10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

10 Comportements A Améliorer Pour Etre Un Parent Positif

C’est parti pour 2019!

Sans en faire des résolutions, je vous offre ici, 10 comportements auxquels vous pouvez prêter attention en 2019 de façon plus soutenue,

afin d’améliorer ou de maintenir votre relation avec vos enfants.

Nul besoin d’en faire une résolution. Encore moins de se promettre de les respecter les 10 à la fois et chaque jour

Les Fêtes sont derrière nous, le rythme du quotidien professionnel et scolaire a repris.

Pour beaucoup, comme une tradition, quelques résolutions ont été prises pour faire de 2019 une encore meilleure année que 2018.

Je vous propose de les noter et les coller sur votre frigo;

même encore mieux, de les avoir écrits séparément dans différents endroits comme, le miroir de la salle de bain, votre bureau, votre page d’accueil de votre ordinateur ou téléphone portable; cela vous aidera à vous en souvenir.

Faites le point régulièrement sur l’évolution des comportements sur lesquels vous avez le plus à vous concentrer pour vous améliorer.

Ainsi, pas besoin de vous promettre quoique ce soit.

Les lire vous invitera à le faire, ou à réaliser que peut-être certains jours, vous avez quelque peu négligé l’un ou l’autre de ces comportements.

Peu importe les raisons, l’important c’est de s’en rendre compte, de l’accepter et de réajuster.

1. Compatir plus souvent 

Se sentir compris et entendu baisse instantanément la tension ou reboost la motivation. Cela fonctionne pour chacun de nous et tout particulièrement pour les enfants.

Ansi chaque fois que votre enfant est frustré, ou fâché pour une quelconque raison, essayez de compatir avant d’agir:

oui je sais que c’est ennuyant, je vois que t’es fatigué, je suis sûre que tu préférerais jouer

Cependant (éviter les mais qui annulent ce que vous venez de dire), c’est l’heure de faire tes devoirs, tu ne peux pas taper ton frère pour autant, j’aimerais que etc…

Compatir = se mettre dans les chaussures de l’autre, même si pour nous mêmes, le problème n’est pas aussi important qu’il l’est pour l’enfant.

Parfois en tant que parent on se dit: il n’y a rien de dramatique, il n’y a pas de raison de pleurer, ou encore: je n’en demande pas tant…

Pour les enfants les choses sont différentes.

Et si juste ces 3 petits mots: je comprends que, permet d’éviter la crise alors pourquoi s’en priver.

2. Dire ce qu’ils peuvent faire plutôt que ce qu’il ne peuvent pas faire.

Si cela demande un petit effort mental de la part de l’adulte, il est bien plus efficace d’exprimer une demande sous la forme positive que sur la forme négative.

Ainsi:

  • ne lâche pas l’assiette devient, tient la très fort,
  • ne sautez pas sur le canapé, sautez sur le tapis, ou encore jouons à un autre jeu,
  • n’utilise pas ton téléphone pendant le repas, laisse ton téléphone dans ta poche,
  • on ne tape pas, utilise tes mots, etc…

La conséquence directe de la formulation positive est qu’elle donne des indications ce par quoi on peut remplacer le comportement, et évite la réaction négative du cerveau, liée à l’interdiction.

Si je vous dis:

« restez dans les limites de la vitesse indiquée c’est plus prudent« , votre cerveau réagit différemment que si je vous dis:

« ne dépassez les limitations de vitesse sinon…« .

Faites l’exercice entre adultes et voyez ce que vous pourriez formuler sur la forme positive plutôt que sous la forme d’une négation.

3. Les faire rire tous les jours

Le rire c’est la santé.

Le rire a des effets relaxants et libérateurs de stress insoupçonnés. Il existe même des thérapie par le rire où les personnes vont se réunir une fois par semaine pour des séances de rire.

Si les enfants semblent pleurer beaucoup et facilement, ils rient tout autant et tout autant facilement.

Les faire rire les aident à dépasser leurs frustrations, et surtout les font se sentir heureux et connectés à eux-mêmes et à la personne qui les fait rire.

A pratiquer sans modération.

4. Dire oui! plus souvent

Il semble que beaucoup de parents ont de la peine à dire non.

Et pourtant… observez sur une période de 24 heures le nombre de fois que vous avez dit non:

  • « non pas maintenant,
  • non pas aujourd’hui,
  • non il n’y pas de raison,
  • non je ne crois pas,
  • non tu peux pas,
  • non de… non mais j’y crois pas, non tu ne vas pas recommencer,
  • non je t’ai déjà dit,
  • non pas la dessus,
  • non pas comme ça….« 

Essayons:

  • « oui, dès que j’ai fini;
  • oui je comprends que tu sois pressé de le faire aujourd’hui, veux-tu m’expliquer pourquoi?,
  • oui c’est très cool de ta part de vouloir m’aider… « 
  • oui, je t’aime…

Il est important aussi de savoir parfois dire oui, à des choses pour lesquelles nous aurions tendance à dire non,

parce que cela ne nous arrange pas sur le moment, ou que les conséquences de notre oui pourraient être contraignantes pour nous ou…

encore que nous pensons que ce que l’enfant demande n’est pas “de bon ton” ou pas dans les “règles que nous nous sommes fixées”.

Relire à cet effet l’article ICI

Un oui concédé là où l’on pensait non, peut se solder par des comportements ultra positifs et des oui spontanés! à nos demandes là où d’habitude on récolte des nons systématiques

5. Passer du temps privilégié chaque jour avec chaque enfant

Le temps est un cadeau qui n’a aucun égal et qui laisse des sentiments profonds d’appartenance et de valorisation.

Les enfants plus que tout au monde, désirent passer du temps avec leurs parents.

Faut-il que ce temps soit intense dans le sens que l’enfant sente que nous sommes pleinement avec eux.

Du temps privilégié est du temps où l’enfant se sent entier, le plus important à vos yeux, où il se sent apprécié quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise.

Ces temps peuvent être passés à jouer, à danser, à discuter, à les laisser s’exprimer comme ils le veulent, sans restriction ni règle contraignante; ces moments peuvent être aussi plus calmes, à les écouter vous raconter leurs histoires, à les bercer.

Le petit détail qui fait toute la différence: ils sont maîtres du moment.

Cela construit chez eux la notion de confiance qu’ils ont le droit d’être ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent être sans être retenus, punis, ou encore jugés.

La seule chose que le parent cadre dans ces moments particuliers est la durée et bien sûr, la sécurité.

15-20 minutes par jour, comme un rituel, et de préférence en individuel 1-1 parent- enfant.

6. Utiliser votre “bouton pause” et criez moins

Crier ou de s’énerver est le signal que vous donnez (à vous) et à vos enfants que vous avez cédez à la lutte de pouvoir.

Le meilleur et seul moyen de l’éviter est d’utiliser le “bouton pause” et de respirer.

Comme un bouton d’alarme pour vous: “SOS gestion de mes émotions” dites vous intérieurement:

« je m’arrête, je prends une grande respiration, je me recentre sur la réalité, il n’y a pas de danger, ni d’urgence, juste de la fatigue, des frustrations, du stress « .

Puis vous reprenez le cours des évènements, que lorsque vous avez suffisamment de calme en vous pour gérer la situation.

7. Eteindre vos écrans lorsque vous êtes avec eux

Les écrans sont devenus des amis “incrustés” dans les familles.

Ils sont partout avec nous, tout le temps, ont toujours quelque chose à nous communiquer et allez savoir pourquoi, tout est toujours prioritaire…

Il est important que nous sachions nous détacher de cette habitude lorsque nous sommes avec les enfants, ne serait-ce que pour modéliser l’art d’être en bonne communication.

Rien n’est plus frustrant que de devoir partager l’attention de l’autre avec un écran.

8. Aller au grand air avec vos enfants

Sortir et se dépenser au grand air a pour conséquences de baisser les tensions, libérer les stress et les colères,

Régénérer en oxygène l’ensemble de l’organisme, augmente la faculté de concentration, et rapproche les personnes qui font l’activité ensemble.

Toute la famille en tirera des bénéfices.

9. Autoriser les émotions, limiter les comportements

Dans les crises on perçoit d’abord les comportements qu’on essaye dès lors de contrôler. Rappelons-nous que tout comportement inadéquat est généré par une émotion “négative”. Le plus les émotions sont exprimées le moins elles sont traduites en comportements.

  • « Tu as le droit d’être en colère, tu peux le montrer autrement qu’en frappant ton frère.
  • « C’est normal que tu sois déçue, je ne peux pas te laisser être impolie avec moi ».

C’est ce qu’on appelle mettre des limites avec empathie.

Vous reconnaissez et autorisez l’émotion, vous limitez l’expression de ces mêmes émotions à des comportements acceptables.

10. Laisser une plage “temps pour moi” sur les plannings

On ne prend bien soin des autres, que lorsque l’on prend bien soin de soi.

En tant que parents cela veut dire que vous ne pouvez bien gérer toutes les variations et variantes émotionnelles et comportementales de vos enfants que si vous prenez soin de vous.

Rechargez vous-mêmes: en repos, en énergie émotionnelle positive, en relations affectives et sociales ressourçantes, en réalisations personnelles, hobbies, ou passe-temps.

Devenir parent signifie se consacrer pleinement, pas se sacrifier pleinement.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

5 astuces pour gérer le stress de la rentrée scolaire: spécial enfants hyper actifs

5 astuces pour gérer le stress de la rentrée scolaire: spécial enfants hyper actifs

Ce post est dédié à toutes les mamans qui se sentent angoissées et/ou démoralisées à l’idée de la rentrée scolaire avec leur enfant dit « hyper-actif » ou en difficulté face aux exigences du rythme de l’école.

Pour beaucoup de parents d’enfants souffrant de difficultés d’apprentissage ou du syndrome d’hyper-activité, la rentrée scolaire sonne comme le retour à des scènes dont ils sortiraient bien; un peu à l’image de Bill Murray qui, dans le film Un jour sans fin, voit à chaque réveil sa “plus mauvaise journée” recommencer inlassablement, sans que personne autour de lui semble se rendre compte de son calvaire.

Peut-être est-ce vite dit, mais cette nouvelle rentrée scolaire n’a pas forcément besoin d’être une répétition des autres années. Et si c’était plutôt une chance de commencer différemment avec votre enfant afin que lui (ou elle) puisse vivre une année plus positive et plus productive.

 

Dans ce seul objectif je partage avec vous ici quelques conseils d’un spécialiste de l’enfance en difficulté d’apprentissage et de comportement, lui-même père d’un jeune garçon diagnostiqué hyper- actif: Dr Robert Myers, Université de Californie (pour ceux qui lisent l’anglais vous y trouverez des articles très intéressants)

1.Fixer quelques objectifs et récompenses pour l’année dès la rentrée. 

Fixer des buts raisonnables à atteindre pour l’année scolaire, ou pour une fraction de l’année (trimestre) donne le ton, comme un signal de départ vers quelque chose de tangible. C’est pour tous une manière de baliser le temps comme un chemin à parcourir. Cela clarifie les attentes pour tous: parents comme enfants.

Petits buts=grandes réussites! Grands buts=grands échecs!

Ces objectifs sont tournés vers des tâches petites pour vous, à réussir par votre enfant: Exemple: être prêt à l’heure, s’habiller sans crier, rester assis pendant toute la durée du petit-déjeuner, être couché à l’heure fixée.

Le mieux est de faire l’exercice pour toute la famille pour ne pas stigmatiser l’enfant en difficulté, et pour donner plus d’efficacité à toute la famille. En effet fixer des buts à atteindre vous oblige en tant que parent à fixer les stratégies nécessaires pour que ces buts soient atteints. Car c’est bien là le désir de tous. Relever les challenges et recevoir les récompenses qui y sont attribuées même si pour vous parents, le plus important sont les progrès effectués! C’est là votre récompense à vous!!

D’expérience les enfants se prêtent avec bonheur à la mise en place d’objectifs. Les enfants créent les leurs et vous verrez qu’ils sont plus prêt que vous imaginez à s’auto-challenger. Ainsi la fratrie deviendra support les uns des autres, de l’enfant en difficulté en particulier. Pour autant que vous véhiculiez un esprit de soutien et non de compétition. (cf: les phrases qu’on ne devrait pas dire à nos enfants).

Mon conseil: fixez-vous un objectif à atteindre devant vos enfants afin qu’ils voient que vous aussi vous avez des efforts à fournir et que vous n’êtes pas parfaits. Cela leur insufflera la valeur de “la remise en question tout au long de la vie”, et du “je peux toujours m’améliorer même grand et adulte”. Faites le spontanément comme eux le font. Sans discours, sans blabla. Cette solidarité familiale va renforcer vos liens, vous en serez les premiers surpris.

Dr Myers préconise les récompenses car les enfants hyper-actifs ou oppositionnels ne répondent que très mal voir pas du tout aux conséquences pour mauvais comportement. Par contre, la récompense augmente sa motivation à se surpasser. 

L’idée idéale serait d’abandonner un maximum de conséquences, au profit d’une éducation par renforcement positif. Ainsi il est important que vous cibliez les choses, les endroits, les activités, les sensations que votre enfant aime particulièrement.

La récompense doit à la fois

  • baisser le stress de l’effort consenti,
  • encourager l’enfant à recommencer ses efforts, et lui
  • démontrer ses capacités à faire de mieux en mieux.

Il ne s’agit pas ici de récompenses matérielles, mais bien d’une activité, d’un privilège à effet de renforcement positif. ( aller courir en criant, jouer à un jeu, faire quelque chose qu’il, elle adore faire, le plus souvent dans le mouvement puisque sa difficulté majeur est de canalisé son énergie et sa concentration).

2. Décidez d’une routine matinale et d’après-midi avant le début de l’école. 

Comme vu dans un  post précédent sur les astuces pour éviter le stress matinal,

  • Etablissez des routines simples et efficaces. Répétitives et consistantes.
  • Etablissez- les en tenant compte des difficultés majeures de votre enfant afin de les contourner; utiliser ses compétences pour créer un maximum d’effet de sentiment de réussite et d’efficacité chez lui.

Exemples:

  • le pire est de s’habiller?: préparez les habits avec lui le soir avant.
  • Il (elle) aime préparer son bol de céréales?: missionnez-le sur cette tâche. Et tant pis si la table pourrait aussi boire du lait…

La planification de l’après école est capitale avec des enfants avec troubles de l’attention. Ils sont souvent plus fatigués que les autres, (mentalement, moralement); une structuration claire et répétitive du temps les aidera à canaliser leur énergie anarchique. 

Attention à ne pas avoir trop d’attentes cependant à rester ferme sur les routines. 

L’après école comporte: le goûter, les devoirs, les jeux (extérieurs ou intérieurs), le bain, le repas du soir, les rituels d’avant coucher, le coucher. (Cf: Les temps forts de la journée).

Bien structurés, ces moments sont bénéfiques pour toute la famille. 

Dr Mayer, comme bien d’autres spécialistes, soulignent l’importance du repas pris en famille autour de la table pour consolider la communication et les liens. 

Mon conseil: le plus intensivement vous êtes avec vos enfants dans ces 3 moments clef (devoirs, repas, rituels de coucher), le plus de temps vous aurez pour vous. En effet, appuyés dans ces moments, les enfants auront plaisir à jouer de manière autonome, d’aller se brosser les dents comme des grands, et,le plus important, iront se coucher dans la sérénité).

3.Rencontrez l’enseignant(e) de votre enfant dès le début de l’année scolaire. 

Si l’enseignant(e) connait la problématique de votre enfant parce qu’il est dans une classe spéciale ou un programme sur mesure, prenez rendez-vous pour voir avec l’enseignant(e) les objectifs à fixer pour votre enfant, afin que vous puissiez y travailler ensemble ou tout du moins avoir une idée claire sur quoi votre enfant va devoir concentrer ses efforts.Vous pouvez par la même occasion partager les objectifs que vous avez fixés à la maison ( ceux qui concernent l’école). L’enfant se sentira ainsi soutenu sur les mêmes points par l’enseignant(e) et son parent.
Si l’enseignant ne connaît pas la problématique de votre enfant et que vous ne souhaitez pas lui en faire par directement, annoncez-vous simplement comme parent préférant connaître d’entrée les attentes de l’enseignant(e) (sur les devoirs principalement). Habilement tentez de savoir si l’enseignant(e) est plutôt très basée règles-performances ou bien-être-apprentissage. Cela vous permettra de mieux soutenir votre enfant dans le comportement attendu.

Ce n’est pas parce que l’enfant est diagnostiqué hyper-actif que le monde doit tourner autour de lui ou elle. Par contre il(elle) aura besoin d’apprendre comment gérer le monde qui l’entoure avec ses spécificités de personnalité. Ou comment gérer ses spécificités comportementales dans le(s) monde(s) qui l’entoure. 

4. Etablissez avec votre enfant un programme de devoirs en fonction de ce que vous avez appris de l’enseignant(e). 

Une fois que vous connaissez les exigences de l’enseignant(e) vous pouvez consentir d’une routine d’après école, avec votre enfant.Dr Mayer insiste sur le fait que l’enfant hyper actif a besoin d’apprendre à aller jusqu’au bout de ce qu’il fait. Ainsi trouver un rythme, une méthode, pour que votre enfant, à défaut de faire tous ses devoirs, aille au bout d’un exercice, d’une tâche. 

Exemple: prévoir un temps d’étude (16h00-17h00) avec des breaks toutes les 15 min (sablier).
Mon conseil: L’important est de trouver un système qui préserve tout le monde, vous et vos nerfs également. Les devoirs ne doivent jamais devenir un terrain de bagarre entre les enfants et les parents. Au besoin, faire venir un tiers: répétiteur ou autre soutien.

5. Faites tout pour planifier un moment récréatif journalier avec votre enfant. 

Cela paraîtra certainement le point le plus difficile. La plupart des parents, Mamans comme Papas, jonglent toute la journée entre leurs activités professionnelles, les activités des enfants, les trajets divers, les tâches liées à l’entretien de la famille et de la maison. La course s’arrête bien souvent que lorsque vous êtes sur le point d’aller vous coucher.

Mon conseil: Ce moment de loisir ne doit pas être long mais régulier, vécu avec joie, et intention de faire plaisir à votre enfant ET à vous. Même 15 min, si elles sont partagées à contre coeur ou parce qu’il le faut, elles paraîtront une éternité pour vous et insignifiante pour votre enfant. Par contre vécu intensément, avec engagement émotionnel, ce petit quart d’heure sera une bouffée d’énergie pour vous et la sensation d’être super important pour votre enfant; suffisamment pour qu’il ait l’impression que vous prenez beaucoup de temps pour  lui (elle).

Dans la situation des enfants en difficulté de comportement ou d’apprentissage, ces moments intenses avec le parent représentent des parenthèses dans lesquelles ils ne doivent rien prouver, durant lesquelles ils ont juste le droit d’être comme ils sont; il y est donc important de choisir une activité qu’il (elle) aime particulièrement.

Le Dr Myers insiste: la rentrée scolaire ne doit pas mettre en veille ces moments. Ni pour les enfants, ni pour vous. L’ anxiété est une réaction à nos peurs. Dans la situation de la rentrée scolaire la peur est liée à l’inconnue (comment cela va-t-il se passer) amplifiée par la peur du passé ( est-ce que cela va recommencer comme l’année passée).

Le meilleur moyen de supporter l’anxiété est de confronter la situation angoissante et de développer une stratégie qui débouche sur une expérience positive. Répéter la stratégie tant qu’elle fonctionne; ne la révisez qu’au besoin. Robert Myers

Conseil du Dr Myers:

Prenez un jour à la fois. Prenez du temps, des moments pour vous-mêmes, pour vous relaxer pendant la journée. Appréciez chaque moment agréable avec votre enfant « spécial » même s’ils sont courts. Cela recharge vos batteries et re-programme votre cerveau à la joie d’être avec votre enfant. En finalité cela vous aide à renouveler votre plaisir et votre joie d’être parent de manière générale et de cet enfant là, en particulier.   Dr. R. Myers

Dans un prochain post, je partagerai quelques méthodes simples pour baisser la pression et le stress rapidement à n’importe quel moment de la journée.

L’EQUILIBRE FAMILIAL EST A LA PORTEE DE TOUS

MHM

Petits mensonges et Cie

Petits mensonges et Cie

Les-enfants-menti

Après avoir lutté avec lui  dans ses comportements parfois usants, voilà que votre adorable petit bonhomme qui a grandi, va à l’école et discute comme un grand avec vous pour votre plus grand plaisir, se met à vous mentir avec un aplomb qui vous déconcerte.

Si les premières distorsions de la réalité apparaissent vers l’âge de 4 ans, le mensonge sur des faits réels et vérifiables arrivent pour beaucoup de parents avec l’âge de la scolarité.

Votre enfant passe une partie de sa journée sans votre compagnie, avec d’autres personnes avec qui il doit “dealer” : la maîtresse, les camarades de classe, les animateurs de l’accueil de jour, les copains du quartier… Bref votre enfant est confronté à des tas de situations différentes tout au long de la journée.

Tant que tout va bien, aucune raison pour vous de soupçonner que votre tête blonde est capable de faire des choses qu’il tente de vous cacher ou de vous livrer sous un autre éclairage que la vérité.

Le profond sentiment de blessure et d’impuissance ressenti par le parent qui découvre pour la première fois que son enfant a menti est souvent vécu comme un tournant dans le relation. Certains parents le vivent très mal et comme une atteinte à leur personne, comme un ébranlement de tout ce en quoi il a cru jusque là.  La remise en question et la culpabilisation prennent le relai du sentiment de tristesse: qu’est-ce que j’ai fait de faux, (sous-entendu, j’étais tellement sûr de cultiver la confiance mutuelle), qu’est-ce j’ai loupé, (sous-entendu ; qu’est-ce que je n’ai pas vu chez mon enfant pour qu’il choisisse de me cacher des choses).

Tous ces sentiments sont normaux et légitimes. Cependant l’important est de ne pas en rester là et de voir comment gérer cette nouvelle réalité.

Laissons donc ces sentiments négatifs et douloureux pour essayer de comprendre ce qui se passe réellement.

Tout d’abord: que se passe-t-il dans le développement de l’enfant entre 7-11 ans ?

C’est une période qu’on appelle aussi l’âge de latence ou l’âge de raison. Petit à petit l’enfant sort de son égocentrisme pour s’intéresser aux autres et aux choses qui l’entourent. Il a une activité physique et mentale intense. Il aime faire des grands discours comme s’il s’écoutait être capable de parler comme les adultes. Son imagination déborde et est alimentée par ce qu’il apprend à l’école, par le contact avec les amis du quartier mais aussi les jeux, les jeux vidéos, les livres, les revues, la télévision etc. En mesure de faire des liens dans leurs connaissances, de développer des logiques, les enfants sont capables de s’inventer des histoires à mi-chemin entre la réalité et des mondes imaginaires incroyables.

Vers 7-8 ans l’enfant acquiert également de nouvelles facultés sociales: il s’intègre à un groupe, il s’en approprie les règles et les partage; c’est l’âge où il expérimente la solidarité, où il dénonce la triche, le mensonge. Puis vers 9 ans il commence de se soucier de ce les autres pensent de lui, comprend les enjeux d’être leader ou au contraire d’être l’exclu. Il va s’atteler à être du “bon côté » du groupe.

Vers 10 ans il commence à se détacher de ses parents; c’est-à-dire qu’il ne ressent plus le besoin de savoir où ils sont ou ce qu’ils font. Les enfants sont alors capables de passer des journées ensemble notamment en vacances sans jamais s’inquiéter de l’absence ou de la présence de leurs parents. C’est l’âge où il développe une véritable vie sociale en dehors de sa famille : il commence à partager de choses avec d’autres qu’il ne partage pas avec ses parents, des petits secrets entre amis, des histoires qu’il choisit de garder pour lui; il peut aussi s’attacher à un coach sportif par exemple et laisser son parent en dehors de cette relation. Le coach devient alors la référence au grand damne du parent qui se sent dépossédé de son rôle de conseiller.

Dans cette période l’enfant suit de manière plus consciente les discussions des adultes et perçoit aussi que parfois, ces derniers ont recours à une certaine distorsion de la vérité …

C’est dans ce contexte d’activité mentale et sociale intense que l’ enfant va formuler ses premiers mensonges.

Le mensonge est une stratégie de communication que tout le monde utilise. C’est que le mensonge a différents rôles que le petit humain découvre très tôt.

  • Eviter les conséquences de ses actes (punitions)
  • Affirmer sa personnalité
  • Protéger ceux qu’on aime

Une étude menée au Canada démontre que 60% des filles et des garçons de 6-8 ans mentent occasionnellement et 20% fréquemment.

La psychologue clinicienne, psychothérapeute Dana Castro, auteure de “ Petits silences, petits mensonges”* préconise de laisser ce droit à l’enfant: “c’est le considérer comme une personne à part entière, singulière et vraie qui va interagir avec ses parents”

Chez les plus jeunes (4-5 ans) il s’agit plus d’affabulations, de faire preuve de créativité pour décrire la réalité selon leur imagination que de vrais mensonges (tordre volontairement et consciemment les faits).

Ainsi des petits sont capables de raconter que leurs parents font des choses inouïes et impensables (mon Papa il porte sa voiture comme ça, au-dessus de la tête, ou désignant son père: c’est pas mon Papa) ou alors ils  racontent des exploits dont ils sont les héros. Le problème c’est que parfois cela peut porter à confusion et mener à des situations désagréables si on  prend ces récits au pied de la lettre, sans vérifier ce qui paraît bizarre.
Toutes ces affabulations servent à l’enfant à construire sa relation aux autres, à tester l’impact qu’ils peuvent avoir sur les adultes, et sur leurs paires; la découverte de ce pouvoir est la découverte d’un espace de liberté dont ils vont user à tort (et à travers) si le parent n’est pas là pour la canaliser sans la briser.

Entre 5-10 ans le mensonge, en tant que acte conscient, consistant à transformer l’information, est un moyen pour l’enfant de gérer une situation inconfortable, de tenter de se soustraire aux conséquences de ses actes, ou d’éviter de faire face à ses émotions du moment.  L’enfant utilise également le petit mensonge rapide pour éviter de parler plus longuement ou de garder quelque chose pour lui. 

Alors comment réagir face au mensonge?

  • Commencer par se rappeler que l’enfant ne cherche pas à vous blesser ou à vous déstabiliser: cela vous fait mal certes, et c’est votre enfant qui est en position de déstabilisation: il doit rendre des comptes de quelque chose dont il n’est pas fier.
  • Envisager cette échange comme un moment d’apprentissage pour votre enfant plutôt qu’une confrontation avec vous. Observez ses gestes, son ton de voix, son regard et mesurez son désarroi, sa gêne, sa lutte pour garder la face. Nul besoin de vous emporter il, elle est déjà assez mal comme cela. 

Si vous savez pertinemment qu’il, qu’elle vous ment, faites lui part de votre surprise et dites lui ce que vous savez et comment vous l’avez su, mais continuez de laisser le dialogue ouvert: « ah bon? T’es sûr de ce que tu me racontes là? »  L’enfant va entrer dans une phase de justification qui est le meilleur indice du mensonge.  Alors continuez:  » ah bon parce que j’ai discuté avec ta maîtresse pendant que tu discutais avec ta copine et elle m’a dit que …. » S’il persiste dans son mensonge:

  • Reconnaissez son sentiment de crainte, de malaise ou de fierté: « je comprends que tu sois inquiet des conséquences que tu risque d’avoir » ou « je comprends que tu ne sois pas très à l’aise là … ou encore  » je comprends que c’est pas facile d’admettre que tu as fait un truc pas terrible »
  • Confirmez que vous savez que sa version n’est pas la vérité et que vous lui laissez un moment pour réfléchir à comment il pourrait rétablir la vérité pour se sentir moins mal.
  • Créez un climat de confiance: vous n’êtes pas fâché, ni déçu, (c’est à lui-même qu’il fait du tort) mais vous n’acceptez pas: ni le mensonge, ni ce qu’il a fait; vous êtes à l’aise avec l’idée que le mensonge doit avoir une conséquence.

Exemple: « je ne suis pas fâché contre toi que tu ne puisses pas dire la vérité, tu comprends cependant que je ne peux pas accepter et que comme tu te l’imagines il y aura une conséquence. Alors quand tu es prêt on en discute et on règle cette histoire. En attendant on retourne à nos activités, toi tu fais tes devoirs, moi je prépare le dîner. »

S’il, elle se fâche ou tente de recommencer à se justifier, dites lui calmement que vous n’entrez plus dans aucune discussion si ce n’est pas pour dire la vérité. Et vaquez à vos occupations.

Lorsque votre enfant est décidé à vous raconter ce qu’il c’est réellement passé, écoutez-le puis questionnez le sur ses sentiments, sur les sentiments qu’il l’ont poussé à d’abord raconter un mensonge ainsi que sur ce qu’il elle ressent maintenant qu’il, elle a dit la vérité. Cela l’aidera à comprendre sa stratégie et à ressentir dans quel état ça le met.

  • Reconnaissez ses efforts et la fierté que vous ressentez. 
  • Rappelez- lui qu’il y a quand même des conséquences et faites lui en part. (de manière proportionnée).
  • Lorsqu’il a fait ce que vous attendiez de lui, d’elle, remerciez-le, remerciez-la, et terminez l’histoire. “ merci pour tes efforts, ça me fait plaisir de voir que tu as compris. On en reste là pour cette histoire? OK Give me 5 ou s’il est encore petit “serre moi fort (un câlin)” je t’aime si fort tu sais…

Si vous soupçonnez que votre enfant ment mais n’avez rien présentement pour vous le confirmer :

Exemple: La maman de la petite K, 6 ans me raconte que K revient de l’école avec son T-shirt déchiré et une griffure dans le cou. Rien de bien grave mais manifestement sa fille s’est battue. Avant que sa mère puisse poser la moindre question K s’engage dans un récit enflammé visant à rendre responsable son copain de classe. Cette attitude défensive laisse entrevoir le mensonge.

Questionnez le, la sans virer à l’interrogatoire de police! Exemple: “attends là, je ne comprends pas bien ce que tu me racontes. Reprenez ce qu’il vous dit : “ tu étais dans la cour tranquillement en train de jouer avec tes copines  et L est arrivé. Et là que c’est-il  passé? Hmm Il t’a sauté dessus comme cela sans raison… tu lui as même pas parlé et il t’a sauté dessus?… » alors la description va commencer à changer. 

Amenez votre enfant à reconnaître sa part de responsabilité dans l’évènement. Questionnez-le sur ce qu’il pense de son geste s’il a finalement tapé en premier ou même s’il a seulement rendu: “ et faire ça? tu trouves ça bien toi? “ Attention au ton sur lequel vous posez la question? C’est une question que vous posez! Ce n’est pas une accusation sur la forme interrogative!!

Il prend ainsi conscience qu’il sait que ce n’est pas approprié.

S’il refuse de vous raconter alors faites ce que votre enfant attend de vous: que vous preniez le temps de suivre l’affaire et chercher les informations qui vous manquent. C’est une façon pour l’enfant de s’assurer que vous êtes concernés par ce qu’il lui arrive en dehors de la maison, une façon d’accaparer votre temps pour sa propre situation.

« Je vois que tu ne veux pas me raconter cependant moi j’ai besoin de savoir ce qu’il t’es réellement arrivé et la part de ta responsabilité. Je parlerai avec ton Papa de ce qui est le mieux de faire,  j’irai trouver ta maîtresse, la maman de ton copain etc.” En attendant va faire tes devoirs etc…. “

  • Pour la suite c’est la même chose.

La gestion des mensonges est importante pour

  • apprendre à construire la relation à l’autre. Interdire le mensonge n’a pas de sens car il est quasi impossible de ne jamais mentir. Il est préférable de prôner l’honnêteté, la transparence  et la confiance mutuelle comme valeurs familiales.
  • apprendre à gérer ses sentiments de honte et apprendre à prendre ses responsabilités. Tout le monde a droit à l’erreur pour apprendre à faire mieux. Bien éduqué dans sa gestion émotionnelle, sagement guidé à gérer les informations qu’il divulgue et les conséquences qui en découlent, l’enfant deviendra un adolescent conscient de sa responsabilité et gèrera beaucoup mieux cet espace de liberté d’expression: « je ne fais pas tout ce que je veux, mais je choisis tout ce que je fais, sachant que chaque acte a sa conséquence: positive ou négative. »
  • Consolider la confiance entre vous et vos enfants.

A éviter de faire face au mensonge: 

  • Se fâcher systématiquement ou culpabiliser l’enfant sur le fait qu’il a menti ne lui apprend pas à gérer ce “défaut de communication”; cela l’enfonce dans un monde qui n’a pas de sens: “le mensonge comme la vérité amènent à la colère de mes parents”. Il ne peut pas prendre confiance en lui, ni en votre parole. Il développera des stratégies d’évitement.
  • Ignorer le mensonge a le même effet que y sur-réagir. Il enferme l’enfant dans une logique de communication qui ne construit ni sa confiance en lui, ni sa confiance en les autres: « je mens car ça me permet de tout faire, mes parents se rendent compte de rien et de toutes les façons ils ne cherchent même pas à savoir « (sous-entendu: ils ne m’accordent pas d’attention).
  • Faire du mensonge un “grosse affaire morale” n’est pas constructif non plus. Faire de longs discours autour du fait que votre enfant a menti, en insistant en plus sur le fait que c’est très blessant et que cela ne se fait pas, surtout pas dans votre famille et que et que et que… ne va que pousser l’enfant à mentir par omission. Il apprendra: « C’est mieux de ne rien dire que de prendre le risque de dire quelque chose que peut-être ils vont pas croire…..ça va faire de monstres histoires. »

L’importance des conséquences. 

Le mensonge est un acte qui implique une conséquence au même titre que les autres bêtises.

Cependant il vaut la peine de nuancer.

  • Quand les enfants sont encore petits. il est important de donner une conséquence à la bêtise, plus que au fait qu’il ait menti. Le mensonge étant un moyen de gérer la situation c’est plus important qu’il apprenne de la situation. Il est cependant important de lui répéter sans cesse qu’il vaut mieux dire la vérité car c’est comme cela qu’on construit la confiance.
  • Lorsqu’ils deviennent plus grands et qu’ils comprennent bien la visée de leur mensonge ou que leur mensonge aggrave la situation alors il est important que les conséquences soient relatives aux deux: au mensonge et au sujet du dit mensonge.

Quels sont les objectifs importants: 

  • Apprendre à l’enfant comment composer avec les situations inconfortables, les erreurs commises autrement que en mentant.
  • Apprendre que si le mensonge permet un petit délai avant de devoir faire face à son comportement, les conséquences de ses actes finissent toujours par arriver. Mentir de fait rallonge le problème sans jamais le résoudre.
  • Apprendre à l’enfant les conséquences qu’un mensonge peut avoir surtout quand il implique d’autres personnes.
  • Apprendre que le mensonge peut l’éloigner des autres et entacher la relation qu’il entretient avec vous ou/et ses paires. Car personne n’aime qu’on lui mente car il se sent trompé, parfois trahi. Si le mensonge devient son moyen de communiquer alors il risque de perdre ses amis ou tout du moins leur confiance et la vôtre aussi.
  • Apprendre que mentir c’est: raconter autre chose que ce qui s’est passé, en dire qu’une partie, ou ne pas en parler du tout (mensonge par omission).

Si on peut discuter un moment de savoir si l’omission est un mensonge ou pas, l’important est de noter que l’omission amène les mêmes complications que la déformation de l’information.

Ce qu’il est important de garder à l’esprit:

Ne jamais prendre le mensonge comme une offense à votre personne, ni un signe d’immoralité de votre enfant, ni d’un manque d’éducation de votre part, mais bien comme un choix de communication visant à gérer une situation inconfortable ou à éviter les conséquences d’une bêtise.

Mettre de côté vos sentiments de tristesse, de colère, de déception pour vous concentrer sur votre souci d’aider votre enfant à s’exprimer en confiance,  dire la vérité et d’en comprendre l’importance.

Etre clair avec vous-mêmes sur les conséquences que vous allez imposer.

Ne pas trahir la confiance que vous travaillez à  instaurer avec votre enfant en vous énervant une fois que vous avez appris la vérité. Il en déduira qu’il vaut mieux ne jamais avouer car après c’est encore pire.

Transmettre à votre enfant que quoique qu’il fasse de faux, d’incongru ou de vraiment inattendu, vous l’aimez par dessus-tout et que rien ne changera jamais ce sentiment.

Il n’y a pas de façon unique de réagir au mensonge. Cela dépend de chaque situation. Cet article donne un aperçu. N’hésitez pas à soumettre vos exemples de situation. Je répondrai à certaines d’entre elles comme exemple de cas.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires, questions ou compléments

MHM

A lire pour en apprendre plus:

Dans Psychologie: quand les enfants nous racontent des histoires

 

Dana Castro, Petits silences, petites mensonges, Le jardin secret de l’enfant

Albin Michel, 2012

Petits silences, petits secrets

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