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Tabs, Smartphones, Jeux vidéos, comment gérer, comment limiter

Tabs, Smartphones, Jeux vidéos, comment gérer, comment limiter

Sous beaucoup de sapins, le Père Noël a déposé un écran ou 2 ou 3…

Si la surprise (ou pas) a certainement été largement appréciée, il se pourrait que pour plusieurs d’entre vous, les questions et les tensions soient apparues durant les jours suivants.

L’école a repris, le trimestre d’hivers est long, les enfants vont moins jouer dehors et vous vous demandez peut-être comment réduire le temps que votre enfant passe avec son écran.

Si la question n’est pas tout à fait encore un problème pour les plus jeunes, elles se posent sérieusement pour les 10-13 ans et devient carrément un problème digne des grandes négociations internationales avec les adolescents.

excèsecrans

Pour la génération qui a grandi sans technologie, et je posais cette question au repas du Réveillon:

« Je me demande quel objet nous tenait tellement à coeur qu’on aurait hurlé comme si on nous arrachait un bras et la tête en même temps, lorsqu’on nous le confisquait ». Alors que les adultes ont ri et apprécié de replonger dans les souvenirs, les adolescents présents, ont alors levé les yeux de leur écran, (ce qui me prouve que la question était hautement appropriée et intéressante!)  pour nous lancer un… »mais c’est quoi votre problème avec la technologie! Si vous trouvez cela si inquiétant, pourquoi vous y êtes autant accros que cela! « 

Et voilà la question et sa réponse dans la même phrase.

L’ambivalence est bien présente et c’est bien cela qui rend cette question le plus souvent épineuse. (suite…)

Devons-nous laisser croire à nos enfants que le Père Noël existe? 

Devons-nous laisser croire à nos enfants que le Père Noël existe? 

Depuis de nombreuses années je suis confrontée à cette question chaque mois de décembre.

Indirectement et directement.

Directement lorsque les parents me posent la question ou que j’observe et écoute des enfants en parler.

Indirectement lorsque je vois la surabondance de notre côté de la planète et la misère sociale et affective qui y est liée.

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Les parents: cela va de ceux qui en parlent presque vulgairement : « t’ façon ce sont que des c…rien  que pour nous faire dépenser de l’argent, moi j’vois pas pourquoi mon gamin devrait croire à ça »; à ceux qui mettent un soin presque obsessionnel à organiser la venue du dit Père Noël,  à rendre la période magique et pleine de mystères, ou à tout faire pour obtenir une photo du petit avec le dit Bonhomme habillé en rouge au Super Marché.  (suite…)

Punitions? Conséquences? Que faut-il croire?

Punitions? Conséquences? Que faut-il croire?

Un bon comportement n’est pas “magique”! Si certains enfants sont plus “faciles” que d’autres, savoir adapter son comportement est une compétence ou plutôt l’ensemble de 3 compétences. Dr James Lehmann, Spécialiste des questions de l’Enfance et Adolescence avec trouble de l’opposition

(suite…)

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

12 attitudes parentales pour avoir une magnifique écoute avec son enfant

Une des clefs du succès de la bonne relation entre parent et enfant est la qualité de l’écoute des parents. Les enfants parlent beaucoup et ce n’est pas toujours évident d’être à 100% à l’écoute. Notre niveau de vigilance dépend également de notre état de fatigue, de notre état mental, des différentes préoccupations qui nous taraudent sur le moment et bien souvent de notre propre état émotionnel.

 

 

Maman écoute

Papa écoute attentivement

 

Aucun parent se doit d’être attentif à 100% le 100% du temps. Par contre prendre de bonnes habitudes d’écoute favorise le développement de l’enfant et construit la relation entre parents et enfants sur des bases solides. (suite…)

Les économistes démontrent l'importance de la santé émotionnelle dans l'enfance

Les économistes démontrent l'importance de la santé émotionnelle dans l'enfance

 La santé émotionnelle dans l’enfance est la clef pour le bonheur dans le futur. Richard Layard

 

Lord Richard Layard

Lord Richard Layard

 

C’est l’émérite professeur  d’économie de Londres, Lord Richard Layard qui l’affirme. :

L’argent, le succès et les bonnes études sont moins bien importantes que la santé émotionnelle pour ressentir de la satisfaction dans sa vie adulte.

Richard Layard  et ses collègues de la London School of Economics’Center for Economic Performance, (LSE), ont conduit des recherches sur le Bien-être ou le sentiment d’accomplissement et de satisfaction à l’âge adulte. Leurs conclusions sont sans appel:

la santé émotionnelle dans l’enfance est de loin plus importante pour leur niveau de satisfaction à l’âge adulte que n’importe quel autre facteur comme l’accomplissement de grandes études avant 25 ans, ou la réussite professionnelle et sociale. 

Les auteurs évaluent la qualité de la santé émotionnelle d’un enfant sur la base de l’analyse d’une série de facteurs internes au début de la vie; ils prennent en compte également les personnes qui ont subi ont subis des traumas, et leurs effets co-latéraux comme: la peur, l’énurésie, les troubles du sommeil et de l’alimentation, la fatigue.

L’étude avait pour but de contester l’hypothèse de base de la politique éducative des dernières années prétendant que la réussite scolaire est plus importante que toute autre chose pour la réussite de la vie adulte. L’ancien secrétaire de l’éducation Michael Gove (2010-2014)  avait, se basant sur cette conviction, avait ordonné aux écoles britanniques de se concentrer en priorité sur le contenu et les résultats, sur l’excellence, au détriment des questions dites “périphériques” telles que le développement moral, social et culturel des enfants.

Son successeur Nicky Morgan (depuis 2015) s’est lancé comme challenge politique d’inverser cette tendance.

La question centrale de l’étude est donc: qu’est-ce qui prédit une vie réussie ? 

A cet effet les chercheurs ont choisi une population de 9000 personnes nées en 1970 dans un laps de temps de 3 semaines. (nés entre le 1 et le 21 de même mois), représentatifs de la population britannique actuelle.

Cette population cible a été suivie; il leur a été demandé de remplir un questionnaire sur leurs sentiments de satisfaction de  leur vie, sur des tranches de leur vie allant de  5-7 ans (découpage correspondant à des cycles de vie).   Ils ont été également invités à évaluer leur degré de satisfaction de vie ou sentiment de bonheur à certains moments  clefs de leur vie. (obtention du diplôme, mariage, premier enfant, séparation, premier emploi etc)

Parallèlement les chercheurs ont analysé certains facteurs-indicateurs susceptibles de déterminer le niveau de satisfaction (sentiment de bien-être) appelés prédicteurs,  comme le revenu, la réussite scolaire, l’emploi, la place dans la hiérarchie, le fait d’avoir ou non eu des démêlés avec la justice, leur situation amoureuse, leur état de santé physique, et/ou émotionnelle. Ils ont croisé ces réponses (valeurs données par les questionnés)  avec des facteurs décrits par les psychologues comme influençant le développement de l’enfant: le contexte socio-culturel de l’enfant, les capacités d’apprentissage, la santé physique, la santé émotionnelle, autrement dit le climat émotionnel de la famille dans laquelle ils ont grandi.

Leurs résultats sont édifiants et sans appel: le revenu explique seulement 1% de la variation de satisfaction de la vie de la population cible (représentative de la population de Grande_Bretagen) contre 16% d’incidence de la santé émotionnelle.

Ainsi c’est démontré par les chiffres: l’argent ne peut pas vraiment vous offrir le bonheur, même s’il peut y contribuer.

Ces résultats ont été comme on l’imagine, controversés notamment par tous ceux qui ne savent que peu comment aborder la question de l’équilibre et de la santé émotionnels et de fait ne voient pas comment ce facteur pourrait être intégré dans la réussite en général et la satisfaction en particulier.

Malgré des résistances, car il n’est jamais facile d’admettre que des choses qu’on considérait comme des valeurs fondamentales sont erronées, le mouvement vers un changement de vision est déclenché.

David Cameron, premier ministre actuel,  a déclaré:

Il est temps d’admettre qu’il y a plus que l’argent dans la vie, et qu’il est temps que nous nous focalisions non plus seulement sur le PIB mais également sur le GWB (General well being en anglais) le BEG, le bien être général. 

Ainsi, ce qu’on pourrait appeler l’économie du bien-être ou du bonheur, (non pas en terme d’en faire l’économie mais bien de créer une économie qui en tienne compte) est maintenant une discipline qui fait son chemin, gagne en respect, et qui commence a réellement influencer les politiciens.

Alors comment imaginer qu’un changement dans la vie des enfants d’aujourd’hui pourrait changer l’économie de demain?  Comment prouver que une meilleure santé émotionnelle dans la vie des gens nés en 1970 aurait eu une incidence sur la qualité de leur vie aujourd’hui et sur l’économie actuelle ? C’est la question la plus souvent posées par les plus réfractaires à ces résultats.

La prétention des chercheurs ne va pas si loin. Leur but était simplement de démontrer que, dans la population de Grandes Bretagne, où le niveau social connaît de grandes variations, mais surtout où le niveau économique moyen est loin d’être satisfaisant, les gens ont évoqué la santé émotionnelle dans leur enfance et actuelle comme un facteur important de leur degré de bonheur, bien avant leur niveau économique ou leur réussite sociale et professionnelle (avérée ou souhaitée).

De loin le plus important prédicteur de la satisfaction de la vie adulte est la santé émotionnelle vécue dans l’enfance et prolongée dans la vie adulte. Nous constatons que la performance intellectuelle dans l’enfance est le prédicteur de l’enfance le moins significatif d’une vie adulte satisfaisante. Richard Layard

Il paraît dès lors réellement possible et plausible que une génération d’enfants éduqués avec bienveillance, bénéficiant d’une bonne santé émotionnelle pourrait créer une nouvelle génération d’adultes plus heureux, plus positifs, plus confiants,  plus libres dans leur créativité, plus tournés les uns vers les autres, et par conséquent également plus sensibles à la condition de l’ensemble qu’à la condition individuelle.

Une telle génération pourrait très probablement représenter une grande économie, à terme, sur les finances publiques et créer un monde économique visant la satisfaction plutôt que l’accumulation. Richard Layard

Combien de générations faudra-t-il? Peu importe, pourvu que  ce monde auquel nous aspirons de plus en plus aujourd’hui, finisse par prendre forme et finalement exister.

J’ai trouvé intéressant de partager cet article ici, afin d’encourager les parents et les enseignants d’aujourd’hui à accorder une importance primordiale à l’équilibre émotionnel de leurs enfants avant d’insister sur la réussite scolaire, sportive ou encore d’apparaître comme les meilleurs parents du monde aux yeux des autres en croyant répondre aux standards.  Gardant bien à l’esprit que la première favorise la seconde.

Ne nous leurrons pas les uns les autres: chacun, une fois à la maison se pose les mêmes questions: suis-je vraiment un bon parent? Cela se voit-il sur mes enfants? Mes enfants sont-ils des indicateurs du bon parent que je suis?

Qu’il soit bien noté ici que je n’ai pas dit qu’il n’était pas important de réussir à l’école, de faire ses devoirs, d’encourager ses enfants à apprendre, donc à étudier. L’important étant de donner le meilleur de soi-même dans tout ce que qui est fait.

Lire l’article original en anglais

Partagez sans modération, l’article ainsi que  vos sentiments par rapport à ce sujet.

Comment remotiver un enfant qui  ne veut plus rien faire

Comment remotiver un enfant qui ne veut plus rien faire

Motivation et démotivation. Même comportement exprimant des choses différentes.

Votre enfant semble démotivé pour tout: se lever le matin, se préparer, aller à l’école, mettre la table, ranger ses affaires, faire ses devoirs, aller au foot, aller chez les grands parents qu’il adore, même aller chercher son voisin.  Les 2 seules choses pour lesquelles il semble motivé: jouer aux jeux vidéos et vérifier l’état du frigo.

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Vos sollicitations, que vous soyez mielleux, ou que vous essayez la méthode “voix de G.I”  rien n’y fait! Votre enfant semble s’être transformé en un morceau de tissu de la même couleur que le canapé; de plus il parle mal, quand il parle! la plupart du temps ses phrases ressemblent à un grognement que même le chien n’arrive pas à comprendre. Exaspéré vous hésitez entre l’ignorer totalement et finalement l’emmener chez l’empailleur car au moins ça donnerait un sens à son immobilisme.

Ce que vous ne savez pas, c’est que votre enfant a une GRANDE motivation dans ces moments là: celle de résister. C’est sa façon à lui, à elle, de prendre le contrôle. non sur vous-mêmes, mais sur son monde, sur sa réalité.

Il désire commencer de faire les choses à SA manière et non selon le protocole imposé (routines journalières, devoirs imposés, obligations familiales etc). Ne sachant pas comment s’y prendre, comment communiquer ses frustrations, sa gêne peut-être ou encore son impuissance, ses sentiments d’échec, il choisit de s’immobiliser et de résister.

Un enfant qui ne fait pas ses devoirs peut être vu de différentes manières: peut-être est-il simplement paresseux. Pas envie un jour ou deux pas de souci, pas envie tous les jours pendant plusieurs semaines, on ne peut pas laisser passer.

La paresse est un trait d’un type de personnalité. L’enfant paresseux pour ses devoirs et pas pour jouer une partie de jeu vidéo par exemple, a une façon de concevoir le travail à fournir comme une montagne infranchissable ou interminable. C’est-à-dire qu’il se focalise sur la quantité de choses à faire au lieu de se focaliser sur la tâche accomplie et la satisfaction que cela procure. C’est ce qu’on appelle la motivation de l’envahissement.  Les adultes procrastinateurs réfléchissent de cette manière. Cela ne se réduit donc pas à un simple manque de bonne volonté résolu par un “ mets-toi un bon coup de pied … et ça ira mieux ou ce sera fait!”.

Il se trouve que l’enfant qui ne fait systématiquement pas ses devoirs par peur de la masse de travail, peut apprendre à concevoir la tâche différemment, en plusieurs petites étapes par exemple et/ou en s’imaginant comment il se sentira quand c’est fini.

L’enfant qui ne fait plus ses devoirs et rien n’autre non plus, mérite qu’on lui prête attention et que l’on cherche à comprendre qu’est-ce qui le motive à pareil comportement.

La motivation à la résistance est une forme d’expression du sentiment d’impuissance. Lorsque les gens se sentent impuissants ils tentent de retrouver de leur puissance en résistant ou en s’opposant. Nous pouvons le vérifier dans les mouvements sociaux ou les rebellions syndicales. La grève est un exemple classique d’une façon de faire face à un sentiment d’impuissance, en groupe, de façon massive. L’acte de résistance donne un sentiment de pouvoir, de puissance et déclenche une montée de motivation égale au sentiment d’impuissance ressenti.

Un adolescent qui se sent impuissant, impuissant face à un système qui ne lui correspond pas, qu’il ne comprend pas, impuissant face à un système qui le domine, impuissant car il a le sentiment que le monde n’a que des attentes vis-à-vis de lui et que lui ne peut rien en demander, ne trouve souvent pas d’autres issues que la résistance. 

Immobilisé, in-mobilisable, il fait à son tour ressentir à son environnement, ses parents, ses professeurs, un sentiment d’impuissance.

Il retire de la réaction de son environnement, un sentiment de pouvoir; détrompons-nous: son sentiment est bien plus un sentiment d’avoir du pouvoir sur lui, dans le sens avoir le pouvoir de ne pas faire ce qu’on attend de lui, que d’avoir du pouvoir sur les autres.

Plus nous réagissons agressivement, plus nous montrons un comportement d’impuissance, plus nous le comfortons, à tort ! qu’il a raison de penser qu’il a du pouvoir constructif en se comportant ainsi.  

Il est alors de notre devoir d’éducateurs-parents-coachs, de lui montrer qu’il peut acquérir le pouvoir dont il a besoin et souhaite pour se construire et se positionner à son tour dans le monde des adultes, et de lui montrer qu’avec de bonnes stratégies, il trouvera sa place, celle qu’il désire, celle dans laquelle il se sentira à l’aise, entier, respecté et respectable.

Alors comment faire ?

  • Evitez de  nourrir ce sentiment d’impuissance en vous énervant ou en lui criant dessus. Car c’est votre propre impuissance que vous lui transmettez ET un faux sentiment de puissance que vous lui accordez.
  • Reprenez votre souffle, débarrassez-vous de la colère que vous ressentez face à votre impuissance.
  • Evitez les ordres : lève-toi, sors de la salle de bains, va te préparer. fais tes devoirs. Préférez la forme en  “je” : « j’aimerais que tu sortes de ton lit et que tu prépares pour aller à l’école ». « Maintenant j’aimerais que tu te lèves du canapé et que tu ailles faire tes devoirs ». » J’aimerais que tu cesses de râler et que tu laisses ton frère faire ses devoirs ».
  • Sortez de la pièce, de la chambre après votre demande. Vous lui laissez ainsi de l’espace et le choix d’obtempérer ou non. Rappelez-vous que votre enfant souhaite faire ses choix.
  • Rappeler les règles de la maison, les conséquences liées aux choix qu’il fait, le sens des choses: « si tu es trop malade pour aller à l’école tu ne devrais pas te sentir assez bien pour jouer aux jeux vidéos ».  « Si tu te sens trop fatigué pour faire tes devoirs tu ne devrais pas avoir la force de regarder la télévision ». « Je te rappelle que le temps des devoirs ici c’est de 16h30 -18h30 et que le temps de jeux vidéos est proportionnel au temps que t’as passé à faire tes devoirs. Pas de devoir pas de jeu ». Appliquez ce que vous dîtes, sans vous énerver.
  • N’en rajoutez pas. Laissez-le seul avec ses décisions. Cette distance lui permet de s’approprier les décisions. Vous me direz: ce n’est pas un choix. Et je vous répondrai oui s’en est un, même s’il est dirigé. L’enfant doit apprendre à faire des choix responsables. Ce n’est pas la même chose de choisir d’opter pour des stratégies de succès (j’étudie-je réussis vs je m’oppose-je me mets en difficulté) que de choisir son cadeau de Noël dans un grand magasin où j’ai l’embarras du choix.

Il est important qu’à partir d’un certain âge, dès qu’il comprend, au fur à mesure que ses besoins d’être humain s’enrichissent (besoin d’autonomie, besoin d’identification, besoin de différenciation) l’enfant fasse l’expérience de ses choix. Laissez-le donc expérimenter les conséquences, TOUTES les conséquences de ses choix, agréables comme moins agréables, . Laissez-le expérimenter l’échec à un test, une remontrance de l’enseignant. Laissez-le expérimenter votre fierté et votre joie du succès lié à son choix. 

Gardez à l’esprit que votre enfant a besoin d’apprendre donc qu’il a besoin que vous lui indiquiez non pas LE chemin mais LES chemins possibles vers la vie adulte.

  • Evitez A TOUT PRIX les menaces et jugements définitifs: « si tu ne bosses pas à l’école tu deviendras un vagabond, ou comme.. (quelqu’un de votre entourage qui est en difficultés financières), t’es même pas capable, t’arriveras à rien dans la vie, t’es qu’un feignant, si tu crois que c’est comme ça que tu vas réussir quelque chose dans la vie » (signifiant la même chose que: tu n’arriveras à rien), tu n’es pas digne d’être un (nom de famille), nous on a bossé pour réussir! 

Ces phrases blessent les enfants et les adolescents d’une façon qu’on imagine pas. Elles sont dites sous le coup de la colère, sous le sentiment d’impuissance parentale, mais elles sont prises dans leur sens premier par les enfants qui les encaissent comme des cailloux au fond de leur coeur. Lorsqu’elles sont répétées, elles deviennent des étiquettes auxquelles l’enfant finit par croire. Il adaptera alors son comportement pour y correspondre.

  • Prenez l’habitude de renforcer positivement l’effort, la réussite. Cependant laissez l’échec sans conséquence. 

L’échec montre seulement qu’on a pas choisi la bonne stratégie.

Optez pour des attitudes réconfortantes et renforçant la confiance en ses compétences

« En aucun cas tu es mauvais, incapable, stupide, pas à la hauteur etc. Le choix que tu as fait n’était simplement pas le plus adapté. Quel autre choix aurais-tu? « 

 

Encourager  le succès sans punir l’échec remotivera votre enfant au succès.

Par exemple: un moment spécial avec lui, elle, un supplément de temps de jeu, une sortie libre, quelque chose qui réjouit tout particulièrement votre enfant quand les efforts d’amélioration sont notoires.

Formulez comme un renforcement du sentiment de satisfaction plutôt que comme une récompense:

« wahou tes résultats sont supers cette semaine! T’en dis quoi? T’es super content ! Génial moi aussi. Que voudrais tu faire pour célébrer cela!

ATTENTION: les récompenses, comme les punitions amoindrissent la motivation; elles sont comme des relations « marchandes » du succès. Je réussis je suis « payé », je fais moins bien je ne reçois rien. Ce n’est pas ce que nous recherchons! Dans les moments difficiles comme dans les moments de réussite, il est important de renforcer les efforts fournis, et de noter la correlation possible entre efforts et résultats,

jusqu’à ce que la satisfaction de faire de son mieux redevienne la « récompense » naturelle. On parle de motivation intrinsèque.

Attention: ne pas formuler, « si tu me ramènes encore un D il n’y aura plus de sortie ».

Préférez: « souviens-toi, si ton carnet est bon cette semaine, samedi on va au bowling ».

Soyez clair dans vos propos et dans les limites fixées. afin d’éviter les : « oui mais tu avais dit etc… Pas de on verra, ça dépend ton carnet, ou alors au dernier moment: t’as fait un B oui mais toutes les autres notes sont très moyennes ». (De l’art de poser des limites)

comment remotiver un adolescent

Les pré-ado et adolescents qui utilisent la résistance pour manifester leurs sentiments d’impuissance sont souvent des enfants en manque de confiance en eux et en manque de compétences sociales et relationnelles.

Beaucoup de jeunes enfants dès le début de la scolarité se sentent pas en confiance ou pas à la hauteur face à leurs camarades plus “forts” qu’eux en classe. Ils choisissent alors la fuite ou la résistance pour ne pas faire face. « Si je n’ai pas fait mes devoirs, au moins c’est pas faux. Si je ne vais plus à l’école, on ne se moquera plus de moi ». Il est alors important de repérer ces craintes et d’apprendre à nos enfants à résoudre leurs problèmes, à affronter leurs craintes plutôt que les fuir. A parler aux gens plutôt que les éviter. D’où l’importance aussi d’avoir un bon “pont de communication” avec l’enseignant. (post précédent)

Faire face à la difficulté nécessite du courage. Accepter qu’on peut faire faux pour mieux apprendre nécessite de la confiance en soi. Faire face à son parent et à son professeur ou à son patron demande des compétences sociales, verbales.

Arrivé à l’âge de l’adolescence, ce sentiment d’incompétence prend parfois de telles proportions que le jeune décide de ne plus rien affronter.

Le langage défensif souvent utilisés par les adolescents ne fait que mettre en lumière leur manque de compétences de communication.

Il est alors important de leur signifier que vous êtes conscients de ses peurs et qu’elles sont vraies et légitimes. (empathie).

Ensuite il est important de le rassurer sur le fait que ses peurs sont surmontables et qu’il n’est pas tenu d’être parfait.

Rétablir ce dialogue rassurant, comme s’il, elle était redevenu petit(e) est le premier pas pour reprendre la confrontation avec l’extérieur: un patron, un enseignant, toute personne susceptible de lui apprendre ce qu’il ne sait pas encore pour atteindre ses rêves, ses désirs professionnels. 

Ils seront tout contents d’apprendre qu’il est possible d’établir un dialogue constructif avec un adulte, même lorsque, ce que cet adulte a à leur dire, ne fait pas forcément plaisir sur le moment.

Les enfants et les adolescents n’ont que les compétences relationnelles qu’ils ont appris.

Le plus tôt vous apprenez à vos enfants à faire face à leurs choix, aux problèmes, aux difficultés, le mieux ils sauront faire face à l’inconnu, à la nouveauté, aux nouvelles choses à apprendre pour devenir un adulte responsable et autonome.

Pour plus de pistes:

Aidez votre ado à avoir confiance en lui, Laurence Larabi, septembre 2015

Pour en apprendre plus:

Sentiments de pouvoir et d’impuissance, du point de vue de la thérapeutique primale, en considération de l’évolution du cerveau et du développement ontogénétique. Conférence par Esther Odermatt, thérapeute, St Gall, septembre 1999


N’hésitez pas à laisser vos commentaires.

MHM