5 étapes pour créer une collaboration parents-enseigants gagnante-gagnante

5 étapes pour créer une collaboration parents-enseigants gagnante-gagnante

 

Bien souvent les enseignants, comme les parents font appel l’un à l’autre QUE lorsque l’enfant présente une difficulté d’apprentissage compromettant sa réussite scolaire; ou lors de troubles du comportement récurrents qui mettant en péril l’ordre dans la classe. 

Soit le courant passe bien entre l’enseignant et le parent et la collaboration est un soutien pour l’enfant, soit les points de vue divergent, les émotions prennent le dessus, et la rencontre est un échec ou tout du moins n’apporte pas le résultat bénéfique escompté.

Le parent comme l’enseignant, ne se sentant pas entendu ou compris dans son propos, ne se sentant pas reçu dans ses inquiétudes, ou ses attentes, vont, tour à tour critiquer ou mal juger de la qualité de l’implication de l’un et  de l’autre auprès de l’enfant.

 

La confrontation ou l’évitement qui s’en suit va se faire au détriment de l’enfant.

 

Alors que se passe-t-il pour l’enfant? Que ressent-il? Qui fait quoi pour l’aider? Comment peut-il gérer le fait que son parent et son enseignant ne sont pas d’accord à son sujet, mais surtout se “chamaillent” à cause de lui.

 Le Dr Doug Haddad, spécialiste de l’Enfance à l’école, coach et mentor auprès des enseignants de l’école publique du Connecticut dit et affirme que,

 

Lorsque enseignants et parents sont unis, ils créent l’un des plus puissant partenariat qu’un enfant puisse avoir besoin. Doug Haddad.

 

Pour le Dr Haddad, les points clef de la bonne collaboration entre parents et enseignants, sont l’ouverture, l’intérêt du parent pour le programme et les objectifs des enseignants, le contact régulier entre parents et enseignants, même bref, l’intérêt de l’enseignant pour les observations des parents, la volonté de part et d’autre de mettre l’enfant et ses besoins en terme d’apprentissage et de tâches de développement au centre du programme scolaire.

 

1. Approcher l’enseignant,e de votre enfant le plus tôt possible

 Le plus tôt possible, c’est-à-dire dès la 1ère semaine, ou le 1er mois.

Faites sa connaissance comme vous feriez connaissance avec une, un collègue ou collaborateur. Vous allez ensemble accompagner votre enfant durant les 12 prochains mois dans sa tâche d’écolier, alors pourquoi le faire séparément ? Doug Haddad

 

2. Aborder l’enseignant(e) comme un(e) futur(e) allié(e) 

 Si l’enseignant(e) est « le Maître à bord » de sa classe avec son savoir et son “ savoir enseigner »,  (il),elle n’en reste pas moins un être humain comme vous, soucieux(se) de bien faire sa tâche, avec ses points forts, et ses vulnérabilités.

 Comme vous, il,elle a des doutes, des moments de découragements, de moments où il,elle a aussi besoin de soutien et de feedback lui signifiant comment les enfants vivent sa présence et son enseignement.

 Vous, vous êtes le parent, soucieux(se) du bien-être de votre enfant, qui venez avec des enjeux émotionnels que l’enseignant(e) n’a certes pas; cependant vous connaissez votre enfant dans des détails que l’enseignant(e) ne connaît pas et qui pourraient lui être utile de savoir pour mieux le,la comprendre.

L’espace où le parent et l’enseignant se rencontrent, c’est à la croisée de ces deux connaissances que vous avez ensemble de l’enfant: sa personnalité et ses particularités émotionnelles, (vous êtes le spécialiste) ses particularités d’apprentissage et de socialisation (l’enseignant est le professionnel spécialiste).

 

Abordez donc l’enseignant, comme le nouveau partenaire de développement de votre enfant. 

 

Présentez-vous, signifiez votre envie de collaborer dans l’éducation scolaire de votre enfant, son élève, et de votre disponibilité pour apporter des réponses à des questions qu’il,elle pourrait avoir au sujet de son élève, votre enfant dans le but de lui offrir les meilleures conditions d’apprentissage, de plaisir et de bien-être avant-pendant et après le temps scolaire.

 

3. Voyez quels sont les sujets sur lesquels vous en savoir plus pour mieux collaborer.

 

  • Les règles de conduites en classe (comme cela vous les connaissez et votre enfant sait que vous les connaissez)
  • Les exigences en matière de devoirs
  • Les points sur lesquels l’enseignant est peu flexible ou au contraire plus souple.

Puis de manière régulière, en quelques minutes intéressez-vous à un sujet crucial du temps scolaire: la socialisation de votre enfant, posez des questions:

  • comment le percevez-vous au sein de ses camarades?
  • comment se comporte-il?
  • comment réagit-il aux interactions avec les autres,
  • quelle place a-t-il, elle au sein des camarades, dans les activités en petits groupes, est-il accepté(e), acceptant(e), isolé(e) etc.
  • Intéressez-vous à son état émotionnel dominant: le,la  sentez-vous heureux(se) , confiant, (e), compétitrice(eur), soucieux, tendu(e), envahissant(e).

 

L’enseignant saura très bien vous répondre et vous dire si des situations particulières créent des émotions particulières chez votre enfant. Vous apprendrez des choses sur votre enfant qui pourront vous servir pour lui apprendre  à s’affirmer, à prendre confiance en lui, à laisser la place aux autres, à modérer son énergie.

 

  • Le programme de l’année ou du semestre, non pas pour le faire à l’avance ou pour vous insurger dès le moindre retard. Pour soutenir votre enfant lorsqu’il est en difficulté et l’aider à fixer de petits objectifs connaissant le grand (ce que les enseignants n’ont souvent pas le temps de faire)

 

  • Après quelques mois, intéressez-vous aux forces et aux points faibles observés par l’enseignant de votre enfant, tant dans le cadre des apprentissages académiques que dans les disciplines récréatives ou créatrices. Cela vous permettra d’échanger avec l’enseignant en quoi cela rejoint ce que vous savez de votre enfant et en quoi vous pouvez travailler au renforcement des zones plus vulnérables de votre enfant.

 

4. Si cette démarche vous semble difficile à faire, considérer les avantages à agir ainsi

  • Créer les fondations d’une relation parent-enfant collaborative plutôt qu’une collaboration réactive dépendante des évènements (malheureusement le plus souvent les négatifs)
  • Favoriser la pro-action des uns et des autres; l’enseignant, comme vous, serez plus enclin à communiquer au plus rapide une inquiétude ou un questionnement, plutôt que d’attendre que la situation soit arrivée à un point critique.
  • Communiquer à votre enfant un message positif: sa scolarité est importante pour vous, vous prenez  le temps nécessaire pour vous pré-occuper, tout au long de l’année de son bien-être à l’école. Et pas seulement quand cela ne va pas très bien. 
  • Créer un pont de communication pour votre enfant, entre son enseignant(e et vous-même.
  • Eviter de créer un fossé entre le monde de l’école et celui de la maison; les enfants pensent souvent qu’ils vaut mieux séparer les deux soit par peur des représailles, soit par crainte de décevoir le parent. Pendant ce temps, parents comme enseignants pensent que l’enfant communique et informe les uns les autres de ce qui se passe d’un côté, comme de l’autre.

L’interprétation est souvent: « s’il, elle ne raconte rien c’est que ça doit aller. » ou « L’institutrice me dira bien si il y a quelque chose qui ne va pas »;

Lors de la réunion de parents ou du carnet scolaire c’est la douche froide! Et le pire dans ce cas….c’est que le réflexe est de s’en prendre à l’enfant aussi: « pourquoi tu ne m’a rien dit ? »

 

5. Rencontrer l’enseignant(e) de façon régulière, même quelques minutes.

La régularité est signe d’engagement, tant pour votre enfant que pour l’enseignant(e). Ne vous transformez pas en parent inquisiteur, cela pourrait submerger l’enseignant,e qui finirait par angoisser à chaque fois qu’il vous voit arriver et de fait anéantir tous les effets positifs de la collaboration. Dough Haddad

Petit conseil: dès le début voyez avec l’enseignant,e quel moyen de communication il, elle préfère ainsi que les moments les plus propices: par téléphone, de vive voix, par email, plutôt avant la classe, plutôt après, plutôt sur rendez-vous etc.

 

Comme avec nos enfants, mieux le cadre est clair et établi pour tout le monde, plus on évite les écueils des incompréhensions, des attentes non satisfaites et des insatisfactions qui en découlent. 

 

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MH

Punitions? Conséquences? Que faut-il croire?

Punitions? Conséquences? Que faut-il croire?

Un bon comportement n’est pas “magique”! Si certains enfants sont plus “faciles” que d’autres, savoir adapter son comportement est une compétence ou plutôt l’ensemble de 3 compétences. Dr James Lehmann, Spécialiste des questions de l’Enfance et Adolescence avec trouble de l’opposition

(suite…)

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

Une des clefs du succès de la bonne relation entre parent et enfant est la qualité de l’écoute des parents. Les enfants parlent beaucoup et ce n’est pas toujours évident d’être à 100% à l’écoute. Notre niveau de vigilance dépend également de notre état de fatigue, de notre état mental, des différentes préoccupations qui nous taraudent sur le moment et bien souvent de notre propre état émotionnel.

 

 

Maman écoute

Papa écoute attentivement

 

Aucun parent se doit d’être attentif à 100% le 100% du temps. Par contre prendre de bonnes habitudes d’écoute favorise le développement de l’enfant et construit la relation entre parents et enfants sur des bases solides. (suite…)

5 astuces pour gérer le stress de la rentrée scolaire: spécial enfants hyper actifs

5 astuces pour gérer le stress de la rentrée scolaire: spécial enfants hyper actifs

Ce post est dédié à toutes les mamans qui se sentent angoissées et/ou démoralisées à l’idée de la rentrée scolaire avec leur enfant dit « hyper-actif » ou en difficulté face aux exigences du rythme de l’école.

Pour beaucoup de parents d’enfants souffrant de difficultés d’apprentissage ou du syndrome d’hyper-activité, la rentrée scolaire sonne comme le retour à des scènes dont ils sortiraient bien; un peu à l’image de Bill Murray qui, dans le film Un jour sans fin, voit à chaque réveil sa “plus mauvaise journée” recommencer inlassablement, sans que personne autour de lui semble se rendre compte de son calvaire.

Peut-être est-ce vite dit, mais cette nouvelle rentrée scolaire n’a pas forcément besoin d’être une répétition des autres années. Et si c’était plutôt une chance de commencer différemment avec votre enfant afin que lui (ou elle) puisse vivre une année plus positive et plus productive.

 

Dans ce seul objectif je partage avec vous ici quelques conseils d’un spécialiste de l’enfance en difficulté d’apprentissage et de comportement, lui-même père d’un jeune garçon diagnostiqué hyper- actif: Dr Robert Myers, Université de Californie (pour ceux qui lisent l’anglais vous y trouverez des articles très intéressants)

1.Fixer quelques objectifs et récompenses pour l’année dès la rentrée. 

Fixer des buts raisonnables à atteindre pour l’année scolaire, ou pour une fraction de l’année (trimestre) donne le ton, comme un signal de départ vers quelque chose de tangible. C’est pour tous une manière de baliser le temps comme un chemin à parcourir. Cela clarifie les attentes pour tous: parents comme enfants.

Petits buts=grandes réussites! Grands buts=grands échecs!

Ces objectifs sont tournés vers des tâches petites pour vous, à réussir par votre enfant: Exemple: être prêt à l’heure, s’habiller sans crier, rester assis pendant toute la durée du petit-déjeuner, être couché à l’heure fixée.

Le mieux est de faire l’exercice pour toute la famille pour ne pas stigmatiser l’enfant en difficulté, et pour donner plus d’efficacité à toute la famille. En effet fixer des buts à atteindre vous oblige en tant que parent à fixer les stratégies nécessaires pour que ces buts soient atteints. Car c’est bien là le désir de tous. Relever les challenges et recevoir les récompenses qui y sont attribuées même si pour vous parents, le plus important sont les progrès effectués! C’est là votre récompense à vous!!

D’expérience les enfants se prêtent avec bonheur à la mise en place d’objectifs. Les enfants créent les leurs et vous verrez qu’ils sont plus prêt que vous imaginez à s’auto-challenger. Ainsi la fratrie deviendra support les uns des autres, de l’enfant en difficulté en particulier. Pour autant que vous véhiculiez un esprit de soutien et non de compétition. (cf: les phrases qu’on ne devrait pas dire à nos enfants).

Mon conseil: fixez-vous un objectif à atteindre devant vos enfants afin qu’ils voient que vous aussi vous avez des efforts à fournir et que vous n’êtes pas parfaits. Cela leur insufflera la valeur de “la remise en question tout au long de la vie”, et du “je peux toujours m’améliorer même grand et adulte”. Faites le spontanément comme eux le font. Sans discours, sans blabla. Cette solidarité familiale va renforcer vos liens, vous en serez les premiers surpris.

Dr Myers préconise les récompenses car les enfants hyper-actifs ou oppositionnels ne répondent que très mal voir pas du tout aux conséquences pour mauvais comportement. Par contre, la récompense augmente sa motivation à se surpasser. 

L’idée idéale serait d’abandonner un maximum de conséquences, au profit d’une éducation par renforcement positif. Ainsi il est important que vous cibliez les choses, les endroits, les activités, les sensations que votre enfant aime particulièrement.

La récompense doit à la fois

  • baisser le stress de l’effort consenti,
  • encourager l’enfant à recommencer ses efforts, et lui
  • démontrer ses capacités à faire de mieux en mieux.

Il ne s’agit pas ici de récompenses matérielles, mais bien d’une activité, d’un privilège à effet de renforcement positif. ( aller courir en criant, jouer à un jeu, faire quelque chose qu’il, elle adore faire, le plus souvent dans le mouvement puisque sa difficulté majeur est de canalisé son énergie et sa concentration).

2. Décidez d’une routine matinale et d’après-midi avant le début de l’école. 

Comme vu dans un  post précédent sur les astuces pour éviter le stress matinal,

  • Etablissez des routines simples et efficaces. Répétitives et consistantes.
  • Etablissez- les en tenant compte des difficultés majeures de votre enfant afin de les contourner; utiliser ses compétences pour créer un maximum d’effet de sentiment de réussite et d’efficacité chez lui.

Exemples:

  • le pire est de s’habiller?: préparez les habits avec lui le soir avant.
  • Il (elle) aime préparer son bol de céréales?: missionnez-le sur cette tâche. Et tant pis si la table pourrait aussi boire du lait…

La planification de l’après école est capitale avec des enfants avec troubles de l’attention. Ils sont souvent plus fatigués que les autres, (mentalement, moralement); une structuration claire et répétitive du temps les aidera à canaliser leur énergie anarchique. 

Attention à ne pas avoir trop d’attentes cependant à rester ferme sur les routines. 

L’après école comporte: le goûter, les devoirs, les jeux (extérieurs ou intérieurs), le bain, le repas du soir, les rituels d’avant coucher, le coucher. (Cf: Les temps forts de la journée).

Bien structurés, ces moments sont bénéfiques pour toute la famille. 

Dr Mayer, comme bien d’autres spécialistes, soulignent l’importance du repas pris en famille autour de la table pour consolider la communication et les liens. 

Mon conseil: le plus intensivement vous êtes avec vos enfants dans ces 3 moments clef (devoirs, repas, rituels de coucher), le plus de temps vous aurez pour vous. En effet, appuyés dans ces moments, les enfants auront plaisir à jouer de manière autonome, d’aller se brosser les dents comme des grands, et,le plus important, iront se coucher dans la sérénité).

3.Rencontrez l’enseignant(e) de votre enfant dès le début de l’année scolaire. 

Si l’enseignant(e) connait la problématique de votre enfant parce qu’il est dans une classe spéciale ou un programme sur mesure, prenez rendez-vous pour voir avec l’enseignant(e) les objectifs à fixer pour votre enfant, afin que vous puissiez y travailler ensemble ou tout du moins avoir une idée claire sur quoi votre enfant va devoir concentrer ses efforts.Vous pouvez par la même occasion partager les objectifs que vous avez fixés à la maison ( ceux qui concernent l’école). L’enfant se sentira ainsi soutenu sur les mêmes points par l’enseignant(e) et son parent.
Si l’enseignant ne connaît pas la problématique de votre enfant et que vous ne souhaitez pas lui en faire par directement, annoncez-vous simplement comme parent préférant connaître d’entrée les attentes de l’enseignant(e) (sur les devoirs principalement). Habilement tentez de savoir si l’enseignant(e) est plutôt très basée règles-performances ou bien-être-apprentissage. Cela vous permettra de mieux soutenir votre enfant dans le comportement attendu.

Ce n’est pas parce que l’enfant est diagnostiqué hyper-actif que le monde doit tourner autour de lui ou elle. Par contre il(elle) aura besoin d’apprendre comment gérer le monde qui l’entoure avec ses spécificités de personnalité. Ou comment gérer ses spécificités comportementales dans le(s) monde(s) qui l’entoure. 

4. Etablissez avec votre enfant un programme de devoirs en fonction de ce que vous avez appris de l’enseignant(e). 

Une fois que vous connaissez les exigences de l’enseignant(e) vous pouvez consentir d’une routine d’après école, avec votre enfant.Dr Mayer insiste sur le fait que l’enfant hyper actif a besoin d’apprendre à aller jusqu’au bout de ce qu’il fait. Ainsi trouver un rythme, une méthode, pour que votre enfant, à défaut de faire tous ses devoirs, aille au bout d’un exercice, d’une tâche. 

Exemple: prévoir un temps d’étude (16h00-17h00) avec des breaks toutes les 15 min (sablier).
Mon conseil: L’important est de trouver un système qui préserve tout le monde, vous et vos nerfs également. Les devoirs ne doivent jamais devenir un terrain de bagarre entre les enfants et les parents. Au besoin, faire venir un tiers: répétiteur ou autre soutien.

5. Faites tout pour planifier un moment récréatif journalier avec votre enfant. 

Cela paraîtra certainement le point le plus difficile. La plupart des parents, Mamans comme Papas, jonglent toute la journée entre leurs activités professionnelles, les activités des enfants, les trajets divers, les tâches liées à l’entretien de la famille et de la maison. La course s’arrête bien souvent que lorsque vous êtes sur le point d’aller vous coucher.

Mon conseil: Ce moment de loisir ne doit pas être long mais régulier, vécu avec joie, et intention de faire plaisir à votre enfant ET à vous. Même 15 min, si elles sont partagées à contre coeur ou parce qu’il le faut, elles paraîtront une éternité pour vous et insignifiante pour votre enfant. Par contre vécu intensément, avec engagement émotionnel, ce petit quart d’heure sera une bouffée d’énergie pour vous et la sensation d’être super important pour votre enfant; suffisamment pour qu’il ait l’impression que vous prenez beaucoup de temps pour  lui (elle).

Dans la situation des enfants en difficulté de comportement ou d’apprentissage, ces moments intenses avec le parent représentent des parenthèses dans lesquelles ils ne doivent rien prouver, durant lesquelles ils ont juste le droit d’être comme ils sont; il y est donc important de choisir une activité qu’il (elle) aime particulièrement.

Le Dr Myers insiste: la rentrée scolaire ne doit pas mettre en veille ces moments. Ni pour les enfants, ni pour vous. L’ anxiété est une réaction à nos peurs. Dans la situation de la rentrée scolaire la peur est liée à l’inconnue (comment cela va-t-il se passer) amplifiée par la peur du passé ( est-ce que cela va recommencer comme l’année passée).

Le meilleur moyen de supporter l’anxiété est de confronter la situation angoissante et de développer une stratégie qui débouche sur une expérience positive. Répéter la stratégie tant qu’elle fonctionne; ne la révisez qu’au besoin. Robert Myers

Conseil du Dr Myers:

Prenez un jour à la fois. Prenez du temps, des moments pour vous-mêmes, pour vous relaxer pendant la journée. Appréciez chaque moment agréable avec votre enfant « spécial » même s’ils sont courts. Cela recharge vos batteries et re-programme votre cerveau à la joie d’être avec votre enfant. En finalité cela vous aide à renouveler votre plaisir et votre joie d’être parent de manière générale et de cet enfant là, en particulier.   Dr. R. Myers

Dans un prochain post, je partagerai quelques méthodes simples pour baisser la pression et le stress rapidement à n’importe quel moment de la journée.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

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