

 

Aucun parent se doit d’être attentif à 100% le 100% du temps. Par contre prendre de bonnes habitudes d’écoute favorise le développement de l’enfant et construit la relation entre parents et enfants sur des bases solides. (suite…)

Enfants manipulateurs ou mode de communication?

Enfants manipulateurs ou mode de communication?

 Beaucoup de parents se sentent dépassés et très frustrés par la façon manipulatrice dont leur enfant tente de les faire plier à leur volonté.

Alors comment sortir de cet inconfort relationnel avec ses enfants?

Maman manipulée? C’est souvent difficile de rester calme face à un enfant qui essaye de vous pousser dans vos limites et très douloureux de sentir que votre propre enfant cherche à tirer avantage de vous. (suite…)

De l'art de poser des limites

De l'art de poser des limites

Les 3 grands rôles des parents sont:

  1. Coach-éducateurs
  2. « Solutionneurs » de problèmes
  3. Poseur de limites.

Aujour’dhui nous allons traiter du 3ème rôle, nous reviendrons sur les 2 autres ultérieurement.

Fixer des limites

Des parents qui se sentent à l’aise de poser des limites , savent aussi se poser des limites claires à eux-mêmes. Ils sont au clair sur ce qu’ils sont et ne sont pas prêts à accepter, ainsi que sur leur façon de réagir en  présence des comportements inappropriés de leurs enfants.

L’art de poser des limites vient donc de l’intérieur et de la capacité du parent à se respecter lui-même, et non du comportement des enfants. 

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5 astuces pour gérer le stress de la rentrée scolaire: spécial enfants hyper actifs

5 astuces pour gérer le stress de la rentrée scolaire: spécial enfants hyper actifs

Ce post est dédié à toutes les mamans qui se sentent angoissées et/ou démoralisées à l’idée de la rentrée scolaire avec leur enfant dit « hyper-actif » ou en difficulté face aux exigences du rythme de l’école.

Pour beaucoup de parents d’enfants souffrant de difficultés d’apprentissage ou du syndrome d’hyper-activité, la rentrée scolaire sonne comme le retour à des scènes dont ils sortiraient bien; un peu à l’image de Bill Murray qui, dans le film Un jour sans fin, voit à chaque réveil sa “plus mauvaise journée” recommencer inlassablement, sans que personne autour de lui semble se rendre compte de son calvaire.

Peut-être est-ce vite dit, mais cette nouvelle rentrée scolaire n’a pas forcément besoin d’être une répétition des autres années. Et si c’était plutôt une chance de commencer différemment avec votre enfant afin que lui (ou elle) puisse vivre une année plus positive et plus productive.

 

Dans ce seul objectif je partage avec vous ici quelques conseils d’un spécialiste de l’enfance en difficulté d’apprentissage et de comportement, lui-même père d’un jeune garçon diagnostiqué hyper- actif: Dr Robert Myers, Université de Californie (pour ceux qui lisent l’anglais vous y trouverez des articles très intéressants)

1.Fixer quelques objectifs et récompenses pour l’année dès la rentrée. 

Fixer des buts raisonnables à atteindre pour l’année scolaire, ou pour une fraction de l’année (trimestre) donne le ton, comme un signal de départ vers quelque chose de tangible. C’est pour tous une manière de baliser le temps comme un chemin à parcourir. Cela clarifie les attentes pour tous: parents comme enfants.

Petits buts=grandes réussites! Grands buts=grands échecs!

Ces objectifs sont tournés vers des tâches petites pour vous, à réussir par votre enfant: Exemple: être prêt à l’heure, s’habiller sans crier, rester assis pendant toute la durée du petit-déjeuner, être couché à l’heure fixée.

Le mieux est de faire l’exercice pour toute la famille pour ne pas stigmatiser l’enfant en difficulté, et pour donner plus d’efficacité à toute la famille. En effet fixer des buts à atteindre vous oblige en tant que parent à fixer les stratégies nécessaires pour que ces buts soient atteints. Car c’est bien là le désir de tous. Relever les challenges et recevoir les récompenses qui y sont attribuées même si pour vous parents, le plus important sont les progrès effectués! C’est là votre récompense à vous!!

D’expérience les enfants se prêtent avec bonheur à la mise en place d’objectifs. Les enfants créent les leurs et vous verrez qu’ils sont plus prêt que vous imaginez à s’auto-challenger. Ainsi la fratrie deviendra support les uns des autres, de l’enfant en difficulté en particulier. Pour autant que vous véhiculiez un esprit de soutien et non de compétition. (cf: les phrases qu’on ne devrait pas dire à nos enfants).

Mon conseil: fixez-vous un objectif à atteindre devant vos enfants afin qu’ils voient que vous aussi vous avez des efforts à fournir et que vous n’êtes pas parfaits. Cela leur insufflera la valeur de “la remise en question tout au long de la vie”, et du “je peux toujours m’améliorer même grand et adulte”. Faites le spontanément comme eux le font. Sans discours, sans blabla. Cette solidarité familiale va renforcer vos liens, vous en serez les premiers surpris.

Dr Myers préconise les récompenses car les enfants hyper-actifs ou oppositionnels ne répondent que très mal voir pas du tout aux conséquences pour mauvais comportement. Par contre, la récompense augmente sa motivation à se surpasser. 

L’idée idéale serait d’abandonner un maximum de conséquences, au profit d’une éducation par renforcement positif. Ainsi il est important que vous cibliez les choses, les endroits, les activités, les sensations que votre enfant aime particulièrement.

La récompense doit à la fois

  • baisser le stress de l’effort consenti,
  • encourager l’enfant à recommencer ses efforts, et lui
  • démontrer ses capacités à faire de mieux en mieux.

Il ne s’agit pas ici de récompenses matérielles, mais bien d’une activité, d’un privilège à effet de renforcement positif. ( aller courir en criant, jouer à un jeu, faire quelque chose qu’il, elle adore faire, le plus souvent dans le mouvement puisque sa difficulté majeur est de canalisé son énergie et sa concentration).

2. Décidez d’une routine matinale et d’après-midi avant le début de l’école. 

Comme vu dans un  post précédent sur les astuces pour éviter le stress matinal,

  • Etablissez des routines simples et efficaces. Répétitives et consistantes.
  • Etablissez- les en tenant compte des difficultés majeures de votre enfant afin de les contourner; utiliser ses compétences pour créer un maximum d’effet de sentiment de réussite et d’efficacité chez lui.

Exemples:

  • le pire est de s’habiller?: préparez les habits avec lui le soir avant.
  • Il (elle) aime préparer son bol de céréales?: missionnez-le sur cette tâche. Et tant pis si la table pourrait aussi boire du lait…

La planification de l’après école est capitale avec des enfants avec troubles de l’attention. Ils sont souvent plus fatigués que les autres, (mentalement, moralement); une structuration claire et répétitive du temps les aidera à canaliser leur énergie anarchique. 

Attention à ne pas avoir trop d’attentes cependant à rester ferme sur les routines. 

L’après école comporte: le goûter, les devoirs, les jeux (extérieurs ou intérieurs), le bain, le repas du soir, les rituels d’avant coucher, le coucher. (Cf: Les temps forts de la journée).

Bien structurés, ces moments sont bénéfiques pour toute la famille. 

Dr Mayer, comme bien d’autres spécialistes, soulignent l’importance du repas pris en famille autour de la table pour consolider la communication et les liens. 

Mon conseil: le plus intensivement vous êtes avec vos enfants dans ces 3 moments clef (devoirs, repas, rituels de coucher), le plus de temps vous aurez pour vous. En effet, appuyés dans ces moments, les enfants auront plaisir à jouer de manière autonome, d’aller se brosser les dents comme des grands, et,le plus important, iront se coucher dans la sérénité).

3.Rencontrez l’enseignant(e) de votre enfant dès le début de l’année scolaire. 

Si l’enseignant(e) connait la problématique de votre enfant parce qu’il est dans une classe spéciale ou un programme sur mesure, prenez rendez-vous pour voir avec l’enseignant(e) les objectifs à fixer pour votre enfant, afin que vous puissiez y travailler ensemble ou tout du moins avoir une idée claire sur quoi votre enfant va devoir concentrer ses efforts.Vous pouvez par la même occasion partager les objectifs que vous avez fixés à la maison ( ceux qui concernent l’école). L’enfant se sentira ainsi soutenu sur les mêmes points par l’enseignant(e) et son parent.
Si l’enseignant ne connaît pas la problématique de votre enfant et que vous ne souhaitez pas lui en faire par directement, annoncez-vous simplement comme parent préférant connaître d’entrée les attentes de l’enseignant(e) (sur les devoirs principalement). Habilement tentez de savoir si l’enseignant(e) est plutôt très basée règles-performances ou bien-être-apprentissage. Cela vous permettra de mieux soutenir votre enfant dans le comportement attendu.

Ce n’est pas parce que l’enfant est diagnostiqué hyper-actif que le monde doit tourner autour de lui ou elle. Par contre il(elle) aura besoin d’apprendre comment gérer le monde qui l’entoure avec ses spécificités de personnalité. Ou comment gérer ses spécificités comportementales dans le(s) monde(s) qui l’entoure. 

4. Etablissez avec votre enfant un programme de devoirs en fonction de ce que vous avez appris de l’enseignant(e). 

Une fois que vous connaissez les exigences de l’enseignant(e) vous pouvez consentir d’une routine d’après école, avec votre enfant.Dr Mayer insiste sur le fait que l’enfant hyper actif a besoin d’apprendre à aller jusqu’au bout de ce qu’il fait. Ainsi trouver un rythme, une méthode, pour que votre enfant, à défaut de faire tous ses devoirs, aille au bout d’un exercice, d’une tâche. 

Exemple: prévoir un temps d’étude (16h00-17h00) avec des breaks toutes les 15 min (sablier).
Mon conseil: L’important est de trouver un système qui préserve tout le monde, vous et vos nerfs également. Les devoirs ne doivent jamais devenir un terrain de bagarre entre les enfants et les parents. Au besoin, faire venir un tiers: répétiteur ou autre soutien.

5. Faites tout pour planifier un moment récréatif journalier avec votre enfant. 

Cela paraîtra certainement le point le plus difficile. La plupart des parents, Mamans comme Papas, jonglent toute la journée entre leurs activités professionnelles, les activités des enfants, les trajets divers, les tâches liées à l’entretien de la famille et de la maison. La course s’arrête bien souvent que lorsque vous êtes sur le point d’aller vous coucher.

Mon conseil: Ce moment de loisir ne doit pas être long mais régulier, vécu avec joie, et intention de faire plaisir à votre enfant ET à vous. Même 15 min, si elles sont partagées à contre coeur ou parce qu’il le faut, elles paraîtront une éternité pour vous et insignifiante pour votre enfant. Par contre vécu intensément, avec engagement émotionnel, ce petit quart d’heure sera une bouffée d’énergie pour vous et la sensation d’être super important pour votre enfant; suffisamment pour qu’il ait l’impression que vous prenez beaucoup de temps pour  lui (elle).

Dans la situation des enfants en difficulté de comportement ou d’apprentissage, ces moments intenses avec le parent représentent des parenthèses dans lesquelles ils ne doivent rien prouver, durant lesquelles ils ont juste le droit d’être comme ils sont; il y est donc important de choisir une activité qu’il (elle) aime particulièrement.

Le Dr Myers insiste: la rentrée scolaire ne doit pas mettre en veille ces moments. Ni pour les enfants, ni pour vous. L’ anxiété est une réaction à nos peurs. Dans la situation de la rentrée scolaire la peur est liée à l’inconnue (comment cela va-t-il se passer) amplifiée par la peur du passé ( est-ce que cela va recommencer comme l’année passée).

Le meilleur moyen de supporter l’anxiété est de confronter la situation angoissante et de développer une stratégie qui débouche sur une expérience positive. Répéter la stratégie tant qu’elle fonctionne; ne la révisez qu’au besoin. Robert Myers

Conseil du Dr Myers:

Prenez un jour à la fois. Prenez du temps, des moments pour vous-mêmes, pour vous relaxer pendant la journée. Appréciez chaque moment agréable avec votre enfant « spécial » même s’ils sont courts. Cela recharge vos batteries et re-programme votre cerveau à la joie d’être avec votre enfant. En finalité cela vous aide à renouveler votre plaisir et votre joie d’être parent de manière générale et de cet enfant là, en particulier.   Dr. R. Myers

Dans un prochain post, je partagerai quelques méthodes simples pour baisser la pression et le stress rapidement à n’importe quel moment de la journée.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

Enfants en opposition, les 3-7 ans

Enfants en opposition, les 3-7 ans

Comportements de recherche d’attention

 Une maman fait appel à mes services car, me dit-elle, sa petite fille de 6 ans adorable  le matin au réveil  devient insupportable après l’école et ce jusqu’au moment d’aller se coucher.

 Je constate que cette petite fille, très autonome, est tout à fait capable le matin de s’habiller toute seule, de prendre son petit-déjeuner en compagnie de sa soeur aînée. Elle sollicite sa maman pour l’aider à se coiffer avant d’aller à l’école et s’en va de bonne humeur non sans oublier d’embrasser sa maman.

 Le midi, c’est la Grand-mère qui l’accueille pour repas. Après l’école, elle passe chez sa voisine qui lui donne le goûter et commence parfois les devoirs avec elle, bien que la préférence soit de jouer avec sa soeur ou les voisines de l’immeuble dehors.

 La maman arrive du travail vers 17h00 et récupère ses filles chez la voisine.

 A peine la porte de l’appartement est-elle passée que la petite commence à se disputer avec sa maman. Elle lui répond agressivement, fait tout le contraire de ce qu’elle lui demande, court partout dans la maison au lieu de faire ses devoirs, discute âprement chaque demande, refuse d’aller dans son bain ou alors appelle sa mère toutes le 3 min, impose ce qu’elle désire manger, fait plier sa maman pour regarder les dessins animés en même temps qu’elle fait ses devoirs )ou en lieu et place.

 Le moment d’aller au lit est tout aussi pénible et peut durer jusqu’à 22h00.

Epuisée la maman tombe sur le canapé quand cela s’arrête enfin et se met à pleurer en pensant à tout ce qu’elle a à faire encore avant d’aller se coucher elle-même.

 

Comment cette petit fille peut-elle passer de l’enfant sans problème à cette petite fille qui semble faire de sa maman absolument ce qu’elle veut.

 

Nous sommes ici face à une situation qui se rencontre très souvent: l’enfant en demande d’attention intensive. 

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Chez les plus petits ne sachant pas encore s’exprimer suffisamment cela se manifeste de différentes manières comme:

 

  • simuler des pleurs
  • tirer les habits de l’adulte ou le bras de manière répétitive
  • appeler son parent sans raison apparente (surtout lorsqu’ils sont déjà couchés)
  • courir à travers l’appartement et se rendre inatteignable
  • jouer très bruyamment
  • embêter le petit frère
  • pleurnicher, crier

 

Dans le cas qui nous occupe, la petite fille s’arrange pour que sa mère n’ait pas un seul instant sans être occupée par elle; en manque de la présence de maman à cause de l’organisation de la journée, la petite ne trouve pas d’autres moyens pour accaparer sa Maman que d’occuper l’espace physique et sonore quitte à recaler sa soeur qui, de fait choisit de s’effacer.

 

Pourquoi les enfants utilisent de tels moyens pour demander de l’attention jusqu’à en rendre “dingues” les parents, et pourquoi finalement les parents cèdent et accèdent aux demandes de leurs enfants, au risque de perdre toute crédibilité.

 

La première chose à noter pour rassurer tout le monde est que  ces comportements de recherche d’attention des jeunes enfants jusqu’à 7 ans est tout à fait normal.

 

A cet âge les enfants ont beaucoup de raisons d’avoir besoin d’attention ou d’être rassurés: ils s’ennuient, ils ont faim, ils sont fatigués, sont parfois frustrés sans savoir pourquoi; ils ont passé la journée à la garderie, à l’école, chez la maman de jour.; ils ont dû s’adapter à plein de personnes différentes, essuyer des refus, peut-être ont-ils été blessés par des copains d’école, bref des tas de sentiments différents tout au long de la journée. Ils ont parfois des sensations physiques bizarres, parfois des douleurs car ils grandissent; bref les raisons d’avoir besoin de l’adulte sont multiples.

 

Le problème c’est que à leur âge ils ne sont pas encore en mesure de décrypter leurs besoins, de les classer, ni de les articuler avec un comportement visant à les satisfaire. De fait il leur est très difficile de les exprimer. Sinon que depuis tout petit ils ont appris que pleurer, “chouiner” crier attire l’attention de l’adulte qui finit toujours par prendre soin d’eux. Le plus simple est donc de solliciter cette attention, de manière répétitive et bruyante voire agressive.  

 

C’est alors que les parents peuvent mesurer quel type de communication ils ont instauré ou veulent instaurer entre eux et leurs enfants.

 

L’enfant se programme mentalement à chaque fois qu’il reçoit une réponse à sa demande. Rapidement il va mémoriser le schéma: mon désir-mon comportement-la réponse reçue et  va utiliser la stratégie qui fonctionne le mieux et le plus souvent. 

 

Les enfants qu’on “désigne” comme “tyrans” sont des enfants qui ont appris que crier permet de tout avoir et de crier plus fort permet d’avoir encore plus rapidement; leur puissance est proportionnelle à l’attitude de retrait ou “d’abandon” de son parent.

 

L’important ici est donc bien plus d’apprendre à réagir à ces manifestations plutôt que d’essayer de comprendre les raisons précises de leurs agissements. 

 

Que faire? 

 

Etre patient: considérez votre enfant pour ce qu’il est : un petit vous, un petit être humain en apprentissage.

Dans ce sens connaître ce que votre enfant est capable de faire au regard de son développement est une réelle aide pour comprendre. Cela n’implique pas que vous acceptiez tout sous prétexte que son développement ne lui permet pas de faire différemment;

cela implique seulement que vous ne prenez pas son attitude comme un moyen de vous mettre à bout, mais une conséquence de son immaturité mentale et affective. Cela va vous aider parfois à

Ignorer ses comportements. Ignorer ses simagrées et ses crises. Ignorer ne signifie pas faire la sourde oreille. Ignorer signifie passer par dessus le comportement pour se concentrer sur les raisons, ses besoins. Cela vous permet alors d’

Etre en empathie. Reconnaître son état. C’est capital. C’est LA clef qui fait 90% du temps toute la différence. 

Même pour nous cela fait une énorme différence; si notre conjoint(e) nous dit, lorsque nous sommes irritables: je sais chéri(e) tu as beaucoup ces temps et t’aurais besoin d’un break. » au lieu de « t’as pas besoin de t’énerver comme cela!! « 

Exemple: je vois que tu aimerais que je t’écoute; mais quand que tu me parles sur ce ton, je n’entends rien.

Exemple: c’est ok d’être fâché, et je vois cela. Crier ne t’aide pas. Si tu as besoin de crier tu peux le faire, mais pas juste là dans mes oreilles.

Si l’enfant continue vous pouvez vous permettre d’ignorer dès que vous avez signalé à votre enfant que vous avez reçu sa demande d’attention. Cependant soyez sûr(e) que l’enfant ne se sente jamais rejeté.

Exemple: j’ai bien compris que tu aimerais que je joue avec toi, et j’ai bien envie aussi. Avant cela, j’ai besoin que tu te calmes. Dès que tu te sens prêt tu viens me chercher; en attendant, je retourne à ce que je faisais. Je t’attends.

Différencier la simple demande d’attention du réel besoin d’urgence,

Vous n’êtes pas tenu de donner satisfaction immédiatement lorsque la demande d’attention surgit. Plutôt l’enfant apprend à attendre un peu le mieux il saura gérer ses  demandes et par la suite à y répondre parfois par lui-même.

Cependant l’enfant doit aussi apprendre à faire la différence entre “avoir besoin de Papa ou Maman en urgence” car il est soit en danger soit en réelle mauvaise posture et “ j’aimerais bien que Papa ou Maman vienne me donner un coup de main” ou encore “ cela me ferait plaisir que Papa ou Maman s’occupe de moi ou joue avec moi”. 

Quand ces différents niveaux de besoin d’attention sont clairs dans la tête des parents alors ils sont en mesure de les enseigner aux enfants.

Exemple: je veux bien t’aider à ranger ta chambre; donne-moi 10 min et j’arrive. Tu peux commencer.

Et bien sûr vous tenez vos promesses. Rien de plus frustrant pour les enfants lorsque Papa ou Maman ne font pas ce qu’ils disent… d’autant que eux! attendent de moi que je fasse ce qu’ils demandent.

Exemple: quand tu cries comme cela comme si quelque chose de grave t’étais arrivé cela me fait très peur. Tu sais que je viens si tu m’appelles, même si tu dois attendre 1 minute. S’il te plaît, tu veux bien ne plus m’effrayer comme cela?

 

Etablir des règles de conduites claires avec vos enfants. 

Certes on peut répéter chaque jour: stpl ne me crie pas dans les oreilles, essaye de m’expliquer au lieu de pleurer etc.

L’enfant ayant besoin de temps pour intégrer et acquérir le comportement attendu, l’enfant ayant besoin de cette phase, répéter va vous fatiguer, vous agacer et finalement, lassés, vous allez vous aussi avoir besoin de vous énerver.

Etablir des règles de conduite valables pour tous en tout temps, permet de se libérer un peu de cette contrainte de la répétition. Elles deviennent alors les valeurs de la maison, et tout le monde appartenant à cette famille ou vivant dans cette maison (de manière permanente ou occasionnelle ) respectent ces valeurs, ces règles de conduite. Il n’empêche qu’il faut les apprendre et les intégrer. 

Les règles de conduites peuvent faire l’objet d’une Charte valable et visible par tous les Membres de la famille à laquelle vous renverrez vos enfants plutôt que répéter les choses indéfiniment.

Construisez-la avec vos enfants plutôt que de l’imposer (qui revient au même que de crier! Tout aussi inutile et sans portée dans le temps).

En y participant les enfants s’y engagent aussi car ils se sentent concernés. Exposez la Charte à un endroit où tout le monde la voit, le plus souvent possible. Même si l’enfant ne sait pas lire il se souviendra de ce qu’elle signifie. On peut également (et c’est vivement conseillé! ) l’agrémenter de dessins explicites.

La Charte une fois établie, acceptée et exposée, elle devient valable pour TOUS les membres de la famille, parents compris!!

 

Exemples de choses qui peuvent paraître dans la Charte:

  • Eviter de crier, choisir de parler
  • Ecoutez la réponse avant de s’énerver
  • S’aider les uns les autres lorsque cela est possible

Pour la rendre accueillante et augmenter le sentiment d’appartenance on peut l’intituler par exemple: Dans notre maison, ou chez les …. ,  ! Agrémenter de couleurs, d’un soleil, de symboles de bonheur et de joie de vivre.

 

Expliciter les attentes: dites à vos enfants ce que vous souhaitez et dites leur pourquoi. :

Exemple: « je voudrais pouvoir parler avec toi plutôt que crier ensemble. Lorsqu’on crie tous les deux on est triste tous les deux.  j’aimerais que tu sois heureux, j’aimerais être heureuse, j’aimerais que tout le monde soit heureux.” 

Exemple: “J’aimerais que tu me laisses du temps pour terminer ce que je fais, comme cela j’aurai du temps pour m’occuper de toi ensuite. “

Exemple: “Quand tu cries cela me fait mal aux oreilles, Crier ne me fait pas venir plus rapidement, alors je préfères que tu attendes gentiment”

 

Etre consistant. la régularité est la clef pour un apprentissage en profondeur. C’est difficile pour les parents, cependant cela assure des comportements positifs de la part des enfants. 

Une fois c’est oui, une fois c’est non. C’est d’abord non puis finalement c’est oui. L’enfant ne sait jamais à quoi s’attendre et exprime ce sentiment d’instabilité et l’inconfort qui en résulte pour lui par des cris, des mots parfois cruels, à l’extrême des coups. “Je te montre comment ça me fait mal de ne pas savoir où tu es, ni ce que tu veux répondre ou décider pour moi.” 

Etre consistant signifie, rester sur ses paroles, quitte à souffrir de voir son petit en pleurs, ou insatisfait. Etre consistant signifie savoir ce qu’on veut transmettre comme valeur. Etre consistant signifie être en accord avec soi-même;  Etre consistant c’est savoir montrer une image de solidité face à ses enfants, même si au fond de nous, nous sommes en doute. Etre consistant c’est se soutenir entre parents face à l’enfant même lorsqu’on est pas d’accord. 

Les remises en questions doivent se faire pour soi-même, à l’écart des enfants et aboutir sur de nouvelles résolutions ou prises de décisions dont on est convaincu.

 

Donner de l’attention à l’enfant. Finalement c’est bien cela qu’il s’agit de faire.

Donner du temps de qualité plutôt que de la quantité. 

Beaucoup de parents sont occupés en journée par les activités professionnelles. 

Au retour du bureau, au retour de la crèche ou du lieu d’accueil de jour, il y est PRIMORDIAL d’être totalement attentif à votre enfant. Avec les plus grands, trouvez un moyen de passer du temps avec eux;

 

Le réflexe est souvent de:

  • préparer le repas,
  • faire les devoirs
  • prendre le bain
  • préparer les affaires de demain
  • regarder un peu la télé
  • brosser les dents

DODO…..

Le tout sous un rythme effréné car dans l’idéal tout et tout le monde doit être rangé à 20h00 soit 3 heures après être arrivés!!

Fatigués vous-mêmes, les cris, les bagarres entre frères et soeurs, les « c’est pas bon, je veux ce dessin animé, j’arrive pas à faire mes devoirs, je prendrai ma douche demain, etc… »

tout ressemble à des montagnes ou en tous les cas sont autant de gouttes qui font déborder un votre vase déjà plein.

Il vaudra toujours mieux 30 minutes intensives avec l’entier de votre attention et de votre amour que 3h à être là en attention alternative: je t’écoute, je ne t’écoute plus, je t’écoute mais je fais autre chose aussi. Je te parle depuis l’autre bout de l’appartement etc.

 

Relire: l’Article: Dire je t’aime, passer du temps de qualité.

 

A éviter:

Crier aussi: à ce jeu, l’enfant gagnera ou si c’est l’adulte c’est qu’il effraye plus l’enfant qu’il ne l’éduque.

Comme vu plus haut, le risque est de construire un mode de communication basé sur les cris. D’où la remarque entendue parfois: dans notre famille tout le monde s’engueule tout le temps, on ne sait pas faire autrement, mais on s’aime quand même ». 

L’amour n’est pas remis en doute ici. Mais ce mode de communication est fatiguant et cause des blessures dont le plus souvent, personne ne parle.

Culpabiliser les enfants: les enfants ne sont ni coupables de ce que leur développement ne leur permet pas de faire, ni de ne pas savoir ce qu’on leur a pas enseigné.

Pousser ses propres limites à l’extrême en acceptant tout de ses enfants par peur d’être jugés. Vous risquez le burnout, la dépression, la perte de confiance en vous etc. Presque tous les parents passent par là; alors personne n’attend de personne qu’il soit parfait(e).

Préférez partager vos difficultés que tout essayer par vous-mêmes ou souffrir en silence.

 

En conclusion: 

Les comportements de recherche d’attention peuvent être harassants et difficiles à supporter pour les parents.

Souvenons-nous à la fin de chaque journée que tout cela est totalement normal:

les comportements comme les sentiments de fatigue et de découragement.

Egalement que c’est une étape obligatoire du développement de l’enfant et que cela va passer. 

Avec suffisamment de conscience, de consistance et d’amour, en prenant la peine d’expliquer vos attentes et de les clarifier sans cesse, vos enfants vont se développer  harmonieusement, apprendre de vous, d’eux-mêmes et finalement vous apporter tout le bonheur du monde en retour de vos efforts. 

Pensez à vous récompenser vous-mêmes aussi chaque fois que vous observez que vos efforts ont porté vos enfants plus loin. 

 

 

Maman j'ai besoin de te dire quelque chose Maman j’ai besoin de te dire quelque chose

 

 L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

 

N’hésitez pas à poster vos commentaires, questions ou compléments d’informations.

 

MH