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Enfants manipulateurs ou mode de communication?

Enfants manipulateurs ou mode de communication?

 Beaucoup de parents se sentent dépassés et très frustrés par la façon manipulatrice dont leur enfant tente de les faire plier à leur volonté.

Alors comment sortir de cet inconfort relationnel avec ses enfants?

Maman manipulée? C’est souvent difficile de rester calme face à un enfant qui essaye de vous pousser dans vos limites et très douloureux de sentir que votre propre enfant cherche à tirer avantage de vous. (suite…)

De l'art de poser des limites

De l'art de poser des limites

Les 3 grands rôles des parents sont:

  1. Coach-éducateurs
  2. « Solutionneurs » de problèmes
  3. Poseur de limites.

Aujour’dhui nous allons traiter du 3ème rôle, nous reviendrons sur les 2 autres ultérieurement.

Fixer des limites

Des parents qui se sentent à l’aise de poser des limites , savent aussi se poser des limites claires à eux-mêmes. Ils sont au clair sur ce qu’ils sont et ne sont pas prêts à accepter, ainsi que sur leur façon de réagir en  présence des comportements inappropriés de leurs enfants.

L’art de poser des limites vient donc de l’intérieur et de la capacité du parent à se respecter lui-même, et non du comportement des enfants. 

(suite…)

Le syndrome du Papa Disneyland

Le syndrome du Papa Disneyland

Laurene a 3 enfants, 2 garçons et 1 fille de 12,10 et 7 ans. Maman divorcée depuis 2 ans.

Elle a la garde de ses enfants; elle travaille à 70%, jongle entre les horaires de ses enfants, ses horaires professionnels, les trajets entre la maison, l’accueil de jour pour ses enfants, le club de judo de son aîné, les entraînements de foot du second.

Elle s’efforce d’offrir un maximum de choses à ses enfants, de les éduquer dans un cadre organisé, avec des règles de vie, des heures de sommeil suffisant, quand elle peut elle fait les devoirs avec l’aîné; elle se culpabilise beaucoup de ne pas avoir de plus temps et souvent plus d’énergie pour sortir avec eux et leur offrir plus de fun.

Le weekend du Papa arrive! Youpiiie!!! les garçons sont super motivés, ils sont prêts en moins de temps qu’il faut pour le dire. Le Papa toujours à l’heure, pressé le plus souvent, échange quelques mots avec Laurene au sujet des enfants puis s’en va!

Laurene a son weekend  pour elle mais ne se détend pas. Que se passe-t-il?

papa super hero

Chez Papa c’est Disneyland!

On y fait tout ce qu’on veut et on s’y amuse comme des fous: dessins animés et jeux vidéos à volonté, pizzas, hamburgers, popcorns, chips, sodas, bonbons, bonbons, bonbons, pas de tâches, pas de vaisselle, dodo quand on en peut plus, et même pas le bain si on a pas envie!

Lorsque Papa ramène les enfants dimanche soir, l’échange est bref: tip top tout s’est bien passé! Tu m’étonnes! Les enfants bien que fatigués, sont tout excités, racontent bruyamment tout ce qu’ils ont fait avec Papa qui est trop coool! Même qu’on est allé au Parc aquatique avec son pote et les enfants de ce dernier.

Alors que Laurene essaye de demander le calme et de ranger les affaires, les enfants n’écoutent rien, exclu de faire les devoirs pas faits pendant chez Papa et grosse crise de commentaires désagréables lorsqu’il s’agit d’aller se coucher. Le lundi matin le réveil est difficile, les garçons ont remplacé leur exubérance par une mausse-attitude qui a le don d’exaspérer Laurene.

Un profond sentiment de lassitude et de solitude envahit Laurene qui a le sentiment de vivre que pour payer les factures à la fin du mois, assumer la vie des enfants: nourriture,santé, scolarité, sécurité, éducation et transmissions des valeurs.

Frustrée et dépitée, elle a de plus en plus de peine à éprouver du plaisir avec ses enfants, notamment les jours qui succèdent les weekends chez Papa, car elle a l’impression de tous les efforts qu’elle fait pour leur transmettre ses valeurs sont balayés en moins de 48 heures.

Alors qu’est-ce qui explique que ce Papa, qui auparavant, bien que très souvent absent pour son travail, s’impliquait dans l’éducation de ses enfants, semble être devenu le babysitter de ses enfants pour laisser un weekend sur deux de libre à son ex-épouse.

Les anglo-saxons appellent cela le syndrome Disneyland. 

Ce syndrome atteint des tas de Papas divorcés ou séparés partout dans le monde.

Première chose importante à noter ici: le divorce et la séparation d’avec les enfants est un réel tremblement de terre pour les Papas aussi. Certes ils sont moins enclins à s’exprimer sur leur désarroi; cependant il est important de s’arrêter un moment et de s’imaginer le vide que cela crée de devoir partir s’installer (ou rester) seul et de devoir rentrer sans plus entendre le brouhahas des enfants, de se lever sans eux le matin, de rentrer le vendredi soir et de se demander ce qu’on va faire tout le weekend.

D’aucunes diront qu’ils ne s’occupait pas plus que cela des enfants lorsqu’il était encore à la maison. Soit.

Il n’empêche que le choc du changement est rude, la confrontation à la nouvelle réalité guère plus simple pour les pères que pour le reste de la famille.  

Pour avoir discuté avec plusieurs d’entre eux, le fait de voir les enfants qu’à quinzaine, très rapidement les pères perdent le sens de leur présence et pensent qu’ils ne peuvent plus prendre de part active à leur éducation.  Ils ne savent plus ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent vraiment pour leurs enfants qui changent si vite.

Peut-être ont-ils essuyé quelques revers de comportement, notamment avec les plus âgés, alors qu’ils tentaient de fixer des limites ou simplement de leur demander quelque chose.

Parfois ils sont désemparés devant la tristesse des plus petits qui supportent mal la séparation d’avec la maman.

Peu enclin à partager leurs préoccupations, ces Papas-là décident que le mieux est de passer du bon temps avec leurs enfants, loin de toutes contraintes, évitant ainsi toute confrontation ou échanges difficiles, se donnant par la même occasion, l’illusion de réparer les dommages du divorce.  

Et pour les Papas, passer du bon temps ressemble à Disneyland! On se lâche, comme s’ils confondaient leur besoin de lâcher la pression qu’ils vivent eux-mêmes avec le besoin de passer des bons moments avec Papa.  

Mais chaque médaille a son revers… alors…

Quels sont les effets pervers d’une telle attitude?

  • Les enfants risquent de se lasser avec le temps: même Disneyland quand on y va trop souvent on finit par s’y ennuyer.
  • Alors qu’ils pensent créer une bonne relation avec leurs enfants, en réalité ils construisent une relation superficielle basée sur le  plaisir matériel et l’absence de structure, l’absence de contraintes.
  • Les Papas risquent avec le temps de perdre leur crédibilité et dans le même temps, le respect de leurs enfants: Le jour où, pour une raison ou une autre, le Papa voudra exiger quelque chose de son aîné par exemple, ou se permettra de lui faire remarquer que la vie n’est pas seulement une partie de plaisir, sa crédibilité sera faible
  • Les enfants se bâtissent une image de leur père qui n’est pas ce qu’il est en réalité. En effet, s’ils voient leur Maman travailler toute la semaine et exiger un minimum d’aide, de cadre et de discipline, ils perçoivent leur père comme un super copain avec qui on s’amuse bien mais chez qui on n’apprend rien de la vie . De plus ils vont très vite s’imaginer que Papa est super riche alors que Maman dit toujours non parce que tout est très cher. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que pour Papa aussi c’est cher… et que lui aussi travaille comme un forcené toute la semaine.
  • Les Papas Disneyland risquent de perdre leur place de père modèle au profit d’un beau-père plus conséquent.

La chose la plus redoutée des pères est l’arrivée d’une nouvelle image paternelle au domicile de leurs enfants. Si d’aventure le “nouveau” de Madame est super investi dans l’éducation des enfants, alors c’est là que les choses risquent de sérieusement se compliquer.

Les enfants risquent dans un premier temps d’adorer ce nouveau Papa qui s’occupent d’eux, les aident à faire les devoirs, va les chercher à l’entraînement, et bricole au garage avec eux le weekend. Mais voilà que, solidaire de Maman, il commence à poser des limites… alors là non! « Tu n’est pas mon père et d’ailleurs même mon père ne me pose pas de limite »

L’enfant va cependant se sentir dans un difficile conflit affectif intérieur entre un père qui se comporte comme un copain, mais qui est son père et un homme qui se comporte comme un père mais qui ne l’est pas.

Pareille configuration n’est pas bonne pour l’identification de l’enfant au père dans la mesure où l’enfant sera partagé entre le choix d’un modèle qui le structure( le beau-père) et la loyauté affective à son père qui lui interdit ce choix.

C’est à l’adolescence que sortira cette phrase si douloureuse: “ouais mon père il est cool! Bon …c’est plus un bon pote que vraiment un père! Mais il est cool!”  

On pourrait allonger la liste des inconvénients d’un tel choix.

Car même “labelisé” sous le terme Syndrome du Papa Disneyland,  il s’agit bien d’un choix! D’un choix de positionnement personnel en tant que père: et il ne s’agit que de cela. 

L’important est de considérer ici les avantages pour TOUS, à rester un père même dans la distance, même dans la douleur de la séparation, même si c’est difficile.

  • L’enfant continue d’évoluer et de se construire dans deux espaces éducatifs différents mais qui font partie de ses racines, de son background.
  • L’enfant peut profiter de connaître son père de manière exclusive et donc peut-être plus en profondeur.
  • L’enfant réalise que, comme avant, même si Papa et Maman sont différents, ils possèdent tous les deux des valeurs qui sont importantes. Certaines d’entre elles sont le mêmes.
  • La cohérence dans l’éducation des enfants même dans la séparation crée un continum dans l’esprit des enfants qui pourront, malgré la nouvelle situation, dire : mes parents, comme entité parentale et non seulement: chez mon père, chez ma mère, ou mon père. ma mère de façon systématiquement différenciée.

Les héros ne sont jamais des personnages qui ont tout donné sans effort! Les héros sont des personnages qui ont donné de leur personne pour conduire et guider les autres vers leurs buts, leurs destinées, leurs rêves. Voulez-vous être les héros de vos enfants? Donnez de votre personne en marchant, luttant avec eux, à leur côté, pour qu’ils deviennent le meilleur d’eux mêmes.

Souvenons-nous qu’on garde en mémoire les fois où l’on nous a dit NON et du chemin qu’on a fait pour recevoir un oui! ET de la fierté et de la satisfaction que nous avons ressenti d’avoir répondu aux attentes de notre père.

Tout ce qui vient automatiquement, même sans qu’on le demande, perd avec le temps de sa saveur. On parle alors d’enfants gâtés et ce sont eux qu’on juge.

Chers Papas, si vous vivez votre rôle de mari comme un échec, que vous êtes blessés dans votre coeur d’homme, tout cela est légitime et bien compréhensible. 

Etre père est un rôle différent qui peut s’assumer et se vivre en dehors de tout autre rôle. A vous de choisir de ne pas le laisser tomber. 

Envie de changer cela:

Téléchargez les 10 trucs pour éviter le syndrome Disneyland(google drive) 

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Petits mensonges et Cie

Petits mensonges et Cie

Les-enfants-menti

Après avoir lutté avec lui  dans ses comportements parfois usants, voilà que votre adorable petit bonhomme qui a grandi, va à l’école et discute comme un grand avec vous pour votre plus grand plaisir, se met à vous mentir avec un aplomb qui vous déconcerte.

Si les premières distorsions de la réalité apparaissent vers l’âge de 4 ans, le mensonge sur des faits réels et vérifiables arrivent pour beaucoup de parents avec l’âge de la scolarité.

Votre enfant passe une partie de sa journée sans votre compagnie, avec d’autres personnes avec qui il doit “dealer” : la maîtresse, les camarades de classe, les animateurs de l’accueil de jour, les copains du quartier… Bref votre enfant est confronté à des tas de situations différentes tout au long de la journée.

Tant que tout va bien, aucune raison pour vous de soupçonner que votre tête blonde est capable de faire des choses qu’il tente de vous cacher ou de vous livrer sous un autre éclairage que la vérité.

Le profond sentiment de blessure et d’impuissance ressenti par le parent qui découvre pour la première fois que son enfant a menti est souvent vécu comme un tournant dans le relation. Certains parents le vivent très mal et comme une atteinte à leur personne, comme un ébranlement de tout ce en quoi il a cru jusque là.  La remise en question et la culpabilisation prennent le relai du sentiment de tristesse: qu’est-ce que j’ai fait de faux, (sous-entendu, j’étais tellement sûr de cultiver la confiance mutuelle), qu’est-ce j’ai loupé, (sous-entendu ; qu’est-ce que je n’ai pas vu chez mon enfant pour qu’il choisisse de me cacher des choses).

Tous ces sentiments sont normaux et légitimes. Cependant l’important est de ne pas en rester là et de voir comment gérer cette nouvelle réalité.

Laissons donc ces sentiments négatifs et douloureux pour essayer de comprendre ce qui se passe réellement.

Tout d’abord: que se passe-t-il dans le développement de l’enfant entre 7-11 ans ?

C’est une période qu’on appelle aussi l’âge de latence ou l’âge de raison. Petit à petit l’enfant sort de son égocentrisme pour s’intéresser aux autres et aux choses qui l’entourent. Il a une activité physique et mentale intense. Il aime faire des grands discours comme s’il s’écoutait être capable de parler comme les adultes. Son imagination déborde et est alimentée par ce qu’il apprend à l’école, par le contact avec les amis du quartier mais aussi les jeux, les jeux vidéos, les livres, les revues, la télévision etc. En mesure de faire des liens dans leurs connaissances, de développer des logiques, les enfants sont capables de s’inventer des histoires à mi-chemin entre la réalité et des mondes imaginaires incroyables.

Vers 7-8 ans l’enfant acquiert également de nouvelles facultés sociales: il s’intègre à un groupe, il s’en approprie les règles et les partage; c’est l’âge où il expérimente la solidarité, où il dénonce la triche, le mensonge. Puis vers 9 ans il commence de se soucier de ce les autres pensent de lui, comprend les enjeux d’être leader ou au contraire d’être l’exclu. Il va s’atteler à être du “bon côté » du groupe.

Vers 10 ans il commence à se détacher de ses parents; c’est-à-dire qu’il ne ressent plus le besoin de savoir où ils sont ou ce qu’ils font. Les enfants sont alors capables de passer des journées ensemble notamment en vacances sans jamais s’inquiéter de l’absence ou de la présence de leurs parents. C’est l’âge où il développe une véritable vie sociale en dehors de sa famille : il commence à partager de choses avec d’autres qu’il ne partage pas avec ses parents, des petits secrets entre amis, des histoires qu’il choisit de garder pour lui; il peut aussi s’attacher à un coach sportif par exemple et laisser son parent en dehors de cette relation. Le coach devient alors la référence au grand damne du parent qui se sent dépossédé de son rôle de conseiller.

Dans cette période l’enfant suit de manière plus consciente les discussions des adultes et perçoit aussi que parfois, ces derniers ont recours à une certaine distorsion de la vérité …

C’est dans ce contexte d’activité mentale et sociale intense que l’ enfant va formuler ses premiers mensonges.

Le mensonge est une stratégie de communication que tout le monde utilise. C’est que le mensonge a différents rôles que le petit humain découvre très tôt.

  • Eviter les conséquences de ses actes (punitions)
  • Affirmer sa personnalité
  • Protéger ceux qu’on aime

Une étude menée au Canada démontre que 60% des filles et des garçons de 6-8 ans mentent occasionnellement et 20% fréquemment.

La psychologue clinicienne, psychothérapeute Dana Castro, auteure de “ Petits silences, petits mensonges”* préconise de laisser ce droit à l’enfant: “c’est le considérer comme une personne à part entière, singulière et vraie qui va interagir avec ses parents”

Chez les plus jeunes (4-5 ans) il s’agit plus d’affabulations, de faire preuve de créativité pour décrire la réalité selon leur imagination que de vrais mensonges (tordre volontairement et consciemment les faits).

Ainsi des petits sont capables de raconter que leurs parents font des choses inouïes et impensables (mon Papa il porte sa voiture comme ça, au-dessus de la tête, ou désignant son père: c’est pas mon Papa) ou alors ils  racontent des exploits dont ils sont les héros. Le problème c’est que parfois cela peut porter à confusion et mener à des situations désagréables si on  prend ces récits au pied de la lettre, sans vérifier ce qui paraît bizarre.
Toutes ces affabulations servent à l’enfant à construire sa relation aux autres, à tester l’impact qu’ils peuvent avoir sur les adultes, et sur leurs paires; la découverte de ce pouvoir est la découverte d’un espace de liberté dont ils vont user à tort (et à travers) si le parent n’est pas là pour la canaliser sans la briser.

Entre 5-10 ans le mensonge, en tant que acte conscient, consistant à transformer l’information, est un moyen pour l’enfant de gérer une situation inconfortable, de tenter de se soustraire aux conséquences de ses actes, ou d’éviter de faire face à ses émotions du moment.  L’enfant utilise également le petit mensonge rapide pour éviter de parler plus longuement ou de garder quelque chose pour lui. 

Alors comment réagir face au mensonge?

  • Commencer par se rappeler que l’enfant ne cherche pas à vous blesser ou à vous déstabiliser: cela vous fait mal certes, et c’est votre enfant qui est en position de déstabilisation: il doit rendre des comptes de quelque chose dont il n’est pas fier.
  • Envisager cette échange comme un moment d’apprentissage pour votre enfant plutôt qu’une confrontation avec vous. Observez ses gestes, son ton de voix, son regard et mesurez son désarroi, sa gêne, sa lutte pour garder la face. Nul besoin de vous emporter il, elle est déjà assez mal comme cela. 

Si vous savez pertinemment qu’il, qu’elle vous ment, faites lui part de votre surprise et dites lui ce que vous savez et comment vous l’avez su, mais continuez de laisser le dialogue ouvert: « ah bon? T’es sûr de ce que tu me racontes là? »  L’enfant va entrer dans une phase de justification qui est le meilleur indice du mensonge.  Alors continuez:  » ah bon parce que j’ai discuté avec ta maîtresse pendant que tu discutais avec ta copine et elle m’a dit que …. » S’il persiste dans son mensonge:

  • Reconnaissez son sentiment de crainte, de malaise ou de fierté: « je comprends que tu sois inquiet des conséquences que tu risque d’avoir » ou « je comprends que tu ne sois pas très à l’aise là … ou encore  » je comprends que c’est pas facile d’admettre que tu as fait un truc pas terrible »
  • Confirmez que vous savez que sa version n’est pas la vérité et que vous lui laissez un moment pour réfléchir à comment il pourrait rétablir la vérité pour se sentir moins mal.
  • Créez un climat de confiance: vous n’êtes pas fâché, ni déçu, (c’est à lui-même qu’il fait du tort) mais vous n’acceptez pas: ni le mensonge, ni ce qu’il a fait; vous êtes à l’aise avec l’idée que le mensonge doit avoir une conséquence.

Exemple: « je ne suis pas fâché contre toi que tu ne puisses pas dire la vérité, tu comprends cependant que je ne peux pas accepter et que comme tu te l’imagines il y aura une conséquence. Alors quand tu es prêt on en discute et on règle cette histoire. En attendant on retourne à nos activités, toi tu fais tes devoirs, moi je prépare le dîner. »

S’il, elle se fâche ou tente de recommencer à se justifier, dites lui calmement que vous n’entrez plus dans aucune discussion si ce n’est pas pour dire la vérité. Et vaquez à vos occupations.

Lorsque votre enfant est décidé à vous raconter ce qu’il c’est réellement passé, écoutez-le puis questionnez le sur ses sentiments, sur les sentiments qu’il l’ont poussé à d’abord raconter un mensonge ainsi que sur ce qu’il elle ressent maintenant qu’il, elle a dit la vérité. Cela l’aidera à comprendre sa stratégie et à ressentir dans quel état ça le met.

  • Reconnaissez ses efforts et la fierté que vous ressentez. 
  • Rappelez- lui qu’il y a quand même des conséquences et faites lui en part. (de manière proportionnée).
  • Lorsqu’il a fait ce que vous attendiez de lui, d’elle, remerciez-le, remerciez-la, et terminez l’histoire. “ merci pour tes efforts, ça me fait plaisir de voir que tu as compris. On en reste là pour cette histoire? OK Give me 5 ou s’il est encore petit “serre moi fort (un câlin)” je t’aime si fort tu sais…

Si vous soupçonnez que votre enfant ment mais n’avez rien présentement pour vous le confirmer :

Exemple: La maman de la petite K, 6 ans me raconte que K revient de l’école avec son T-shirt déchiré et une griffure dans le cou. Rien de bien grave mais manifestement sa fille s’est battue. Avant que sa mère puisse poser la moindre question K s’engage dans un récit enflammé visant à rendre responsable son copain de classe. Cette attitude défensive laisse entrevoir le mensonge.

Questionnez le, la sans virer à l’interrogatoire de police! Exemple: “attends là, je ne comprends pas bien ce que tu me racontes. Reprenez ce qu’il vous dit : “ tu étais dans la cour tranquillement en train de jouer avec tes copines  et L est arrivé. Et là que c’est-il  passé? Hmm Il t’a sauté dessus comme cela sans raison… tu lui as même pas parlé et il t’a sauté dessus?… » alors la description va commencer à changer. 

Amenez votre enfant à reconnaître sa part de responsabilité dans l’évènement. Questionnez-le sur ce qu’il pense de son geste s’il a finalement tapé en premier ou même s’il a seulement rendu: “ et faire ça? tu trouves ça bien toi? “ Attention au ton sur lequel vous posez la question? C’est une question que vous posez! Ce n’est pas une accusation sur la forme interrogative!!

Il prend ainsi conscience qu’il sait que ce n’est pas approprié.

S’il refuse de vous raconter alors faites ce que votre enfant attend de vous: que vous preniez le temps de suivre l’affaire et chercher les informations qui vous manquent. C’est une façon pour l’enfant de s’assurer que vous êtes concernés par ce qu’il lui arrive en dehors de la maison, une façon d’accaparer votre temps pour sa propre situation.

« Je vois que tu ne veux pas me raconter cependant moi j’ai besoin de savoir ce qu’il t’es réellement arrivé et la part de ta responsabilité. Je parlerai avec ton Papa de ce qui est le mieux de faire,  j’irai trouver ta maîtresse, la maman de ton copain etc.” En attendant va faire tes devoirs etc…. “

  • Pour la suite c’est la même chose.

La gestion des mensonges est importante pour

  • apprendre à construire la relation à l’autre. Interdire le mensonge n’a pas de sens car il est quasi impossible de ne jamais mentir. Il est préférable de prôner l’honnêteté, la transparence  et la confiance mutuelle comme valeurs familiales.
  • apprendre à gérer ses sentiments de honte et apprendre à prendre ses responsabilités. Tout le monde a droit à l’erreur pour apprendre à faire mieux. Bien éduqué dans sa gestion émotionnelle, sagement guidé à gérer les informations qu’il divulgue et les conséquences qui en découlent, l’enfant deviendra un adolescent conscient de sa responsabilité et gèrera beaucoup mieux cet espace de liberté d’expression: « je ne fais pas tout ce que je veux, mais je choisis tout ce que je fais, sachant que chaque acte a sa conséquence: positive ou négative. »
  • Consolider la confiance entre vous et vos enfants.

A éviter de faire face au mensonge: 

  • Se fâcher systématiquement ou culpabiliser l’enfant sur le fait qu’il a menti ne lui apprend pas à gérer ce “défaut de communication”; cela l’enfonce dans un monde qui n’a pas de sens: “le mensonge comme la vérité amènent à la colère de mes parents”. Il ne peut pas prendre confiance en lui, ni en votre parole. Il développera des stratégies d’évitement.
  • Ignorer le mensonge a le même effet que y sur-réagir. Il enferme l’enfant dans une logique de communication qui ne construit ni sa confiance en lui, ni sa confiance en les autres: « je mens car ça me permet de tout faire, mes parents se rendent compte de rien et de toutes les façons ils ne cherchent même pas à savoir « (sous-entendu: ils ne m’accordent pas d’attention).
  • Faire du mensonge un “grosse affaire morale” n’est pas constructif non plus. Faire de longs discours autour du fait que votre enfant a menti, en insistant en plus sur le fait que c’est très blessant et que cela ne se fait pas, surtout pas dans votre famille et que et que et que… ne va que pousser l’enfant à mentir par omission. Il apprendra: « C’est mieux de ne rien dire que de prendre le risque de dire quelque chose que peut-être ils vont pas croire…..ça va faire de monstres histoires. »

L’importance des conséquences. 

Le mensonge est un acte qui implique une conséquence au même titre que les autres bêtises.

Cependant il vaut la peine de nuancer.

  • Quand les enfants sont encore petits. il est important de donner une conséquence à la bêtise, plus que au fait qu’il ait menti. Le mensonge étant un moyen de gérer la situation c’est plus important qu’il apprenne de la situation. Il est cependant important de lui répéter sans cesse qu’il vaut mieux dire la vérité car c’est comme cela qu’on construit la confiance.
  • Lorsqu’ils deviennent plus grands et qu’ils comprennent bien la visée de leur mensonge ou que leur mensonge aggrave la situation alors il est important que les conséquences soient relatives aux deux: au mensonge et au sujet du dit mensonge.

Quels sont les objectifs importants: 

  • Apprendre à l’enfant comment composer avec les situations inconfortables, les erreurs commises autrement que en mentant.
  • Apprendre que si le mensonge permet un petit délai avant de devoir faire face à son comportement, les conséquences de ses actes finissent toujours par arriver. Mentir de fait rallonge le problème sans jamais le résoudre.
  • Apprendre à l’enfant les conséquences qu’un mensonge peut avoir surtout quand il implique d’autres personnes.
  • Apprendre que le mensonge peut l’éloigner des autres et entacher la relation qu’il entretient avec vous ou/et ses paires. Car personne n’aime qu’on lui mente car il se sent trompé, parfois trahi. Si le mensonge devient son moyen de communiquer alors il risque de perdre ses amis ou tout du moins leur confiance et la vôtre aussi.
  • Apprendre que mentir c’est: raconter autre chose que ce qui s’est passé, en dire qu’une partie, ou ne pas en parler du tout (mensonge par omission).

Si on peut discuter un moment de savoir si l’omission est un mensonge ou pas, l’important est de noter que l’omission amène les mêmes complications que la déformation de l’information.

Ce qu’il est important de garder à l’esprit:

Ne jamais prendre le mensonge comme une offense à votre personne, ni un signe d’immoralité de votre enfant, ni d’un manque d’éducation de votre part, mais bien comme un choix de communication visant à gérer une situation inconfortable ou à éviter les conséquences d’une bêtise.

Mettre de côté vos sentiments de tristesse, de colère, de déception pour vous concentrer sur votre souci d’aider votre enfant à s’exprimer en confiance,  dire la vérité et d’en comprendre l’importance.

Etre clair avec vous-mêmes sur les conséquences que vous allez imposer.

Ne pas trahir la confiance que vous travaillez à  instaurer avec votre enfant en vous énervant une fois que vous avez appris la vérité. Il en déduira qu’il vaut mieux ne jamais avouer car après c’est encore pire.

Transmettre à votre enfant que quoique qu’il fasse de faux, d’incongru ou de vraiment inattendu, vous l’aimez par dessus-tout et que rien ne changera jamais ce sentiment.

Il n’y a pas de façon unique de réagir au mensonge. Cela dépend de chaque situation. Cet article donne un aperçu. N’hésitez pas à soumettre vos exemples de situation. Je répondrai à certaines d’entre elles comme exemple de cas.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires, questions ou compléments

MHM

A lire pour en apprendre plus:

Dans Psychologie: quand les enfants nous racontent des histoires

 

Dana Castro, Petits silences, petites mensonges, Le jardin secret de l’enfant

Albin Michel, 2012

Petits silences, petits secrets

Enfants en opposition, les 3-7 ans

Enfants en opposition, les 3-7 ans

Comportements de recherche d’attention

 Une maman fait appel à mes services car, me dit-elle, sa petite fille de 6 ans adorable  le matin au réveil  devient insupportable après l’école et ce jusqu’au moment d’aller se coucher.

 Je constate que cette petite fille, très autonome, est tout à fait capable le matin de s’habiller toute seule, de prendre son petit-déjeuner en compagnie de sa soeur aînée. Elle sollicite sa maman pour l’aider à se coiffer avant d’aller à l’école et s’en va de bonne humeur non sans oublier d’embrasser sa maman.

 Le midi, c’est la Grand-mère qui l’accueille pour repas. Après l’école, elle passe chez sa voisine qui lui donne le goûter et commence parfois les devoirs avec elle, bien que la préférence soit de jouer avec sa soeur ou les voisines de l’immeuble dehors.

 La maman arrive du travail vers 17h00 et récupère ses filles chez la voisine.

 A peine la porte de l’appartement est-elle passée que la petite commence à se disputer avec sa maman. Elle lui répond agressivement, fait tout le contraire de ce qu’elle lui demande, court partout dans la maison au lieu de faire ses devoirs, discute âprement chaque demande, refuse d’aller dans son bain ou alors appelle sa mère toutes le 3 min, impose ce qu’elle désire manger, fait plier sa maman pour regarder les dessins animés en même temps qu’elle fait ses devoirs )ou en lieu et place.

 Le moment d’aller au lit est tout aussi pénible et peut durer jusqu’à 22h00.

Epuisée la maman tombe sur le canapé quand cela s’arrête enfin et se met à pleurer en pensant à tout ce qu’elle a à faire encore avant d’aller se coucher elle-même.

 

Comment cette petit fille peut-elle passer de l’enfant sans problème à cette petite fille qui semble faire de sa maman absolument ce qu’elle veut.

 

Nous sommes ici face à une situation qui se rencontre très souvent: l’enfant en demande d’attention intensive. 

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Chez les plus petits ne sachant pas encore s’exprimer suffisamment cela se manifeste de différentes manières comme:

 

  • simuler des pleurs
  • tirer les habits de l’adulte ou le bras de manière répétitive
  • appeler son parent sans raison apparente (surtout lorsqu’ils sont déjà couchés)
  • courir à travers l’appartement et se rendre inatteignable
  • jouer très bruyamment
  • embêter le petit frère
  • pleurnicher, crier

 

Dans le cas qui nous occupe, la petite fille s’arrange pour que sa mère n’ait pas un seul instant sans être occupée par elle; en manque de la présence de maman à cause de l’organisation de la journée, la petite ne trouve pas d’autres moyens pour accaparer sa Maman que d’occuper l’espace physique et sonore quitte à recaler sa soeur qui, de fait choisit de s’effacer.

 

Pourquoi les enfants utilisent de tels moyens pour demander de l’attention jusqu’à en rendre “dingues” les parents, et pourquoi finalement les parents cèdent et accèdent aux demandes de leurs enfants, au risque de perdre toute crédibilité.

 

La première chose à noter pour rassurer tout le monde est que  ces comportements de recherche d’attention des jeunes enfants jusqu’à 7 ans est tout à fait normal.

 

A cet âge les enfants ont beaucoup de raisons d’avoir besoin d’attention ou d’être rassurés: ils s’ennuient, ils ont faim, ils sont fatigués, sont parfois frustrés sans savoir pourquoi; ils ont passé la journée à la garderie, à l’école, chez la maman de jour.; ils ont dû s’adapter à plein de personnes différentes, essuyer des refus, peut-être ont-ils été blessés par des copains d’école, bref des tas de sentiments différents tout au long de la journée. Ils ont parfois des sensations physiques bizarres, parfois des douleurs car ils grandissent; bref les raisons d’avoir besoin de l’adulte sont multiples.

 

Le problème c’est que à leur âge ils ne sont pas encore en mesure de décrypter leurs besoins, de les classer, ni de les articuler avec un comportement visant à les satisfaire. De fait il leur est très difficile de les exprimer. Sinon que depuis tout petit ils ont appris que pleurer, “chouiner” crier attire l’attention de l’adulte qui finit toujours par prendre soin d’eux. Le plus simple est donc de solliciter cette attention, de manière répétitive et bruyante voire agressive.  

 

C’est alors que les parents peuvent mesurer quel type de communication ils ont instauré ou veulent instaurer entre eux et leurs enfants.

 

L’enfant se programme mentalement à chaque fois qu’il reçoit une réponse à sa demande. Rapidement il va mémoriser le schéma: mon désir-mon comportement-la réponse reçue et  va utiliser la stratégie qui fonctionne le mieux et le plus souvent. 

 

Les enfants qu’on “désigne” comme “tyrans” sont des enfants qui ont appris que crier permet de tout avoir et de crier plus fort permet d’avoir encore plus rapidement; leur puissance est proportionnelle à l’attitude de retrait ou “d’abandon” de son parent.

 

L’important ici est donc bien plus d’apprendre à réagir à ces manifestations plutôt que d’essayer de comprendre les raisons précises de leurs agissements. 

 

Que faire? 

 

Etre patient: considérez votre enfant pour ce qu’il est : un petit vous, un petit être humain en apprentissage.

Dans ce sens connaître ce que votre enfant est capable de faire au regard de son développement est une réelle aide pour comprendre. Cela n’implique pas que vous acceptiez tout sous prétexte que son développement ne lui permet pas de faire différemment;

cela implique seulement que vous ne prenez pas son attitude comme un moyen de vous mettre à bout, mais une conséquence de son immaturité mentale et affective. Cela va vous aider parfois à

Ignorer ses comportements. Ignorer ses simagrées et ses crises. Ignorer ne signifie pas faire la sourde oreille. Ignorer signifie passer par dessus le comportement pour se concentrer sur les raisons, ses besoins. Cela vous permet alors d’

Etre en empathie. Reconnaître son état. C’est capital. C’est LA clef qui fait 90% du temps toute la différence. 

Même pour nous cela fait une énorme différence; si notre conjoint(e) nous dit, lorsque nous sommes irritables: je sais chéri(e) tu as beaucoup ces temps et t’aurais besoin d’un break. » au lieu de « t’as pas besoin de t’énerver comme cela!! « 

Exemple: je vois que tu aimerais que je t’écoute; mais quand que tu me parles sur ce ton, je n’entends rien.

Exemple: c’est ok d’être fâché, et je vois cela. Crier ne t’aide pas. Si tu as besoin de crier tu peux le faire, mais pas juste là dans mes oreilles.

Si l’enfant continue vous pouvez vous permettre d’ignorer dès que vous avez signalé à votre enfant que vous avez reçu sa demande d’attention. Cependant soyez sûr(e) que l’enfant ne se sente jamais rejeté.

Exemple: j’ai bien compris que tu aimerais que je joue avec toi, et j’ai bien envie aussi. Avant cela, j’ai besoin que tu te calmes. Dès que tu te sens prêt tu viens me chercher; en attendant, je retourne à ce que je faisais. Je t’attends.

Différencier la simple demande d’attention du réel besoin d’urgence,

Vous n’êtes pas tenu de donner satisfaction immédiatement lorsque la demande d’attention surgit. Plutôt l’enfant apprend à attendre un peu le mieux il saura gérer ses  demandes et par la suite à y répondre parfois par lui-même.

Cependant l’enfant doit aussi apprendre à faire la différence entre “avoir besoin de Papa ou Maman en urgence” car il est soit en danger soit en réelle mauvaise posture et “ j’aimerais bien que Papa ou Maman vienne me donner un coup de main” ou encore “ cela me ferait plaisir que Papa ou Maman s’occupe de moi ou joue avec moi”. 

Quand ces différents niveaux de besoin d’attention sont clairs dans la tête des parents alors ils sont en mesure de les enseigner aux enfants.

Exemple: je veux bien t’aider à ranger ta chambre; donne-moi 10 min et j’arrive. Tu peux commencer.

Et bien sûr vous tenez vos promesses. Rien de plus frustrant pour les enfants lorsque Papa ou Maman ne font pas ce qu’ils disent… d’autant que eux! attendent de moi que je fasse ce qu’ils demandent.

Exemple: quand tu cries comme cela comme si quelque chose de grave t’étais arrivé cela me fait très peur. Tu sais que je viens si tu m’appelles, même si tu dois attendre 1 minute. S’il te plaît, tu veux bien ne plus m’effrayer comme cela?

 

Etablir des règles de conduites claires avec vos enfants. 

Certes on peut répéter chaque jour: stpl ne me crie pas dans les oreilles, essaye de m’expliquer au lieu de pleurer etc.

L’enfant ayant besoin de temps pour intégrer et acquérir le comportement attendu, l’enfant ayant besoin de cette phase, répéter va vous fatiguer, vous agacer et finalement, lassés, vous allez vous aussi avoir besoin de vous énerver.

Etablir des règles de conduite valables pour tous en tout temps, permet de se libérer un peu de cette contrainte de la répétition. Elles deviennent alors les valeurs de la maison, et tout le monde appartenant à cette famille ou vivant dans cette maison (de manière permanente ou occasionnelle ) respectent ces valeurs, ces règles de conduite. Il n’empêche qu’il faut les apprendre et les intégrer. 

Les règles de conduites peuvent faire l’objet d’une Charte valable et visible par tous les Membres de la famille à laquelle vous renverrez vos enfants plutôt que répéter les choses indéfiniment.

Construisez-la avec vos enfants plutôt que de l’imposer (qui revient au même que de crier! Tout aussi inutile et sans portée dans le temps).

En y participant les enfants s’y engagent aussi car ils se sentent concernés. Exposez la Charte à un endroit où tout le monde la voit, le plus souvent possible. Même si l’enfant ne sait pas lire il se souviendra de ce qu’elle signifie. On peut également (et c’est vivement conseillé! ) l’agrémenter de dessins explicites.

La Charte une fois établie, acceptée et exposée, elle devient valable pour TOUS les membres de la famille, parents compris!!

 

Exemples de choses qui peuvent paraître dans la Charte:

  • Eviter de crier, choisir de parler
  • Ecoutez la réponse avant de s’énerver
  • S’aider les uns les autres lorsque cela est possible

Pour la rendre accueillante et augmenter le sentiment d’appartenance on peut l’intituler par exemple: Dans notre maison, ou chez les …. ,  ! Agrémenter de couleurs, d’un soleil, de symboles de bonheur et de joie de vivre.

 

Expliciter les attentes: dites à vos enfants ce que vous souhaitez et dites leur pourquoi. :

Exemple: « je voudrais pouvoir parler avec toi plutôt que crier ensemble. Lorsqu’on crie tous les deux on est triste tous les deux.  j’aimerais que tu sois heureux, j’aimerais être heureuse, j’aimerais que tout le monde soit heureux.” 

Exemple: “J’aimerais que tu me laisses du temps pour terminer ce que je fais, comme cela j’aurai du temps pour m’occuper de toi ensuite. “

Exemple: “Quand tu cries cela me fait mal aux oreilles, Crier ne me fait pas venir plus rapidement, alors je préfères que tu attendes gentiment”

 

Etre consistant. la régularité est la clef pour un apprentissage en profondeur. C’est difficile pour les parents, cependant cela assure des comportements positifs de la part des enfants. 

Une fois c’est oui, une fois c’est non. C’est d’abord non puis finalement c’est oui. L’enfant ne sait jamais à quoi s’attendre et exprime ce sentiment d’instabilité et l’inconfort qui en résulte pour lui par des cris, des mots parfois cruels, à l’extrême des coups. “Je te montre comment ça me fait mal de ne pas savoir où tu es, ni ce que tu veux répondre ou décider pour moi.” 

Etre consistant signifie, rester sur ses paroles, quitte à souffrir de voir son petit en pleurs, ou insatisfait. Etre consistant signifie savoir ce qu’on veut transmettre comme valeur. Etre consistant signifie être en accord avec soi-même;  Etre consistant c’est savoir montrer une image de solidité face à ses enfants, même si au fond de nous, nous sommes en doute. Etre consistant c’est se soutenir entre parents face à l’enfant même lorsqu’on est pas d’accord. 

Les remises en questions doivent se faire pour soi-même, à l’écart des enfants et aboutir sur de nouvelles résolutions ou prises de décisions dont on est convaincu.

 

Donner de l’attention à l’enfant. Finalement c’est bien cela qu’il s’agit de faire.

Donner du temps de qualité plutôt que de la quantité. 

Beaucoup de parents sont occupés en journée par les activités professionnelles. 

Au retour du bureau, au retour de la crèche ou du lieu d’accueil de jour, il y est PRIMORDIAL d’être totalement attentif à votre enfant. Avec les plus grands, trouvez un moyen de passer du temps avec eux;

 

Le réflexe est souvent de:

  • préparer le repas,
  • faire les devoirs
  • prendre le bain
  • préparer les affaires de demain
  • regarder un peu la télé
  • brosser les dents

DODO…..

Le tout sous un rythme effréné car dans l’idéal tout et tout le monde doit être rangé à 20h00 soit 3 heures après être arrivés!!

Fatigués vous-mêmes, les cris, les bagarres entre frères et soeurs, les « c’est pas bon, je veux ce dessin animé, j’arrive pas à faire mes devoirs, je prendrai ma douche demain, etc… »

tout ressemble à des montagnes ou en tous les cas sont autant de gouttes qui font déborder un votre vase déjà plein.

Il vaudra toujours mieux 30 minutes intensives avec l’entier de votre attention et de votre amour que 3h à être là en attention alternative: je t’écoute, je ne t’écoute plus, je t’écoute mais je fais autre chose aussi. Je te parle depuis l’autre bout de l’appartement etc.

 

Relire: l’Article: Dire je t’aime, passer du temps de qualité.

 

A éviter:

Crier aussi: à ce jeu, l’enfant gagnera ou si c’est l’adulte c’est qu’il effraye plus l’enfant qu’il ne l’éduque.

Comme vu plus haut, le risque est de construire un mode de communication basé sur les cris. D’où la remarque entendue parfois: dans notre famille tout le monde s’engueule tout le temps, on ne sait pas faire autrement, mais on s’aime quand même ». 

L’amour n’est pas remis en doute ici. Mais ce mode de communication est fatiguant et cause des blessures dont le plus souvent, personne ne parle.

Culpabiliser les enfants: les enfants ne sont ni coupables de ce que leur développement ne leur permet pas de faire, ni de ne pas savoir ce qu’on leur a pas enseigné.

Pousser ses propres limites à l’extrême en acceptant tout de ses enfants par peur d’être jugés. Vous risquez le burnout, la dépression, la perte de confiance en vous etc. Presque tous les parents passent par là; alors personne n’attend de personne qu’il soit parfait(e).

Préférez partager vos difficultés que tout essayer par vous-mêmes ou souffrir en silence.

 

En conclusion: 

Les comportements de recherche d’attention peuvent être harassants et difficiles à supporter pour les parents.

Souvenons-nous à la fin de chaque journée que tout cela est totalement normal:

les comportements comme les sentiments de fatigue et de découragement.

Egalement que c’est une étape obligatoire du développement de l’enfant et que cela va passer. 

Avec suffisamment de conscience, de consistance et d’amour, en prenant la peine d’expliquer vos attentes et de les clarifier sans cesse, vos enfants vont se développer  harmonieusement, apprendre de vous, d’eux-mêmes et finalement vous apporter tout le bonheur du monde en retour de vos efforts. 

Pensez à vous récompenser vous-mêmes aussi chaque fois que vous observez que vos efforts ont porté vos enfants plus loin. 

 

 

Maman j'ai besoin de te dire quelque chose Maman j’ai besoin de te dire quelque chose

 

 L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

 

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MH