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8 raisons surprenantes pourquoi les enfants ne coopèrent pas

8 raisons surprenantes pourquoi les enfants ne coopèrent pas

Avez-vous compté combien de fois vous avez répété les mêmes choses aujourd’hui?

Qu’avez-vous finalement fait? 

  1. je me suis énervé 
  2. j’ai fait moi-même

Bon… ne vous en faîtes pas trop, vous êtes probablement des centaines à sourire en lisant cela. 😂😕  ou pas.. 😅

Quoique vous ayez fait, voyons maintenant si l’un ou l’autre des 8 points suivants peut vous aider à arrêter de répéter, et vous donner quelques pistes pour faire autrement. 

1. Ils ne partagent pas nos priorités.

Faire le bain, se préparer pour partir, ranger la chambre, tout autant de choses qui sont impératives pour nous, n’ont que peu, voire aucune  importance pour eux, surtout s’ils sont en train de faire autre chose. Comme jouer!

Jouer est leur travail, leur priorité, car c’est comme cela qu’ils apprennent et qu’ils prennent du plaisir. 

Pour nous jouer est devenu superflu! 

De là, nous comprenons comment le décalage de priorités engendre, la frustration.

Soyez rassurés:  cela les frustre autant de de vous entendre répéter, que vous, de devoir répéter! 

Changer cela serait du coup un pari gagnant-gagant! 

.

2. Nous les avons entraînés à nous accorder de l’attention que lorsque nous élevons la voix ou menaçons de punir

Aïe ! Vraiment ? Oui vraiment.

Les enfants s’adaptent et intègrent  les stratégies de communication que nous instaurons.

Si notre stratégie est de répéter, l’enfant apprend que, en ne réagissant pas, il s’accorde du temps pour ce qu’il est train de faire.

Ainsi il attend le signal ultime: le moment où vous élevez la voix ou annoncez la conséqeunce.

Si nous avons pris l’habitude d’user et d’abuser de la méthode : « je compte jusqu’à 3 », nous avons entraîné l’enfant à attendre que nous ayons fini de compter pour éventuellement répondre.

Et je dis intentionnellement éventuellement car, faisant l’expérience que cela ne fonctionne pas comme attendu, bien de parents s’arrêtent de compter à 2 ¾ sans jamais atteindre 3.

L’enfant apprend donc qu’il n’y aucune urgence à répondre ou à collaborer.

Solution: Capter leur attention avant de poser sa demande: 

« Hey les Loulous, excusez-moi, j’ai quelque chose à vous dire, vous m’écoutez? »

Et attendre qu’ils lèvent la tête  

« Les enfants!  je viens pour t’avertir que cela va être l’heure de se préparer pour le bus. Encore 10 min et on y va. Vous m’avez entendu? »

Et attendre qu’ils acquiescent. Vous allez retrourner dans 5 min pour les avertir qu’il reste 5 min. 5 min plus tard ils seront prêts à venir.

3. Ils ont besoin de plus de soutien pour vivre les moments de transition.

Vous l’avez compris au point précédant.

Les transitions sont des moments difficiles pour les enfants, surtout quand elles arrivent  sans préavis.

C’est la raison pour laquelle les transitions sont autant sujettes à crises d’opposition en tout genre: cris, refus, désorganisation, oublis obligeant  de retourner 5 fois dans la maison etc.

Relire: 9 choses  que votre enfant aimerait que vous sachiez quand il dit non

Solution: Accompagner les enfants dans les transitions, en les avertissant, en reconnaissant la frustration que cela engendre puis en les accompagnant à se diriger vers l’activité suivante.

Je viens pour t’avertir que ça va bientôt être le moment de se préparer pour l’école. Tu peux avertir tes monstres que tu vas devoir partir? Quand le sablier est vide ce sera le moment de te préparer

« Je suis sûr que c’est très embêtant de devoir arrêter de jouer, ton train magique peut t’emmener jusqu’à tes chaussures pour t’aider à les mettre? « 

Valable aussi pour les plus grands:

« Je sais que vous êtes en pleine partie mais je dois vous avertir que dans 10 min on va passer à table. Préparez-vous à devoir interrompre votre jeu. »

4. Leurs fonctions cérébrales sont encore imparfaites. Enfin… ils ne sont pas assez grands pour comprendre que vous attendez 😉

Pour faire ce que vous demandez, votre enfant doit prendre une décision, celle de passer à autre chose.

Seulement voià, avant un certain âge ce n’est pas très facile à faire. Voire impossible.

La partie du cerveau qui permet cette chose qui vous semble naturelle est encore en chantier chez eux. 

Ainsi l’enfant aura plus tendance à répondre impulsivement en rapport direct avec son désir.

En plus quand on crie ou qu’on répète sans cesse, le cerveau bloque. 

Et finalement le vôtre aussi ! 

Alors comment régler cela?

En vous connectant à lui, car l’enfant répondra positivement lorsque son envie de se connecter à vous est plus forte que l’envie de continuer à faire ce qu’il fait.

Chaque fois qu’il décide parce qu’il est connecté à vous, il entraîne cette faculté à switcher d’une occupation à une autre. Cela l’entraîne à l’auto-discipline. 

Solution:  trouver un moyen de lui donner l’envie de collaborer plutôt qu’attendre de lui d’obtempérer dès qu’on le lui demande.

« Wow ta tour est vraiment haute. Tu penses pouvoir la faire grande comment? Oh ca va être génial. Tu veux bien faire une petite pause pour venir te brosser les dents et ensuite je te regarde faire ta tour jusqu’au plafond»

5. Ils ne se sentent pas entendus dans leur position.🤔? 

Comment cela?? C’est vous qui n’êtes pas entendus! 

Tout à fait, cependant eux non plus,

surtout lorsqu’ils sont interrompus (avec insistance !!! ) dans leur activité pour quelque chose qui ne les intéresse pas sur le moment. 

Et lorsque vous êtes fatigués de répéter, parfois vous passez à la vitesse supérieure et vous … criez ou menacez de punir… 😤

Marshall Rosenberg disait : « nous ne pouvons pas obliger les enfants à quoique ce soit; on peut seulement les faire regretter de ne pas l’avoir fait ».

Cela veut dire que “faire obéir” revient à user de méthodes contraignantes.

Si cela se répète journellement, l’enfant ne réagit plus ou pas tout de suite, par manque de considération ou manque de pouvoir positif.

L’enfant va décider de coopérer lorsqu’il peut sentir de notre façon d’interagir avec eux, que nous tenons compte de LEUR situation aussi!

Cela est vrai à tout âge, et crucial dès la pré-adolescence.

Pensons une seconde comment cela se passe pour nous-mêmes: 

Votre patron:

« apportez-moi les derniers rapports au plus vite svpl ». alors que vous êtes déjà à la bourre pour terminer une tâche.»😡🙄

« je sais que vous êtes très occupé(e), alors dès que vous avez un moment je vous serais reconnaissante de bien vouloir m’apporter les derniers rapports. » 👍🏼🙂

Solution: leur faire savoir que vous prenez en compte leur réalité du moment et  leur donner du pouvoir positif, c’est-à-dire une part de choix.

« Leo j’ai bien entendu tu as dit très fort NON PAS DE BAIN. Peut-être que tu n’aimes pas du tout le bain. Et probablement que quand tu seras grand tu prendras plus jamais des bains n’est-ce pas? Mais maintenant tu as besoin d’un bain, comme Maman, comme Papa, on a tous besoin de prendre le bain.

Tu préfères prendre le bain ou faire la douche? On y va maintenant ou dans 5 minutes? »

« je comprends que ça te décourage d’avoir autant de devoirs à faire. Moi aussi après toute une journée de classe ça m’ennuierait de m’assoir encore pour refaire des maths. Tu le sais les devoirs c’est ta responsabilité d’écolier. 

Tu préfères les faire avant ou après le repas? Ou en partie maintenant et terminer après le repas. Ils devront être faits avant 20h00 comme cela tu peux jouer un peu sur ta tablette avant de dormir.

6. Ils se sentent déconnectés, ou sont déconnectés de nous.

La connexion est l’élément magique de la relation entre parent et enfant.

Lorsque la connexion est bonne tout est possible.

Lorsque la connexion est rompue, toute collaboration est compromise.

Le problème c’est que souvent on interprète le manque de copération de comme une intention négative de l’enfant envers nous, une disposition négative de l’enfant vis-à-vis du parent.

Alors qu’en réalité ce qui se passe c’est que l’enfant est déconnecté ou ne se sent pas connecté. 

La déconnexion peut être créée par différentes choses, aussi

  • innocentes que le voyage dans l’imaginaire,
  • douloureuses qu’ une mise à l’écart, (punition, envoyé en chambre) ou
  • secrètes qu’ un souci qu’il n’aurait pas partagé  mais qui l’envahit.

Un enfant qui joue est dans son monde, a perdu la connexion avec la réalité et donc lorsqu’on l’appelle, il faut un temps de reconnexion.

C’est comme faire un appel téléphonique et attendre que la personne décroche à l’autre bout. Et parfois le téléphone sonne occupé.

Les cris, les menaces, les mises à l’écart, sont autant de façon que le parent utilise qui créent une douloureuse déconnexion.

Rester derrière l’enfant à le seriner pour qu’il réagisse, crée une connexion qui est un leurre parce que l’enfant se sent déconnecté ou finalement le souhaite. 

Si l’enfant est préoccupé par quelque chose d’important pour lui, sa connexion à vous peut-être momentanément très faible.

Solution: Il est indispensable de reconnecter l’enfant d’abord, en attirant son attention avec compréhension avant de poser sa demande.

“Wahou Leo, ton train a l’air magique. Il va où? il prend des passagers comme moi? puis en l’invitant à entrer dans la réalité : « je sais que tu n’as pas fini avec ton train et c’est l’heure du bain. Ton super train pourrait t’y emmener ou le train doit rester ici pendant que tu prends le bain?

Cela rejoint l’aide aux transitions:

entrer dans son monde pour l’aider à en sortir plutôt qu’exiger de lui, de sortir de son monde, pour rejoindre le nôtre.

D’autant si c’est pour quelque chose d’aussi inintéressant que prendre le bain ou mettre la table.😜

7. Ils ont perdu foi en nous.

Je me souviens cette Maman atterrée par la remarque de son fils de 10 ans:

de toutes les façons tu n’as plus de plaisir à être Maman. Tu fais que crier et espérer qu’on soit pas là ou dans nos chambres, Tout ce qui t’intéresse c’est qu’on fasse ta volonté.

Ainsi ce jeune garçon ne prêtait plus attention à ce que sa Maman disait sachant que quoiqu’il arrive elle allait crier ou répéter sans cesse les mêmes choses.

Sans arriver à ces extrêmes, il arrive parfois que nos préoccupations, notre surcharge de responsabilités et de travail est telle, (parents seuls, divorcés ou peu soutenus) que

 nous ne prêtons attention qu’à ce qui n’est pas fait, pas parfait, pas terminé ou à faire

plutôt que de penser à vivre des moments présents avec nos enfants à les écouter nous parler d’eux et de leur monde.

Les enfants comptent sur nous pour les nourrir en affection, en attention et pour les guider.

Quand ils persistent à nous emporter dans leurs luttes de pouvoir c’est parfois un signal d’alarme que notre présence n’est plus ressentie de façon assez intense.

Solution: créer des moments privilégiés intenses, sortir avec eux faire une activité plein air, s’organiser pour passer du temps à faire des choses qui créent des bons souvenirs.

A faire des choses qu’ils aiment comme jouer, rigoler, explorer.  

Des gros éclats de rire sont indispensables aux enfants et bienfaisants aux parents. 

Planifier ces moments intenses, même s’ils faut le faire sur le planning général affiché sur le frigo en mettant en évidence ces plages spéciales « TEMPS INTENSE ».

8. Ils sont comme nous!! Ils sont humains. Ils résistent lorsqu’ils se sentent forcés ou contrôlés

L’être humain, être de libre arbitre, déteste se sentir contrôlé et y réagit par la résistance.

Plus ils se sentent poussés ou bousculés, plus ils vont se rebeller; alors que les enfants plus dociles vont eux, perdre leurs capacités d’initiatives, leurs capacités à s’affirmer.

Solution: installer un partage des pouvoirs.

Faites ressentir à votre enfant que vous êtes de son côté en reconnaissant ses sentiments :

« oui je sais c’est frustrant, oui je suis sûr que cela ne t’arrange pas du tout de faire cela maintenant, je suis désolée que cela te mette dans un tel état de colère »

puis soutenez dans l’apprentissage de la “contrainte” car des contraintes il y en a dans la vie!

en leur donnant du choix:

« tu peux prendre la douche ou la bain, tu peux faire les devoirs avant ou après le souper, tu ranges ta chambre aujourd’hui ou demain? »

« Ok pas maintenant de suite. Tu as besoin de  temps? Combien? »

Il est toujours préférable de motiver l’enfant à collaborer, de le guider, plutôt que de le contrôler.

 

CONCLUSIONS ET REFLEXIONS

Il est toujours préférable de motiver l’enfant à collaborer, puis de le guider, plutôt que de tenter de le contrôler.

L’obéissance est parfois comme la Quête du Graal parental. Qu’est-ce qui nous pousse à nous battre à ce point pour que les enfants fassent ce qu’on leur demande de faire?

La peur le plus souvent.

La peur de perdre le contrôle,  la peur de ne pas éduquer de bons enfants, de bons citoyens capables de se soumettre aux règles valables en société,

la peur du jugement des autres si nos enfants n’adaptent pas leurs comportements à ce qui est attendu.

Il y a également de façon plus ou moins consciente,

notre propre revanche sur notre propre état d’enfants de parents.

Et parfois même de dire: « j’ai été bousculé et j’en suis pas mort » ou « j’ai été élevé par des parents contrôlants et j’ai plutôt bien réussi dans la vie »

comme autant de « maigres » consolations à de grands moments de frustration et de colère et

parfois peut-être même de solitude, en tant qu’enfant contrôlé et dirigé,

en tant qu’enfant que peu entendu dans ses propres désirs à vouloir aussi prendre ses propres décisions.

Et si nous avions pu choisir d’apprendre les mêmes choses de façon plus collaborative et plus douce?  Aurions-nous refusé?

Aurions nous moins bien réussi?

Il est important de trouver un juste équilibre et trouver une position confiante

située  entre la peur d’élever des enfants “endommagés” ou “maltraités” en prônant le libre choix de « pour tout » et

la peur d’élever des enfants « tout-puissants » en optant pour une éducation contrôlante et contraignante.

Ce juste milieu,

c’est guider son enfant sur le chemin de l’auto-discipline, de l’auto détermination, de l’autonomie, en modélisant les comportements attendus,

en posant des limites avec justesse et empathie, en respect de son niveau de développement, de sa personnalité et de ses vulnérabilités.

C’est aussi être confiant que, en tant que parent, adultes autonomes,

nous avons suffisamment de ressources pour guider ces « petits de nous » sur leur chemin sans avoir peur qu’ils nous dominent, qu’ils souffrent trop ou qu’ils ne réussissent pas.

Cela demande quelques années de patience et d’auto gestion de frustrations parfois intenses, 😖

 cependant soyons encouragés:  la contrepartie de bénéfices est énorme !!😀👏🏼🏆🏆🏆

Personne n’a dit que ce serait simple, par contre c’est possible !

L’EQUILIBRE EST A LA PORTEE DE TOUS!

Note de l’auteure: envie d’approfondir le sujet et apprendre des méthodes pour éduquer calmement et efficacement? 

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10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

C’est parti pour 2019!

Sans en faire des résolutions, je vous offre ici, 10 comportements auxquels vous pouvez prêter attention en 2019 de façon plus soutenue,

afin d’améliorer ou de maintenir votre relation avec vos enfants.

Nul besoin d’en faire une résolution. Encore moins de se promettre de les respecter les 10 à la fois et chaque jour

Les Fêtes sont derrière nous, le rythme du quotidien professionnel et scolaire a repris.

Pour beaucoup, comme une tradition, quelques résolutions ont été prises pour faire de 2019 une encore meilleure année que 2018.

Je vous propose de les noter et les coller sur votre frigo;

même encore mieux, de les avoir écrits séparément dans différents endroits comme, le miroir de la salle de bain, votre bureau, votre page d’accueil de votre ordinateur ou téléphone portable; cela vous aidera à vous en souvenir.

Faites le point régulièrement sur l’évolution des comportements sur lesquels vous avez le plus à vous concentrer pour vous améliorer.

Ainsi, pas besoin de vous promettre quoique ce soit.

Les lire vous invitera à le faire, ou à réaliser que peut-être certains jours, vous avez quelque peu négligé l’un ou l’autre de ces comportements.

Peu importe les raisons, l’important c’est de s’en rendre compte, de l’accepter et de réajuster.

1. Compatir plus souvent 

Se sentir compris et entendu baisse instantanément la tension ou reboost la motivation. Cela fonctionne pour chacun de nous et tout particulièrement pour les enfants.

Ansi chaque fois que votre enfant est frustré, ou fâché pour une quelconque raison, essayez de compatir avant d’agir:

oui je sais que c’est ennuyant, je vois que t’es fatigué, je suis sûre que tu préférerais jouer

Cependant (éviter les mais qui annulent ce que vous venez de dire), c’est l’heure de faire tes devoirs, tu ne peux pas taper ton frère pour autant, j’aimerais que etc…

Compatir = se mettre dans les chaussures de l’autre, même si pour nous mêmes, le problème n’est pas aussi important qu’il l’est pour l’enfant.

Parfois en tant que parent on se dit: il n’y a rien de dramatique, il n’y a pas de raison de pleurer, ou encore: je n’en demande pas tant…

Pour les enfants les choses sont différentes.

Et si juste ces 3 petits mots: je comprends que, permet d’éviter la crise alors pourquoi s’en priver.

2. Dire ce qu’ils peuvent faire plutôt que ce qu’il ne peuvent pas faire.

Si cela demande un petit effort mental de la part de l’adulte, il est bien plus efficace d’exprimer une demande sous la forme positive que sur la forme négative.

Ainsi:

  • ne lâche pas l’assiette devient, tient la très fort,
  • ne sautez pas sur le canapé, sautez sur le tapis, ou encore jouons à un autre jeu,
  • n’utilise pas ton téléphone pendant le repas, laisse ton téléphone dans ta poche,
  • on ne tape pas, utilise tes mots, etc…

La conséquence directe de la formulation positive est qu’elle donne des indications ce par quoi on peut remplacer le comportement, et évite la réaction négative du cerveau, liée à l’interdiction.

Si je vous dis:

« restez dans les limites de la vitesse indiquée c’est plus prudent« , votre cerveau réagit différemment que si je vous dis:

« ne dépassez les limitations de vitesse sinon…« .

Faites l’exercice entre adultes et voyez ce que vous pourriez formuler sur la forme positive plutôt que sous la forme d’une négation.

3. Les faire rire tous les jours

Le rire c’est la santé.

Le rire a des effets relaxants et libérateurs de stress insoupçonnés. Il existe même des thérapie par le rire où les personnes vont se réunir une fois par semaine pour des séances de rire.

Si les enfants semblent pleurer beaucoup et facilement, ils rient tout autant et tout autant facilement.

Les faire rire les aident à dépasser leurs frustrations, et surtout les font se sentir heureux et connectés à eux-mêmes et à la personne qui les fait rire.

A pratiquer sans modération.

4. Dire oui! plus souvent

Il semble que beaucoup de parents ont de la peine à dire non.

Et pourtant… observez sur une période de 24 heures le nombre de fois que vous avez dit non:

  • « non pas maintenant,
  • non pas aujourd’hui,
  • non il n’y pas de raison,
  • non je ne crois pas,
  • non tu peux pas,
  • non de… non mais j’y crois pas, non tu ne vas pas recommencer,
  • non je t’ai déjà dit,
  • non pas la dessus,
  • non pas comme ça….« 

Essayons:

  • « oui, dès que j’ai fini;
  • oui je comprends que tu sois pressé de le faire aujourd’hui, veux-tu m’expliquer pourquoi?,
  • oui c’est très cool de ta part de vouloir m’aider… « 
  • oui, je t’aime…

Il est important aussi de savoir parfois dire oui, à des choses pour lesquelles nous aurions tendance à dire non,

parce que cela ne nous arrange pas sur le moment, ou que les conséquences de notre oui pourraient être contraignantes pour nous ou…

encore que nous pensons que ce que l’enfant demande n’est pas “de bon ton” ou pas dans les “règles que nous nous sommes fixées”.

Relire à cet effet l’article ICI

Un oui concédé là où l’on pensait non, peut se solder par des comportements ultra positifs et des oui spontanés! à nos demandes là où d’habitude on récolte des nons systématiques

5. Passer du temps privilégié chaque jour avec chaque enfant

Le temps est un cadeau qui n’a aucun égal et qui laisse des sentiments profonds d’appartenance et de valorisation.

Les enfants plus que tout au monde, désirent passer du temps avec leurs parents.

Faut-il que ce temps soit intense dans le sens que l’enfant sente que nous sommes pleinement avec eux.

Du temps privilégié est du temps où l’enfant se sent entier, le plus important à vos yeux, où il se sent apprécié quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise.

Ces temps peuvent être passés à jouer, à danser, à discuter, à les laisser s’exprimer comme ils le veulent, sans restriction ni règle contraignante; ces moments peuvent être aussi plus calmes, à les écouter vous raconter leurs histoires, à les bercer.

Le petit détail qui fait toute la différence: ils sont maîtres du moment.

Cela construit chez eux la notion de confiance qu’ils ont le droit d’être ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être sans être retenus, punis, ou encore jugés.

La seule chose que le parent cadre dans ces moments particuliers est la durée et bien sûr, la sécurité.

15-20 minutes par jour, comme un rituel, et de préférence en individuel 1-1 parent- enfant.

6. Utiliser votre “bouton pause” et criez moins

Crier ou de s’énerver est le signal que vous donnez (à vous) et à vos enfants que vous avez cédez à la lutte de pouvoir.

Le meilleur et seul moyen de l’éviter est d’utiliser le “bouton pause” et de respirer.

Comme un bouton d’alarme pour vous: “SOS gestion de mes émotions” dites vous intérieurement:

« je m’arrête, je prends une grande respiration, je me recentre sur la réalité, il n’y a pas de danger, ni d’urgence, juste de la fatigue, des frustrations, du stress « .

Puis vous reprenez le cours des évènements, que lorsque vous avez suffisamment de calme en vous pour gérer la situation.

7. Eteindre vos écrans lorsque vous êtes avec eux

Les écrans sont devenus des amis “incrustés” dans les familles.

Ils sont partout avec nous, tout le temps, ont toujours quelque chose à nous communiquer et allez savoir pourquoi, tout est toujours prioritaire…

Il est important que nous sachions nous détacher de cette habitude lorsque nous sommes avec les enfants, ne serait-ce que pour modéliser l’art d’être en bonne communication.

Rien n’est plus frustrant que de devoir partager l’attention de l’autre avec un écran.

8. Aller au grand air avec vos enfants

Sortir et se dépenser au grand air a pour conséquences de baisser les tensions, libérer les stress et les colères,

Régénérer en oxygène l’ensemble de l’organisme, augmente la faculté de concentration, et rapproche les personnes qui font l’activité ensemble.

Toute la famille en tirera des bénéfices.

9. Autoriser les émotions, limiter les comportements

Dans les crises on perçoit d’abord les comportements qu’on essaye dès lors de contrôler. Rappelons-nous que tout comportement inadéquat est généré par une émotion “négative”. Le plus les émotions sont exprimées le moins elles sont traduites en comportements.

  • « Tu as le droit d’être en colère, tu peux le montrer autrement qu’en frappant ton frère.
  • « C’est normal que tu sois déçue, je ne peux pas te laisser être impolie avec moi ».

C’est ce qu’on appelle mettre des limites avec empathie.

Vous reconnaissez et autorisez l’émotion, vous limitez l’expression de ces mêmes émotions à des comportements acceptables.

10. Laisser une plage “temps pour moi” sur les plannings

On ne prend bien soin des autres, que lorsque l’on prend bien soin de soi.

En tant que parents cela veut dire que vous ne pouvez bien gérer toutes les variations et variantes émotionnelles et comportementales de vos enfants que si vous prenez soin de vous.

Rechargez vous-mêmes: en repos, en énergie émotionnelle positive, en relations affectives et sociales ressourçantes, en réalisations personnelles, hobbies, ou passe-temps.

Devenir parent signifie se consacrer pleinement, pas se sacrifier pleinement.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

Comment mieux gérer les crises des petits ?: En s’y préparant

Comment mieux gérer les crises des petits ?: En s’y préparant

 

Tout le monde le sait, tous les parents le vivent, les petits entre 2-6 ans font, ce qu’on appelle « de crises » ou « des colères », de façon répétée et le plus souvent de manière tout à fait inattendue. Ces manifestations sont le résultat de l’immaturité de leur cerveau; de la même manière que le cerveau met du temps à coordonner la marche, il met du temps, et ce temps est bien plus long, à coordonner les émotions (ou les sensations) avec les réponses qu’on y donne. Le petit enfant bombardé de sensations et d’émotions, presque chaque jour nouvelles, est par moments tellement submergé qu’il ne sait plus « où donner de la tête ». Dépourvu de moyens de dire stop, il se met à crier, à pleurer, à se rouler par terre etc.

(suite…)

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

Une des clefs du succès de la bonne relation entre parent et enfant est la qualité de l’écoute des parents. Les enfants parlent beaucoup et ce n’est pas toujours évident d’être à 100% à l’écoute. Notre niveau de vigilance dépend également de notre état de fatigue, de notre état mental, des différentes préoccupations qui nous taraudent sur le moment et bien souvent de notre propre état émotionnel.

 

 

Maman écoute

Papa écoute attentivement

 

Aucun parent se doit d’être attentif à 100% le 100% du temps. Par contre prendre de bonnes habitudes d’écoute favorise le développement de l’enfant et construit la relation entre parents et enfants sur des bases solides. (suite…)