Comment remotiver un enfant qui  ne veut plus rien faire

Comment remotiver un enfant qui ne veut plus rien faire

Motivation et démotivation. Même comportement exprimant des choses différentes.

Votre enfant semble démotivé pour tout: se lever le matin, se préparer, aller à l’école, mettre la table, ranger ses affaires, faire ses devoirs, aller au foot, aller chez les grands parents qu’il adore, même aller chercher son voisin.  Les 2 seules choses pour lesquelles il semble motivé: jouer aux jeux vidéos et vérifier l’état du frigo.

ado

 

 

Vos sollicitations, que vous soyez mielleux, ou que vous essayez la méthode “voix de G.I”  rien n’y fait! Votre enfant semble s’être transformé en un morceau de tissu de la même couleur que le canapé; de plus il parle mal, quand il parle! la plupart du temps ses phrases ressemblent à un grognement que même le chien n’arrive pas à comprendre. Exaspéré vous hésitez entre l’ignorer totalement et finalement l’emmener chez l’empailleur car au moins ça donnerait un sens à son immobilisme.

Ce que vous ne savez pas, c’est que votre enfant a une GRANDE motivation dans ces moments là: celle de résister. C’est sa façon à lui, à elle, de prendre le contrôle. non sur vous-mêmes, mais sur son monde, sur sa réalité.

Il désire commencer de faire les choses à SA manière et non selon le protocole imposé (routines journalières, devoirs imposés, obligations familiales etc). Ne sachant pas comment s’y prendre, comment communiquer ses frustrations, sa gêne peut-être ou encore son impuissance, ses sentiments d’échec, il choisit de s’immobiliser et de résister.

Un enfant qui ne fait pas ses devoirs peut être vu de différentes manières: peut-être est-il simplement paresseux. Pas envie un jour ou deux pas de souci, pas envie tous les jours pendant plusieurs semaines, on ne peut pas laisser passer.

La paresse est un trait d’un type de personnalité. L’enfant paresseux pour ses devoirs et pas pour jouer une partie de jeu vidéo par exemple, a une façon de concevoir le travail à fournir comme une montagne infranchissable ou interminable. C’est-à-dire qu’il se focalise sur la quantité de choses à faire au lieu de se focaliser sur la tâche accomplie et la satisfaction que cela procure. C’est ce qu’on appelle la motivation de l’envahissement.  Les adultes procrastinateurs réfléchissent de cette manière. Cela ne se réduit donc pas à un simple manque de bonne volonté résolu par un “ mets-toi un bon coup de pied … et ça ira mieux ou ce sera fait!”.

Il se trouve que l’enfant qui ne fait systématiquement pas ses devoirs par peur de la masse de travail, peut apprendre à concevoir la tâche différemment, en plusieurs petites étapes par exemple et/ou en s’imaginant comment il se sentira quand c’est fini.

L’enfant qui ne fait plus ses devoirs et rien n’autre non plus, mérite qu’on lui prête attention et que l’on cherche à comprendre qu’est-ce qui le motive à pareil comportement.

La motivation à la résistance est une forme d’expression du sentiment d’impuissance. Lorsque les gens se sentent impuissants ils tentent de retrouver de leur puissance en résistant ou en s’opposant. Nous pouvons le vérifier dans les mouvements sociaux ou les rebellions syndicales. La grève est un exemple classique d’une façon de faire face à un sentiment d’impuissance, en groupe, de façon massive. L’acte de résistance donne un sentiment de pouvoir, de puissance et déclenche une montée de motivation égale au sentiment d’impuissance ressenti.

Un adolescent qui se sent impuissant, impuissant face à un système qui ne lui correspond pas, qu’il ne comprend pas, impuissant face à un système qui le domine, impuissant car il a le sentiment que le monde n’a que des attentes vis-à-vis de lui et que lui ne peut rien en demander, ne trouve souvent pas d’autres issues que la résistance. 

Immobilisé, in-mobilisable, il fait à son tour ressentir à son environnement, ses parents, ses professeurs, un sentiment d’impuissance.

Il retire de la réaction de son environnement, un sentiment de pouvoir; détrompons-nous: son sentiment est bien plus un sentiment d’avoir du pouvoir sur lui, dans le sens avoir le pouvoir de ne pas faire ce qu’on attend de lui, que d’avoir du pouvoir sur les autres.

Plus nous réagissons agressivement, plus nous montrons un comportement d’impuissance, plus nous le comfortons, à tort ! qu’il a raison de penser qu’il a du pouvoir constructif en se comportant ainsi.  

Il est alors de notre devoir d’éducateurs-parents-coachs, de lui montrer qu’il peut acquérir le pouvoir dont il a besoin et souhaite pour se construire et se positionner à son tour dans le monde des adultes, et de lui montrer qu’avec de bonnes stratégies, il trouvera sa place, celle qu’il désire, celle dans laquelle il se sentira à l’aise, entier, respecté et respectable.

Alors comment faire ?

  • Evitez de  nourrir ce sentiment d’impuissance en vous énervant ou en lui criant dessus. Car c’est votre propre impuissance que vous lui transmettez ET un faux sentiment de puissance que vous lui accordez.
  • Reprenez votre souffle, débarrassez-vous de la colère que vous ressentez face à votre impuissance.
  • Evitez les ordres : lève-toi, sors de la salle de bains, va te préparer. fais tes devoirs. Préférez la forme en  “je” : « j’aimerais que tu sortes de ton lit et que tu prépares pour aller à l’école ». « Maintenant j’aimerais que tu te lèves du canapé et que tu ailles faire tes devoirs ». » J’aimerais que tu cesses de râler et que tu laisses ton frère faire ses devoirs ».
  • Sortez de la pièce, de la chambre après votre demande. Vous lui laissez ainsi de l’espace et le choix d’obtempérer ou non. Rappelez-vous que votre enfant souhaite faire ses choix.
  • Rappeler les règles de la maison, les conséquences liées aux choix qu’il fait, le sens des choses: « si tu es trop malade pour aller à l’école tu ne devrais pas te sentir assez bien pour jouer aux jeux vidéos ».  « Si tu te sens trop fatigué pour faire tes devoirs tu ne devrais pas avoir la force de regarder la télévision ». « Je te rappelle que le temps des devoirs ici c’est de 16h30 -18h30 et que le temps de jeux vidéos est proportionnel au temps que t’as passé à faire tes devoirs. Pas de devoir pas de jeu ». Appliquez ce que vous dîtes, sans vous énerver.
  • N’en rajoutez pas. Laissez-le seul avec ses décisions. Cette distance lui permet de s’approprier les décisions. Vous me direz: ce n’est pas un choix. Et je vous répondrai oui s’en est un, même s’il est dirigé. L’enfant doit apprendre à faire des choix responsables. Ce n’est pas la même chose de choisir d’opter pour des stratégies de succès (j’étudie-je réussis vs je m’oppose-je me mets en difficulté) que de choisir son cadeau de Noël dans un grand magasin où j’ai l’embarras du choix.

Il est important qu’à partir d’un certain âge, dès qu’il comprend, au fur à mesure que ses besoins d’être humain s’enrichissent (besoin d’autonomie, besoin d’identification, besoin de différenciation) l’enfant fasse l’expérience de ses choix. Laissez-le donc expérimenter les conséquences, TOUTES les conséquences de ses choix, agréables comme moins agréables, . Laissez-le expérimenter l’échec à un test, une remontrance de l’enseignant. Laissez-le expérimenter votre fierté et votre joie du succès lié à son choix. 

Gardez à l’esprit que votre enfant a besoin d’apprendre donc qu’il a besoin que vous lui indiquiez non pas LE chemin mais LES chemins possibles vers la vie adulte.

  • Evitez A TOUT PRIX les menaces et jugements définitifs: « si tu ne bosses pas à l’école tu deviendras un vagabond, ou comme.. (quelqu’un de votre entourage qui est en difficultés financières), t’es même pas capable, t’arriveras à rien dans la vie, t’es qu’un feignant, si tu crois que c’est comme ça que tu vas réussir quelque chose dans la vie » (signifiant la même chose que: tu n’arriveras à rien), tu n’es pas digne d’être un (nom de famille), nous on a bossé pour réussir! 

Ces phrases blessent les enfants et les adolescents d’une façon qu’on imagine pas. Elles sont dites sous le coup de la colère, sous le sentiment d’impuissance parentale, mais elles sont prises dans leur sens premier par les enfants qui les encaissent comme des cailloux au fond de leur coeur. Lorsqu’elles sont répétées, elles deviennent des étiquettes auxquelles l’enfant finit par croire. Il adaptera alors son comportement pour y correspondre.

  • Prenez l’habitude de renforcer positivement l’effort, la réussite. Cependant laissez l’échec sans conséquence. 

L’échec montre seulement qu’on a pas choisi la bonne stratégie.

Optez pour des attitudes réconfortantes et renforçant la confiance en ses compétences

« En aucun cas tu es mauvais, incapable, stupide, pas à la hauteur etc. Le choix que tu as fait n’était simplement pas le plus adapté. Quel autre choix aurais-tu? « 

 

Encourager  le succès sans punir l’échec remotivera votre enfant au succès.

Par exemple: un moment spécial avec lui, elle, un supplément de temps de jeu, une sortie libre, quelque chose qui réjouit tout particulièrement votre enfant quand les efforts d’amélioration sont notoires.

Formulez comme un renforcement du sentiment de satisfaction plutôt que comme une récompense:

« wahou tes résultats sont supers cette semaine! T’en dis quoi? T’es super content ! Génial moi aussi. Que voudrais tu faire pour célébrer cela!

ATTENTION: les récompenses, comme les punitions amoindrissent la motivation; elles sont comme des relations « marchandes » du succès. Je réussis je suis « payé », je fais moins bien je ne reçois rien. Ce n’est pas ce que nous recherchons! Dans les moments difficiles comme dans les moments de réussite, il est important de renforcer les efforts fournis, et de noter la correlation possible entre efforts et résultats,

jusqu’à ce que la satisfaction de faire de son mieux redevienne la « récompense » naturelle. On parle de motivation intrinsèque.

Attention: ne pas formuler, « si tu me ramènes encore un D il n’y aura plus de sortie ».

Préférez: « souviens-toi, si ton carnet est bon cette semaine, samedi on va au bowling ».

Soyez clair dans vos propos et dans les limites fixées. afin d’éviter les : « oui mais tu avais dit etc… Pas de on verra, ça dépend ton carnet, ou alors au dernier moment: t’as fait un B oui mais toutes les autres notes sont très moyennes ». (De l’art de poser des limites)

comment remotiver un adolescent

Les pré-ado et adolescents qui utilisent la résistance pour manifester leurs sentiments d’impuissance sont souvent des enfants en manque de confiance en eux et en manque de compétences sociales et relationnelles.

Beaucoup de jeunes enfants dès le début de la scolarité se sentent pas en confiance ou pas à la hauteur face à leurs camarades plus “forts” qu’eux en classe. Ils choisissent alors la fuite ou la résistance pour ne pas faire face. « Si je n’ai pas fait mes devoirs, au moins c’est pas faux. Si je ne vais plus à l’école, on ne se moquera plus de moi ». Il est alors important de repérer ces craintes et d’apprendre à nos enfants à résoudre leurs problèmes, à affronter leurs craintes plutôt que les fuir. A parler aux gens plutôt que les éviter. D’où l’importance aussi d’avoir un bon “pont de communication” avec l’enseignant. (post précédent)

Faire face à la difficulté nécessite du courage. Accepter qu’on peut faire faux pour mieux apprendre nécessite de la confiance en soi. Faire face à son parent et à son professeur ou à son patron demande des compétences sociales, verbales.

Arrivé à l’âge de l’adolescence, ce sentiment d’incompétence prend parfois de telles proportions que le jeune décide de ne plus rien affronter.

Le langage défensif souvent utilisés par les adolescents ne fait que mettre en lumière leur manque de compétences de communication.

Il est alors important de leur signifier que vous êtes conscients de ses peurs et qu’elles sont vraies et légitimes. (empathie).

Ensuite il est important de le rassurer sur le fait que ses peurs sont surmontables et qu’il n’est pas tenu d’être parfait.

Rétablir ce dialogue rassurant, comme s’il, elle était redevenu petit(e) est le premier pas pour reprendre la confrontation avec l’extérieur: un patron, un enseignant, toute personne susceptible de lui apprendre ce qu’il ne sait pas encore pour atteindre ses rêves, ses désirs professionnels. 

Ils seront tout contents d’apprendre qu’il est possible d’établir un dialogue constructif avec un adulte, même lorsque, ce que cet adulte a à leur dire, ne fait pas forcément plaisir sur le moment.

Les enfants et les adolescents n’ont que les compétences relationnelles qu’ils ont appris.

Le plus tôt vous apprenez à vos enfants à faire face à leurs choix, aux problèmes, aux difficultés, le mieux ils sauront faire face à l’inconnu, à la nouveauté, aux nouvelles choses à apprendre pour devenir un adulte responsable et autonome.

Pour plus de pistes:

Aidez votre ado à avoir confiance en lui, Laurence Larabi, septembre 2015

Pour en apprendre plus:

Sentiments de pouvoir et d’impuissance, du point de vue de la thérapeutique primale, en considération de l’évolution du cerveau et du développement ontogénétique. Conférence par Esther Odermatt, thérapeute, St Gall, septembre 1999


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MHM

Enfants en opposition: stade normal de développement? Problème d’éducation ou trouble psychologique?

Enfants en opposition: stade normal de développement? Problème d’éducation ou trouble psychologique?

Cette semaine nous allons traiter le sujet délicat et si prenant pour les parents, de l’opposition chez l’enfant.

I.Phase du non

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Dès l’âge de 18 mois environ, l’enfant prend un certain pouvoir sur son environnement en général et sur son entourage en particulier: il marche et il parle. Deux compétences essentielles pour le début de l’autonomie et de l’affirmation de soi.

il commence à vouloir faire des choses par lui-même, il décide d’en faire sans demander d’aide; il s’impose dans ses désirs, peut se montrer intransigeant avec les autres enfants, faisant comme si tout était à lui; s’il a découvert vers 8-10 mois qu’il est un être différencié de sa maman et des autres membres de la famille, il en acquiert la conviction et commence à en comprendre les bénéfices.

C’est dans cette phase et jusqu’à presque 3 ans que l’enfant se met à dire non à tout! 

  • Il dit non à tout ce que vous lui demandez
  • Il répond par la négative à toutes les questions
  • Il refuse de s’assoir dans son siège auto
  • Il refuse de mettre ses chaussures
  • Il refuse de donner la main
  • Il refuse de mettre sa casquette alors que le soleil tape, de prendre le bain, de manger son assiette, d’aller au lit, de, de , de …… du matin au soir!!!

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La découverte de ce pouvoir qu’il peut avoir sur les adultes qui l’entourent, en particulier ses parents ou ses grands frères et soeurs peut vite devenir un enfer si on en comprend pas les tenants et aboutissants et donc qu’on ne sait pas comment y réagir.

  • Dire non lui permet de tester les réactions. Tester dans le sens expérimental, puis si les limites n’arrivent pas ou de manière irrégulière et incohérente, dans le sens “jusqu’où et pourquoi” Pourquoi parfois Maman se fâche et parfois pas; par essais répétitifs l’enfant essaye.
  • Dire non lui permet donc de comprendre les règles de conduite, les règles de communication avec ses parents.
  • Dire non permet à l’enfant de se situer dans le jeu relationnel des membres de sa famille et de se faire sa place.

Même si cette attitude répétitive devient très fatigante et irritante le mieux est de prendre cela avec recul, sachant que cela ne dure qu’un temps, pour autant bien sûr que les limites soient fixées. Oui mais comment ?

Extérieurement: 

  • Regardez toujours votre enfant pour ce qu’il est: un tout petit être humain en train d’apprendre.
  •  Acceptez qu’il a besoin de ces manifestations bruyantes pour passer au stade suivant, ça veut dire
  • Laissez le crier, s’énerver tout en sachant faire deux choses essentielles:
  • Confirmez et reconnaissez ses sentiments: je vois et je comprends que tu es en colère, cependant je ne changerai pas d’avis.
  • Ne vous laissez pas intimider par les regards désapprobateurs de gens lorsque vous êtes à l’extérieur. Ces regards ne sont pas vraiment des critiques; les gens se sentent mal à l’aise eux-mêmes par l’énergie dominatrice de l’enfant; ils cherchent juste à se débarrasser de ce sentiment désagréable et passent donc par vous! Dites-vous à ce moment: mon enfant apprend, l’important c’est ce que je lui enseigne pour son bien-être.
  • Dédramatisez et sachez parfois dire ok: non!

Intérieurement: 

  • Pensez avant de fixer une limite, au sens de votre limite puis n’en changez plus.
  • Départagez votre état émotionnel de celui de votre petit: sa colère n’est pas la vôtre. Il fait une montagne d’un rien: n’en bâtissez pas une autre en face de lui.
  • Restez calme, ce qu’il fait est normal; que vous vous mettiez à crier ne l’est pas. Quand l’agacement est trop fort
  • Prenez quelques minutes pour vous: demandez à votre conjoint de prendre le relais, allez à la salle de bains regardez-vous dans la glace et dites vous que ça va et rigolez avec vous-mêmes, regardez loin dehors et respirez profondément, entonnez votre chanson préférée, etc….

Avec votre enfant: 

  • Restez en contact avec votre enfant dans sa crise. Cela veut dire restez attentif à l’évolution, gardez une juste distance physique et émotionnelle avec lui, et lorsqu’il est calmé, 
  • Parlez avec lui, elle. 
  • Ne lui faites pas de reproche car il sort d’un moment éprouvant.
  • RECONNAISSEZ TOUJOURS son sentiment de colère, puis 
  • Expliquez lui les raisons de votre prise de décision avec douceur et bienveillance.
  • Différenciez votre état émotionnel du sien. Exemples: “ je ne suis pas en colère, je ne veux pas te mettre en colère; je dois juste te montrer ce que tu peux faire et ce que tu ne peux pas faire. Et là…… ça tu ne pouvais pas faire. Je ne peux pas accepter que tu me parles comme cela, que tu cries comme cela au magasin etc…
  • Exprimer des paroles visant à encourager, renforcer et apaiser. Je suis contente que tu te sentes mieux.   Je vois que tu comprends mieux et je suis très fier(e). Tu es un super petit garçon, une super petite fille. Je t’aime très fort. » etc

A éviter absolument: 

  • toute parole culpabilisante : « t’es  insupportable ! » (c’est vous qui ne supportez pas), « tu es méchant »: (il n’y aucun intention méchante dans le comportement du tout petit), tu m’énerves etc.
  • toute parole dévalorisante: à ton âge…ton frère ta soeur est plus gentil(le),  t’es qu’un bébé (eh ben oui c’est un bébé!)
  • les menaces: « tu vas voir quand papa va revenir » (met Papa dans une position de méchant potentiel et apprend à l’enfant à en avoir peur), « si tu n’arrêtes pas je t’en mets une… » etc. Même si vous ne le faites pas, votre ton et votre regard trahissent votre colère et effraye votre petit. Cela fragilise la relation au lieu de renforcer la confiance qu’il a en vous. 
  • les promesses de punition décalée dans le temps: « on ira pas à la piscine demain, tu n’auras pas de glace au dessert,  (de surcroit quand de toutes les manières vous ne les tenez pas)

Votre tout petit n’a aucun moyen de se projeter dans l’avenir. Ce qu’il vit, il le vit intensément et maintenant. Il ne fait aucun lien entre “être en colère maintenant” et “ne pas aller à la piscine demain.” C’est aussi saugrenu pour lui que si on vous disait “si vous ne vous calmez pas “(parce que vous êtes fâchés qu’on ouvre pas une caisse supplémentaire alors que la queue est longue comme pas possible,) quand vous aurez 40 ans (alors que vous avez 25) vous ne pourrez plus aller au cinéma. Cela n’a aucun sens ? Ridicule me direz-vous! Et bien ni plus ni moins que de menacer son petit de ne pas allez à la piscine demain après-midi parce que il ne veut pas mettre son pantalon ce matin. 

  • La contradiction entre parents: vous n’êtes pas d’accord avec votre conjoint(e) sur son attitude face à l’enfant en crise. Prenez votre mal en patience et discutez-en après, à l’écart de l’enfant. Trouvez des compromis sur les limites à fixer selon vos valeurs.

Partagez vos difficultés avec vos amis(ies)! Tout le monde passe par les mêmes moments. Cela déculpabilise de ne pas savoir comment arrêter “cela” et au final on trouve cela presque amusant. 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

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